dimanche 22 mai 2011

nouvelle vague

photo :Isabelle

Retour au bercail  ouvert à tous les vents, après quelques jours de silence où les mots n'étaient plus vraiment à leur place, tant et si bien qu'il m'a fallu aller voir ailleurs si j'y étais
ou pas .
Plein de questions au bout de la jetée; enfin toujours les mêmes finalement, de celles qui  grattent, exaspèrent et interrogent de manière à laisser filer un peu la ligne dans les courants transversaux, les doutes apparents, les fragiles envies et toutes ces simagrées de l'existence en version  pas vraiment originale.
J'ai voulu faire la course aux idées périphériques, un souvenir d'écriture sans doute qui me rapprochait d'une autre histoire ou le challenge consistait à produire chaque jour quelque suffisance à remplir son journal.
Mais, petit bonhomme, souviens t'en,  tu n'es plus derrière un micro à moduler des intempéries à la sauce du spectacle. Tu n'as plus d'obligation à remplir les trous du fromage, par peur du vide peut-être...



Dimanche, c'est un bon jour finalement  pour reprendre connaissance avec les us et coutumes des clavionautes du cyber jamboree ou le tout possible frise le nécessiteux, ou l'apprentissage du langage se stimule à deux mains -si vous le voulez bien- ou la raison d'être se faufile à l'ombre de l'existence, ou les matins déchantent et la nuit s'accroche  aux  adjectifs.
Qui suis-je, à pas d'heure?
Qui va cueillir ma bouée ballotant sur les rimes océanes?
Et l'ici même supposé
prendre tout son temps pour respirer
du vent.

photo: Isabelle


Je reste sur ma fin de semaine comme sur un rocher à  marée montante. II faut juste espérer que le flux n'engloutisse pas trop vite les illusions d'un soir, quand on se croit assez  malin pour enfiler  les vagues sur le fil d'une mémoire embouteillée dans les courants contraires.
Je ne suis pas vraiment tranquille mais...
je me soigne;


photo: Isabelle

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Emprunté aux " couleurs d'Istambul" grâce à la complicité de  Brigitte, un ptit air aussi Bosphorien que guilleret:

They Might Be Giants - Istanbul (Not Constantinople) from They Might Be Giants on Vimeo.

mardi 17 mai 2011

et avec ça qu'est ce que je vous sers?



Comment va le monde ? disait un penseur à rustines en zappant frénétiquement d'une bla-blature à l'autre, d'une paillette dans l'oeil des voisins au Requiem en collectif .
Où y-a de la chaine y-a qu'du plaisir au péage.
l'Otan a suspendu son vol dans le désert  qui va libyen, ou tout au moins les caméras embarquées à bord jouent  relâche. C'est que, l'actualité toute rosée du matin et d'émotion qui fait vendre a trouvé nettement plus croustillant comme  bon pain que le père Ubu  de Tripoli pour être honnête ou qu'un chemin de croa à Damas.
Un-deux-trois-, un-deux-trois pour la valse de... embarquement immédiat .
Affûtez vos spécialistes, vos experts en bourses pleines et bien déliées, vos grands chambellans en avis autorisés, vos clowns à sonner les trompettes.
Le monde se regarde le nombril et plus bas si affinité.
Les superlatifs sont parfaitement aiguisés.
l'orage couve en désespoir de cause
et la chorale de fin de banquet en redemande une autre
Allez Dominique s'il te plait
te fais pas prier
.


vendredi 13 mai 2011

interrogation écrite


 Ben alors!

Par un phénomène qui me dépasse (vas y double donc  Machin si t'es pressé) le dernier billet publié a été supprimé.
C'est pas grave en soi, (ni en coton peigné) peut-être que finalement,  la machine a décidé de rompre ses chaînes.  Si! si! ça existe; enfin j'ai du lire ça dans les livres de poche (en 40?) mais après tout, comment lui en vouloir?
j'ai ptêt  -sans le savoir- dit un truc qui l'a froissée.
ou alors la radioactivité nippone (et très mauvaise) commence à envahir le plateau repas armoricain
ou bien j'ai un doute dans mes celtitudes
à moins que profitant de mon absence et toilée pour cause de déménagement les dieux de l'informe à tics,  espiègles comme pas d(i)eux, m'ont joué ce vilain tour
ou une mauvaise manip. de ma part...
Dame, un faillible vaut mieux que deux tu l'auras...


