jeudi 8 mars 2012

8 mars et ça repart





"La femme est au dessus du niveau de la mère"
Entendu ce matin  et en décodé dans le poste qui fait de l'image en plus.

Les dates symboliques, c'est un peu comme les saisons. En général et jusqu'à preuve du contraire elles reviennent chaque année  et  cette façon  de ritualiser un instant donné, qu'on le veuille ou non... orchestre sans nul doute le rythme de notre existence. 
Enfin et  tout au moins: cela fait causer...
Alors bien sur, culturellement, géographiquement et tous les- ment- que vous voudrez  chacun a ses repères, son niveau d'exigence, ses priorités..
Et puis, parfois, cela se bouscule un peu au portillon.
 Tenez par exemple, si je vous dis " le 8 mars" (s'il vous plait,  -on lève la main pour répondre, sinon ça va être la pagaille dans le bourg) forcément à moins d'être complètement lobotomisé par son "t'es où là?"(et le thé Oulla ça marche aussi ? uh!hu!uh!) j'en connais mais je ne dénoncerai personne (j'ai décidé d'arrêter, avec la crise, ça paie de moins en moins)  dans un grand élan choralien (des mères du sud) vous me répondrez:" journée de la femme" voir pour les plus internationalistes d'entre-vous "journée mondiale de la femme". ou les plus à gauche: "journée mondiale des droits des femmes"
 Une bonne occasion sans doute  pour répéter ce qu'on disait déjà l'an dernier  et ptêt  même l'année d'avant et... le non respect des lois sur l'égalité homme/femme ( dans les pays qui en ont...des lois) et plus largement, sur toutes les saloperies imaginées par le genre pas très humain pour exercer son pouvoir de gros  con déguelasse sur nos soeurs de peine.

Mais pour autant, comme faut bien hiérarchiser l'information,  sinon, faites pas les cons y'a plus la place -dixit le rédac-chef- Qui saura (Mike Brant?) que le 8 mars c'est également la journée nationale de l'audition, heing? Pour être honnête je ne le savais pas non plus mais on me l'a glissé à l'oreille... (soupir) Et puis le printemps des poètes, le  22em festival du cinéma espagnol de Nantes, l'anniversaire de lulu...
Et j'en oublie forcément..

Boudi, marin, cela en fait des commémorations, des ptits fours, des trinquages à la santé de , des discours..mais également beaucoup de boulot pour les créatifs de tout poil (et-pilé aussi) qui vont pouvoir nous sortir de magnifiques affiches que l'on collectionnera religieusement avant de faire une grande expo pour les dix, vingt, cinquante ans- Après on dit plus,  paraît que c'est pas poli.

 sos/bricoleurs:Un site qui dit presque tout


Bon comme l'heure tourne et que... va bien falloir que je termine ce papier légèrement empêtré, ce me semble...   dans les embouteillages des flux portuaires, il ne me reste plus donc qu'à souhaiter une bonne fête à toutes les femmes, poétesses, espagnoles,  ayant des problèmes d'audition et puis forcément  à toutes les autres aussi  et plus particulièrement celles qui ne sont pas tous les jours à la fête...

En ce qui concerne  l'exposition,  veuillez suivre le guide et en silence merci:




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mais encore:

illustration - source: L'arène nue


" Aujourd'hui, 8 mars, c’est la Journée de la femme.

« Déjà ! Cela ne nous rajeunit pas ! ». Telle est l’interjection que je laissais échapper lorsque je me rendis compte qu’en cette même occasion, l’an dernier, j’avais écrit un premier texte. C’était il y a un an : comme le temps passe….

C’était il y a un an, mais certaines choses n’ont pas changé. La Journée de la femme est toujours idéalement située, entre la Journée mondiale des zones humides (févier) et la Journée mondiale de la courtoisie au volant (fin mars). Le haut comité d’organisation des « Journées mondiale de… » [1] a par ailleurs eu le bon goût de ne point faire coïncider  la Journée de la femme avec celles de la ménopause ou celle de lutte contre l’herpès : qu’il en soit ici remercié.../..." Coralie Delaume (ce n'est pas un nom d'emprunt...) la suite sur son BLOG: L'arène nue




mercredi 7 mars 2012

un toit pour tous plus un ptit doigt en l'air

j'avions reçu ceci:

Avoir un logement, un toit, un moyen de s’exprimer humainement, de se construire socialement …

expulsions-2012.
Le 15 mars marque la fin de la trêve hivernale. Les expulsions sans relogement vont reprendre, jetant des milliers de familles à la rue. Face à cette pratique intolérable, disons :
NON AUX EXPULSIONS !
Vendredi 9 mars 2012 à 17h
Rassemblement unitaire place du Change à Nantes,
qui sera rebaptisée place :
« Un toit pour tous » !
Une précarité généralisée !
Le chômage, le pouvoir d’achat attaqué de toute part, la flambée des loyers, des charges et des prix de l’énergie, le logement devient une source d’inquiétude. Nombreuses sont les familles qui vivent dans l’angoisse permanente de perdre leur logement, leurs revenus ne permettant plus de faire face. Cette peur est très réelle. Nationalement, les contentieux locatifs en 2010 atteignent leur plus haut niveau avec 158 000 cas. Les décisions de justice suivent la même évolution avec 114 000 décisions au total, dont 109 160 pour des loyers impayés. Les expressions du mal-logement se sont diversifiées et renouvelées donnant au phénomène une ampleur nouvelle et préoccupante, d’autant que le manque d’accompagnement social est bien réel et grandissant !
Une politique répressive !
La réduction par trois des délais d’expulsion, remise en cause du maintien dans les lieux, abaissement des plafonds de ressources : autant de mesures qui montrent clairement la volonté gouvernementale de rendre le statut de locataire de plus en plus précaire. Les reculs sont importants et désastreux, avec notamment la baisse des aides à la construction des logements sociaux et des allocations logement.

