mardi 6 mars 2012
si on partait...
"Cher village natal! Délicieuse oasis! Le petit garçon s'en ira faire au loin son long pèlerinage, mais toujours les syllabes de votre nom chanteront dans sa mémoire l'hymne intérieur des jours bénis de son enfance.
il n'y a pas deux villages comme celui-là! Qu'on voudrait, plus tard, le retrouver dans un livre dont on baiserait passionnément toues les pages! On y verrait l'école, la charmante église, le petit cimetière, le gros château d'eau, la croix du carrefour à l'ombre du grand tilleul, et le café-tabac.
On y verrait comment le ciel, le soleil, les cumulo-nimbus, les arbres, les campagnes, les pimpantes chaumières ont modelé l'âme d'un enfant et l'on marquée de leur empreinte.
.../...
../...Deux cantonniers cassent des pierres sur le bord d'une autoroute. On ne les voit pas (on peut quand même les imaginer) car ils sont cachés par un gros mur de béton. Ce gros mur de béton soutient un pont, sur lequel des petits enfants gesticulent à l'intention des milliers de voitures qui sont bloquées sur l'autoroute. il fait très chaud.
µL'un des cantonniers, qui s'appelle Laverdure, s'essuie le front du revers de la main. L'autre cantonnier en fait autant. il s'appelle Bardamu.
ils ont le visage buriné, le torses velu, et de grosses mains calleuses, c'est évident. ils portent avec noblesse les marques d'une vie laborieuse et saine. Surtout Laverdure.
Deux entailles dans les joues brunies, deux larges fosses qu'y ont creusées peu à peu, au bas des pommettes, trente-deux années d'efforts pénibles et quatre cent cinquante hectolitres de pinard, témoignent:
-Tu casses, tu casses, c'est tout ce que tu sais faire!
-Et toi, diabolique vieil édenté, qu'est ce que tu fais d'autre, réplique Bardamu?
"Le boulot, récite alors Laverdure, est le vrai consolateur, celui qui relève le type de toutes ses défaillances, qui le sauve des tentations vulgaires, qui l'aide à porter le faix des longues emmerdantes heures, et qui ennoblit sa putain de vie."
Cependant Bardamu continue de grommeler. Bardamu ,n'est pas bon ouvrier comme Laverdure. Ses cailloux, de toues les tailles ils sont. Le fieffé sournois paresseux! Sa maman l'avait bien dit: tu casseras des cailloux au bord des routes si tu n'apprends pas à écrire. C'est loin, c'est loin! enfin finalement il n'a pas appris ses leçons et depuis casse et concasse, le Bardamu, au bord des poussiéreuses torrides vicinales et autres. Trente-deux ans ça fait! Trente-deux ans ça porte au respect!
Berdamu cesse de grommeler. il s'assoit sur son tas de cailloux, mais sans pouvoir le dissimuler complètement au regard réprobateur de Laverdure, qui a l'oeil rond et jaune;
-Le succès n'est pas ce qui importe; ce qui importe c'est...
-Boucle-la! coupe Bardamu.
Mais Bardamu se doute bien qu'il sera privé de dictée. et c'est un peu comme d'être privé d'existence, car le village de Laverdure et Bardamu est seulement dans un livre de dictées.
Le jour décline. Laverdure prend sa musette et sort une bouteille de vin rouge, qu'il tend à son compagnon. Puis chacun ramasse ses petites affaires et l'on s'en va par un chemin de terre jusqu'au village.
Deux douzaines de maisons, pas plus, moutonnent au pied de l'église. Ce sont des chaumières blanches, avec des volets verts. Une fermière trait ses vaches, les poules picorent du bon grain, le boulanger allume son four. Le braconnier, car il en fallait un, s'en va suivi de son chien courir les bois et poser ses collets. Le garde champêtre vide un dernier verre au café-tabac avant d'aller tituber avec le braconnier du côté du grand tilleul qui est sous le château d'eau. Laverdure et Bardamu s'arrêtent à l'entrée du village, au seuil de la forge où le forgeron forge. Dehors, un cheval de trait pense à des cousins à lui, des cousins éloignés qui viennent de s'établir à Auteuil.
Tandis que l'équidé songeur poursuit ses ruminations, Laverdure et Bardamu pénètrent dans l'atelier du forgeron et Bardamu s'écrie gaiement: "Maréchal, maréchal, nous voilà!"
Dans son modeste logis au-dessus de l'école, l'instituteur prépare la dictée du lendemain:
"Petite rivière qui promène dans la petite vallée les caprices changeants de ta course onduleuse, je suis de ceux que tes grâces rustiques appellent et retiennent sur tes bords..."
...mais l'instituteur rêvait d'écrire un jour un roman. il en avait imaginé le début: une grande, grande route, des voitures, deux jeunes gens qui seraient partis en vacances, il les aurait appelés Jeannot et Julie...
Mais les mots ne lui venaient pas. Les mots devenaient chaque jour un peu plus vieux, comme lui. il n'y pouvait rien, cela tournait en rond, le boulanger pétrissait sa pâte toujours de la même façon, le forgeron faisait rougir ses fers et les martelait dans de joyeuses gerbes d'étincelles, ça sentait bon le froment chez le meunier, et les arbres, au bord des champs, modelaient l'âme des enfants...les enfants, ils en ont vite marre. Ils restent des heures à regarder les autos qui vont quelque part. ils font de grands gestes aux conducteurs. Ils font tomber de grosses pierres sur la chaussée pour provoquer des accidents.
