photo: Philippe
samedi 26 mars 2011
l'heure d'été
j'été,
je suis je serais...
A l'heure d'une révolution
qui n'attend pas, qui n'attend plus.
Le monde bouge et ce n'est pas qu'une affaire de tectonique des plaques.
Le son, l'image et la colère,
-trois dimensions-
d'une jeunesse dans les chants et la rue.
L' arme électronique de la dernière génération collée à l'oreille elle filme et enregistre les battements d'un coeur qui cogne plus fort encore que toutes leurs matraques qui voudraient empêcher de Dire, d'Etre., de Faire
Parfois ,une lame sauvage fauche les bourgeons d'une jeune plante fragile s'élevant vers le ciel , impossible cependant de désherber tout ce qui pousse avec les larmes , la sueur, le sel de la vie.
La leçon des images bousculant l'ordre des choses s'appelle éternité, immortalité, espérance...
envoyé par Verbena29
"C'est l'espérance folle
Qui nous console
De tomber du nid
Et qui demain prépare
Pour nos guitares
D'autres harmonies
S'élève l'espérance
Dans le silence
Soudain de la nuit
Et les matins qui chantent
Déjà enchantent
Nos soirs d'aujourd'hui
Viens
C'est la fête en semaine viens
Je t'attends,tu ne sais plus rien
Plus rien ne nous sépare viens
Viens
Si les larmes t'ont fait du bien
Ce sourire est déjà le lien
Avec les beaux jours qui viennent
Reviennent
C'est l'espérance folle
Qui carambole
les tombes du temps
Je vois dans chaque pierre
Cette lumière
De nos cœurs battants
La mort c'est une blague
La même vague
Nous baigne toujours
Et cet oiseau qui passe
Porte
la trace
D'étranges amours
Viens
C'est la fête en semaine viens
Je t'attends tu le sais plus rien
Plus rien ne nous sépare viens
Viens
Si les larmes t'ont fait du bien
Ce sourire est déjà le lien
Avec les beaux jours qui viennent
Reviennent
C'est l'espérance folle
Qui danse et vole
Au dessus des toits
Des maisons et des places
La terre est basse
Je vole avec toi
Tout est gagné d'avance
Je recommence
Je grimpe pieds nus
Au sommet des montagnes
Mâts de cocagne
Des cieux inconnus"
-Guy Béart-
Qui nous console
De tomber du nid
Et qui demain prépare
Pour nos guitares
D'autres harmonies
S'élève l'espérance
Dans le silence
Soudain de la nuit
Et les matins qui chantent
Déjà enchantent
Nos soirs d'aujourd'hui
Viens
C'est la fête en semaine viens
Je t'attends,tu ne sais plus rien
Plus rien ne nous sépare viens
Viens
Si les larmes t'ont fait du bien
Ce sourire est déjà le lien
Avec les beaux jours qui viennent
Reviennent
C'est l'espérance folle
Qui carambole
les tombes du temps
Je vois dans chaque pierre
Cette lumière
De nos cœurs battants
La mort c'est une blague
La même vague
Nous baigne toujours
Et cet oiseau qui passe
Porte
la trace
D'étranges amours
Viens
C'est la fête en semaine viens
Je t'attends tu le sais plus rien
Plus rien ne nous sépare viens
Viens
Si les larmes t'ont fait du bien
Ce sourire est déjà le lien
Avec les beaux jours qui viennent
Reviennent
C'est l'espérance folle
Qui danse et vole
Au dessus des toits
Des maisons et des places
La terre est basse
Je vole avec toi
Tout est gagné d'avance
Je recommence
Je grimpe pieds nus
Au sommet des montagnes
Mâts de cocagne
Des cieux inconnus"
vendredi 25 mars 2011
le long chemin
"Il a fallu une loi en 1909 pour que le port du pantalon ne soit plus, pour elle, un délit; une loi de 1920 pour qu'elle puisse adhérer à un syndicat sans l'autorisation de son mari; une loi en 1938, pour abolir son incapacité juridique et son devoir d'obéissance à celui-ci; une loi en 1945, pour qu'enfin elles puissent voter; une loi votée la même année, pour supprimer la notion de salaire féminin; une loi en 1965, pour qu'elle puisse ouvrir in compte en banque et choisir une profession sans l'autorisation de son époux; une loi en 1967, pour qu'elle puisse accéder à la contraception; une loi en 1974, pour qu'elle ait le droit d'avorter; une loi en 1975, pour supprimer le droit du mari à contrôler la correspondance de sa femme; une loi en 1992, pour réprimer les violences conjugales; une loi en 2006, pour lutter contre les mariages forcés; une loi en 2010, pour interdire dans l'espace public le port du voile intégral que des traditions rétrogrades lui imposent.