Une mobilisation indispensable !

Face à cette situation intolérable, il faut agir dès maintenant pour que le logement soit une priorité nationale, et que cessent les expulsions. Des : associations, syndicats soutenus par des partis politiques de Loire Atlantique appellent les citoyennes et citoyens, les usagers du logement et plus largement à participer activement à cette initiative qui ce terminera devant la Préfecture pour accompagner une délégation qui devra être reçu par un représentant du Préfet à 18h.
Il ne faut pas se résigner !Continuons le rassemblement le plus large possible pour contrer cette politique du logement, qui est contraire aux besoins des habitants de notre pays !.
EXIGEONS TOUS ENSEMBLE :

► L’arrêt des expulsions et des saisies!
► Le respect et application de la loi DALO, de la loi de réquisition,
► L’obligation d’accueil inconditionnel des sans-logis jusqu’au relogement,
► Le gel des loyers tous secteurs confondus. La maîtrise des charges locatives,
► La revalorisation de 25 % des aides aux logement (Apl, AL, …),
► La baisse des tarifs de l’énergie (électricité, gaz, fuel, eau …),
► La construction massive de 250 000 logement véritablement sociaux par an,
► Abrogation des lois qui précarisent les locataires (Loi Boutin …)
► Des droits et le relogement dans un logement décent pour les habitants de camping, des foyers de migrants, d’habitat hors norme …
► La création d’un véritable service public du logement et de l’habitat, décentralisé … …!
Premiers signataires ….CIMADE, CNL, CSF, DAL, GASPROM, LDH, MRAP, Logis St.-Jean, FNARS, INDECOSA CGT, CGT, avec le soutient : PCF (Front de Gauche), PS, MPA, et d’autres à venir …"


La Confédération Nationale du Logement 44







 Philippe nous envoie celle-là:


-Carla Bruni-Sarkozy : "Nous sommes des gens modestes"-


"Ils ne se sont pas croisés avant le débat. Laurent Fabius a pris soin d'arriver le premier quelques minutes avant 20 heures et s'est rendu directement dans sa loge avec ses conseillers. Il a été suivi, dans la foulée, par Nicolas Sarkozy, le président candidat, accompagné de sa femme Carla qui a claqué la bise à Rémy Pflimlin, président de France Télévisions, venu les accueillir à l'entrée des studios de La Plaine Saint-Denis où est diffusée, en direct, l'émission de France 2 'Des paroles et des actes'.
Personne ne s'est attardé trop longtemps sur le pas de la porte. 'Il fait un froid de gueux', a tranché Carla Bruni-Sarkozy en rejoignant la loge de M. Sarkozy située juste en face de celle de M. Fabius. Sur une table basse, le couple présidentiel a pu y trouver fruits frais, légumes croquants, petits gâteaux, chocolats et une machine à expresso. Les choses avaient été bien faites. Tout sourire et visiblement détendu, M. Sarkozy s'est enfermé quelques minutes avec Henri Guaino, son conseiller spécial à l'Elysée. Franck Louvrier, son conseiller pour la communication, arrivé bien avant pour repérer les lieux, les a rejoints. Cinq petites minutes de conclave pour caler quelques répliques.
'LES JOURNALISTES SONT TOUS DES PINOCCHIO'
Dans le couloir, Carla Bruni-Sarkozy devise avec M. Pflimlin et les journalistes de France 2. 'Les journalistes sont tous des Pinocchio', dit-elle en rigolant et en faisant le geste du nez qui s'allonge.
A 20 h 30, M. Sarkozy, entouré comme un boxeur qui se rend sur le ring, monte vers le plateau de l'émission. Carla est à son bras. Il serre la main à tous ceux qu'il croise. Les hommes de la sécurité sont aux anges. Dans les coulisses du plateau, quelques minutes avant l'antenne, il parle à voix basse à sa femme et (...) "Daniel Psenny-  Lire la suite sur lemonde.fr


la licorne de porcelaine




Patch Barret nous propose ceci:

"Le metteur en scène anglais Sir Ridley Scott avait lancé un Concours mondial de Film intitulé “ Dites-le à votre manière ! “, concours organisé à l’intention de ceux qui désiraient devenir metteur en scène et auquel plus de 600 cinéastes ont participé !  
     Les conditions de participation étaient les suivantes ...
         La longueur du film présenté ne devait pas dépasser 3 minutes,
         Le texte ne devait pas avoir plus de 6 lignes,
         Le sujet abordé devait être “ captivant “ !  
           Le metteur en scène Keegan Wilcox a été le grand gagnant avec son film intitulé “ PORCELAIN UNICORN “ ( “ La Licorne de porcelaine “ ) dont le sujet était ...
     “ Une histoire vécue par deux personnes que tout oppose et qui pourtant restent très  proches l’une de l’autre ! “ 




 


source





mardi 6 mars 2012

si on partait...



