vendredi 17 février 2012

fesses tival








"J'aime tes fesses
Pourquoi
J'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses!
J'aime tes fesses!
J'aime tes fesses

J'aime tes fesses

Pourquoi
J'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses!
J'aime tes fesses!
J'aime tes fesses!

J'aime tes fesses 

J'aime tes fesses
Pourquoi
J'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses!
J'aime tes fesses!
J'aime tes fesses

J'aime aussi ta langue

Ton cerveau tes sinus
Ta glande thyroïdale
Et ton oesophage
J'aime aussi ton foie
Ton foie ton estomac
Tes intestins ta vessie
Et ton utérus
Oh j'aime tes fesses
J'aime tes fesses

-Jeanne Balibar-

J'aime tes fesses
Pourquoi
J'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses!
J'aime tes fesses!
J'aime tes fesses

J'aime tes fesses 
J'aime tes fesses"
-Philippe KATERINE-

invention des autres jours




Les allumettes de sûreté

"Cinquième jour de l'été. La chaleur est là, sur les murs et les visages. Rue du Calvaire, personne ne passe.

Je suis l'homme qui attend l'homme qui allumera ma cigarette. Dans mon sac de toile il y a un livre, un couteau, une couverture noire et un casque de scaphandrier. C'est ce que je possédais avant d'être incarcéré, c'est ce qu'on m'a rendu lorsque je suis sorti de prison. Je n'ai plus d'allumettes, pas de lieu ou dormir. Sur le feuillet  que m'a remis l'administration pénitentiaire, il est écrit que je suis apte à travailler, fin prêt à intégrer la vie civile.

cinquième jour de l'été. Je suis libre de me mêler à la foule ou de m'y soustraire. Si je veux des papiers d'identité, il faut que je me présente à la préfecture de police. Si je veux fumer, il faut que j'attende l'homme qui passera devant moi et allumera ma cigarette;

La chaleur est partout. Le soleil, comme un rond de métal, pèse sur les murs de la ville et irradie les corps qu'il marque de son fer. Flanquée d'immeubles hauts, la rue du Calvaire n'est qu'un passage étroit, tortueux, qui fabrique de l'ombre à toute heure. Gueule ouverte dans le mur, à deux, trois coudées de la marche où je me tiens, un soupirail exhale une fraîcheur terreuse et malodorante, mais cela vaut mieux que le reste. Deux rues plus loin, la foule, les commerces, le soleil lourd et brûlant, les bruits de l'été.

Le mur qui me fait face est hérissé de câbles et de gouttières éventrées. Des fissures dévorent lentement la façade et( permettent le passage de petits animaux . Dans la rue du Calvaire, les portes n'ont plus de numéro. Pourtant au troisième étage, à quelques mètres au-dessus de ma tête, une fenêtre est ouverte. Sur le rebord de la croisée, il y a un oiseau dans une cage. En montant la rue, juste avant de m'asseoir sur cette marche, j'ai entendu le chant de l'oiseau.
Dans la rue du Calvaire, il n'y a pas de commerce, pas de soleil, pas d'allumettes, pas de bruits, pas l'ombre d'un homme qui allumera ma cigarette. Je reste assis là, sur une marche refroidie par les soupirs de la cave. Je fuis le soleil et les foules urbaines; languissant de pouvoir fumer, j'attends. J'attendrai jusqu'à la nuit, jusqu'à ce que l'oiseau chante.
..../...."
-extrait de:  "Invention des autres jours" un roman de Jean-Daniel Dupuy -Editions Attila-
(ce livre m'a été conseillé par Frédérique du "sel des mots")