.../..."
extrait de "Si on partait" un roman de Pascal Lainé- (feu) Editions L'Arganier-
photos: Lauren Wessel
passager
photo source: Toile
photo: Patrick Lecouffe
photo: Patrick Lecouffe
Personnellement, pour des raisons éthiques et toc et afin de ne pas trop déranger par là-dessus,, je n'ai nullement l'intention et l'envie de sur-jouer des prolongations quelconques et sans pour autant souhaiter me volatiliser dans les plus brefs délais, je me dis:
Laissons donc le hasard du JE procéder au tirage au sort et d'ici-là, sait-on jamais...dans la mesure des possibles, profitons bien de la cabine d'essayage.
Et pour le prix des consummations, si cela ne vous dérange pas trop, je préférerais partager la facture...
illustration- souce: Toile
" Une pensée est une idée de passage"
-Pythagore-
"Les Hommes sont des oiseaux de passage"
-William Shakespeare-photo: Patrick Lecouffe
C'est ainsi toujours la même histoire et l'on ne s'en lasse pas.
Mieux, certains en redemandent même, et s'ils avaient la possibilité de faire en sorte que ne s'inscrive jamais trois lettres fatidiques, et bien, ils signeraient immédiatement sans réfléchir pour l'éternité des siècles des siècles qui s'amènent.
Serions-nous donc indispensable?
Même
à nous-même?
Aurions-nous l'intention de camper sur nos positions coûte que coûte
et quoi qu'il en soit?
Prendrions-nous soin de notre apparence au point que ne s'altère l'Ego?
Entamerions-nous pour une cause indéterminée mais convaincue une grève de la FIN?
Aurions-nous peur de quelque chose au point de penser plus qu'hier et moins que demain?
Le genre un peu rebelle avec les règles du JE?
Rafistolage de super héros, diplômé en comédie , qui se relèverait toujours au dénouement de l'épisode en sautant allègrement les dieux pieds joints dans le prochain?
Seulement,
dans le domaine des superstitions normatives et mono-gamme, l'infini se conjugue au dessert,
dans la mesure bien sur, où l'on aurait avalé précédemment et sans rechigner la cuisine quelquefois indigeste devançant l'absolution.
...photo: Patrick Lecouffe
Personnellement, pour des raisons éthiques et toc et afin de ne pas trop déranger par là-dessus,, je n'ai nullement l'intention et l'envie de sur-jouer des prolongations quelconques et sans pour autant souhaiter me volatiliser dans les plus brefs délais, je me dis:
Laissons donc le hasard du JE procéder au tirage au sort et d'ici-là, sait-on jamais...dans la mesure des possibles, profitons bien de la cabine d'essayage.
Et pour le prix des consummations, si cela ne vous dérange pas trop, je préférerais partager la facture...
illustration- souce: Toile
" Une pensée est une idée de passage"
-Pythagore-
lundi 5 mars 2012
veillée des commères et bistrot du port
photo: Henri Moreau (Carhaix)
De la gadoue à la gloire
"C'est bien connu, la misère est un terreau pour les héros. ainsi, l'Angleterre populaire a fait d'un simple chenapan robin des bois, le prince des voleurs. Dans la légende, il fricotait avec la belle Marianne b(ou Marion), guerrière intrépide. Celle-ci légua sans doute un peu de sa flamme à une autre rebelle de la même trempe, une autre Marion, la "catin rousse". Quand elle naquit au Faouët, en Cornouaille française en 1717, Marie-Louise (Marion) Trémel faisait partie de cette population qui n'avait rien.Elle vivait de rapines et de menus travaux. Très vite, son joli minois lui permis de se faufiler; tel Arsène Lupin, dans les foules de marchands comme au sein des opulents manoirs. Elle chipait les sous, les bourses et les coeurs: le bel Henry tomba en pâmoison devant elle. Son preux chevalier, qui l'a suivit jusqu'à la mort, fut le premier de sa bande. Car, gîtant dans des granges, des auberges ou dans les champs, la troupe s'agrandira avec les années; un grand blond, un bossu, un bègue, un borgne hirsute la rejoignirent. Tous s'attribuaient des sobriquets de pirates tels que "le Renard"," la Gargouille"," le Corbeau". Ces malfrats formaient un cirque hétéroclite qui surgissait des fourrés pour détrousser voyageurs, riches paysans et marchands. La belle faisait obéir ses hommes au doigt et à l'oeil, et menait grand train, car la troupe avait amassé une fortune. On parle encore du trésor de Marion. La satanée coquette offrait des coups à boire par-ci-par-là, multipliait les amants, n'allait pas à l'église, frappait, crachait, menaçait. Pourquoi devint-elle une héroïne dans le coeur des gens? Parce qu'elle avait pris son pouvoir de force. Dans un royaume au bord de la révolte générale, une fille de pauvre extraction avait réussi à renverser l'ordre des choses, sans jamais faire couler le sang. De plus, elle avait l'habitude de faire du porte-à-porte et de reverser aux plus démunis ce qu'elle extorquait aux plus riches. Mieux encore, dans les campagnes du Faouët, elle était crainte et respectée, car, bien que voleuse, elle s'était faite justicière. elle n'hésitait pas, par exemple, à corriger régulièrement le tailleur du coin, un violeur notoire, en lui fouettant les fesses à grands coups d'ortie. Les petites paysannes pouvaient donc sortir sans crainte au lavoir, au marché, puisque Marion veillait sur elles. Gare à qui enfreindrait les règles de cette figure rebelle dont la rousse chevelure était aux couleurs de l'identité celte..../..."
