mardi 15 novembre 2011

que c'est triste un train qui siffle dans la nuit




C'est toujours la même histoire mais pas forcément non plus un beau roman  hu! hu! hu!. Sous couvert d'être soit disant le plus évolué du bigbang terrestre, le bipède en  genre humain a une fâcheuse et Historique  tendance à vouloir s'étaler comme bon lui semble et à laisser trainer ses affaires n'importe où  et sans vraiment se préoccuper de qui fera le ménage-théorie bien connue du: "Après-moi le déluge".
Le gars (et des filles aussi) s'imagine que la planète où il a posé par hasard les fesses, il en serait en quelque sorte propriétaire, un peu comme ce qu'il  rumine et théorise de sa grande émotion passagère qu'il appelle communément:  "l'amour"et qui se traduit en résumé dans le texte par un truc du genre (en général)  non dit   mais du genre quand même:: C'est à moi ça, pas touche."
Et toute la trame ou presque de son aventure va ainsi se résumer à mettre des barbelés de vrai ou virtuels autour d'un mythe (à gros trous) de la "classe" du possédant et par extension à prendre ses aises avec l'espace. Mais comme son double fait de même, on comprend pourquoi depuis qu'il s'est accompagné pour la survie de l'espèce et par peur de rester seul, cela engendre des incompréhensions, frictions, conflits ..et autres problèmes d'égo, de communication et tout le bourrier.
Après, tout est affaire de qui sera le plus fort ou  aura la plus grande gueule et le baratin qui va avec pour faire croire à son voisin que c'est comme ça que ça se passe la vie et qu'il a intérêt à l'entendre sinon ça ne pourra que  lui amener des ennuis. On connait la chanson:  ".../...les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux..."
Mais comme par chez nous on s'affiche dans le mode -civilisé-le discours qui accompagne sera à quelques rognures près : "On fait ça, mais c'est pour ton bien, et d'ailleurs si tu comprends pas c'est que t'es juste un peu  trop con , allez circule...."
Là-dessus on peut décliner tous les genres et les modes de l'Homo-politicus, l'Homo curaillus-flicus- l'Homo financius et suivant ses intérêts...de l'Homo psycho et scientificus-
...



Z'avions reçu ceci:


  "  Fukushima, c'était il y a huit mois. Il n'y a pas de « retour à la normale » après une catastrophe nucléaire. Il y a un nouvel état du monde, une nouvelle géographie du ravage dont l'information régnante voudrait que l'on s'accommode, par la force des choses. Le spectacle des explosions de Fukushima offert en live streaming à la planète entière, les dépêches sans queue ni tête livrées d'heure en heure à l'avidité des peuples obéissent à la même logique qui commande aujourd'hui le plus complet silence sur les conséquences de la catastrophe. Qui sait que le Japon a mis à l'arrêt à ce jour 44 de ses réacteurs, que seuls dix fonctionnent encore et qu'à Tokyo on préfère désormais les coupures d'électricité aux merveilles de l'atome ? Qui se soucie que 90 % des enfants naissant actuellement dans la zone contaminée autour de Tchernobyl soient frappés de tares génétiques ? La vie est assez dure comme ça pour s'épargner d'avoir, de surcroît, conscience de son horreur. Les pays les plus nucléarisés sont ceux où l'on se rebelle le moins contre le nucléaire. Les prisonniers finissent généralement par aimer leur geôlier, pour peu qu'on les résigne assez à leur sort.

    Dans l'ambiance de fin du monde, d'apocalypse symbolique, d'effondrement généralisé où nous baignons présentement, le nucléaire fonctionne comme un verrou sur la situation politique. C'est un ciel bas et lourd qui pèse comme un couvercle sur toute idée de bouleversement. Ce qui est en jeu là, ce n'est évidemment pas la révolution, tout juste sa possibilité. D'autant plus cette société épuise le peu de crédit qu'il lui reste, d'autant plus le réseau de centrales qui enserre le territoire nous fait l'effet d'un corset, d'une camisole. Comment un régime qui ne s'aventure plus à faire de promesse pour l'année suivante ose-t-il produire des déchets radioactifs pour encore cent mille ans ? Comment ignorer que la dépendance énergétique où l'on nous tient, et la sorte de chantage qui l'accompagne, réduisent à l'insignifiant toutes nos prétentions à la liberté ? Il y a quelque chose de morbide dans l'investissement libidinal dont l'Etat français a couvert ses centrales et ses bombes à neutrons. A mesure que gouvernements  étrangers et capitalistes éclairés font savoir l'un après l'autre leur intention de renoncer au nucléaire, la France préfère se dire que si elle est de plus en plus seule dans son impasse, c'est simplement qu'elle est la meilleure. Alors que l'EPR est en bonne voie pour égaler Superphénix dans la catégorie des folies furieuses, EDF dévoile à présent son intention de relancer la surgénération. C'est un spectacle atterrant qu'un tel déni du réel, une telle imperméabilité à l'expérience, une telle façon d'exposer au monde entier ses verrues comme un titre de gloire.