"Jean-Daniel Dupuy est né à Casablanca en 1973. Son grand-père maternel est un photograveur italien qui s'est arrêté au Maroc sur la route des Etats-Unis; son grand-père paternel est grossiste en pharmacie mais rêvait d'être marchand de vin. il grandit à Montpellier, où il découvre à l'adolescence la littérature grâce à L'Autre Journal, de Michel Butel ; il lit les auteurs russes, hispaniques, anarchistes, et Manchette, Debord, Volodine...
il abandonne à l'hiver 1995 sa maîtrise d'histoire sur "la plaisanterie dans la vie politique à Rome" pour se rapprocher des mouvements sociaux, lancer un journal, Parenthèse,  et créer un spectacle de rue, sur une échelle de la rue de La Loge à Montpellier.
A vingt-cinq ans, il apprend qu'il y a une" pénurie de veilleurs de nuit" à Montpellier. il prend alors un poste dans une maison pour enfants en difficulté et écrit, dès les premiers jours, "Arrière-guerre", une fable sur le conflit au Kosovo.
Depuis, il écrit la nuit, tandis que les enfants dorment... ou viennent partager avec lui leurs tracas, leurs idées et leurs doléances."  source: préface de "Invention des autres jours"




                                                              ------///////////////-------///////

Rubrique Affichage& revue de Toile   proposée par Anne  Serge et Laure


























jeudi 16 février 2012

la france forte


 La France forte qu'il disait zébulon
Ah! ah! ah! 
On appelle cela  je crois du copié coulé
m'enfin,
bref,
 la non-actualité du moment  vue par Rémy,
Sneck pour les intimes
 ou alors c'est  l'inverse, je ne sais plus

                                                          ----::::::::--------::::::::::------::::::::-----

P. Bouquerel

 Découvert  par hasard dans une vitrine alors que  avec mon ptit panier sous le bras j'allions faire quelques  courses pour ravitailler la maison.
 Voilà maintenant c'est dit,  vous savez tout.


 Pascal Bouquerel -nazairien  "se mélangeant  les pinceaux"-



P. Bouquerel

Z'et puis, alors que nous étions sur le point d'abaisser le rideau  de fer  de vent , de ce blogofort, un lecteur débarque en fanfare et  nous propose un lien musical et (pour causer moderne): inter-actif  mais pas pipeau...


LE LIEN (oh! oui)

mercredi 15 février 2012

un mercredi en vrac



Laure nous suggère ceci:
"Le Guillon qu'il ne fallait pas rater"

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo







Philippe nous signale que: 


"L’Eglise a enfin dit oui au préservatif !
On sent encore un manque de pratique…"



La seconde culturelle:
Entendu par là mais de chaise pas ki
"La littérature c'est l'obsession du langage"




On nous signale que pour les congés, il reste encore quelques places dans les centres aérés de la NASA

"Dansons la capucine
Y'a pas de pain chez nous
Y'en a chez la voisine,
Mais ce n'est pas pour nous !
Piou !
Dansons la capucine,
Y'a pas de vin chez nous...
Dansons la capucine,
Y'a pas de feu chez nous...
Dansons la capucine,
Y'a du plaisir chez nous
On pleur' chez la voisine
On rit toujours chez nous !
Piou !"




Fulup nous annonce la sortie d'un hors série se Ouest France
Ah mais tabernuche  j'ai compris pourquoi,
il est en photo dedans...

illustrations: Hors série Ouest-France





illustrations source: Toile

mardi 14 février 2012

couleur de temps



".../...
-En fait, il est de la couleur du temps!
Je la regardais, étonné:
-Couleur du temps?
Je faisais comme si ce qu'elle venait de dire avait pour moi une importance capitale.
Comme si je m'intéressais à tous ces bâtiments que son père avait fait construire. en fait, je ne pouvais pas détacher mes yeux des siens. Je crois que j'étais tombé amoureux d'elle. Pas besoin d'accomplir de grandes choses ensemble. Simplement, je me sentais bien quand elle était auprès de moi.
-Bien sûr. Tu connais l'histoire de Peau d'Âne?
Je fis un signe évasif de la main. Elle continua:
-Les contes sont souvent monstrueux quand on y réfléchit! A la mort de la reine, le roi demanda à sa fille de l'épouser...Pour éviter l'inceste, la jeune princesse promet le mariage à son père à condition qu'il lui fasse une robe couleur de temps. Epreuve difficile, quasi impossible, non?
 -A-t-il réussi?
-Oui! je ne me souviens pas de la couleur de la robe qu'il fit faire. Tout ce que je sais, c'est qu'il y parvint., ce qui obligea la princesse à fuir déguisée sous une peau d'âne.
Quand mon père m'avait raconté cette histoire, il y a bien des années, il avait interrompu sa lecture pour me dire qu'il était très simple de faire plaisir à la petite princesse. Que si je le voulais, il me ferait faire une robe couleur de temps. Il suffisait de la recouvrir de petits miroirs qui refléteraient la couleur du ciel. Le ciel a la couleur du temps! Maintenant, quand je regarde toutes les constructions qu'il a réalisées ces dernières années, des pierres, des briques ou du béton alternant avec des panneaux de vitres réfléchissantes, je me dis qu'il a mis ces théories en pratique, et qu'il a bien réussi. Tous ses bâtiments ont la couleur du temps!
.../..."
-extrait de: Jérusalem interdite- de Jérôme Bucy- Liv'Editions-