"Cher village natal! Délicieuse oasis! Le petit garçon s'en ira faire au loin son long pèlerinage, mais toujours les syllabes de votre nom chanteront dans sa mémoire l'hymne intérieur des jours bénis de son enfance.
il n'y a pas deux villages comme celui-là! Qu'on voudrait, plus tard, le retrouver dans un livre dont on baiserait passionnément toues les pages! On y verrait l'école, la charmante église, le petit cimetière, le gros château d'eau, la croix du carrefour à l'ombre du grand tilleul, et le café-tabac.
On y verrait comment le ciel, le soleil, les cumulo-nimbus, les arbres, les campagnes, les pimpantes chaumières ont modelé l'âme d'un enfant et l'on marquée de leur empreinte.
.../...



../...Deux cantonniers cassent des pierres sur le bord d'une autoroute. On ne les voit pas (on peut quand même les imaginer) car ils sont cachés par un gros mur de béton. Ce gros mur de béton soutient un pont, sur lequel des petits enfants gesticulent à l'intention des milliers de voitures qui sont bloquées sur l'autoroute. il fait très chaud.
µL'un des cantonniers, qui s'appelle Laverdure, s'essuie le front du revers de la main. L'autre cantonnier en fait autant. il s'appelle Bardamu.
ils ont le visage buriné, le torses velu, et de grosses mains calleuses, c'est évident. ils portent avec noblesse les marques d'une vie laborieuse et saine. Surtout Laverdure.
Deux entailles dans les joues brunies, deux larges fosses qu'y ont creusées peu à peu, au bas des pommettes, trente-deux années d'efforts pénibles et quatre cent cinquante hectolitres de pinard, témoignent:
-Tu casses, tu casses, c'est tout ce que tu sais faire!
-Et toi, diabolique vieil édenté, qu'est ce que tu fais d'autre, réplique Bardamu?
"Le boulot, récite alors Laverdure, est le vrai consolateur, celui qui relève le type de toutes ses défaillances, qui le sauve des tentations vulgaires, qui l'aide à porter le faix des longues emmerdantes heures, et qui ennoblit sa putain de vie."
Cependant Bardamu continue de grommeler. Bardamu  ,n'est pas bon ouvrier comme Laverdure. Ses cailloux, de toues les tailles ils sont. Le fieffé sournois paresseux! Sa maman l'avait bien dit: tu casseras des cailloux au bord des routes si tu n'apprends pas à écrire. C'est loin, c'est loin! enfin finalement il n'a pas appris ses leçons et depuis casse et concasse, le Bardamu, au bord des poussiéreuses torrides vicinales et autres. Trente-deux ans ça fait! Trente-deux ans ça porte au respect!
Berdamu cesse de grommeler. il s'assoit sur son tas de cailloux, mais sans pouvoir le dissimuler complètement au regard réprobateur de Laverdure, qui a l'oeil rond et jaune;
-Le succès n'est pas ce qui importe; ce qui importe c'est...
-Boucle-la! coupe Bardamu.
Mais Bardamu se doute bien qu'il sera privé de dictée. et c'est un peu comme d'être privé d'existence, car le village de Laverdure et Bardamu est seulement dans un livre de dictées.
Le jour décline. Laverdure prend sa musette et sort une bouteille de vin rouge, qu'il tend à son compagnon. Puis chacun ramasse ses petites affaires et l'on s'en va par un chemin de terre jusqu'au village.
Deux douzaines de maisons, pas plus, moutonnent au pied de l'église. Ce sont des chaumières blanches, avec des volets verts. Une fermière trait ses vaches, les poules picorent du bon grain, le boulanger allume son four. Le braconnier, car il en fallait un, s'en va suivi de son chien courir les bois et poser ses collets. Le garde champêtre vide un dernier verre au café-tabac avant d'aller tituber avec le braconnier du côté du grand tilleul qui est sous le château d'eau. Laverdure et Bardamu s'arrêtent à l'entrée du village, au seuil de la forge où le forgeron forge. Dehors, un cheval de trait pense à des cousins à lui, des cousins éloignés qui viennent de s'établir à Auteuil.
Tandis que l'équidé songeur poursuit ses ruminations, Laverdure et Bardamu pénètrent dans l'atelier du forgeron et Bardamu s'écrie gaiement: "Maréchal, maréchal, nous voilà!"
Dans son modeste logis au-dessus de l'école, l'instituteur prépare la dictée du lendemain:
"Petite rivière qui promène dans la petite vallée les caprices changeants de ta course onduleuse, je suis de ceux que tes grâces rustiques appellent et retiennent sur tes bords..."
...mais l'instituteur rêvait d'écrire un jour un roman. il en avait imaginé le début: une grande, grande route, des voitures, deux jeunes gens qui seraient partis en vacances, il les aurait appelés Jeannot et Julie...
Mais les mots ne lui venaient pas. Les mots devenaient chaque jour un peu plus vieux, comme lui. il n'y pouvait rien, cela tournait en rond, le boulanger pétrissait sa pâte toujours de la même façon, le forgeron faisait rougir ses fers et les martelait dans de joyeuses gerbes d'étincelles, ça sentait bon le froment chez le meunier, et les arbres, au bord des champs, modelaient l'âme des enfants...les enfants, ils en ont vite marre. Ils restent des heures à regarder les autos qui vont quelque part. ils font de grands gestes aux conducteurs. Ils font tomber de grosses pierres sur la chaussée pour provoquer des accidents.
.../..."
extrait de "Si on partait" un roman de Pascal Lainé- (feu) Editions L'Arganier-










