jeudi 14 avril 2011

question de perspective





Qu'apprend-je, grâce à Serge qui m'informe de l'improbable et de ses environs?
je cite:
"La production de Nutella stoppée en raison d'une grève."

"Aucun pot de pâte à tartiner ne sort de l'usine Ferrero France de Villers-Ecalles depuis ce mardi."

 Vous penserez  ptêt que -sauf en cachette..- vous avez passé l'âge de vous tortorer ce genre de  cochonnerie et que patati patata

N'empêche,

Il me semble, qu'il ne faut pas prendre à la légère ce genre d'information.En effet, si on se base sur le principe  que c'est la jeunesse qui a tendance par essence (et même sans) à s'agiter lorsqu'elle trouve que ça commence à bien faire,une situation de ce genre pourrait bien mettre le feu aux poudres.

Enfin moi ce que j'en dis...




Nous le savons 
de Cassis,
et que trop.
Tout est affaire de point de vue et par là même de perspective, quelques  exemples d'un naturel  saisissant et poétique, envoyés par Philippe:











mercredi 13 avril 2011

l'appel du vide

 photo: Patrick L.


"Tu le savais, toi, que le grillage, c'est des trous attachés avec du fil de fer ? :))"

Question posée par Anne il y a peu, suite à une histoire de fromage qui dépensait ses trous sans compter. Je ne savais pas ou tout au moins, je ne m'étais même pas posé la question, ce qui revient  presque au même si l'on ne rentre pas plus en détail  que cela dans des considérations de genre ou de fond. Pour  essayer de comprendre le problème il m'aurait d'abord fallu faire le vide en moi car selon  certains exégètes, comment appréhender le verbe si l'on ne cherche pas à rentrer en immersion avec le sujet? 
La démonstration pouvant rapidement trouver ses limites dans certaines mises en  situation comme par exemple la rencontre avec un nuage radioactif ou le retour de la  Nouvelle Vague je décidais de ne pas rester enfermé dans une pensée barbelée qui m'aurait ainsi évité de regarder par le trou de la serrure. mais plutôt de laisser libre cours à ma part autorisée d'imaginaire en situation d'appartenance à un collectif labellisé.
 Fidèle  auditeur des ptits bateaux de Noëlle Breham le dimanche soir sur France Inter, il me semble qu'il serait pertinent d'y poser la question et je serais tout à fait intéressé de découvrir la personne habilitée à y répondre, son angle d'attaque et l'explication fournie.
Si j'osais, j'essaierais éventuellement de donner quelques impressions sur un casting éventuel ...Un Spationaute semblerait à première vu tout à fait conseillé, mais peut-être ne faut-il pas s'emballer trop vite, l'analyse pouvant rapidement finir en trou noir.
Un poète pourrait satisfaire une certaine soif d'aventure sans-doute  mais ce serait courir au risque d'un saut dans le grand bassin du vide sidéral,  rempli de sous entendu.
Un représentant d'une association de consommateurs pour dénoncer le prix du vide?
Pourquoi-pas.
Mais là encore, il faudrait compter sur l'Europe, et les vingt n'ayant pas réussi à se mettre d'accord sur la taille du trou...pas plus que l'Unesco d'ailleurs;  à moins de réformer la constitution ce qui semble peu attractif actuellement ou de faire passer un décret hongrois au conseil de l'union européenne, une charte aux Nations-Unies...
Et si alors, tout simplement, on posait la question à ceux qui se trouvent derrière le grillage? 
Merveilleuse idée, mais tous les autres, qui se trouvent devant.
On en fait quoi?
On pourrait  dans ce cas demander l'avis d'un  représentant de l'un ou de l'autre mais cela ne serait possible qu'après s'être mis d'accord , au préalable, sur une  définition du Dedans et du Dehors, ce qui est loin d'être gagné.
En tout cas, à onze heures vingt-six , je remarque que  les trous fournissent de la matière à réflexion, aération, ventilation, réaction, émotion, définition, expansion, détention, malédiction, finition, rémission, pollution, prostitution, omission, classification, donation, conviction, soumission, élection, commission, dévotion,  crémation et courant-d'air.

 photo du net


Nous sommes le mercredi  13 avril, la température extérieure  relevée sur le mur sud-est est  de dix-neuf degrés.Le ciel est dégagé si ce n'est quelques trainées aéronautiques accrochées au plafond. 
J'en profite pour signaler que le petit personnel d'ici et maintenant se trouvant en répétition soutenue d'une pièce qui raconte l'histoire d'un type qui repeint en autre  et justement son plafond, il vous sera demandé un certaine indulgence concernant les mises à jour prochaines sur ce blog bi-couche.
Je vous souhaite un bon rétablissement.