A force de voir ou d'entendre  aux heures de pointe du rayon information toutes ces tronches enfarinées.
A force de se faire retourner comme une crêpe
et sans faire dans la dentelle.
A force aussi  de marcher sur des oeufs
et de battre sa coulpe
en bon client de son espace culturel.
il était plus que temps d'engager la recette
Ce mardi, au rayon tradition et couleur du temps, Philippe nous suggère la chandeleur indienne










Guy Beart Les couleurs du temps par gerald_w-a


"La mer est en bleu entre deux rochers bruns.
Je l'aurais aimée en orange
Ou même en arc-en-ciel comme les embruns
Etrange
 
Je voudrais changer les couleurs du temps
Changer les couleurs du monde
Le soleil levant la rose des vents
Le sens où tournera ma ronde
Et l'eau d'une larme et tout l'océan
Qui gronde

J'ai brossé les rues et les bancs
Paré les villes de rubans
Peint la Tour Eiffel rose chair
Marié le métro à la mer
Le ciel est de fer entre deux cheminées
Je l'aurais aimé violine
Ou même en arc-en-ciel comme les fumées
De Chine

Je suis de toutes les couleurs
Et surtout de celles qui pleurent
La couleur que je porte c'est
Surtout celle qu'on veut effacer
Et tes cheveux noirs étouffés par la nuit
Je les voudrais multicolores
Comme un arc-en-ciel qui enflamme la pluie
D'aurore

Je voudrais changer les couleurs du temps,
Changer les couleurs du monde
Les mots que j'entends seront éclatants
Et nous danserons une ronde
Une ronde brune, rouge et safran
Et blonde"
-Guy Béart-


illustrations: Toile


lundi 13 février 2012

conversation avec mon moi de février




Serge, notre vigie (délicatement pirate) des médias , nous propose en ce début de semelle un article du blogueur SuperNo  "jamais content jamais d'accord mais toujours prêt à le dire!"

"Allez, un peu de littérature, ce n’est hélas pas si fréquent par ici.
 
Amok, c’est un mot originaire d’Asie du sud-est, qui désigne l’énergie du désespoir et la folie destructrice qui n’obéit plus à aucune logique. C’est le titre d’une nouvelle de Stefan Zweig. On trouve aussi ce mot chez Kipling ou dans les « Voyages » du capitaine Cook.

Si vous n’aimez pas la littérature, tant pis pour vous. Mais vous avez une nouvelle chance de connaître la signification du mot Amok : elle s’étale en filigrane dans tous les journaux qui narrent par le menu le comportement désespéré, aberrant et destructeur de Nicolas Sarkozy. Comme il n’a plus la moindre chance cartésienne de gagner, il cherche à provoquer le destin. N’ayant plus rien à perdre, il peut tenter les plus grosses âneries, des fois que ça marcherait…
 
Cette campagne électorale vire donc au grand n’importe quoi. Tous les jours ou presque depuis le début de l’année, c’est une nouvelle pitrerie, un nouveau scandale, une nouvelle saloperie.

  L’époque serait pourtant propice aux vrais choix de société :
  • La crise de la dette devrait nous faire réfléchir à la pertinence de mettre le pays à genoux (regardez bien la Grèce !) pour rembourser une dette indue.
  • Le Peak Everything, (dont deux des symptômes, le prix de l’essence et le risque de coupure de courant, se manifestent justement maintenant) devrait enfin mettre sur la table le débat sur l’opportunité de poursuivre cet objectif fou de la croissance infinie et de la société de con-sommation.
Mais non.
 