De la gloire au gibet
".../...Recherchée de Nantes à Douarnenez, Marion échappa plusieurs fois à la maréchaussée. Rattrapée, elle fut fouettée en place publique et marquée au fer rouge du V de voleuse. Mais qu'importe! Même amputée de plusieurs de ses compagnons, envoyés aux galères ou pendus, comme le bel Henry en 1747, elle retournait au Faouët, continuait à picoler dans les mêmes auberges et, bien sûr, à braquer son pistolet sur les mines renfrognées de ces messieurs. C'est son orgueil qui la perdit. en 1754, arrêtée pour un simple vol à Nantes, elle révéla son identité, trop fière pour mentir. La nouvelle remonta prestement les routes et les canaux. Rapatriée à Quimper, elle fut soumise à la question. De longues heures de torture ne lui firent pourtant pas cracher le nom de ses complices. Pendue haut et court en place de Saint-Corentin à l'âge de 38 ans, son dernier regard se posa sans doute sur l'énorme foule amassée pour assiter à sa fin. Mais l'image de la brigande se balançant au bout d'une corde ne fera jamais oublier l'héroïne qu'elle fut. Depuis longtemps, on raconte aux enfants bretons l'histoire de la "Bonne Marion", amie du petit peuple. Parce que Marion du Faouët, c'était la revanche d'un monde asservi qui se tait. Quelques années après sa mort, quand les troupes faisaient résonner les chants de la Révolution, quelques-unes, chouannes comme républicaines, se sont réclamées de Marion. Aujourd'hui, des rues et des maisons de quartier portent son nom à Rennes, à Quimper ou à Carhaix. Et quand Tri Yann chante sa mort dans la complainte de Marion du Faouët, la légende dit qu'on peut apercevoir sa silhouette, les matins brumeux, dans les herbes hautes de son champ du Faouët."
-"Marion brigande et justicière"- Anne-Laure Pineau- publié dans "Causette"-numéro 20-janvier 2012
peinture de: Nadi
//////////22///////29/////35/////44//////56//////
"Un concert exceptionnel que Melaine a choisi de partager avec les Bretons du monde entier... C'est pourquoi nous vous proposons de revivre ce moment magique dans son intégralité !
Cette nouvelle création, baptisée "écoute", c'est pour la première fois l'occasion d'entendre "Brest m'aime", "A Nantes à Nantes", "Setu", "L'âge des nuages", "Fleur de rose"... C'est aussi quelques chansons emblématiques extraites des albums précédents qui renforcent ici le lien avec le public. Une nouvelle esthétique musicale apparaît, lisible et simplifiée, dans un rapport exigent qui s'est tissé depuis deux ans avec Véronique Briel : voix-guitare-piano.
Si les chansons semblent influencées de ballades rock et folk, elles nous disent avant tout combien la Bretagne dans sa largeur, dans sa profondeur, est un pays qui le dévore. Il en sort de plus en plus des mélodies très bretonnes. Et quel meilleur témoignage que de les entendre jouées par les sonneurs de la Kevrenn Sant Mark avec laquelle Melaine est en lien, ou plutôt en "écoute" depuis trente ans !" SOURCE.
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les potins du port:
De la gadoue à la gloire
"C'est bien connu, la misère est un terreau pour les héros. ainsi, l'Angleterre populaire a fait d'un simple chenapan robin des bois, le prince des voleurs. Dans la légende, il fricotait avec la belle Marianne b(ou Marion), guerrière intrépide. Celle-ci légua sans doute un peu de sa flamme à une autre rebelle de la même trempe, une autre Marion, la "catin rousse". Quand elle naquit au Faouët, en Cornouaille française en 1717, Marie-Louise (Marion) Trémel faisait partie de cette population qui n'avait rien.Elle vivait de rapines et de menus travaux. Très vite, son joli minois lui permis de se faufiler; tel Arsène Lupin, dans les foules de marchands comme au sein des opulents manoirs. Elle chipait les sous, les bourses et les coeurs: le bel Henry tomba en pâmoison devant elle. Son preux chevalier, qui l'a suivit jusqu'à la mort, fut le premier de sa bande. Car, gîtant dans des granges, des auberges ou dans les champs, la troupe s'agrandira avec les années; un grand blond, un bossu, un bègue, un borgne hirsute la rejoignirent. Tous s'attribuaient des sobriquets de pirates tels que "le Renard"," la Gargouille"," le Corbeau". Ces malfrats formaient un cirque hétéroclite qui surgissait des fourrés pour détrousser voyageurs, riches paysans et marchands. La belle faisait obéir ses hommes au doigt et à l'oeil, et menait grand train, car la troupe avait amassé une fortune. On parle encore du trésor de Marion. La satanée coquette offrait des coups à boire par-ci-par-là, multipliait les amants, n'allait pas à l'église, frappait, crachait, menaçait. Pourquoi devint-elle une héroïne dans le coeur des gens? Parce qu'elle avait pris son pouvoir de force. Dans un royaume au bord de la révolte générale, une fille de pauvre extraction avait réussi à renverser l'ordre des choses, sans jamais faire couler le sang. De plus, elle avait l'habitude de faire du porte-à-porte et de reverser aux plus démunis ce qu'elle extorquait aux plus riches. Mieux encore, dans les campagnes du Faouët, elle était crainte et respectée, car, bien que voleuse, elle s'était faite justicière. elle n'hésitait pas, par exemple, à corriger régulièrement le tailleur du coin, un violeur notoire, en lui fouettant les fesses à grands coups d'ortie. Les petites paysannes pouvaient donc sortir sans crainte au lavoir, au marché, puisque Marion veillait sur elles. Gare à qui enfreindrait les règles de cette figure rebelle dont la rousse chevelure était aux couleurs de l'identité celte..../..."