photos: Lauren Wessel

passager

 photo source: Toile


"Les Hommes sont des oiseaux de passage"
-William Shakespeare-



 photo: Patrick Lecouffe

C'est ainsi toujours la même histoire et l'on ne s'en lasse pas.
Mieux, certains en redemandent même, et s'ils avaient la possibilité de faire en sorte que ne s'inscrive jamais trois lettres fatidiques, et bien, ils signeraient immédiatement sans réfléchir pour l'éternité des siècles des siècles qui s'amènent.
Serions-nous donc indispensable?
Même
à nous-même?
Aurions-nous l'intention de camper sur nos positions coûte que coûte
et quoi qu'il en soit?
Prendrions-nous soin de notre apparence au point que ne s'altère l'Ego?
Entamerions-nous pour une cause indéterminée mais convaincue une grève de la FIN?
Aurions-nous peur de quelque chose au point de penser plus qu'hier et moins que demain?
Le genre un peu rebelle avec les règles du JE?
Rafistolage de super héros, diplômé en comédie , qui se relèverait  toujours au dénouement de l'épisode en sautant allègrement  les dieux pieds joints dans le prochain?
Seulement,
dans le domaine des superstitions normatives et mono-gamme, l'infini se conjugue au dessert, 
dans la mesure bien sur,  où l'on aurait  avalé  précédemment et sans rechigner la cuisine quelquefois  indigeste devançant  l'absolution.
...

photo: Patrick Lecouffe

Personnellement, pour des raisons éthiques et toc et afin de ne pas trop déranger par là-dessus,, je n'ai nullement l'intention et l'envie de sur-jouer des prolongations quelconques et sans pour autant souhaiter me volatiliser dans les plus brefs délais, je me dis:
 Laissons donc le hasard du JE procéder au tirage au sort et d'ici-là, sait-on jamais...dans la mesure des possibles, profitons bien  de la cabine d'essayage. 

Et pour le prix des  consummations, si cela ne vous dérange pas trop, je préférerais  partager  la facture...

illustration- souce: Toile


" Une pensée est une idée de passage"
-Pythagore-

lundi 5 mars 2012

veillée des commères et bistrot du port

photo: Henri Moreau (Carhaix)

De la gadoue à la gloire
"C'est bien connu, la misère est un terreau pour les héros. ainsi, l'Angleterre populaire a fait d'un simple chenapan robin des bois, le prince des voleurs. Dans la légende, il fricotait avec la belle Marianne b(ou Marion), guerrière intrépide. Celle-ci légua sans doute un peu de sa flamme à une autre rebelle de la même trempe, une autre Marion, la "catin rousse". Quand elle naquit au Faouët, en Cornouaille française en 1717, Marie-Louise (Marion) Trémel faisait partie de cette population qui n'avait rien.Elle vivait de rapines et de menus travaux. Très vite, son joli minois lui permis de se faufiler; tel Arsène Lupin, dans les foules de marchands comme au sein des opulents manoirs. Elle chipait les sous, les bourses et les coeurs: le bel Henry tomba en pâmoison devant elle. Son preux chevalier, qui l'a suivit jusqu'à la mort, fut le premier de sa bande. Car, gîtant dans des granges, des auberges ou dans les champs, la troupe s'agrandira avec les années; un grand blond, un bossu, un bègue, un borgne hirsute la rejoignirent. Tous s'attribuaient des sobriquets de pirates tels que "le Renard"," la Gargouille"," le Corbeau". Ces malfrats formaient un cirque hétéroclite qui surgissait des fourrés pour détrousser voyageurs, riches paysans et marchands. La belle faisait obéir ses hommes au doigt et à l'oeil, et menait grand train, car la troupe avait amassé une fortune. On parle encore du trésor de Marion. La satanée coquette offrait des coups à boire par-ci-par-là, multipliait les amants, n'allait pas à l'église, frappait, crachait, menaçait. Pourquoi devint-elle une héroïne dans le coeur des gens? Parce qu'elle avait pris son pouvoir de force. Dans un royaume au bord de la révolte générale, une fille de pauvre extraction avait réussi à renverser l'ordre des choses, sans jamais faire couler le sang. De plus, elle avait l'habitude de faire du porte-à-porte et de reverser aux plus démunis ce qu'elle extorquait aux plus riches. Mieux encore, dans les campagnes du Faouët, elle était crainte et respectée, car, bien que voleuse, elle s'était faite justicière. elle n'hésitait pas, par exemple, à corriger régulièrement le tailleur du coin, un violeur notoire, en lui fouettant les fesses à grands coups d'ortie. Les petites paysannes pouvaient donc sortir sans crainte au lavoir, au marché, puisque Marion veillait sur elles. Gare à qui enfreindrait les règles de cette figure rebelle dont la rousse chevelure était aux couleurs de l'identité celte..../..."


