mercredi 7 décembre 2011

habillage trois effets



 Serge nous propose ceci:


"En découvrant l'histoire de Fabrice, l'éducateur qui s'est suicidé à Dunkerque, je me suis dit que ça aurait pu m'arriver. Que des choses graves auraient pu se passer. J'ai vu des éducateurs qui craquaient, d'autres pourtant très bons qui partaient ou qui finissaient par s'énerver contre un jeune.
Après deux ans et demi comme moniteur-éducateur dans une importante institution d'Ile-de-France, j'ai demandé, à bout, une rupture de contrat.
Premier problème : le manque de personnel. Raisons budgétaires oblige, la structure accueillait un maximum de jeunes sans pour autant augmenter le nombre d'éducateurs. Nous étions en sous-effectif : ils étaient trente, on était cinq ou six. J'ai travaillé dans un autre foyer avec plus de moyens et d'encadrants, il y avait moins de soucis avec les adolescents.

Les ados ont besoin d'autorité

Mais il y a autre chose : on manque d'autorité et de respect. Même complétement désemparé, on ne peut pas sanctionner. On est là pour les aider mais quand des jeunes se mettent en danger ou nous mettent en danger, l'éducateur ne peut rien faire.
Comme Fabrice, j'ai été agressé physiquement. Deux fois en trois jours par le même jeune, alors qu'il venait d'avoir une altercation avec un professeur. Une semaine après, il a reçu une petite sanction (quelques jours d'exclusion pour un multirécidiviste ingérable).
Je ne suis pas pour la sanction, mais quand un jeune fait une bêtise, il faut le punir. Les ados ont besoin et demandent de l'autorité. Ils sont dans la toute-puissance. Ils font tout ce qu'ils veulent et on ne peut rien faire.

Les informations sont cloisonnées

Nous ne nous sentions pas soutenus par la direction. Nous sommes près des jeunes au quotidien, mais notre parole et nos écrits ne servent à rien. Nos rapports étaient tout de suite classés.
L'affaire d'Agnès m'a également interpellé. Quand on recevait ces jeunes, nous n'avions aucune information sur leur passé. Pourtant, il y avait bien un dossier d'admission. Mais une partie des informations allait à l'infirmerie, une autre à l'assistante sociale, une autre à la scolarité. Nous en avions une partie, mais rien de complet sur le jeune.
Ce cloisonnement d'information est dangereux pour le travail des éducateurs. Impossible de bosser correctement quand on nous cache des choses primordiales pour les aider !

Mes proches m'ont permis de ne pas péter les plombs

J'avais les nerfs à fleur de peau. A tel point que je me sentais capable de frapper un ado... Ce qui n'est pas du tout dans ma nature. Heureusement pour moi, je suis bien entouré. Mes proches m'ont permis de ne pas péter les plombs.
J'ai fait un « burn out ». Je ne voulais pas démissionner car j'estimais avoir essayé de faire mon travail du mieux que je pouvais, tous les jours. D'autant que les conditions étaient difficiles pour les éducateurs. La direction n'avait pour sa part aucune raison de me licencier. J'ai demandé une rupture de contrat. Elle a été reçue favorablement – voire avec soulagement.
Quand je vois tous les faits divers qui concernent le milieu éducatif, où les professeurs et les éducateurs ne sont pas soutenus mais montrés du doigt, je suis heureux d'avoir dit stop. Il y a beaucoup de gâchis, d'incompétence, de dysfonctionnements et d'inhumain dans le monde éducatif français."
 "A deux doigts de péter les plombs, j'ai quitté mon travail  d'éducateur."   texte de: Patrick Moisson- publié dans:
RUE89


                                             (-(-(-(-(-(-(-(-(-(-(-(-(-)-)-)-)-)-)-)-)-)-)-)-)-)


la marche de l'Histoire a t-elle toujours du sens?


oublié de la crise


ça coûte bonbon


estuaire souvenir: tremper son canard, paraît que ça réchauffe


nuages et dentelle


mardi 6 décembre 2011

à part tenir


"Il y a quelque chose de plus grand pourtant que d'appartenir au monde, c'est de s'appartenir à soi -même"
Victor Hugo