De la gloire au gibet
".../...Recherchée de Nantes à Douarnenez, Marion échappa plusieurs fois à la maréchaussée. Rattrapée, elle fut fouettée en place publique et marquée au fer rouge du V de voleuse. Mais qu'importe! Même amputée de plusieurs de ses compagnons, envoyés aux galères ou pendus, comme le bel Henry en 1747, elle retournait au Faouët, continuait à picoler dans les mêmes auberges et, bien sûr, à braquer son pistolet sur les mines renfrognées de ces messieurs. C'est son orgueil qui la perdit. en 1754, arrêtée pour un simple vol à Nantes, elle révéla son identité, trop fière pour mentir. La nouvelle remonta prestement les routes et les canaux. Rapatriée à Quimper, elle fut soumise à la question. De longues heures de torture ne lui firent pourtant pas cracher le nom de ses complices. Pendue haut et court en place de Saint-Corentin à l'âge de 38 ans, son dernier regard se posa sans doute sur l'énorme foule amassée pour assiter à sa fin. Mais l'image de la brigande se balançant au bout d'une corde ne fera jamais oublier l'héroïne qu'elle fut. Depuis longtemps, on raconte aux enfants bretons l'histoire de la "Bonne Marion", amie du petit peuple. Parce que Marion du Faouët, c'était la revanche d'un monde asservi qui se tait. Quelques années après sa mort, quand les troupes faisaient résonner les chants de la Révolution, quelques-unes, chouannes comme républicaines, se sont réclamées de Marion. Aujourd'hui, des rues et des maisons de quartier portent son nom à Rennes, à Quimper ou à Carhaix. Et quand Tri Yann chante sa mort dans la complainte de Marion du Faouët, la légende dit qu'on peut apercevoir sa silhouette, les matins brumeux, dans les herbes hautes de son champ du Faouët."
-"Marion brigande et justicière"- Anne-Laure Pineau- publié dans "Causette"-numéro 20-janvier 2012
peinture de: Nadi
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Mélaine Favennec offre sa création
écoute en intégralité sur An Tour Tan"Un concert exceptionnel que Melaine a choisi de partager avec les Bretons du monde entier... C'est pourquoi nous vous proposons de revivre ce moment magique dans son intégralité !
Cette nouvelle création, baptisée "écoute", c'est pour la première fois l'occasion d'entendre "Brest m'aime", "A Nantes à Nantes", "Setu", "L'âge des nuages", "Fleur de rose"... C'est aussi quelques chansons emblématiques extraites des albums précédents qui renforcent ici le lien avec le public. Une nouvelle esthétique musicale apparaît, lisible et simplifiée, dans un rapport exigent qui s'est tissé depuis deux ans avec Véronique Briel : voix-guitare-piano.
Si les chansons semblent influencées de ballades rock et folk, elles nous disent avant tout combien la Bretagne dans sa largeur, dans sa profondeur, est un pays qui le dévore. Il en sort de plus en plus des mélodies très bretonnes. Et quel meilleur témoignage que de les entendre jouées par les sonneurs de la Kevrenn Sant Mark avec laquelle Melaine est en lien, ou plutôt en "écoute" depuis trente ans !" SOURCE.
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toujours utile au moment du bulletin de vote...
Jean-Luc Mélenchon contre la ratification des langues régionales.
source: A.B.P.
Jean-Luc Mélenchon contre la ratification de la charte des langues régionales
Source : http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=24980&title=Jean-Luc
Copyright © agencebretagnepresse.com
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MONTPELLIER— Lors de cette conférence de presse qui s'est tenue à Montpellier le 8 février, le candidat du Front de Gauche aux élections présidentielles, Jean-Luc Mélenchon, a réaffirmé qu'il n'y a pas de minorités nationales en France. Pour Jean-Luc Mélenchon, reconnaître des droits aux locuteurs de langues minoritaires serait une forme de reconnaissance de minorités nationales. Ignorant volontairement le cas de la Suisse, l'État du monde le plus stable dans ses institutions et dans ses frontières, et pourtant l'antithèse d'une République jacobine puisque décentralisé à outrance et reconnaissant 4 langues officielles, ignorant aussi la quasi totalité des états européens qui ont signé et ratifié la dite charte, sans démembrement de leur territoire, Jean-Luc Mélenchon a ressorti le mantra de la République Une et Indivisible. Au passage, il s'en est à nouveau pris au bilinguisme des panneaux de signalisation en Haute-Bretagne et au rôle de Roparz Hémon dans une unification de la langue bretonne que le candidat semble regretter. Les positions du Front de Gauche sur les langues régionales avaient été postées sur ABP par le Front de Gauche lui-même en novembre dernier
Source : http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=24980&title=Jean-Luc
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Jean-Luc Mélenchon contre la ratification de la charte des langues régionales Depeche du 26/02/12 3:24 de notre correspondant P. Argouarch MONTPELLIER— Lors de cette conférence de presse qui s'est tenue à Montpellier le 8 février, le candidat du Front de Gauche aux élections présidentielles, Jean-Luc Mélenchon, a réaffirmé qu'il n'y a pas de minorités nationales en France. Pour Jean-Luc Mélenchon, reconnaître des droits aux locuteurs de langues minoritaires serait une forme de reconnaissance de minorités nationales. Ignorant volontairement le cas de la Suisse, l'État du monde le plus stable dans ses institutions et dans ses frontières, et pourtant l'antithèse d'une République jacobine puisque décentralisé à outrance et reconnaissant 4 langues officielles, ignorant aussi la quasi totalité des états européens qui ont signé et ratifié la dite charte, sans démembrement de leur territoire, Jean-Luc Mélenchon a ressorti le mantra de la République Une et Indivisible. Au passage, il s'en est à nouveau pris au bilinguisme des panneaux de signalisation en Haute-Bretagne et au rôle de Roparz Hémon dans une unification de la langue bretonne que le candidat semble regretter. Les positions du Front de Gauche sur les langues régionales avaient été postées sur ABP par le Front de Gauche lui-même en novembre dernier [Voir ABP 23870]
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Jean-Luc Mélenchon contre la ratification de la charte des langues régionales Depeche du 26/02/12 3:24 de notre correspondant P. Argouarch MONTPELLIER— Lors de cette conférence de presse qui s'est tenue à Montpellier le 8 février, le candidat du Front de Gauche aux élections présidentielles, Jean-Luc Mélenchon, a réaffirmé qu'il n'y a pas de minorités nationales en France. Pour Jean-Luc Mélenchon, reconnaître des droits aux locuteurs de langues minoritaires serait une forme de reconnaissance de minorités nationales. Ignorant volontairement le cas de la Suisse, l'État du monde le plus stable dans ses institutions et dans ses frontières, et pourtant l'antithèse d'une République jacobine puisque décentralisé à outrance et reconnaissant 4 langues officielles, ignorant aussi la quasi totalité des états européens qui ont signé et ratifié la dite charte, sans démembrement de leur territoire, Jean-Luc Mélenchon a ressorti le mantra de la République Une et Indivisible. Au passage, il s'en est à nouveau pris au bilinguisme des panneaux de signalisation en Haute-Bretagne et au rôle de Roparz Hémon dans une unification de la langue bretonne que le candidat semble regretter. Les positions du Front de Gauche sur les langues régionales avaient été postées sur ABP par le Front de Gauche lui-même en novembre dernier [Voir ABP 23870]
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les potins du port:
Sous les voiles, la musique et la bonne conscience de Gôche, c'est parfois bien cracra
VINCI partenaire de la Solidaire du Chocolat. Là ou Vinci passe, la vie trépasse!by collectif de lutte contre l'aéroport de Notre Dame des Landes |
VINCI partenaire de la Solidaire du Chocolat
La ou Vinci passe, la vie trépasse!