Trop tard, pour Fanny Truchelut-( www.a-voix-haute.net ) condamnée le 8 octobre 2008, pour discrimination religieuse, à deux mois de prison avec sursis et 6000 euros de dommages et intérêts. En 2006, elle avait oser demander à deux femmes de retirer leur voile dans les parties communes de son gîte rural. Trois associations partie civile ont obtenu des dommages et intérêts: la LDH, le MRAP et la LICRA.
Décidément, l'oppression des femmes trouve, parfois, de bien curieux alliés."
-"Le long chemin vers l'égalité"- Jacques Trémintin- billet d'humeur-Lien Social numéro1010jeudi 24 mars 2011
couleur qu'a fait local héros
Mesdames, Messieurs et chers contribuables associés amateurs de spectacle en politique printanière,
pour ceux qui auraient manqué notre dernière émission "cantonale" sous titrée: "qui a plus d'un tour dans son sac" , un petit rappel s'impose.
Nous avions sept candidats en première semaine et après dépouillement de vos votes au soir du dimanche dernier, car rappelons-le c'est vous, c'est bien vous, Cher Public qui faites le jeu en donnant vos suffrages à celle ou celui qui a le plus beau sourire, la plus chatoyante cravate, les plus indémodables casseroles, le meilleur mode d'emploi, l'air de ne pas y toucher, la poignée de main exemplaire, le trémolo convainquant, les plus riches sponsors, le meilleur credo dans le sens du sacrifice...et votre couleur préférée.
Après l'élimination des rouges- passé, vif et carmin, celle du noir anthracite , du bleu pervenche et autre blanc d'hermine, il nous reste donc comme choix pour la cuisine, vert ou rose.
Ceci dit,
amateurs de déco., si j'en crois les flyers accompagnant les crises de foi de chacun des candidat, il se pourrait que le vert penche à certaines occasions vers le rose et le rose pourrait (surtout en période électorale) virer au vert pâle.
amateurs de déco., si j'en crois les flyers accompagnant les crises de foi de chacun des candidat, il se pourrait que le vert penche à certaines occasions vers le rose et le rose pourrait (surtout en période électorale) virer au vert pâle.
Mais alors, dirions-nous... serait-il possible d'envisager éventuellement et dans ce cas un mélange des deux?
Pas si simple répondent les spécialistes en nuancier car en effet -je cite:
"Le rouge et le vert sont deux couleurs complémentaires, et on sait "tous" que deux couleurs complémentaires donnent du marron, donc si on mélange du rose (blanc+rouge) et du vert, c'est comme si on mélangeait du rouge, du vert et du blanc, soit du marron et du blanc. D'où la couleur crème." source: forumBref vous mettez localement une militante d'Europe-écologie en présence d'un militant du parti socialiste et vous avez au final un ptit crème , du genre j'imagine de celui qu'ils ont dû boire ensemble pour commenter les résultats du premier tour et discuter de la stratégie à adopter pour le deuxième;
mais comme c'était de l'expresso et pas du déca, au final , chacun est rentré dans sa... crèmerie en gardant aux joues ses couleurs naturelles et en sous-entendu: "il/elle m'énerve, l'autre".