"L'être humain n'a aucun standard de qualité hormis son besoin d'appartenance"
-Bernard Arcand-




"C'est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c'est notre regard aussi qui peut les libérer."
-Amin Malouf- 


 

lundi 5 décembre 2011

fera jour demain



C'était chaque année la même histoire, comme une  impression  d'avoir enclenché sans le vouloir le pilotage automatique. Comme si son système immunitaire conscient des risques à prendre, préférait économiser l'énergie en le mettant -en quelque sorte- en veille ou alors  pour reprendre une métaphore de son temps, en partitionnant  son disque dur pour le protéger des attaques extérieures.

Selon son biographe attitré s'il en avait eu un, mais  tout au moins d'après sa fiche de traçabilité , il aurait dû  pourtant  profiter avec un plaisir exonéré de remords de cette rencontre particulière de l'année en contrée pacifiée où l'on se devait de célébrer la  conception individuelle et  tout à fait relative du beau, du bon  et de sa famille épanouie.

Ni les pouvoirs publics,  ni l'entreprise privée, ne lésinaient leur temps et leurs presque moyens adaptés bien entendu aux circonstances économiques, pour faire en sorte que l'individu nageant dans leurs eaux soit en mesure de se mettre dans un état mental tout à fait propice à une certaine béatitude lui permettant ainsi  de prendre du plaisir à dépenser sans  trop  raison gardée,  au milieu d'une foule de
semblables tout aussi affamés. Les plus récalcitrants n'agissant que par obligation mais toujours présents.
Comme un devoir d'humanité sur sa fin de l'année.
Comme un arrière  goût de  suppositoire avant de fermer la porte et d'en ouvrir une autre sur un vigoureux: "T'inquiète petit, fera jour demain."



source:.Serge

Il avait ressorti du grenier et de son carton tout du long poussiéreux ,  un  sapin inoxydable ou presque, en tout cas qui ferait  bien  encore l'affaire cette année.  Les guirlandes  rangées dans leur pochon piaffaient d'impatience à l'idée de pouvoir enfin  quelques semaines crécher  aux exhibitionnistes  patentés. Chacun mettait du coeur à l'ouvrage  pour être dans l'ambiance et en bon soldat lui aussi,  il remplissait sa part d'utile.

Mais cela ne l'empêchait pourtant pas d'être ailleurs.
Seulement où?
A la  question, il ne savait répondre.
Parce qu'il n'avait  pas de mots pour l'expliquer,
ou alors toujours les mêmes liés à la saison, la conjoncture et ses effets secondaires...
Mais au fond,
tout au fond...
Là où les mots n'ont plus d'importance, il se prenait un air de trouble-fête, embarqué dans une aventure qui n'en était plus une depuis qu'il avait rempli son constat d'enfance.
C'était devenu  un rituel pour renacler les saisons, une glace sans fond de teint,
une raison comme une autre
et l'envers du doute.




Toutes les conditions étant sans doute  réunies , comme pour répondre à une quelconque exigence  soudainement impérieuse, il découpa  le journal municipal et  son Père Noël de l'estuaire qui annonçait la bonne parole  locale,
  et renouant ainsi , avec de vieilles coutumes il laissa filer le courant en pensant qu'il ferait bien assez tard pour essayer de le rattraper.

source: Toile

vendredi 2 décembre 2011

tranches amères d'enfance et mise en perspective


source: Toile

C'est le prestige ou peut-être l'arrogance d'un clavier qui s'échappe, lorsqu'on n'y prend garde, vers les sirènes du  grand large...
Mélanger,
triturer,
absorber,
décortiquer,
désacraliser l'émotion.
Presque tout se permettre,
au risque de
???