Les médias-aux-ordres ont sélectionné les candidats dits « importants ». D’ailleurs ils ne sont plus que deux. Les autres ? Il semble avoir été décidé qu’ils sont insignifiants. Oh, certes on écoute bien de temps en temps Madame Le Pen éructer, Monsieur Bayrou raconter des salades  ou Monsieur Mélenchon faire un bon mot, mais ça ne va pas plus loin. Pire, les autres (Joly, Dupont-Aignan, Villepin, Poutou, Arthaud) n’existent même pas. Ne parlons pas d’Hervé Morin, lui n’existe vraiment pas.
 
Et comme par hasard, les deux candidats restants sont d’accord sur tout ou presque. En tous cas sur le remboursement de la dette et sur le dogme indépassable de la croissance.
 
Ça limite forcément le débat.
 
Dans ces conditions, que dire, que faire ?
 
On glose sur les marronniers (le moment de la déclaration de candidature du sortant, le manque de signatures du FHaine). Et à deux mois et demi de l’échéance, pas la moindre idée de fond sur la table.
 
Une chose est sûre, (ou presque), Sarkozy va se faire ratatiner, écrabouiller, karchériser. Une boucherie. A côté, les autres en sont déjà au partage des postes. Et ça, il ne l’admet pas. Sa petite fierté en est toute retournée. Alors il fait n’importe quoi. Amok.
 
Il y a la hausse de la TVA patronale. Comme je l’avais souligné, c’est un suicide électoral. Tous ceux qui veulent s’en donner la peine et ne pas tomber dans le piège de la propagande UMPatronale du « ah oui, mais ça va créer des zemplois » peuvent comprendre qu’il s’agit de faire payer aux salariés (et aux chômeurs, retraités…) ce qui était auparavant payé par les entreprises. Un peu comme si votre patron décidait du jour au lendemain que désormais, c’est vous qui allez acheter les fournitures de bureau (voire les ordinateurs) avec votre pognon.
 
Plus généralement, cette polémique ridicule sur « le coût du travail » en France devrait réveiller le sens critique le plus endormi. Car le gros du « coût du travail », c’est tout de même le salaire. Et ce que Sarkozy et Parisot appellent « le coût du travail », c’est la seule source de revenus de la plupart d’entre nous. Qu’ils souhaiteraient évidemment bien diminuer. Ah, c’est sûr, si les salariés français acceptaient de travailler gratuitement, la France serait plus compétitive et il y aurait moins de chômage !
 
La remise en cause du code du travail et des conventions collectives au profit du contrat entre employeur et salarié relève aussi de la pire saloperie, et n’est évidemment que la transcription d’un fantasme du Medef.
 
L’accumulation de ces mesures antisociales en ces derniers mois de mandat, après un quinquennat qui restera lui-même dans les annales du recul social, n’est certes pas le fruit du hasard. Sarkozy est un terroriste en service commandé, il sait qu’il va être abattu par les électeurs, et il met toute l’énergie qui lui reste pour remplir son contrat et faire le maximum de dégâts tant qu’il le peut encore.
 
Dans ces conditions, le sauvetage à tout prix de l’usine Lejaby par son ami et témoin de mariage Arnault, première fortune de France, est tellement gros qu’il a une force comique. Il ne pensait tout de même pas que ce sauvetage artificiel et relevant de la pure propagande allait faire oublier les 700 000 chômeurs supplémentaires officiels (et bien plus en réalité) du bilan sarkozyste ? Dans la vraie vie, les usines ferment tous les jours, dans l’indifférence et le mépris des politicards, de droite comme de « gauche ».
 
Dans le genre Amok, l’entrée en campagne d’Angela Merkel, la VRP des banksters, l’oppresseuse des Hellènes, explose aussi les limites de la décence et de la contre-productivité. Outre l’incongruité totale de l’ingérence d’un chef d’État étranger dans nos affaires, c’est à se demander si Sarkozy n’a pas débauché l’équipe de stratèges et de communicants de Jospin en 2002. A moins qu’il ait confié le truc à Benjamin Lancar, après le succès du Lipdub … Car franchement, au niveau potentiel de génération d’enthousiasme, Angela Merkel doit être à peu près entre Hervé Morin et le Père Fouettard… Chacune de ses apparitions télévisuelles provoque un pic de consommation d’antidépresseurs. Sans compter les vieux qui ont connu les privations de l’occupation allemande (une tranche importante de l’ex-électorat sarkozyste) et qui disent encore « Les Boches  », qui vont forcément lui faire une ovation… D’autant que la santé économique de l’Allemagne est nettement survendue.
 