Le groupe Vinci, “premier groupe mondial de construction-concession” est l'un des principaux partenaires de la Solidaire du Chocolat.
En 2009 cette multinationale participe à 240 000 chantiers dans plus d'une centaine de pays. Son chiffre d'affaire dépasse 33,4 milliards d'euros.
Vinci vante ainsi sa participation sur le site internet de la solidaire du chocolat :
« La confiance, le respect, la solidarité, l’engagement sont des valeurs ancrées dans notre histoire et dans notre culture de bâtisseurs ». “VINCI CONSTRUTION France est un partenaire durable de la vie de la cité mettant ses compétences à son service”. La Solidaire du chocolat est un véritable trait d’union entre tous ces acteurs de la métropole Nantes – Saint Nazaire. »
Le contraste avec la réalité est saisissant. Quelques projets en cours :
- Une autoroute Moscou – St Pétersbourg (Khimki, Russie) dévastant une des dernières forêts millénaires du continent.
- Une Ligne Grande Vitesse Tours – Bordeaux
- Un Projet ITER, une expérimentation de fusion nucléaire (Cadarache)
- Des mines d'uranium au Gabon et au Niger
Le groupe Vinci vous rackette aussi via ses autoroutes (Cofiroute, ASF, Escota), ses parkings (Vinci park), ses terminaux pétroliers, ses stades de foot, ses aéroports (Vinci Airport), ses projets immobiliers (Vinci immobilier), ses centrales nucléaires (Vinci Energies et Vinci Construction) et de nombreux autres aménagements urbains (Eurovia, GTM…)
Tandis que Vinci participe à un évènement “solidaire” de la petite paysannerie mexicaine, il ne se gêne pas pour éliminer des milliers de paysans dans le monde par son bétonnage du territoire.
Ainsi à Notre Dame des Landes, ce sont 48 exploitations agricoles et 2000 hectares qui disparaitraient sous leur projet absurde et pharaonique d'aéroport du “Grand Ouest” !
Cette hypocrisie ne doit plus durer! D'un coté Vinci joue à l'humanitaire, de l'autre, ses filiales mutilent, spéculent, expulsent des quartiers et des campagnes, bétonnent et aseptisent nos espaces et nos vies.
Montrons à Vinci et ses consoeurs que nous n'acceptons pas leur cynisme ! Et aux organisateurs de la Solidaire du Chocolat que la charité-business ne remplacera pas une véritable solidarité internationale et locale !
Du 1er au 11 mars, vous pouvez effectuer des actions afin d'interpeller les partenaires de cette mascarade (appels téléphoniques, lettres, toute initiative, …)
Enfin, laissons aux bétonneurs du Vivant le mot de la fin :
« Valeurs humanistes, connexion d'énergies, idées neuves »
Collectif de lutte contre l'aéroport de NDDL
Pour vous informer de la résistance à ces projets :
le site Stop Vinci : http://stopvinci.noblogs.org/
le site des occupant-e-s de la ZAD : http://zad.nadir.org/
le blog du CLCA : http://lutteaeroportnddl.wordpress.com/
Le tract en PDF : Vinci partenaire de la solidaire du chocolat ! Là où la Vinci passe, la vie trépasse !
dimanche 4 mars 2012
aux anges de nos campagnes
"Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse?
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
Les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel,
Quand la Vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine?
Ange plein de bonté connaissez-vous la haine?
Ange plein de santé, connaissez-vous les fièvres,
Qui, le long des grands murs de l'hospice blafard,
Comme des exilés, s'en vont d'un pied traînard,
Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres?
Ange plein de santé, connaissez-vous les fièvres?
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,
Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment
De lire la secrète horreur du dévouement
Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avide!
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides?
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanations de ton corps enchanté;
Mais de toi je n'implore, ange, que tes prières,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières!"
-Charles Baudelaire-
!!!!!!!)))))))!!!!!!!!)))))))!!!!!!!!))))
Arrête ton Charles,
De Gaulle, Beau Delaire...
En tout cas....
Attends;
d'avoir aperçu s'allumer les premières brindilles du jour
à l'est où tout se recommence
et
s'arrange ou s'apaise
quand l'obscur s'éclaircit et que rentrent à la niche
les angoisses ténébreuses.