De la gloire au gibet

".../...Recherchée de Nantes à Douarnenez, Marion échappa plusieurs fois à la maréchaussée. Rattrapée, elle fut fouettée en place publique et marquée au fer rouge du V de voleuse. Mais qu'importe! Même amputée de plusieurs de ses compagnons, envoyés aux galères ou pendus, comme le bel Henry en 1747, elle retournait au Faouët, continuait à picoler dans les mêmes auberges et, bien sûr, à braquer son pistolet sur les mines renfrognées de ces messieurs. C'est son orgueil qui la perdit. en 1754, arrêtée pour un simple vol à Nantes, elle révéla son identité, trop fière pour mentir. La nouvelle remonta prestement les routes et les canaux. Rapatriée à Quimper, elle fut soumise à la question. De longues heures de torture ne lui firent pourtant pas cracher le nom de ses complices. Pendue haut et court en place de Saint-Corentin à l'âge de 38 ans, son dernier regard se posa sans doute sur l'énorme foule amassée pour assiter à sa fin. Mais l'image de la brigande se balançant au bout d'une corde ne fera jamais oublier l'héroïne qu'elle fut. Depuis longtemps, on raconte aux enfants bretons l'histoire de la "Bonne Marion", amie du petit peuple. Parce que Marion du Faouët, c'était la revanche d'un monde asservi qui se tait. Quelques années après sa mort, quand les troupes faisaient résonner les chants de la Révolution, quelques-unes, chouannes comme républicaines, se sont réclamées de Marion. Aujourd'hui, des rues et des maisons de quartier portent son nom à Rennes, à Quimper ou  à Carhaix. Et quand Tri Yann chante sa mort dans la complainte de Marion du Faouët, la légende dit qu'on peut apercevoir sa silhouette, les matins brumeux, dans les herbes hautes de son champ du Faouët."
-"Marion brigande et justicière"- Anne-Laure Pineau- publié dans "Causette"-numéro 20-janvier 2012


peinture de: Nadi







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Mélaine Favennec offre sa création 
écoute en intégralité sur An Tour Tan

"Un concert exceptionnel que Melaine a choisi de partager avec les Bretons du monde entier... C'est pourquoi nous vous proposons de revivre ce moment magique dans son intégralité !


Cette nouvelle création, baptisée "écoute", c'est pour la première fois l'occasion d'entendre "Brest m'aime", "A Nantes à Nantes", "Setu", "L'âge des nuages", "Fleur de rose"... C'est aussi quelques chansons emblématiques extraites des albums précédents qui renforcent ici le lien avec le public. Une nouvelle esthétique musicale apparaît, lisible et simplifiée, dans un rapport exigent qui s'est tissé depuis deux ans avec Véronique Briel : voix-guitare-piano.
Si les chansons semblent influencées de ballades rock et folk, elles nous disent avant tout combien la Bretagne dans sa largeur, dans sa profondeur, est un pays qui le dévore. Il en sort de plus en plus des mélodies très bretonnes. Et quel meilleur témoignage que de les entendre jouées par les sonneurs de la Kevrenn Sant Mark avec laquelle Melaine est en lien, ou plutôt en "écoute" depuis trente ans !"  SOURCE.

                                                    

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 plus d'infos

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toujours utile au moment du  bulletin de vote...

 Jean-Luc Mélenchon contre la ratification des langues régionales.

source: A.B.P.

Jean-Luc Mélenchon contre la ratification de la charte des langues régionales

Source : http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=24980&title=Jean-Luc
Copyright © agencebretagnepresse.com

 

MONTPELLIER— Lors de cette conférence de presse qui s'est tenue à Montpellier le 8 février, le candidat du Front de Gauche aux élections présidentielles, Jean-Luc Mélenchon, a réaffirmé qu'il n'y a pas de minorités nationales en France. Pour Jean-Luc Mélenchon, reconnaître des droits aux locuteurs de langues minoritaires serait une forme de reconnaissance de minorités nationales. Ignorant volontairement le cas de la Suisse, l'État du monde le plus stable dans ses institutions et dans ses frontières, et pourtant l'antithèse d'une République jacobine puisque décentralisé à outrance et reconnaissant 4 langues officielles, ignorant aussi la quasi totalité des états européens qui ont signé et ratifié la dite charte, sans démembrement de leur territoire, Jean-Luc Mélenchon a ressorti le mantra de la République Une et Indivisible. Au passage, il s'en est à nouveau pris au bilinguisme des panneaux de signalisation en Haute-Bretagne et au rôle de Roparz Hémon dans une unification de la langue bretonne que le candidat semble regretter. Les positions du Front de Gauche sur les langues régionales avaient été postées sur ABP par le Front de Gauche lui-même en novembre dernier

Source : http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=24980&title=Jean-Luc
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Jean-Luc Mélenchon contre la ratification de la charte des langues régionales Depeche du 26/02/12 3:24 de notre correspondant P. Argouarch MONTPELLIER— Lors de cette conférence de presse qui s'est tenue à Montpellier le 8 février, le candidat du Front de Gauche aux élections présidentielles, Jean-Luc Mélenchon, a réaffirmé qu'il n'y a pas de minorités nationales en France. Pour Jean-Luc Mélenchon, reconnaître des droits aux locuteurs de langues minoritaires serait une forme de reconnaissance de minorités nationales. Ignorant volontairement le cas de la Suisse, l'État du monde le plus stable dans ses institutions et dans ses frontières, et pourtant l'antithèse d'une République jacobine puisque décentralisé à outrance et reconnaissant 4 langues officielles, ignorant aussi la quasi totalité des états européens qui ont signé et ratifié la dite charte, sans démembrement de leur territoire, Jean-Luc Mélenchon a ressorti le mantra de la République Une et Indivisible. Au passage, il s'en est à nouveau pris au bilinguisme des panneaux de signalisation en Haute-Bretagne et au rôle de Roparz Hémon dans une unification de la langue bretonne que le candidat semble regretter. Les positions du Front de Gauche sur les langues régionales avaient été postées sur ABP par le Front de Gauche lui-même en novembre dernier [Voir ABP 23870]