Désolé pour les z'envois et commentaire(s) passés à la trappe -réflexion monastique peut-être-
en attendant, Sneck envoyé spacial  au festival de Cannes nous offre un croquis croisette:

mercredi 11 mai 2011

fortunes de mer






"Une fortune de mer
Qui dérive dans les rouleaux
En fredonnant un air
Qui rappelle la douceur de tes mots
Une fortune de mer
Tout au large de Concarneau
Qui ne sais plus trop quoi faire
Pour que tu l'remorques à nouveau
Une fortune de mer
Au large de l'Atlantique
Sur qui s'abat le tonnerre
La douleur est parfois magnifique

Une fortune de mer
Une épave sur les flots
Dis-moi à quoi ça sert
De m'être accroché a ta peau
Un homme qui récite des prières
Pour que tu reviennes à nouveau
J'aurais dû le faire avant-hier
Mais je n'ai pas su trouver les mots

Je t'ai perdu Esther
Et je me suis jeté dan les flots
et j'ai rejoint la mer
Tout au large de Concarneau

Esther, Esther, Esther.."
-Miossec-





"Bien sûr il y a les guerres d`Irlande 
Et les peuplades sans musique 
Bien sûr tout ce manque de tendre 
Il n`y a plus d`Amérique 
Bien sûr l`argent n`a pas d`odeur 
Mais pas d`odeur me monte au nez 
Bien sûr on marche sur des fleurs 
Mais voir un ami pleurer! 
 
Bien sûr il y a nos défaites 
Et puis la mort qui est tout au bout 
Nos corps inclinent déjà la tête 
Étonnés d`être encore debout 
Bien sûr les femmes infidèles 
Et les oiseaux assassinés 
Bien sûr nos cœurs perdent leurs ailes 
Mais mais voir un ami pleurer! 
 
Bien sûr ces villes épuisées 
Par ces enfants de cinquante an s
Notre impuissance à les aider 
Et nos amours qui ont mal aux dents 
Bien sûr le temps qui va trop vite 
Ces métro remplis de noyés 
La vérité qui nous évite 
Mais voir un ami pleurer! 
 
Bien sûr nos miroirs sont intègres 
Ni le courage d`être juifs 
Ni l`élégance d`être nègres 
On se croit mèche on n`est que suif 
Et tous ces hommes qui sont nos frères 
Tellement qu'on n`est plus étonnés 
Que par amour ils nous lacèrent 
Mais voir un ami pleurer!"
 -Jacques Brel-

ramène ta fraise c'est mercredi


...et demande le programme


un peu de biscuit chez LU
BIG BANG
Philippe Quesne / Vivarium StudioAprès L'Effet de Serge et La Mélancolie des dragons, Philippe Quesne et le Vivarium Studio installent à nouveau leur théâtre laborantin au lieu unique avec leur dernière création : Big Bang.

Plus que le big bang, ce sont ses effets qui intéressent Philippe Quesne. Et plus encore que les effets, ce sont les rouages de la machinerie théâtrale qu’il aime montrer. Metteur en scène et plasticien doté d’un subtil sens de l’humour, il donne à voir avec ce spectacle un paysage en perpétuelle transformation. L’histoire du monde depuis les origines...(Les Inrockuptibles – Hugues Le Tanneur)


du mardi 17 au jeudi 19 mai à 20h30
de 9 à 18€
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+ En lien avec ce spectacle
un café-philo animé par Dominique Paquet
«En quel sens peut-on dire de l’homme qu’il est un être inachevé ?»

mardi 17 mai à 18h30
entrée libre dans la limite des places disponibles
---------------------------------------------------------------------------------------------------------- • EN SAVOIR PLUS



son ar schiste (humour breton)