La dernière foutaise en date est particulièrement symptomatique de l’état de désespérance de Sarkozy. Utiliser Claude Guéant pour agiter une fois encore les antiennes racistes et beaufesques force le respect : les pitoyables et pathétiques pitreries de ce petit pignouf de préfet puant, dragouillant avec une lourdeur pesante les bas instincts des électeurs du FHaine, c’est insupportable autant que désespéré. Il a déjà oublié que les nombreuses tentatives précédentes se sont transformées en boomerang et lui sont revenues en pleine gueule. Rappelez-vous le fumeux « débat sur l’identité nationale »… Rappelez-vous les objectifs d’expulsion…
 
Tiens, Sarkozy, Guéant, Besson, Hortefeux… Ce sont les mecs qui ont voté les traités européens qui abolissent les frontières intérieures de l’Europe. Ce sont les mecs qui y ont fait entrer la Roumanie. Ce sont les mecs qui s’étonnent ensuite de voir les Roumains déferler sur la France. Ce sont les mecs qui les expulsent avec un petit billet, les comptent et se félicitent d’en expulser de plus en plus. Ce sont les mêmes qui s’étonnent de les retrouver en France 15 jours après. Mais tant mieux, ils peuvent les expulser à nouveau, c’est bon pour les statistiques. Heureusement que ces mecs sont français, car « ça aurait été des Belges, on se serait foutu de leur gueule un moment »®.
 
Bref, quand Guéant déballe devant les petits fachos de l’UNI son couplet à 2 balles sur « toutes les civilisations ne se valent pas », ce n’est que la traduction faux-derche de quelque chose comme « Y’a trop de bougnoules en France. C’est vrai, quoi… On est envahis ! Et y’a rien à en faire, ces gens-là ne sont pas comme nous… Y vivent des zallocs et du RMI pendant qu’on bosse, et leurs femmes sont bonnes qu’à chier des gosses. Et ça égorge le mouton dans la baignoire… » ® etc. etc.
 
Qu’est-ce que ça vient foutre dans la campagne électorale ??? C’est totalement surréaliste !
 
Du coup, quand un député « socialiste » embraye et nourrit le troll en faisant remarquer que ce genre de raisonnement a conduit au nazisme (ce qui n’est pas faux, en plus), le pataquès occupe instantanément la totalité de l’espace médiatique, et tient lieu de campagne électorale. Plus besoin de programme, la course au buzz médiatique est largement suffisante.
 
On aura tôt fait de se retrouver ainsi au 22 avril, pas plus avancés.
 
D’ici là, Sarkozy, terroriste qui vide sa Kalach, peut encore tenter les nouveaux coups que Laurence Parisot lui susurre dans l’oreille : supprimer le SMIC, comme en Allemagne…… Supprimer le CDI, comme Mario Monti, la marionnette installée par les banksters, est en train de le faire en Italie…
 
Tous les chasseurs vous le diront : les réactions d’un animal blessé à mort sont imprévisibles et d’autant plus dangereuses."
SuperNo





-et pendant ce temps là la Grèce " tout feu tout flamme" n'en finit plus de désespérer des mesures d'austérité que le FMI  (rimant particulièrement bien  avec infamie) et Bruxelles (pas la belle, l'autre) leur ont concoctées soit-disant pour redresser le pays, traduisons: pour protéger leurs potes financiers et faire payer aux smicards du cru et ptites retraites tous les détournements de fric instaurés depuis des lustres avec la bénédiction des comptables étoilés, les fameux techno-gratte tout ce que tu peux.
Pour l'instant , nous autres, on assiste gentiment au spectacle du monde qui s'émulsionne avec au fond du décor tricolore  les fameux rideaux ignifugés bien de chez nous sensés nous protéger- comme autant de chantrale nugléaire- made in Franchouille- de tous les risques passés présents et en devenir.