".../...Oui, tu avais quoi, Natacha, deux mois, trois mois? La petite dernière, celle qu'on fait malgré les années de chômage, pour garder foi en l'avenir, celle qu'on fait malgré les mensonges de la gauche au pouvoir qui avait promis de sauver la baraque, qui avait juré qu'on continuerait à faire de l'acier à Denain. il y avait même des ministres communistes au gouvernement quand tu es née, Natacha, tu vois comme la vie allait être plus belle.
Les années se mélangent, je suis fatigué, mais je suis certain que c'était un mardi 12 décembre.
Je vais te dire pourquoi, Natacha, parce que je me souviens du petit garçon que j'étais quand la nouvelle est tombée le 12 décembre 1978 et qu'Usinor a annoncé la suppression de cinq mille emplois à Denain et de cinq cent cinquante à Trith-Saint-léger..../..."
extrait de: Le Bloc-Jérome Leroy-




source: Toile

".../....Je me nomme Paul Blick. J'ai cinquante-quatre ans, un âge embarrassant qui hésite entre deux perspectives de l'existence, deux mondes contradictoires. Chaque jour les traits de mon visage se recouvrent des fines pellicules de l'âge. J'avale régulièrement du phosphate de dysopyramide, du chlorhydrate de propanolol et, comme tout le monde, j'ai arrêté de fumer. Je vis seul, je dîne seul, je vieillis seul, même si je m'efforce de garder le contact avec mes  deux enfants et mon petit-fils. Malgré son jeune âge - il va avoir cinq ans-, je retrouve parfois sur son visage certaines expressions de mon frère, mais aussi cette assurance, cette sérénité que Vincent affichait pour traverser la vie. A l'image de mon frère, cet enfant semble habité d'une paisible énergie, et croiser son regard, lumineux et scrutateur, est toujours une expérience troublante.../..."
extrait de: Une vie française-Jean-Paul Dubois-


source: Toile


".../...Comme un bombardement, Natacha, un tapis de bombes. A cause, notamment, de ces enculés de Bruxelles, déjà. On disait la CEE à l'époque, moi je dis que c'étaient des enculés et que ce sont toujours des enculés, Natacha.
Et que c'était trois ans après jour pour jour, un 12 décembre, que les gendarmes sont arrivés à la maison, que maman leur a proposé, forcément, du café, tu sais bien Natacha, cette cherloute du Nord, trop claire, cette lavasse qui reste toute la journée et qui laisse une odeur dans toutes les maisons. Hélène n'était pas là. Elle venait d'entrer en seconde. Elle apprenait ses leçons chez une copine sans doute les Borowiek, trois maisons plus loin.
C'était la fierté de la rue, Hélène.
Les gendarmes, Natacha, les gendarmes...
Peut-être avaient-ils faits partie de ceux qui avaient cogné papa pendant une de ces manifs qui avaient dégénéré, quand ils l'avaient surpris avec une fronde et des boulons. Peut-être avaient-ils fait partie de ceux qui lui avaient pratiquement fait perdre un oeil à force de le tabasser à cinq ou six alors qu'il était à terre.../..."
 extrait de : Le Bloc-Jérome Leroy



source: Toile

".../...Pour le quatrième anniversaire de Louis, j'ai descendu le carrosse des étagères du haut de la bibliothèque, et je l'ai déposé devant lui. il a longuement examiné l'objet, les roues, les chevaux, sans les toucher. Nullement subjugué, il paraissait plutôt dresser un inventaire mental de chacun des détails. Au bout d'un moment, je lui ai dit que, s'il collait son oreille sur le parquet, peut-être entendrait-il, à son tour, le bruit des sabots. Sceptique, il s'accroupit tout de même et, dans cette posture, m'offrit, l'espace d'une seconde entrebâillée, le bonheur d'entrevoir ma jeunesse défiler au grand galop.
L'enterrement de Vincent fut un moment effroyable et je peux dire que depuis ce jour, malgré nos efforts, mes parents et moi-même n'avons jamais pu parvenir à reformer une véritable famille. A l'issue de la cérémonie, mon père me remit l'appareil photo Brownie Flash Kodak de mon frère, sans imaginer que plus tard cet objet allait changer ma vie.
.../..."
Extrait de Une vie française- Jean-Paul Dubois