Et pour la sauce,Serge nous envoie un article de Nicolas Gauduin du Midi Libre

"Pluies d'oiseaux" : peut-être un effet de l'extraction du gaz de schiste

André Picot, éminent chimiste et toxicologue, a livré au site Rue89 sa théorie au sujet des "pluies d'oiseaux" restées inexpliquées en janvier 2011 aux Etats-Unis, mais aussi de la mort de 19 bovins survenue en Louisiane au mois d'avril 2009. Selon lui, ces animaux pourraient être les victimes indirectes de l'extraction chimique du gaz de schiste.
C'est la première fois qu'un chimiste et toxicologue reconnu se penche sur la question des gaz de schiste, rappelle Rue89 dans cet article mis en ligne lundi après-midi. Verdict d'André Picot, qui a analysé pendant un mois les données officielles américaines et canadiennes : "Jamais une telle concentration de produits chimiques n'a été injectée dans le sol, c'est un véritable réacteur chimique."
la suite

 

mardi 10 mai 2011

in a manner of speaking


 Jérôme Le Goff-"poissons cravates"






envoyé par: Ameralion

10 mai: mais



Sur le mur dans son habit tout neuf
qui  en dérouille
à force d'être traité aux embruns du souvenir.
Trente ans et pan dans les dents
de celles qui restent encore  pour croquer l'envie,
 tout est possible
et  changer en conséquence.
Au rappel:
 Dimanche soir à côté du transistor
perdu en  ces terres "ennemies"
comme
loufiat chez des gens de biens,
aux voiles plein sud.
Là  où de discrètes fourmis s'affairent au miettes
d'un  Capital bronzant dans la luxuriance d'Eden.




Dis,
tu te rappelles forcément
cette tablée monégasque
juste
derrière nous 
qui pleurait d'effroi
en imaginant les chars du pacte de Varsovie  débarquant
aux premières heures du  prochain jour
sur leur rocher Suchard.
Nous rigolions en silence.
Et ce clin d'oeil  discret du garçon de café  face à l'hippodrome de Cagnes sur mer
en nous servant deux coupes de champagne.
Ni toi, ni moi, n'avions voté.
Ce n'était pas notre genre dans ce temps là
et pourtant,
aucun doute en cette -trop-  calme soirée
pour associer nos quelques francs
à trinquer au lendemain...
du caddyman
chez Cap 3000
l'Hyper classe de la côte.
Allez!
Du moment que ceux-là faisaient la gueule
ça méritait bien quelques mauvaises bulles.



Un peu plus tard
à la digestion lente.
Le Pouvoir ayant effacé son devoir de mémoire,
Il fallu  bien encaisser la douloureuse.
Faut vous dire Monsieur que chez ces gens là on ne pense pas Monsieur, on ne pense plus  on prie
pendant que d'autres faisaient les comptes.
Ne nous y trompons pas, le costume fait très bien l'acteur
Chacun tient sa place
 le peuple aux illusions
et les hauts- parleurs du salon.
où l'on cause si bien  à ta place.


Petit rappel à toutes fins utiles.
Tant que ceux
qui prétendent
connaitre et représenter la condition humaine
et ce,
quelle que soit leur marque de fabrique,
discourront dans des chaussons vernis
aux frais de ta laborieuse princesse,
tu seras toujours pour eux le ballot de service.
Le peuple tu en as plein la bouche n'est-ce pas
surtout aux échéances de ton bail
mais comment oses-tu causer à sa place
quand tu ne l'aperçois qu'à Connaissance de l'immonde sur  écran géant
en baillant dans une argenterie de chips allégées.
Alors,
si un jour je pouvais éventuellement avoir confiance
-un peu-
un tout petit peu,
dans un baratineur de premier ordre,
ce serait juste  parce qu'il ressemble à mon voisin ouvrier de palier
qui a du mal à boucler le mois et se demande quand est-ce que sa boite va être délocalisée?
ou encore au paysan qui deale ses oeufs et patates au marché
lui qui n'a rien contre l'Europe- bien au contraire -mais pas celle qu'on lui impose
à coup de forceps.
ou bien à l'étudiant qui doit trimer pour payer ses études parce que son père à lui est pas... médecin.
et aussi l'employée qui rentre chez elle bien crevée et doit quand même  s'occuper de ses mômes.
Bref à  tous ceux qui  triment et paient  loyer, eau , gaz, électricité, bouffe, fringues, essence, loisirs...
sans ptit personnel ni faveurs,
et qui savent
eux
ce que c'est que le peuple, vu qu'ils en sont.
Alors que toi , qui cause comme quatre,
et bouffe comme dix
ben, 
comme disent les jeunes que je croise:
"t'es qu'un bouffon"
De gauche, de droite, du centre et tous leurs extrêmes onctions...
Qu'importe
professionnel de la politiche
président, député, sénateur, ministre, maire, conseiller...
montre moi ce que tu touches et  je te dirais qui tu es,
et
qui je hais