Source : http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=24980&title=Jean-Luc
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Jean-Luc Mélenchon contre la ratification de la charte des langues régionales Depeche du 26/02/12 3:24 de notre correspondant P. Argouarch MONTPELLIER— Lors de cette conférence de presse qui s'est tenue à Montpellier le 8 février, le candidat du Front de Gauche aux élections présidentielles, Jean-Luc Mélenchon, a réaffirmé qu'il n'y a pas de minorités nationales en France. Pour Jean-Luc Mélenchon, reconnaître des droits aux locuteurs de langues minoritaires serait une forme de reconnaissance de minorités nationales. Ignorant volontairement le cas de la Suisse, l'État du monde le plus stable dans ses institutions et dans ses frontières, et pourtant l'antithèse d'une République jacobine puisque décentralisé à outrance et reconnaissant 4 langues officielles, ignorant aussi la quasi totalité des états européens qui ont signé et ratifié la dite charte, sans démembrement de leur territoire, Jean-Luc Mélenchon a ressorti le mantra de la République Une et Indivisible. Au passage, il s'en est à nouveau pris au bilinguisme des panneaux de signalisation en Haute-Bretagne et au rôle de Roparz Hémon dans une unification de la langue bretonne que le candidat semble regretter. Les positions du Front de Gauche sur les langues régionales avaient été postées sur ABP par le Front de Gauche lui-même en novembre dernier [Voir ABP 23870]

Source : http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=24980&title=Jean-Luc
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les potins du port:
Sous les voiles, la musique et la bonne conscience de Gôche,  c'est parfois bien cracra

VINCI partenaire de la Solidaire du Chocolat. Là ou Vinci passe, la vie trépasse!

by collectif de lutte contre l'aéroport de Notre Dame des Landes
VINCI partenaire de la Solidaire du Chocolat
La ou Vinci passe, la vie trépasse!
Le groupe Vinci, “premier groupe mondial de construction-concession” est l'un des principaux partenaires de la Solidaire du Chocolat.
En 2009 cette multinationale participe à 240 000 chantiers dans plus d'une centaine de pays. Son chiffre d'affaire dépasse 33,4 milliards d'euros.
Vinci vante ainsi sa participation sur le site internet de la solidaire du chocolat :
« La confiance, le respect, la solidarité, l’engagement sont des valeurs ancrées dans notre histoire et dans notre culture de bâtisseurs ». “VINCI CONSTRUTION France est un partenaire durable de la vie de la cité mettant ses compétences à son service”. La Solidaire du chocolat est un véritable trait d’union entre tous ces acteurs de la métropole Nantes – Saint Nazaire. »
Le contraste avec la réalité est saisissant. Quelques projets en cours :
  • Une autoroute Moscou – St Pétersbourg (Khimki, Russie) dévastant une des dernières forêts millénaires du continent.
  • Une Ligne Grande Vitesse Tours – Bordeaux
  • Un Projet ITER, une expérimentation de fusion nucléaire (Cadarache)
  • Des mines d'uranium au Gabon et au Niger
Le groupe Vinci vous rackette aussi via ses autoroutes (Cofiroute, ASF, Escota), ses parkings (Vinci park), ses terminaux pétroliers, ses stades de foot, ses aéroports (Vinci Airport), ses projets immobiliers (Vinci immobilier), ses centrales nucléaires (Vinci Energies et Vinci Construction) et de nombreux autres aménagements urbains (Eurovia, GTM…)
Tandis que Vinci participe à un évènement “solidaire” de la petite paysannerie mexicaine, il ne se gêne pas pour éliminer des milliers de paysans dans le monde par son bétonnage du territoire.
Ainsi à Notre Dame des Landes, ce sont 48 exploitations agricoles et 2000 hectares qui disparaitraient sous leur projet absurde et pharaonique d'aéroport du “Grand Ouest” !
Cette hypocrisie ne doit plus durer! D'un coté Vinci joue à l'humanitaire, de l'autre, ses filiales mutilent, spéculent, expulsent des quartiers et des campagnes, bétonnent et aseptisent nos espaces et nos vies.
Montrons à Vinci et ses consoeurs que nous n'acceptons pas leur cynisme ! Et aux organisateurs de la Solidaire du Chocolat que la charité-business ne remplacera pas une véritable solidarité internationale et locale !
Du 1er au 11 mars, vous pouvez effectuer des actions afin d'interpeller les partenaires de cette mascarade (appels téléphoniques, lettres, toute initiative, …)
Enfin, laissons aux bétonneurs du Vivant le mot de la fin :
« Valeurs humanistes, connexion d'énergies, idées neuves »
Collectif de lutte contre l'aéroport de NDDL
Pour vous informer de la résistance à ces projets :
le site Stop Vinci : http://stopvinci.noblogs.org/
le site des occupant-e-s de la ZAD : http://zad.nadir.org/


 




dimanche 4 mars 2012

aux anges de nos campagnes






"Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse?

Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
Les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel,
Quand la Vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine?
Ange plein de bonté connaissez-vous la haine?

Ange plein de santé, connaissez-vous les fièvres,
Qui, le long des grands murs de l'hospice blafard,
Comme des exilés, s'en vont d'un pied traînard,
Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres?
Ange plein de santé, connaissez-vous les fièvres?

Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,
Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment
De lire la secrète horreur du dévouement
Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avide!
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides?

Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanations de ton corps enchanté;
Mais de toi je n'implore, ange, que tes prières,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières!"


      -Charles Baudelaire-

                                                                    !!!!!!!)))))))!!!!!!!!)))))))!!!!!!!!))))
                                                                      
Arrête ton Charles,
 De Gaulle, Beau Delaire...
En tout cas....
 Attends;
d'avoir aperçu s'allumer les premières brindilles du jour
à l'est où tout se recommence
et
s'arrange ou s'apaise
quand l'obscur s'éclaircit et que rentrent à la niche
les angoisses ténébreuses.

Vois plutôt, comme les paroles semblent parfois  trompeuses
et aussi  fragile et sublime existence
qu'un battement d'ailes
d'ange...
sur la toile,
 d'un prochain défi à la vie.
ou 
encore,
d'un billet de belle humeur
comme celui qui
maintenant
 va suivre et que j'ai découvert
au seuil de ce dimanche matin...

-La poésie d'un sourire, le sourire de la poésie... :

"Un grand calendrier mural d'Amnesty International va me donner à voir, chaque mois, une très belle photo d'enfant du vaste monde... enfin, surtout d'enfants soumis à de très pénibles conditions de vie, mais d'abord, naturellement gais, souriants... et merci à A.I. de ne pas ici avoir versé dans le misérabilisme, mais d'insister sur la jeunesse et le sourire du monde humain si maltraité !
Il m'arrive – comme tout le monde – de « serrer les dents dans l'adversité », au minimum, et j'ai au moins tenté, toujours, de ne pas sombrer dans la déprime, et pire, dans le repli, voire la haine du voisin, fût-il mon patron ou mon banquier, un bureaucrate ou un flic, etc.
Juste un haussement d'épaules, une brève engueulade s'il le faut, ou une épreuve de subir un coup de matraque, physique sur la tête, ou sur le portefeuille ; voire sur le cœur, en cas de conflits en amours ou en amitiés : bref la vie !...
Une vie chaotique parmi d'autres, qui me met facilement en empathie avec ces autres, en particulier lorsque pleuvent les bombes (à Homs en ce moment, après d'innombrables terreurs meurtrières dont j'ai connu certaines dès l'enfance). Mais voilà...

Voilà la force du sourire de l'enfant, la force du sourire de l'adulte qui n'a pas renié la naïveté de son enfance (même s'il a bien fallu la quitter pour « galérer »...), voilà la poésie d'un sourire !
A la boulangerie, il m'arrive par exemple de répondre à la jolie employée qui me dit d'un ton machinal (plus sourire commercial) : « Et avec ça ? », de lui répondre, donc, gentiment : «avec un sourire gratuit» !... et il m'arrive de recevoir un bref éclat de rire sincère !

La spontanéité du sourire (même celui du si discret regard souriant), pour rien, pour moins qu'un mot entre passants anonymes m'a depuis longtemps fasciné – comme la poésie. Parfois seulement, hélas, car, même sans le métro où se ruer il arrive - en bagnole c'est pire – de « foncer dans le tas » en tout égoïsme du « je vais être en retard », religion du modernisme...

*

La poésie a le temps. Elle vient du fin fond des âges. Sans doute du sourire, avant même que n'existe la parole, puis, bien plus tard, l'écriture... Toujours intimement liée à la musique et au graphisme, elle tente d'exprimer « le souffle », la liberté, la joie de vivre, le sourire... ou bien elle sombre dans l'académisme de versificateurs-pompiers, ces pollueurs de la véritable poésie...

La vraie poésie est plus que belle et utile, elle est le sourire de la vie !

« le bruissement des feuilles de peupliers dans le vent m'est poésie »
a dit quelqu'un, je ne sais qui, mais en tout cas moi, ici...
Et sourire à vous !"






photos:- Patrick Lecouffe-

vendredi 2 mars 2012

on n'est pas là pour se faire...





Ce matin dans le poste public était invité à l'heure des tartines beurrées (attention bientôt l'ethylotest obligatoire), l'auteur d'un poncif à la sauce MOA-JE   et les autres qui ça?,  ayant pour titre  (ouah! on se lâche et on copie en plus) "On n'est pas là pour se faire engueuler"  et en rajout pour les mal voyants des grandes surfesses un bandeau rouge (ah!ah!ah!) sur lequel est précisé: "Le vrai Sellière".
.Ah bon parce que l'autre il était  faux?

 Voui, cher lectrice-teur , après la veille l'humble mouignigni  Pdg de la maison Franz Forte, la matinale de France-Inter  recevait  donc le sémillant   Baron  deux Wendell sinon rien, ladies and gentlemen:  Ernest Antoine himselh, pour une causerie à la bonne blanquette sur sa vie, son oeuvre et Dieu dans tout ça, bisque -rage- sachons que  sa morale à lui-même personnellement  -dont on lui rabâche le -pôvre- ses chastes  et belles  oreilles- est téléguidée par le très Oh!-Oh-Oh!
 Voilà c'est dit.(dans le poste).