source: Toile




".../...Oui, c'étaient peut-être ces mêmes gendarmes qui sentaient le dehors et le tabac froid qui disaient à Maman qui avait dans les mains une guirlande dorée parce que malgré tout, on avait beau dire, c'était Noël: "Pas de chance, madame Stankowiak. il faisait nuit. Il faisait du brouillard. et puis, il avait peut-être bu un coup de trop avec ses copains de la cégète au Poilu. il y passait beaucoup de temps, non, depuis quelques mois? Mais non, madame Stankowiak, on ne dit pas que votre mari buvait. Tout le monde sait que c'était un ouvrier sérieux même si un de nos collègues de la gendarmerie de Saint-Amand l'a contrôlé en excès de vitesse il y a deux semaines et qu'il sentait l'alcool. il n'a pas verbalisé parce qu'on sait que c'est difficile en ce moment pour les anciens d'Usinor. Non, vous ne pouvez pas le voir, il a été emmené à la ..., enfin vous pourrez venir le reconnaître demain, si vous voulez. Un suicide, mais pourquoi un suicide, madame Stankowiak? De toute façon, il vaudrait mieux pas. il avait peut-être prévu une assurance-vie, même toute petite? Et dans ces cas-là, vous savez, ils font des histoires. Pareil pour le fonds d'indemnisation. enfin nous, ce qu'on vous en dit, madame Stankowiak..."
.../..." 
Extrait de: Le Bloc-Jérome Leroy-




source: Toile

.../...La mort de Vincent nous a amputés d'une partie de nos vies et d'un certain nombre de sentiments essentiels. Elle a profondément modifié le visage de ma mère au point de lui donner en quelques mois les traits d'une inconnue. Dans le même ,temps, son corps s'est décharné, creusé, comme aspiré par un grand vide intérieur. La disparition de Vincent a aussi paralysé tous se gestes de tendresse. jusque-là si affectueuse, ma mère s'est transformée en une sorte de marâtre indifférente et distante. mon père, autrefois si disert, si enjoué, s'est muré dans la tristesse, le silence, et nos repas, jadis exubérants, ont ressemblé à des diners de gisants. oui, après 1958, le bonheur nous quitta, ensemble et séparément, et, à table, nous laissâmes aux speakers de la télévision le soin de meubler notre deuil.
.../...
-
Extrait de: une vie française-Jean-Paul Dubois.



-source: Toile

".../..Et toi, Natacha, tu en dis quoi quand tu fais des ateliers d'écriture avec des chômeuses, des licenciées du textile de Roubaix, de la Cristallerie d'Arques ou des précaires de chez Toyota, parce que ce n'est pas ce qui manque la misère sociale à encadrer dans le Nord-Pas-de-Calais. Tu en penses quoi?
Il était bourré, papa?
Ou il s'est suicidé froidement?
Dis-le,Natacha, dis-le,  parce que, moi, la seule chose dont je suis certain, c'est que les gendarmes, ils ont achevé de tuer ce qui restait d'un petit garçon, ce 12 décembre.
Je ne sais toujours pas qui est né après, je sais juste que c'est quelqu'un qui ne supporte plus que le café très fort, qui déteste l'approche de Noël, les guirlandes et toutes ces joyeuses saloperies lumineuses. Je sais que tu dois penser avec Hélène que c'est un monstre, un skin hyperviolent, une ordure fasciste, et vous avez raison, mais moi, Natacha, la seule chose dont je sois certain, encore une fois, dans cette piaule sordide, entre mon GP35 et mon iphone, c'est qu'un petit garçon est mort, ce 12 décembre-là, et que ce petit garçon, c'était moi, Natacha.
.../..."
extrait de: Le Bloc-Jérome Leroy-