"Trente ans déjà coucou nous revoilà"
Bon anniversaire à tous les pigeons 
dont je suis
forcément

et de ce système qui te profite si bien.
A quand
la quille?

lundi 9 mai 2011

Gay Pride 2011



Chers aminches du lundi qu'est rudy, c'est en écoutant d'une oreille distraite mais néanmoins attentive la radio matinale (mais si c'est possible, tout est dans le neurone qui va bien)   tout en épluchant quelques solanacées de la vieille école, que j'entendis un des chroniqueurs (et non pas gros niqueurs comme suggéré par la voix off printanière et légèrement égrillarde sur ses rebords) expliquer que selon le jargon  des services spéciaux français on mettait sous le vocable: "HOMO" le fait d'assassiner des "individus " contraires aux intérêts du pays...
Ayant comme un doute...je m'en allais vérifier l'orthographe de la dite  expression et..Argh! quelle délicatesse de la part des agents très spéciaux.
"Allez! on se calme  Robert" me répondit  agrémenté d'une amicale bourrade, un général qui passait par là pour les besoins de l'enquête:
"HOMO c'est le diminutif d'HOMICIDE"
- Alors que j'avais déjà décroché mon téléphone pour appeler le numéro vert spécial homophobie, je me sentis rougir comme un premier communiant à cours de dragée haute.
M'enfin!
Aussi orgueilleux qu'un politiche accroché à son égo poilu et ne pouvant décemment  perdre la face devant un représentant du terrorisme légal...
je me dis, qu'il fallait comme Ségolène avec le drapeau tricolore transformer un accessoire aussi ambigu  qu'encombrant en objet opportun et tendance, et c'est ainsi qu'en ce premier jour de la semaine je me décidais à vous parle ensuite au présent et à rebondir sur la gay pride- Oups! Scusez -de la marche des fiertés - puisque c'est ainsi maintenant qu'en politiquement -pd- correct faudrait  dire.


En ce qui concerne notre département breton , c'est sous le thème "j'aime, je vis, je vote: Homo et citoyen(ne)" que la manifestation nantaise  organisée par le centre LGBT déroulera ses couleurs le samedi 21 mai à partir de 14h (le village associatif sera installé place Royale de 12h à 19h)

plan: centre LGBT

En préambule de cette grande journée de visibilité, le  mardi 17 mai sera fêtée la journée internationale contre l'homophobie
"Le 17 mai est une date symbolique pour les personnes homosexuelles, quinze ans jour pour jours après la suppression de l’homosexualité de la liste des maladies mentales par l’Organisation mondiale de la santé (OMS)." source: Pride Nantes


 D''autres évènements seront également à l'affiche:

  le festival Cinépride du 11 au 17 mai au Katorza




Festival Cinépride 2011 - Bande annonce par CentreLGBTNantes

La Pride's Night au LC Club



Concernant les autres manifestations prévues dans l'Hexagone et hors de nos frontières:

  • Athènes 2011 : en attente des dates
  • Anvers : 23 au 26 juin 2011
  • Barcelone : 26 juin 2011
  • Bruxelles : 13 et 14 mai 2011
  • Berlin 2011 : en attente des dates
  • Boston 2011 : en attente des dates
  • Cologne 2011 : en attente des dates
  • Dublin 2011 : en attente des dates
  • Europride : Rome, du 2 au 12 juin 2011
  • Genève : 2 juillet 2011
  • Honolulu 2011 : en attente des dates
  • Key West 2011 : en attente des dates
  • Lisbonne 2011 : en attente des dates
  • Londres : 2 juillet 2011
  • Los Angeles 2011 : en attente des dates
  • Madrid : 1er au 3 juillet 2011
  • Montréal : 9 au 14 août 2011
  • New-York : 26 juin 2011
  • Portland 2011 : en attente des dates
  • Porto 2011 : en attente des dates
  • Québec : 2 au 4 septembre 2011
  • Rio de Janeiro : 10 octobre 2011
  • San Francisco 2011 : en attente des dates
  • Sao Paulo 2011 : en attente des dates
  • Seattle 2011 : en attente des dates
  • Sitges : 8 au 12 juillet 2011
  • Tel Aviv 2011 : en attente des dates
  • Toronto : 3 juillet 2011
  • Washington2011 : en attente des dates
  • Zurich : 16 au 19 juin 2011

dimanche 8 mai 2011

les gens qui doutent




En me promenant chez "Helenablue" j'ai retrouvé cette pépite d'Anne Sylvestre, à reprendre à plusieurs voix, parce que dimanche soir et soleil couchant sont des arguments.
Tu crois pas?

Et puis pour la "déco", il s'agit d'un orage ce samedi sur Saint-Nazaire. Philippe m'a envoyé ces merveilles qu'il avait lui-même reçues d'un copain qui le tenait de...
Bref je ne suis pas plus avancé pour vous dire  qui a fait ça mais...en tout cas,  Ouah! chapeau, Monsieur (ou Madame). j'espère que si vous passez par ici vous ne m'en voudrez pas d'avoir publié vos oeuvres , histoire de terminer la semaine en toute beauté!






"J'aime les gens qui doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur coeur se balancer
J'aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer

J'aime les gens qui tremblent
Que parfois ils ne semblent
Capables de juger
J'aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons...







...J'aime ceux qui paniquent
Ceux qui sont pas logiques
Enfin, pas comme il faut,
Ceux qui, avec leurs chaînes,
Pour pas que ça nous gêne
Font un bruit de grelot

Ceux qui n'auront pas honte
De n'être au bout du compte
Que des ratés du coeur
Pour n'avoir pas su dire
"Délivrez-nous du pire
Et gardez le meilleur"

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons...


 

...J'aime les gens qui n'osent
S'approprier les choses
Encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n'être
Qu'une simple fenêtre
Pour les yeux des enfants

Ceux qui sans oriflamme,
Les daltoniens de l'âme,
Ignorent les couleurs
Ceux qui sont assez poires
Pour que jamais l'Histoire
Leur rende les honneurs

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui doutent
Et voudraient qu'on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps

Qu'on leur dise que l'âme
Fait de plus belles flammes
Que tous ces tristes culs
Et qu'on les remercie
Qu'on leur dise, on leur crie
"Merci d'avoir vécu

Merci pour la tendresse
Et tant pis pour vos fesses
Qui ont fait ce qu'elles ont pu".

-Anne Sylvestre-



et puis te dire...



Puisque l'histoire à grand coup de H revient à date fixe raconter ses bonnes et mauvaises manières et laisser un revers de médaille à la mémoire  du temps qu'il ne faudrait jamais digérer, 
sans doute
afin que le souvenir  nous empêche pour toujours de déraper.
Même si l'on sait bien, 
hélas,
trois fois ou quatre...
qu'au jeu de dupe, l'on retournera  forcément un jour ou l'autre à la case qui manque dans la caverne de nos prétentions barbares...

Puisque:
"oui mais"
et sa fanfare qui marche au pas
nous arrime ce dimanche son Port-Louis en manque d'équipage,
puisqu'il faut croire -croix de boa ou croix de fer
qu'on ne nous y reprendra plus
mais la caravane du tour passe,
dans la famille souvenir
et chacun la sienne
j'y mettrais un poulet broche
et quelques chips réchauffées sur salade de cresson.
Enfin, quoi!
Le bruit et l'odeur et leurs  affaires à votr' bon  coeur

Et puis te dire,
l'éphémère qui compte à rebours.
sa sieste en compagnie.



envoyé par: MadMoiZaileMaud