    Trois ans se sont écoulés depuis ce 11 novembre où la Sous-Direction Antiterroriste a trouvé bon d'investir le village de Tarnac et quelques autres domiciles en France, afin d'y arrêter une dizaine de personnes. Renseignements pris, nous avons fini par acquérir une idée assez précise de l'étonnante convergence d'intérêts qui a amené à ces arrestations. On arrive, selon le fil que l'on tire dans cette bobine, à d'obscures barbouzes grenouillant dans la « sécurité », à des services secrets agissant « informellement » à l'échelle européenne, à des conseillers du prince en veine de reconnaissance, à de vieux fachos ayant accédé aux ministères dans le sillage de Sarkozy et jugeant que l'heure était enfin venue de prendre leur revanche sur les gauchistes. On y trouve aussi les intérêts bureaucratiques bien compris d'ex-RG mis à mal par la fusion avec la DST au sein de la DCRI et les éternelles ambitions ministérielles de Michèle Alliot-Marie. Pour faire bonne mesure, on n'oubliera pas le rôle joué par l'infiltré britannique Mark Kennedy-Stone et l'effet des habituelles rivalités dont les milieux radicaux sont, au même titre que n'importe quel autre milieu, le siège détestable. Mais si l'on s'en tient aux faits, et non à leur cause, ce qui a fini par nous sauter aux yeux, c'est ceci : l'affaire de Tarnac fut d'abord une tentative forcenée, et à ce jour réussie, pour contenir aux frontières l'extension du mouvement anti-nucléaire allemand. Toute l'opération aura consisté à travestir une action de blocage de trains revendiquée par un groupe anti-nucléaire allemand et exécutée par une méthode assez usuelle et assez sûre – les fameux « crochets » - pour avoir été employée jusqu'à une centaine de fois en une seule année de l'autre côté du Rhin sans jamais blesser quiconque, en un « acte terroriste » immotivé visant à faire dérailler des trains. Il aura suffi pour cela, d'un côté, d'occulter la revendication allemande transmise dès le 9 novembre 2008 par Interpol, et de l'autre de faire le plus de bruit possible autour de l'arrestation d'un groupe que l'on avait depuis longtemps dans le viseur. Comme l'assassinat de Vital Michalon lors de la manifestation de Malville en 1977, comme les tendons tranchés volontairement, l'année dernière, aux militants du Groupe d'Action Non-Violent Antinucléaire (GANVA) qui s'étaient enchaînés sur la route du train de transport de déchets ultra-radioactifs CASTOR (CAsk for Storage and Transport Of Radioactive material), l'affaire de Tarnac témoigne de la nervosité pathologique qui atteint l'Etat français dès que l'on touche à la question nucléaire. Il est vrai qu'il a sur ce point des décennies de mensonge et des milliers de morts à faire oublier.

    Cette année que se prépare, pour la première fois peut-être, une action de masse pour bloquer à son point de départ, le 24 novembre prochain à Valognes (Manche), le train CASTOR, nous ne pouvons décemment manquer le rendez-vous. Nous devons bien cela à l'Etat français, et à ses nucléocrates. Et il serait malséant, après Fukushima, qu'il y ait 50 000 Allemands pour le bloquer à son arrivée  à Gorleben, et personne pour l'entraver en France. Alors que huit nouveaux trains de déchets provenant de Hollande doivent bientôt traverser les gares de RER franciliennes pour rallier La Hague, nous devons donner raison au collectif Valognes Stop Castor (http://valognesstopcastor.noblogs.org/ *) : « La question des déchets constitue le maillon faible de l'industrie nucléaire, et l'illustration la plus frappante du scandale qu'elle est dans son ensemble ». C'est donc là qu'il faut l'attaquer. C'est là qu'il faut, à quelques milliers, lui porter un coup décisif. Polluer, c'est toujours s'approprier. En polluant pour les cent mille ans qui viennent, l'Etat nucléaire s'approprie tout futur pensable et toute vie possible. Nous sommes le futur. Nous sommes la vie. Nous arrêterons les centrales. Tous à Valognes ! "