 source: Toile

jeudi 1 décembre 2011

agora du je dis

 camping cinq étoiles, source: La toile


Comme l'affirmait un slogan un brin  franchouillard des années septante :" En France on a pas de pétrole mais on a des idées". Je ne vous apprendrais rien en disant que -cocorico, poil au dos- cela ne s'est jamais démenti par la suite... Seulement, question idées, c'est étrange de constater que celles qui  aboutissent vont en général toujours dans le sens du Pouvoir avec un gros  pet comme dans: "Puisque je suis là autant faire plaisir à mes potes et "accessoirement" conforter mon plan de carrière politique qui est somme toute (au propre comme au figuré) -vu la situation économique de la majorité des citoyens-  pour le moins avantageux, juteux, profitable et j'en passe.
Mais là, forcément, je vois tout de suite le-la-les  députés-sénateurs-trices etc prendre un air supérieurement  dégouté en affirmant avec force et  velouté que: ce discours fait le jeu du populisme, des extrêmes...et clore le débat avec cette phrase  sybillement claire: C'est beaucoup plus compliqué que celÂ..."
Ben, z' alors camarades représentant(e)s du peuple, moi représentant de moi-même, j'aimerais bien que vous m'expliquiez...
Voui, d'accord,  mais comme on vient de le dire: "c'est compliqué" et donc le pékin breton et très moyen  que je suis, ne peut - même avec la meilleure volonté du monde- piger ces choses là
Dame oui, sinon il serait lui aussi  député, sénateur et toutes ces sortes de choses, et comme je n'ai pas fait avant cela  des études pour être avocat, médecin, prof de fac,  camelot, grand comique de l'Etat...ni hérité de la fortune d'un arrière,  grand-père, père...grand patron de l'industrie et consort (le dimanche) il n'y  a donc aucune chance que je devienne moi aussi  un jour représentant...mais de qui que quoi déjà au fait?
du peuple voyons,
  A oui j'avions  z'oublié.

M'enfin(g), comment osais-je dire des choses pareilles, nous avons  ou alors,  nous avons zut des z'ailus du popolo avanti en provenance directe du terroir  ouvrier, petit paysan, employé...attendez seulement que je fouille l'hémicycle qui n'est certes  pas toujours bien rangé et je vais vous en sortir un  de mon chapitiau c'est sur.
Tenez, celui là par exemple avec sa veste chamarrée, il est ti  pas beau?
Certes, très choli,  mais lui, il fait partie du ptit personnel- bien  soigné ok - mais néanmoins onctueusement  larbiné
Bon, c'est  pas grave, je fouille encore et je vous rappelle...

Voix off: Artung! ce n'est pas non pluche parce que l'on est issu d'un milieu dirons-nous: populaire que si par le plus grand des hasards on accède un jour à quelque prérogative on ne deviendra pas à son tour amateur du "par ici la bonne soupe"
Le Pouvoir est une drogue dure et à moins de légiférer pour  essayer d'en changer les tenants et aboutissants et, c'est pas demain la veille que ça va changer quelle que soit la couleur de l'épicerie.
Et d'ailleurs,  qui c'est qui légifère?
...
Quand on vous disait  que c'était compliqué 
Moralité: "Tais toi et vote, ON s'occupe du reste.



 Travaux pratiques  proposés par Johann





"Lundi, les députés ont entériné la Loi sur les Certificats d'Obtention Végétale.
Cette loi va étendre l’obligation de payer une nouvelle taxe, la « Contribution Volontaire Obligatoire » à 21 espèces : orge, avoine, pois, trèfle, luzerne….
Pour les autres espèces (cultures intermédiaires, légumes, soja) elle interdit les semences de ferme. Les paysans qui ne respecteront pas cette loi seront des contrefacteurs, donc des délinquants.
Le premier effet de cette loi est de taxer les éleveurs qui font de l’autoconsommation de leurs céréales ou qui cultivent des plantes fourragères.
L’objectif des semenciers est d’augmenter progressivement la taxe pour que les paysans trouvent moins d’intérêt à faire de la semence de ferme.
D’ici quelques temps, les semenciers auront la mainmise totale sur les semences alors qu’actuellement ils ne fournissent que 50% des volumes. Nous nous trouverons alors dans une totale dépendance qui peut mettre en péril la capacité même à ensemencer tous nos champs.
Voilà ce que viennent de voter les députés sous la pression des lobbies semenciers et du président de la FNSEA.
La Confédération paysanne appelle tous les paysans à refuser le paiement de cette taxe et tous les candidats aux prochaines élections à s'engager à abroger cette loi scandaleuse."
source: Confédération Paysanne 