mardi 12 avril 2011

dimanche 10 avril 2011

j'accepte



-Résumons-nous-  envoyé par Olivier

"Le système mis en place dans notre monde libre
repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé
                                                                                   avec chacun d'entre nous,
dont voici
dans les grandes lignes
                                   le contenu":









































montage: S.O.S. PLANETE -terre sacrée

"A porter ma vie sur mon dos
J’ai déjà mis cinquante berges
Sans être un saint ni un salaud
Je ne vaux pas le moindre cierge
Marie, maman, voilà ton fils
Qu’on crucifie sur des affiches
Un doigt de scotch et un gin-fizz
Et tout le reste je m’en fiche!
Ils ont voté et puis, après?

J’ai la mémoire hémiplégique
Et les souvenirs éborgnés
Quand je me souviens de la trique
Il ne m’en vient que la moitié
Et vous voudriez que je cherche
La moitié d’un cul à botter?
En ces temps on ne voit pas lerche...
Ils n’ont même plus de cul, les français!
Ils ont voté et puis, après? .../..."
-extrait de: "ils ont voté et puis après?" -Léo Ferré-






qu'un son impur abreuve nos sillons: 



samedi 9 avril 2011

freud freud tout le monde descend




veuillez emprunter s'il vous plait  le passage souterrain...













Quand je vois un psy je sors mon Onfray



passons

land of love



une histoire d'amour radioactive



".../...moteur au point mort.
 BMW 750 Oil
Un feu rouge, place de France. Beaucoup de peuple. La France qui se couche tard. La France du week-end. La France qui décompresse. La France qui oublie. Qui dépense ce qu'elle peut encore dépenser.
Les vitrines des restos, si on peut appeler ça des restos
-Burger King et Buffalo Grill-brillent trop, un peu trop dans le noir.
Un grand carrefour. Ce qu'on appelle une zone intermédiaire. Entre le centre commercial- 124 000 mètres carrés, 520 magasins, 3500 mètres carrés d'espace multimédia, 16 hectares de parc, 11 fast-foods- et le centre de paiement, c'est ici que les gens s'arrêtent un moment. C'est ici que les flux éthérés s'interrompent, entrent en collision, se disloquent avant de reprendre leur course folle à travers les systèmes de redistribution.
En théorie, le trajet entre son travail et son domicile suit la diagonale de thésaurisation; un parcours conçu par les architectes justement pour que les antinomies se croisent sans se gêner. La place de France constitue, à ce titre, une anomalie.
Un accident de parcours qui s'est développé au fil du temps en dépit de toute prévision ergonomique. un mystère. Une tumeur. C'est d'ailleurs pour cette raison que le tunnel Ramé, qui rampe sous le quartier, est en voie d'élargissement.
Mais pour un mois encore les travaux de modernisation en empêchent l'accès. Alors il faut passer par de France. Le plus vite possible. Sans regarder autour de soi. La musique à fond pour ne rien entendre. Ne pas porter attention. Ne rien porter.
 DRH, lui vient de sortir du travail;
Et il a encore un dossier à finaliser chez lui pour demain matin. Nuit blanche qui se profile.
Le dossier Urbania. Gros plan social en perspective. Les entrevues préalables avec sont prévues pour la semaine prochaine avec la médecine du travail et les assistants sociaux, histoire de les mettre en condition; qu'ils déblayent un peu le terrain
-invalidités, mises en dispo- avant la phase deux.
Les gens à travers les vitres, mangent, s'empiffrent. Certains rient.
DRH sait que sa femme sera déjà en train de dormir quand il rentrera.
il sait qu'il ne trouvera, pour tout réconfort, qu'un Post-it sur la porte du micro-ondes lui indiquant que le gratin en barquette surgelée individuelle est dans le deuxième compartiment à gauche.
Il y a des gosses dans ces restos, des enfants, morve au nez, genoux calleux, qui courent entre les tables, qui jouent dans les espaces-jeux, qui se goinfrent. Qui attendent.
DRH tapote des doigts sur le volant.
En sourdine, Florent Pagny. Un souffle presque littéraire, pense DRH.
Un couple sort. Il titube sur le trottoir. Elle rit. L'espace 'un instant, la lampe sodium haute pression du réverbère illumine son visage qui sera bien moins beau d'ici à quelques années. C'est une certitude: DRH s'occupe de ce genre de choses.
 Lorsqu'il franchira le seuil de son domicile, DRH sait que sur sa peau il n'y aura aucun contact. Sur ses lèvres aucune chaleur. Et dans ses oreilles, le souvenir des rires aura disparu. Il ira se branler sans faire de bruit, sous la douche, avant de prendre deux doses de Ritaline mélangées à un expresso et d'entamer son labeur. Des chiffres, rien que des chiffres. Pas des êtres humains.
La jeune fille, au bras du type, traverse juste devant le pare-chocs. Les phares de la BM illuminent ses longues jambes. Interminables. et ce qui est au-dessous. Inaccessible. Dans le regard de la jeune fille.L'amour. Tout cet amour, cette vitalité qu'elle porte en elle et qui n'est pas, qui ne lui sera jamais destiné.
Puis le callipyge disparaît du faisceau.
Elle n'existe plus. Elle rejoint peut-être la cohorte de chiffres abstraits qu'il manipule chauqe jour pour respecter au plus près la volonté des actionnaires.
DRH cligne des yeux.
La pression se relâche.
Le feu passe au vert.
DRH embraye. Calmement.  .../..."