Comité anti-CASTOR de Tarnac


dimanche 13 novembre 2011

la mémoire juste



MEET-maison des écrivains étrangers et des traducteurs-2011-"La mémoire juste"





impressions d'automne


Ami novembre.
On y laisserait presque sa chemise
quand l'autre grand échauffé s'amuse avec les rideaux
en nous rappelant qu'il fait bien ce qu'il veut,
où il veut




Tu crois toi  que dimanche 13, ça porte aussi au ptit  bonheur?

samedi 12 novembre 2011

les crabes poilus

 source: Toile

-Au lendemain du onze novembre, même les crabes sont poilus-
-pensée bien tranchée-

 photo: ChineNouvelle

"L'automne est la saison du crabe chinois ou crabe poilu de Shanghai. Ce petit crustacé envahit alors les marchés et restaurants des quartiers anciens de la ville. Le crabe poilu est très prisé dans la gastronomie chinoise pour sa chair blanche et ferme, plus douce que celle du crabe traditionnel, et pour ses oeufs de couleur orange, qui évoquent le jaune d'oeuf mollet. Le crabe poilu est réputé avoir un effet rafraîchissant (yin) sur l'organisme. La plupart des crabes servis à Shanghai sont originaires du Yangcheng et autres lacs situés à deux heures de route environ de la ville. ;Leur préparation est élémentaire: les crabes sont cuits à la vapeur puis assaisonnés d'un vinaigre de riz doux et de gingembre en tranches. Deux à quatre crabes par personne, servis chauds,../..."

extrait de: Crabes poilus de Shanghai- National Geographic-500 voyages de rêve- saveurs du monde-

la minute de Raymonde Olliver:
(proposé par Sophietvb) 





 source: Toile

Tout à fait entre-nous
restons simple

vendredi 11 novembre 2011

onze bretons et leur mer










LES BREIZH FOLIES


Ta mer, elle est en nage quand elle te court après.

Ta mer, elle fait des vagues parfois.

Ta mer, elle collectionne des coquillages qui brillent,
des colliers
de perles rares
en toc.

Ta mer, vit à contre-courant et lorsque tu crois parfois la mener en bateau,
c'est elle qui tient la barre et t'embarque où elle veut.

Ta mer en thérapie,  consulte les marées,  étoiles, sémaphores...
A l'ancre de ses carnets, elle  raconte
pour qui, pourquoi?
L'horizon.
Son estuaire habitué à ne jamais grandir,
à jouer avec ses doutes, avaler des palourdes,
et en  bouquet final
passer des grises aux roses.

Ta mer en poésie,
C'est Trénet sous la pluie, rayon Farz et attrapes.
pour faire valser les conventions
dans les jupes qui tournent des petites filles.

Ta mer maquille les jours et oublie la nuit,
ou alors l'Artifice
de rires et de bulles du même acabit,
pour tordre le cou aux dépressions sur Atlantique.
Ta mer, agitée  et  localement forte
d'avoir survécu le temps destiné.

Ce jour là,
tout en onze.
Ta mer,  elle cabotait entre ses eaux,
godillait sur son golfe
coiffait une carte postale...
en voulant
définitivement
faire sa fête
à l'explication de texte.

Bonne fête maman.






source: Toile

"Tu vois, le danger", dit le sage à son disciple qui venait juste de le quitter pour aller relever ses casiers en baie de somme, ou avant la sieste, si vous préférez-"Tu vois le danger" "ça tu l'as déjà dit-voix boaf!)
"c'est de prendre du plaisir à sa
mal-propre 
connerie
seulement, c'est tellement bon"...

POILUS SANS FRONTIERES 



...pas la guerre"
Quarto Negro · Vesânia II (Delírio Mútuo) from Quarto Negro on Vimeo.

jeudi 10 novembre 2011

loutre façon


 source: Toile


treize heures vingt-trois- le robot aspirateur dernier modèle de chez Nuit-Sens et  programmé à la seconde, laisse une trace sonore et écrite sur le parquet flottant entre deux os de l'étage supérieur.
Les thés meurtriers m'emmènent  à aller  soulager ma conscience et au dernier instant , poussant  la porte de la ville d'eau, je me rappelle qu'envoyée dans le cadre des échanges inter-sels, une otarie albinos  de l'avant-veille a élu domicile dans la partie la plus  aquatique de la maison. 

"On a failli ne ne plus se voir" me dit en souriant de toutes ses dents l'Artocephamus gazella. tout en rangeant  ses petites affaires dans un grand sac Hermès en peau de loutre toute  retournée. 
"J'ai rechargé mon Tomtom avec les derniers relevés cartographiques et  je vais pouvoir y aller à la prochaine levée des eaux. Le voyage continue..."