 Humour potache

 Question d'une auditrice un  récent matin sur France Inter: "Monsieur le Ministre , nous avons appris dernièrement que les étudiants avaient subi du retard ce mois-ci  pour toucher leurs bourses. Est-ce que vous au moins et vos collègues ministres, n'avez pas eu trop  de problème pour toucher votre salaire?



journée mondiale de lutte contre le sida


1er décembre 2011:
journée mondiale de lutte contre le sida
consacrée au thème:
"Objectif : zéro"
Zéro nouvelle infection à VIH. Zéro discrimination. Zéro décès lié au sida. 

plus d'infos: CRIPS














mercredi 30 novembre 2011

harry gadeau et pouet pouet incorporé




vidéo du soir et bon sang de bonsoir
qui nous est proposée par Angela M. de Berline cinq portes
Ah mais non
 scusez
L'on me signale dans mon oreillette en rigadeau que finalement  contrairement aux apparences  ce serait Serge de Montpeul
qui nous ferait partager ses anchois culturels et son goût immodéré pour les culottes courtes en felours bavaroissien
A consommer naturellement avec sa moitié sans mousse

autumn leaves

brève de saison
chuchotée
un matin
couleur d'Ambre


mardi 29 novembre 2011

passage légèrement nuageux en saison propice au lit



"Les nuages nagent comme des enveloppes géantes, comme des lettres, que s'enverraient les saisons."
-Ismaël Kadaré-




L’humain & Le Marionnettiste

"Être humain, par ficelles contrôlées
Tenait en ses chaînes, son enclave 
Maître-marionnettiste par cupidité
Lui tint un peu près ce langage :
« Hé ! Bonjour, Monsieur l’humain
Que vous êtes si lâche ! Que vos rêves son vain !
Sans mentir, si vos mirages
Se rapporte à votre courage,
Vous êtes le pantin de nos désirs et de nos lois.
À ces mots l’humain se retrouve sans voix ;
Et pour montrer sa liberté de choix,
Il ouvre grand les mains, se laisse tomber de tout son poids.
Le marionnettiste le saisit, et dit : « Mon bon pantin,
Apprenez que tout esclave
Vit aux dépens de celui qui contrôle :
Cette leçon vaut bien une vie sous notre trône.
L’humain, abasourdi et résigné
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus."






"lorsque les vents soufflants tiennent les flots, on ne peut les empêcher, toute la terre est à leur merci, toute la mer. Ils abîment même les nuages du ciel et remuent des feux rouges sous leurs coups sauvages."
-Ovide- "Les métamorphoses"






La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme from Hajen on Vimeo.





source:Poètes indignés




"Le schizophrène construit des châteaux dans les nuages, le psychotique y vit, le psychanalyste touche les loyers."
-Jérôme Laurence-




Mégalo d'essai:

Je viens d'un monde qui se raconte des histoires,
en faisant le pied de grue
quand le port salue
les gloires éphémères
menées en bateau
par des conjonctures embouchant l'horizon,
de nuages canoniques, aux principes ôtés
sous la complaisance
d'un pavillon noir
à force d'avoir trop volé dans les plumes de mouettes
engluées
chez  pertes et profits.

Je viens d'un monde
- en devenir-
en chantiers de vous avoir connu
et même
de s'être trop marée
en compromis
avec les comètes
de la souffrance organisée
aux heures de pointe à vélo
sur des rails désuets et glissants
mais...
tellement poétiques sous la lune finale.
Je viens pour des nuages
et le vent de l'avenir
assuré en privé
et  doutes colmatés
chez y'a que ça
et catéchisme obligatoire:
du ça ira
version:
Mieux demain.

Je viens du bastion des illusions
socialistes réchauffées,
mâtinées de toile d'araignée
et clientélisme consciencieusement  organisé.
Seulement,
faudrait pas trop  médire
de peur d'être affecté
en trouble fête,
en double file,
catalogué,
 religion à la masse
et nécessaire
à penser:
Y'a bon, la brute et son Briand

Je viens et je m'en retourne pour voir si je ne serais pas,
par hasard et ponctualité
bien ordonnée,
suivi par une ombre
de moi-même?