Certes, ça ne fait pas plaisir de voir une bibliothèque brûler. Voui, je m'excuse mais même si je n'apprécie que modérément des méthodes consistant à cramer des bâtiments quels qu'ils soient, mon coeur d'artichaut breton fait que je suis plus touché lorsqu'on brûle des livres (et ça rappelle de bien sinistres choses...) que la succursale d'une banque quelconque.
 Comme le disait précédemment,  avec ses mots à lui, Msieur Lacroix,  from Belgique, les pouvoirs en place (de grève)  ont toujours eu une certaine habitude de laisser pourrir et donc dégénérer les situations, pour ensuite envoyer la cavalerie de l'ordre, la morale et tout le fatras au service de nos peurs et surtout de leur grain de vie.

Ben oui mais toi quand t'étais jeune? ( voix made off)

Quoi! tu veux me faire dire que parfois j'ai été très con...Ben oui...et  je  reconnais volontiers que les méthodes utilisées produisent parfois  l'effet contraire de celui souhaité. Et là, encore  je veux parler des  quelques fois où l'on fait semblant de  penser  avant d'agir ce qui est loin d'être toujours le cas...
A dame forcément ça te fait rigoler , tu te dis que l'autre énervé d'hier, il est en train de prendre un coup de vieux et donc de mou. Vi, t'as sans doute raison mais ptêt aussi  (oh l'excuse) qu'avec les z'ans zi barre j'ai appris comme le miroir de la salle de bain qui me renvoie heu!- quelque vérité- ben j'ai appris à réfléchir.
Seulement, la colère, celle qui nous empêche d'être complètement paillasson devant "Seigneur, mon bon maître"
 elle est toujours là, vivace, dans cet  éternel jeu de dupes;
  C'est au niveau des moyens employés que la formule a changé. J'ai découvert peu à peu l'inutilité de fonctionner comme les bouledogues du kapital, car à moins de se venger d'avoir loupé son examen d'entrée de garde de sécurité mobile et compagnie -ce qui serait quand même un comble vu le niveau requis- ou de soigner son romantisme comme un François-René sur son caillou battu par les vents; il me semble -humblement qu'il y a certainement des manières plus intelligentes, productives (et rigolotes)  de s'attaquer au pouvoir que de cramer une bibliothèque , un cinéma et même...une banque.

Il ne faut jamais utiliser les mêmes armes que ses ennemis au risque  de se confondre un jour avec leur ombre...

Mes bien chers soeurs et frères, le sermon du jour est fini, vous pouvez filer direct à la boulangerie vous prendre un pain. et surtout, n'oublions jamais :

"La révolution sera joyeuse ou ne sera pas."

dimanche 12 février 2012

dis, comment ça s'appelle?


source: écomusée des vieux métiers de Lizio

En début de semaine ou presque les marchands de fleurs vont s'affairer. Tant bien leur fasse.Personnellement chez moi-même, je préfère le défilé des bouquets de fleurs à celui des chapelets de bombes et ce qui prouve s'il le fallait que tous les commerçants ne se valent pas et par conséquence tous les clients non plus.
Encore que... contrairement au vendeur de fleurs qui à priori et  même sans  avoir consulté les statistiques de l'insee ne taquine pas en même temps la vente d'armes, rien ne dit que le pékin béat et  fleuri traversant le boulevard n'est pas aussi,  en d'autres occasions, un sème la mort.  D'ailleurs, si ça se trouve, l'argent servant à offrir des fleurs à sa belle.
D'où il vient.
Hein(g)?

Attendez, je ne voudrais pas que l'on reste sur une impression trop souvent déjà vue dans les flaques de ce blogacidulé. Tout n'est pas aussi désespéré que les apparences et même si avec un peu de logique et parfois aussi  de mélancolie, on ne verra  pas mardi dans les rues et chemins que des Valentin au secours de leur Valentine,  il reste quand même à se réjouir du regard sur une vague de  tendresse  croisée à marée basse.
Tenez du genre de celle qui va suivre découverte ce matin même sur une  radio préférée:

"Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais..../...
André Gorz- extrait de: " Lettre à D"




"Lettre à D " est le dernier livre écrit par le philosophe André Gorz. l'extrait que je viens de reproduire débute le livre et il se conclut par

“Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l’autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible nous avions une seconde vie, nous voudrions la vivre ensemble”

André et Dorine "se sont offert" la mort en 2007




“Si tu t’unis avec quelqu’un pour la vie, vous mettez vos vies en commun et omettez de faire ce qui divise ou contrarie votre union. La construction de votre couple est votre projet commun, vous n’aurez jamais fini de le confirmer, de l’adapter, de le réorienter en fonction de situations changeantes. Nous serons ce que nous ferons ensemble.”




samedi 11 février 2012

fesses et gestes

 



"Pensez à prendre des nouvelles de vos proches les plus sensibles au froid"
En passant dans les environs du transistor qui en ce moment  seconde le poêle  pour réchauffer l'atmosphère. Ouais enfin, pas pour les infos,
mais heu!...
J'entends une voix féminine et calibrée au format de France Inter, et si ça se trouve  à tous les autres aussi,  me dire que depuis quelques jours il fait froid,  -Ah oui c'est vrai,  merci de  le rappeler- et que donc-en résumé- il faudrait songer à avoir une pensée pour ses proches les plus sensibles à la rigueur, qu'elle est drôlement  climatique.
Très respectueux des convenances tricolores comme il se doigt (où il faut) je me dépêche de demander à lulu qui passait justement par là si tout allait bien présentement et devant son acquiescement je me dis que ça c'était fait et que le ministère des couvertures chauffantes avait de quoi être fier de moi puisque en bon citoyen attentif (mais plus trop chevelu quand même) j'avais rempli mon devoir du jour.
  Tout au moins celui-là, puisque d'après mes calculs j'en étais rendu à 19h24b  à seulement  deux fruits et trois légumes au risque  de recevoir un avertissement du secrétariat d'état aux épiciers en  gros  et puis  comme  je  n'avais toujours pas mis à jour mes vaccins hépatite C, coqueluche, grippe et fièvre rose  je risquais sans doute  aussi une prochaine convocation du secrétariat d'état aux laboratoires privés...
Etais-je donc devenu  sans le vouloir un asocial , ce qui serait quand même un comble  alors que je m'efforçais de suivre au plus  près toutes les consignes ministérielles comme par exemple celle  ne jamais oublier de signaler  sur le numéro vert de gris - anonyme et gratuit-  les personnes suspectes avec un fort accent étranger débarquant d'un cargo rouillé dans l'avant port. ainsi que celles -une honte- leur proposant de les héberger.

Il  me faudrait  donc redoubler d'effort pour pouvoir remplir mon quota du mois et toucher ainsi la prime d'assiduité versée pour bons et noyaux services à  l' Etat j'erre.













Sportif et pansé du jour  


à 13h15 dans le poste:

"On avait les jambes à soigner mais aussi la tête"












 
photos: plage du Nau-Le Pouliguen- samedi 11 février







"Les consignes?!...je préfère l'autisme, un monde ou le canard salue le cygne sans être pris pour un con!" 
- Sylvie-  
Blogueuse à deux têtes:



tout petit déjà


photo Pornic vendredi 10 février  par Philippe

Tout petit déjà
-mais maousse costaud
répondit l'écho
Les jours commençaient à faire des heures minutes supplémentaires mais le service de nuit en récup. arrivait quand même à ses fins
Et,
sur les coups de onze heures à l'église la plus broche ,  il mit son nez de Redon dehors afin de vérifier si tout le monde de ses quelques connaissances dans la galaxie était  bel et bien au rendez-vous.
Entre-nous et que cela reste ainsi:
"il ne fut pas déçu"
L'histoire d'avant -puisque c'était bien de cette façon qu'il fallait comprendre la voix lactée et demi écrémée- semblait d'une évidence déconcertante .
Suis-je bien assez claire? pouvait-on lire en filigrane et même s'il ne connaissait pas personnellement cette Claire en question, 
devant l'immensité de la tâche il se sentit petit.
Tout petit déjà.