Vois plutôt, comme les paroles semblent parfois trompeuses
et aussi fragile et sublime existence
qu'un battement d'ailes
d'ange...sur la toile,
d'un prochain défi à la vie.
ou
encore,
d'un billet de belle humeur
comme celui qui
maintenant
va suivre et que j'ai découvert au seuil de ce dimanche matin...
-La poésie d'un sourire, le sourire de la poésie... :
"Un grand calendrier mural d'Amnesty International va me donner à voir, chaque mois, une très belle photo d'enfant du vaste monde... enfin, surtout d'enfants soumis à de très pénibles conditions de vie, mais d'abord, naturellement gais, souriants... et merci à A.I. de ne pas ici avoir versé dans le misérabilisme, mais d'insister sur la jeunesse et le sourire du monde humain si maltraité !
Il m'arrive – comme tout le monde – de « serrer les dents dans l'adversité », au minimum, et j'ai au moins tenté, toujours, de ne pas sombrer dans la déprime, et pire, dans le repli, voire la haine du voisin, fût-il mon patron ou mon banquier, un bureaucrate ou un flic, etc.
Juste un haussement d'épaules, une brève engueulade s'il le faut, ou une épreuve de subir un coup de matraque, physique sur la tête, ou sur le portefeuille ; voire sur le cœur, en cas de conflits en amours ou en amitiés : bref la vie !...
Une vie chaotique parmi d'autres, qui me met facilement en empathie avec ces autres, en particulier lorsque pleuvent les bombes (à Homs en ce moment, après d'innombrables terreurs meurtrières dont j'ai connu certaines dès l'enfance). Mais voilà...
Voilà la force du sourire de l'enfant, la force du sourire de l'adulte qui n'a pas renié la naïveté de son enfance (même s'il a bien fallu la quitter pour « galérer »...), voilà la poésie d'un sourire !
A la boulangerie, il m'arrive par exemple de répondre à la jolie employée qui me dit d'un ton machinal (plus sourire commercial) : « Et avec ça ? », de lui répondre, donc, gentiment : «avec un sourire gratuit» !... et il m'arrive de recevoir un bref éclat de rire sincère !
La spontanéité du sourire (même celui du si discret regard souriant), pour rien, pour moins qu'un mot entre passants anonymes m'a depuis longtemps fasciné – comme la poésie. Parfois seulement, hélas, car, même sans le métro où se ruer il arrive - en bagnole c'est pire – de « foncer dans le tas » en tout égoïsme du « je vais être en retard », religion du modernisme...
*
La poésie a le temps. Elle vient du fin fond des âges. Sans doute du sourire, avant même que n'existe la parole, puis, bien plus tard, l'écriture... Toujours intimement liée à la musique et au graphisme, elle tente d'exprimer « le souffle », la liberté, la joie de vivre, le sourire... ou bien elle sombre dans l'académisme de versificateurs-pompiers, ces pollueurs de la véritable poésie...
La vraie poésie est plus que belle et utile, elle est le sourire de la vie !
« le bruissement des feuilles de peupliers dans le vent m'est poésie »
a dit quelqu'un, je ne sais qui, mais en tout cas moi, ici...
Et sourire à vous !"
photos:- Patrick Lecouffe-
vendredi 2 mars 2012
on n'est pas là pour se faire...
Ce matin dans le poste public était invité à l'heure des tartines beurrées (attention bientôt l'ethylotest obligatoire), l'auteur d'un poncif à la sauce MOA-JE et les autres qui ça?, ayant pour titre (ouah! on se lâche et on copie en plus) "On n'est pas là pour se faire engueuler" et en rajout pour les mal voyants des grandes surfesses un bandeau rouge (ah!ah!ah!) sur lequel est précisé: "Le vrai Sellière".
.Ah bon parce que l'autre il était faux?
Voui, cher lectrice-teur , après la veille l'humble mouignigni Pdg de la maison Franz Forte, la matinale de France-Inter recevait donc le sémillant Baron deux Wendell sinon rien, ladies and gentlemen: Ernest Antoine himselh, pour une causerie à la bonne blanquette sur sa vie, son oeuvre et Dieu dans tout ça, bisque -rage- sachons que sa morale à lui-même personnellement -dont on lui rabâche le -pôvre- ses chastes et belles oreilles- est téléguidée par le très Oh!-Oh-Oh!
Voilà c'est dit.(dans le poste).
Comme je vous sais et sens (pouah ça fouette) impatient et te, de lire un extrait de cet opuscule aussi exciting qu'absorbant , je vous livre donc en quasi exclusivité estuairienne, le texte de présentation de son livre de prière (de vous taire et d'aller bosser bande de...) , mis en vente depuis hier dans toutes les grandes poissonneries solderies mondialisées et sucures-sales du marché
"« Je voudrais dans ces pages dire pourquoi le XXIème siècle ouvre des perspectives passionnantes. La mondialisation en marche, le capitalisme en crise, l’écologie en puissance se conjuguent pour une transformation du monde que je crois positive. Les jeunes français s’angoissent moins que leurs aînés à l’aube de leur vie et veulent en être, je le constate souvent. À la lumière de mon expérience je vais tâcher de dire les valeurs qui donnent un sens au monde qui est en train de se construire et non de se détruire. Pour donner un sens à l’action. En un mot pour montrer qu’il faut y croire. »
Forcément après avoir lu ça et pour donner le bon sens mais c'est bien sur, à sa vie, chacun va s'emprêcher de courir acheter la saine parole afin peut-être de savoir sur quel marché placer ses heu!, comment vous dites déjà?: vraies valeurs.