-Mais cela prendra cinq minutes, permettez-moi au moins de vous accompagner jusqu'à la côte?

"Vous êtes gentil, mais ce n'est pas la peine; d'après mes calculs, nous sommes à huit-cent mètres à peine du front de mer et comme vous dites par chez vous "quand la nuit fut venue" je vais me glisser avec une certaine volupté je dois l'avouer, dans les eaux froides  et noires de l'estuaire vers d'autres rencontres tout aussi charmantes."

C'est toujours la même affaire  avec les chambres d'hôtes . On rencontre des gens super attachants et puis voilà quelques heures plus tard  ils sont déjà repartis .
La vie se laisse à réfléchir.


mercredi 9 novembre 2011

une façon de penser

"Ma façon de penser, dites-vous, ne peut être approuvée.
Eh, que m'importe!
Bien fou est celui qui adopte une façon de penser pour les autres!
Ma façon de penser est le fruit de mes réflexions;
elle tient à mon existence, à mon organisation. Je ne suis pas le maître de la changer;
je le serais que je ne le ferais pas. Cette façon de penser fait l'unique consolation de ma vie:
elle allège toutes mes peines, elle compose tous mes plaisirs dans le monde et j'y tiens plus qu'à la vie.
Ce n'est pas une façon de penser qui a fait mon malheur, c'est celle des autres."

Extrait de:" Entretien avec le Marquis de Sade" Noèlle Châtelet- Editions Plon


source: Toile





" Nous devons penser de toute façon
alors pourquoi ne pas" penser grand"?"
 -Donald Trump-


source: Toile

"Il n'y a qu'une façon au fond de s'accorder, c'est de penser librement."
-Tristan Bernard-

source: Toile

"La meilleure façon de penser est d'écrire."
-Pascal Quignard-


lundi 7 novembre 2011

festivals à trois et aussi à Nantes




Les Utopiales 2011






 Festival des trois continents









Tissé Métissé

lundi pond



"L'australopithèque farfouillait la charmille en quête de groseille pour le brouet du soir.
L'ingénieur casqué règle sur sa plate-forme la tête de sa  suceuse pour mieux crever un batholite récalcitrant
La brute chasseresse et le chasseur de brut o.
euvrent au même objectif: se payer sur le dos d'une bête qui s'appelle la terre
L'équation qui régit l'économie de la caverne et celle de la plate-forme est la même.
Si l'effort dépensé pour cueillir des baies est supérieur à l'énergie que celles-ci rapporteront au cueilleur, la tribu périclite. Si l'investissement engagé dans l'extraction  du baril de brut dépasse son prix de vente , les majors déclinent. 
Toute prospérité réside dans la marge."
Extrait de "Eloge de l'énergie vagabonde"- Sylvain Tesson-



Autant l'être soi-même et ne rien devoir à personne



Une fin en soie



Il faut positiver,
se protéger le nez,
le cou
et les oignons
conviés à
presque
chaque repas.
En foie de magazine 
pour affronter
le spleen,
un  vent à toutes les sauces
et le ciel de gris-masse.
Cependant,
nez
en moins,
But!
Pero!
Aber!
Ond!
Ma!
Ancak!
Nhung!
...
Merveilleuse est la vie
en instance de poésie 
et de divorce avec les détails de notre ridicule comédie.


dimanche 6 novembre 2011

j'ai oublié le titre



Dimanche au cimetière des bateaux 
plus sur l'eau
mais en vase
au Bono
sur sa base,
arrière
toute
et  rivière d'Auray
à l'orée d'un jour.



ce qui posa problème au pseudo technicien de surface nullement accrédité pour immortaliser la scène; et dans la foulée, à l'arrivée, se retrouva fort dépourvu quand la copie sus rendue.
Attention,
 Je n'ai pas dit pour autant vomi
et à la peine
pour
ce qui fut récupérable
d'une morbihannaise compagnie.
A l'heure ou tout semblait gris
sauf les apparences
peut-être.





Le Bernard, ermite malgré lui,
à l'échéance du voyage.
Ici même 
en prenant de la hauteur
avec vue sur rivière.
Car la mer
fut trop chère
pour une mort à crédit
d'un navigateur
à l'Arbre
solidaire.






Et 
pi
taffe







Echouer si près du but...
mais la morale est sauve
au cimetière sans bateau
 et quelques coquillages
 pour écouter la mer
sur l'infini naufrage.



Fait trop sombre là-dedans,
allumez les bougies;
répéta à l'envie
le rimeur à tout faire
du genre
père missionnaire en utopie.