extrait de"Une histoire d'amour radioactive" -Antoine Chainas- Editions: -Série Noire- Gallimard

vendredi 8 avril 2011

et la mer et l'amour



"Et la mer et l'amour ont l'amour pour partage,
et la mer est amère, et l'amour est amer.
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
car la mer et l'amour ne sont point sans orage.

Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage.
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
qu'il ne laisse pas à l'amour enflammer,
et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.

La mère de l'amour eut la mer pour berceau.
 le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau,
mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.

Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
que j'eusse éteint ton feu de la mer de mes larmes."

-Pierre de Marbeuf- "Et la mer et l'amour"






"Roméo habite au rez-de-chaussée du bâtiment trois

Juliette dans l’immeuble d’en face au dernier étage

Ils ont 16 ans tous les deux et chaque jour quand ils se voient

Grandit dans leur regard une envie de partage

C’est au premier rendez-vous qu’ils franchissent le pas

Sous un triste ciel d’automne où il pleut sur leurs corps

Ils s’embrassent comme des fous sans peur du vent et du froid

Car l’amour a ses saisons que la raison ignore



Roméo kiffe Juliette et Juliette kiffe Roméo

Et si le ciel n’est pas clément tant pis pour la météo

Un amour dans l’orage, celui des dieux, celui des hommes

Un amour, du courage et deux enfants hors des normes

Juliette et Roméo se voient souvent en cachette

Ce n’est pas qu’autour d’eux les gens pourraient se moquer

C’est que le père de Juliette a une kippa sur la tête

Et celui de Roméo va tous les jours à la mosquée

Alors ils mentent à leurs familles, ils s’organisent comme des pros

S’il n’y a pas de lieux pour leur amour, ils se fabriquent un décor

Ils s’aiment au cinéma, chez des amis, dans le métro

Car l’amour a ses maisons que les darons ignorent



Roméo kiffe Juliette et Juliette kiffe Roméo

Et si le ciel n’est pas clément tant pis pour la météo

Un amour dans l’orage, celui des dieux, celui des hommes

Un amour, du courage et deux enfants hors des normes



Le père de Roméo est vénèr, il a des soupçons

La famille de Juliette est juive, tu ne dois pas t’approcher d’elle

Mais Roméo argumente et résiste au coup de pression

On s’en fout papa qu’elle soit juive, regarde comme elle est belle

Alors l’amour reste clandé dès que son père tourne le dos

Il lui fait vivre la grande vie avec les moyens du bord

Pour elle c’est sandwich au grec et cheese au McDo

Car l’amour a ses liaisons que les biftons ignorent



Roméo kiffe Juliette et Juliette kiffe Roméo

Et si le ciel n’est pas clément tant pis pour la météo

Un amour dans l’orage, celui des dieux, celui des hommes

Un amour, du courage et deux enfants hors des normes



Mais les choses se compliquent quand le père de Juliette

Tombe sur des messages qu’il n’aurait pas dû lire

Un texto sur l’i-phone et un chat Internet

La sanction est tombée, elle ne peut plus sortir

Roméo galère dans le hall du bâtiment trois

Malgré son pote Mercutio, sa joie s’évapore

Sa princesse est tout prêt mais retenue sous son toit

Car l’amour a ses prisons que la raison déshonore

Mais Juliette et Roméo changent l’histoire et se tirent

A croire qu’ils s’aiment plus à la vie qu’à la mort

Pas de fiole de cyanure, n’en déplaise à Shakespeare

Car l’amour a ses horizons que les poisons ignorent



Roméo kiffe Juliette et Juliette kiffe Roméo

Et si le ciel n’est pas clément tant pis pour la météo

Un amour dans un orage réactionnaire et insultant

Un amour et deux enfants en avance sur leur temps."

-Grand Corps Malade-

paté familial