Pour plus de détails et mode d'emploi (comme on dit chez chez pôle) le ptit personnel est prié de rejoindre -en rang s'il vous plait- le site d'E.A.S. queueleuleu:
vois-là
And now frères z'et assesseurs chantons:
::::::://////////::::::::

Ah dites donc c'est cake chose, Les hasards de la vie- sans doute...A peine terminais-je cette chroniquette que les dédéscripteurs crépitaient dans la vaste salle des tortures de l'esprit sain,-"mens sana in corpore sano"- comme diraient les d'Oeux Beaulieu hilarants cousins d'Ernest
et délivraient une info sur la sortie d'un film de Gilles Perret (on se bouche le nez Baron):
"De Mémoires d'Ouvriers"
dont voici la bande annonce:
Serge nous "faire-part" de:
1000 milliards pour les banques, l’austérité pour les peuples !
"Comment ne pas être pris de vertige par les décisions prises dans cette Europe ? En un peu plus de deux mois, la BCE vient de prêter pas moins de 1000 milliards d’euros aux banques privés, au moment même où les dirigeants européens n’ont que la rigueur à la bouche.
La monnaie des banquiers
L’euro est bel et bien la monnaie des banquiers. Alors que les Etats sont étranglés par les contraintes des marchés financiers et se voient imposer des cures d’austérité monstrueuses, les banques viennent de bénéficier de deux opérations « crédit ouvert » où la BCE leur a accordé 1000 milliards d’euros de crédits à trois ans. Après les 489 milliards du mois de décembre, l’opération d’hier a porté sur la bagatelle de 529 milliards ! 10% du PIB européen en deux mois !"
../...
Laurent Pinsolle
jeudi 1 mars 2012
allez dire à la ville
"Terre dure de dunes et de pluies
c’est ici que je loge
cherchez, vous ne me trouverez pas
c’est ici, c’est ici que les lézards
réinventent les menhirs
c’est ici que je m’invente
j’ai l’âge des légendes
j’ai deux mille ans
vous ne pouvez pas me connaître
je demeure dans la voix des bardes
O rebelles, mes frères
dans les mares les méduses assassinent les algues
on ne s’invente jamais qu’au fond des querelles
Allez dire à la ville
que je ne reviendrai pas
dans mes racines je demeure
Allez dire à la ville
qu’à Raguenès et Kersidan
la mer conteste la rive
que les chardons accrochent la chair des enfants
que l’auroch bleu des marées
défonce le front des brandes.../...
.../...Allez dire à la ville
que c’est ici que je perdure
roulé aux temps anciens
des misaines et des haubans
Allez dire à la ville
que je ne reviendrai pas..../...
.../...Poètes et forbans ont même masure
les chaumes sont pleins de trésors et de rats
on ne reçoit ici que ceux qui sont en règle
avec leur âme sans l’être avec la loi
les amis des grands vents
et les oiseaux perdus
Allez dire à la ville
que je ne reviendrai pas
Terre dure de dunes et de pluies
pierres levées sur l’épiphanie des maïs
chemins tordus comme des croix
Cornouaille
tous les chemins vont à la mer
entre les songes des tamaris
les paradis gisent au large
Aven
Eden
ria des passereaux
on met le cap sur la lampe des auberges
les soirs sont bleus sur les ardoises de Kerdruc
O pays du sel et du lait
Allez dire à la ville
que c’en est fini
je ne reviendrai pas
Le Verbe s’est fait voile et varech
bruyère et chapelle
rivage des Gaëls
en toi, je demeure.../...
.../...Allez dire à la ville
Je ne reviendrai pas."
Xavier Grall-"Allez dire à la ville" extrait de: La sône des pluies et des tombes
- Oeuvre poétique-Editions Rougeriephotos: Patrick Lecouffe
mercredi 29 février 2012
agora
AGORA! AGORA!
"Venez donc les amis il y a de la place
sur les places de France et de tous les pays,
montrons aux dirigeants que nous, la populace,
ne voulons plus payer pour des banquiers pourris !
Car ce sont bien ceux-là qui sont à l’origine
de la crise mondiale et de tous ses effets :
montages financiers de très basse cuisine
dont le grand chef Madoff a été le reflet !
Pour un qui a payé combien d’autres sont libres ?
Les états ont couvert d’abyssaux déficits,
mais aussitôt qu’ils ont retrouvé l’équilibre
ils ont recommencé sous les satisfecits !
Satisfecits de ceux qui tirent les ficelles :
les grands groupes mondiaux et leurs bons serviteurs
qui en profitent pour remplir leurs escarcelles
en s’infiltrant partout auprès des décideurs !
Ne nous y trompons pas quand ces vautours spéculent
sur le riz et le blé ou autres aliments,
ils savent tout à fait – mais n’ont aucun scrupule ! -
qu’ils condamnent à mort un grand nombre d’enfants !
Et le jour et la nuit et sans aucune pause,
sur leurs ordinateurs des logiciels dédiés,
triturent les marchés pour extraire leur dose
de profits sans savoir ce que c’est que semer !
On peut les rapprocher du genre des sangsues :
ils ne produisent rien et ne sont que saigneurs
qui pompent sans arrêt de manière goulue
une sorte d’impôt comme au temps des seigneurs !
Véritable racket, dîme des temps modernes,
faisant grimper les prix – certains au grand galop ! -
sous les yeux bienveillants de ceux qui nous gouvernent
et nous prennent vraiment pour de pauvres charlots !
Ils ont des revenus qui donnent le vertige,
on s’y perd en cherchant à compter les zéros !
Mais ils en veulent plus à un point qui afflige
quitte à recourir à des actes immoraux !
Ils ont échafaudé des systèmes d’embrouille :
agences à leurs pieds, dites de notation,
des outils pernicieux servant à leurs magouilles,
capables de couler sans remords des nations !
Quand je dis « à leurs pieds » ce n’est qu’un euphémisme
ces agences les ont pour principaux clients !
Pour ne citer qu’un cas illustrant un séisme
les subprimes en sont un exemple criant !
Ces agences ont donné, pendant nombre d’années,
à ces micmacs nocifs la note triple « A »,
la meilleures qui soit sans être condamnées :
laxisme ou connivence aux sommets des états ?