jeudi 9 février 2012

tu peux courir




Dans la rubrique exotique de l'hiver,  Brigitte  temporairement délocalisée  sur une  isle caribéenne nous a fait parvenir une carte postale sur laquelle elle nous signale qu'elle profite d'une météo à 29 degrés... Cela rajouté aux 50 du jus  fermenté de canne à sucre, y'a de quoi zouker sur la plage.
Tabernuche tiens pour la peine je vais me faire un ti' punch.  Ah oui mince il n'est que  9h, un peu  tôt peut-être. Bon... il me reste les environs du poêle et le morceau de musique de circonstance "imagine one day" proposé par notre reporter chez Saint Martin qui comme chacun sait a généreusement  partagé son manteau  avec un déshérité.
Entre-nous  je ne vois pas trop non plus  ce qu'il faisait avec un manteau sous ces latitudes (sauna individuel?)
M'enfin!
Ah mais on me signale dans mon oreillette en bulot verni que le gars Martin créchait du côté de Tours,
ceci  expliquant cela...










plus d'infos

Fulup qui fourbit son bermuda breton mais là , en disant cela, je sens bien que concernant Fulup je tombe dans la faille du pléonasme, et doublement même, puisqu'en véritable  breton waterproof, il envisage le bermuda sept mois par an, mais pas en ce moment et on ne lui en voudra pas.
En tout cas d'ors et déjà il se prépare pour pour pouvoir enfourcher son vélo et accompagner ainsi les coureurs de La Redadeg 2012 quand ils se présenteront sur les terres pas complétement immergées de l'estuaire de la Loire,  avant  de traverser quelques heures plus tard, celui de la Vilaine pour continuer leur périple et pari tous les ans renouvelé et consistant à traverser  en relais,les cinq départements bretons en courant nuit et jour, ce qui représente pour cette année, 1500 kilomètres entre Brest et Douarnenez et en huit jours, s'il vous plait.
 Chaque kilomètre de course peut être acheté, non pas pour raketter le passant comme pourrait le faire n'importe quelle entreprise d'autoroute privée construite avec nos sous,  il s'agit plutôt  ici de récolter des fonds pour une cause que nous explique ses organisateurs: "La Redadeg est une course pour la langue bretonne. Son principe est de passer un relais, sans discontinuer, de jour comme de nuit. Les kilomètres sont vendus pour récolter des fonds dédiés au financement de projets qui participent à l’usage et à la transmission de la langue bretonne dans la société." source: Ar Redadeg
On peut également rajouter que le passage de La Redadeg est aussi l'occasion de fêtes /animations orchestrées par des écoles et associations locales.
Chacun peut participer même s'il ne peut ou ne veut pas courir, même en dehors des terres bretonnes cela marche heu! je veut dire -court- aussi

Les organisateurs ont prévu cette année  pour ne pas enfumer les coureurs  et en rajouter dans la couche (qu'on en tient déjà,une bonne) de limiter les accompagnements motorisés de la caravane de coureurs et c'est ainsi par exemple pour la note localement locale de l'affaire, le 16 mai lorsque les participants traverseront Saint-Nazaire du côté de la  fin de matinée, nous serons nombreux -que le grand pédalier m'entende-- à enfourcher nos bicyclettes et apparentés pour participer dans l'humeur qu'elle est bonne à cette belle aventure qui on peut le dire va de l'avant.
Nous reviendrons bien évidemment et en temps imparti à cette Redadeg 2012


photo: Skol Diwan Sant-Nazer



Klip Redadeg 2012 from Ar Redadeg on Vimeo.






photo source: des baskets dans le vent



 Pour rester -et magnifiquement - dans la course  on peut également prendre des nouvelles de Stéphane parti de Saint-Nazaire  début juin et se trouvant à l'heure actuelle quelque part dans Le Kerala
Des baskets dans le vent" c'est le joli nom de son blog où il raconte non pas ses exploits  (qui existent cependant) mais plutôt comme il le dit lui-même en préambule:j'ai 50 ans et une envie folle de parcourir le monde à la rencontres des autres." 
  Au fil des kilomètres courus de son grand voyage qui veut le conduite jusqu'à Lhassa au Tibet, c'est sur qu' il en rencontre -et à son beau  rythme-- des peuples et des cultures... dans le même temps Stéphane nous offre de chouettes nouvelles du Vivant quand il s'engage sur  ce genre de chemin...
"Des baskets dans le vent"