Comme je vous sais et sens (pouah ça fouette)  impatient et te,  de lire un extrait de cet opuscule aussi exciting  qu'absorbant  , je vous livre donc en  quasi exclusivité estuairienne, le texte de présentation de son  livre de prière (de vous taire et d'aller bosser bande de...) ,   mis en vente depuis hier dans toutes les grandes poissonneries solderies mondialisées et sucures-sales du marché

"« Je voudrais dans ces pages dire pourquoi le XXIème siècle ouvre des perspectives passionnantes. La mondialisation en marche, le capitalisme en crise, l’écologie en puissance se conjuguent pour une transformation du monde que je crois positive. Les jeunes français s’angoissent moins que leurs aînés à l’aube de leur vie et veulent en être, je le constate souvent. À la lumière de mon expérience je vais tâcher de dire les valeurs qui donnent un sens au monde qui est en train de se construire et non de se détruire. Pour donner un sens à l’action. En un mot pour montrer qu’il faut y croire. »



Forcément après avoir lu ça et pour donner le bon sens mais c'est bien sur, à sa vie, chacun va s'emprêcher de courir acheter la saine parole afin peut-être de savoir sur quel marché placer ses heu!, comment vous dites déjà?: vraies valeurs.

Pour plus de détails et mode d'emploi (comme on dit chez chez pôle) le ptit personnel est prié de rejoindre -en rang s'il vous plait-  le site  d'E.A.S. queueleuleu:
 vois-là

And now frères z'et assesseurs chantons:







                                        ::::::://////////::::::::







Ah dites donc c'est cake chose, Les hasards de la vie- sans doute...A peine terminais-je  cette chroniquette que les dédéscripteurs crépitaient dans la vaste salle des tortures de l'esprit sain,-"mens sana in corpore sano"- comme diraient les d'Oeux Beaulieu  hilarants cousins d'Ernest 
et délivraient une info sur la sortie d'un film de Gilles Perret (on se bouche le nez Baron):


 "De Mémoires d'Ouvriers"

dont voici la bande annonce:






Serge nous "faire-part" de:

1000 milliards pour les banques, l’austérité pour les peuples !


"Comment ne pas être pris de vertige par les décisions prises dans cette Europe ? En un peu plus de deux mois, la BCE vient de prêter pas moins de 1000 milliards d’euros aux banques privés, au moment même où les dirigeants européens n’ont que la rigueur à la bouche.

La monnaie des banquiers

L’euro est bel et bien la monnaie des banquiers. Alors que les Etats sont étranglés par les contraintes des marchés financiers et se voient imposer des cures d’austérité monstrueuses, les banques viennent de bénéficier de deux opérations « crédit ouvert » où la BCE leur a accordé 1000 milliards d’euros de crédits à trois ans. Après les 489 milliards du mois de décembre, l’opération d’hier a porté sur la bagatelle de 529 milliards ! 10% du PIB européen en deux mois !"
../... 
Laurent Pinsolle

jeudi 1 mars 2012

allez dire à la ville



"Terre dure de dunes et de pluies
c’est ici que je loge
cherchez, vous ne me trouverez pas
c’est ici, c’est ici que les lézards
réinventent les menhirs
c’est ici que je m’invente
j’ai l’âge des légendes
j’ai deux mille ans
vous ne pouvez pas me connaître
je demeure dans la voix des bardes
O rebelles, mes frères
dans les mares les méduses assassinent les algues
on ne s’invente jamais qu’au fond des querelles
Allez dire à la ville
que je ne reviendrai pas
dans mes racines je demeure
Allez dire à la ville
qu’à Raguenès et Kersidan
la mer conteste la rive
que les chardons accrochent la chair des enfants
que l’auroch bleu des marées
défonce le front des brandes.../...

 .../...Allez dire à la ville
que c’est ici que je perdure
roulé aux temps anciens
des misaines et des haubans
Allez dire à la ville
que je ne reviendrai pas..../...



.../...Poètes et forbans ont même masure
les chaumes sont pleins de trésors et de rats
on ne reçoit ici que ceux qui sont en règle
avec leur âme sans l’être avec la loi
les amis des grands vents
et les oiseaux perdus
Allez dire à la ville
que je ne reviendrai pas
Terre dure de dunes et de pluies
pierres levées sur l’épiphanie des maïs
chemins tordus comme des croix
Cornouaille
tous les chemins vont à la mer
entre les songes des tamaris
les paradis gisent au large
Aven
Eden
ria des passereaux
on met le cap sur la lampe des auberges
les soirs sont bleus sur les ardoises de Kerdruc
O pays du sel et du lait
Allez dire à la ville
que c’en est fini
je ne reviendrai pas
Le Verbe s’est fait voile et varech
bruyère et chapelle
rivage des Gaëls
en toi, je demeure.../...

.../...Allez dire à la ville
Je ne reviendrai pas."



Xavier Grall-"Allez dire à la ville" extrait de: La sône des pluies et des tombes
- Oeuvre poétique-Editions Rougerie



photos: Patrick Lecouffe