Taxer les plus-values : action prioritaire !
Remettre la morale enfin au goût du jour !
Resserrer nettement l’échelle des salaires :
regonfler les plus bas en pompant les plus lourds !
Un riche un peu moins riche à encore une marge
bien plus que confortable alors qu’un pauvre lui,
même avec un peu plus peine à couvrir ses charges
et petit à petit se retrouve hors circuit !
Si l’on n’y prend pas garde : attention à la casse !
N’ayant plus rien à perdre on devient très méchant,
cela peut glisser vers une lutte des classes :
l’histoire l’a prouvé qui se souvient du sang !
Essayons de rester calmes et pacifiques,
il faut en premier temps exposer nos griefs
de façon claire et nette à tous les politiques
qui vont solliciter nos votes dans leur fief !
C’est des engagements qu’il nous faut et des fermes !
Terminé le blabla : nous voulons des contrats !
A bas le baratin, il faut y mettre un terme :
ils devront rendre compte à la fin des mandats !
Ils ne sont pas à court d’annonces mensongères,
comédiens affirmés ils maîtrisent leur art,
bonimenteurs patents et dupeurs de première :
ce qui ce fait de mieux dans le genre roublards !
Ils surfent sur la vague haute de l’ignorance
de certains citoyens qui ne s’informent plus,
qui ont tout oublié de l’histoire de France
préférant aux débats la télé torche-cul !
Il faudra mettre en place un plan de vigilance
car ils vont – c’est certain ! – essayer de biaiser !
Dans ce domaine là ils frôlent l’excellence
mais il n’est plus question de se laisser baiser !
Le terme est un peu cru mais il a le mérite
d’être clair et précis et sans aucun détour :
pas de langue de bois, pas de mots hypocrites
car en face il a des chevaux de retour !
Monsieur Stéphane Hessel nous a montré la voie !
Indignons-nous vraiment, reprenons le flambeau !
Les purs politicards et bien on les renvoie,
il y a trop longtemps qu’on les a sur le dos !
Agora ! Agora ! Tout comme en Grèce antique,
décidons tout d’ici, reprenons tout en main !
Dictons nos conditions aux hommes politiques :
ils sont là pour servir les peuples souverains !
Beaucoup on oublié, seul un rappel à l’ordre
et un contrat très clair pourraient nous amener
un retour aux valeurs car il est temps de tordre
le cou à un système ô combien gangrené !"
-Pierre Dupuis-
à suivre...
mardi 28 février 2012
mise en bière
-Proverbe italien-
Quand j'étais haut comme trois pommes, à cet endroit actuellement en fin de déconstruction ou démolition si vous préférez, se trouvait le marchand de vin et de charbon. Une certaine effervescence régnait alors dans la grande cour où les charrettes rentraient et sortaient à toute heure du jour. Les sabots des chevaux claquaient sur le pavé et de ma condition de minot, lorsque je passais dans les parages accroché à ma mère, j'étais tout autant intéressé qu'impressionné par l'intense activité qui régnait dans ces lieux. Il faut dire que les géants charbonniers noircis de la tête aux pieds avaient de quoi fasciner et intimider plus d'un ptit bonhomme. De plus j'avais l'occasion de les voir d'encore plus près, d'énormes sacs à l'épaule, les jours de livraison d'anthracite pour la chaudière familale.
Hier soir, de cette histoire au passif, ne subsistait- encore pour quelques heures sans doute- qu'un reste de charpente et un bel escalier en bois grimpant vers le ciel ouvert.
Demain ici même s'élèvera un grand lego de cubes à vivre comme on sait si bien les faire maintenant. Le monde bouge voilà tout.
Philippe qui connait bien sa ville et tout ce qui mousse en particulier me signale dans l'oreillette d'intendance qu'avant le bougnat de service se trouvait ici même un brasseur sachant brasser. Plus récemment c'est une entreprise d'informatique qui occupa les lieux, puis pour un certain temps le site devint une friche et- comme souvent dans ces cas là -un squat avant que ne se tourne définitivement...
une page.
"Tout lasse, tout casse, tout passe"
-Proverbe français-
Rem de RUMINANCE rajoute ceci:
"Ton souvenir de bougnat-charbonnier m'en rappelle un autre, personnel et sans doute encore plus ancien.
Peu après l'après guerre, vers 1946, il y avait encore des navires brûlant du charbon. La scène se passe à Port-Saïd : D'énormes pyramides (disons genre 2° ou 3° pyramide de Guizeh)sont entreposées pour recharger "les vapeurs" de passage. C'est un spectacle hallucinant de voir une noria ininterrompue de pauvres gars-fourmis (coolies, esclaves, au choix)grimper lentement sur de longues passerelles oscillantes en coupée du bateau, chacun courbé sous un sac sur l'épaule (50, 60 kg?): là haut, ils déversent le contenu du sac, puis redescendent vite, redressés et agitant leur sac vide, sans doute pour prouver qu'il n'est pas tombé dans la soute (c'est cher un sac pour un patron!) et sans doute pour qu'il soit rechargé...
Bien sûr ces hommes, quasi-nus, sont noirs de la tête aux pieds (nus) et la seule tache blanche vient de l'éclat des yeux, et parfois des dents, dans un sourire de détente en redescendant...
C'est un spectacle inouï que j'ai eu là, vers 8 ans. D'autant plus que je l'ai vu longtemps : j'étais avec un copain arabe ("école buissonnière"!) qui voulait reconnaître son père dans ce long cortège et pleurait de ne pas le distinguer !
"Les temps ont changé" en effet. Les crises de Suez et pétrolières ont succédé aux bombardements ... mais les souvenirs-chocs restent. Et j'ai très peu de souvenirs de mon école primaire "officielle"!"
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