Ce qui n'est sans doute pas plus mal quand on sait que le P.S. a pour habitude de s'intéresser aux idées des autres pour mieux- dans un premier temps- les récupérer et dans un deuxième les digérer...
et d'ailleurs toujours selon les spécialistes des couleurs:- rose et vert- ça ne donne pas ensemble quelque chose de vraiment définissable. On s'en était il me semble déjà aperçu concernant par exemple le nucléaire en général ou un projet d'aéroport.régional en particulier.Mais... en politique comme dans la vie tout n'est pas aussi simple et figé. Ainsi, aux dernières nouvelles Martine en chef serait prête à envisager un moratoire sur le nucléaire.Ah!ah!ah! de préférence juste avant les présidentielles histoire de ramener les brebis égarées et pour après ça mange pas de pain. .J'imagine qu'elle a dû expliquer le truc en aparté à ses nombreux potes du parti qui roulent pour l'uranium enrichi et aussi aux collègues du PC et annexes qui en font tout autant, afin qu'ils ne crispent pas trop sur le sujet c'est juste pour rire et passer la barre des X pour cent.
Notons, (Amélie) que ce projet existait déjà dans les 110 propositions d'un certain François Mitterand..comme quoi on ne change pas une équipe qui raconte des bobards...
Et pour conclure, chers vous, je ne peux que citer la phrase d'un spécialiste du nucléaire puisqu'il y travaille: "Si quelque chose doit faire évoluer le nucléaire en France, ce sera l'accident" (tiré du documentaire "RAS nucléaire-rien à signaler" diffusé sur Arte)
Au moins nous voilà prévenu.
ET
me semble t-il
à ne pas oublier dimanche prochain dans l'isoloir...
mercredi 23 mars 2011
la cendre des jours
"Focus"- Christopher Walker découvert chez Carmen Pascual
-L'espoir est veilleuse fragile-
"Sur cette terre vouée au désastre
Nous tenon nous résistons
Nous nous arc-boutons
Contre vents et marées
"Ambition"-Christopher Walker-
Car il faut persister sans fin
Dans l'âpreté des jours
Comme si l'on ne devait jamais mourir
"Eléments"-Christopher Walker-
Dans ces poèmes ce n'est pas moi qui vous interpelle
Dans ces poèmes ce n'est pas ma voix que vous entendez
Mais ce qui me traverse et me maintient:
L'ombre désespérée de la beauté
Cet espoir infini au coeur des hommes
Car entre nos mains qui tremblent
Cette petite lueur de l'espoir
Est une veilleuse fragile
Au coeur de la nuit carnassière"
"Liminaire"-Bernard Mazo-Editions voix-d'Encre-
"Transcendence" Christopher Malker
"Navigation" Christopher Walker
-extrait de "Dans le silence habité du poème" Bernard Mazo-
"Transient" Christopher Walker
-L'espoir est veilleuse fragile-
"Sur cette terre vouée au désastre
Nous tenon nous résistons
Nous nous arc-boutons
Contre vents et marées
"Ambition"-Christopher Walker-
Car il faut persister sans fin
Dans l'âpreté des jours
Comme si l'on ne devait jamais mourir
"Eléments"-Christopher Walker-
Dans ces poèmes ce n'est pas moi qui vous interpelle
Dans ces poèmes ce n'est pas ma voix que vous entendez
Mais ce qui me traverse et me maintient:
L'ombre désespérée de la beauté
Cet espoir infini au coeur des hommes
Car entre nos mains qui tremblent
Cette petite lueur de l'espoir
Est une veilleuse fragile
Au coeur de la nuit carnassière"
"Liminaire"-Bernard Mazo-Editions voix-d'Encre-
"Transcendence" Christopher Malker
"Navigation" Christopher Walker
"A quoi bon tenter
de décrire
dans le tâtonnement de la parole
l'illusoire miroitement du visible
alors que tout se joue bien au-delà
au coeur du mystère de l'univers
terré sous l'écorce des choses."
-extrait de "Dans le silence habité du poème" Bernard Mazo-
"Transient" Christopher Walker
mardi 22 mars 2011
l'instant Capello
"C'était une femme qui avait épousé son temps, comme Simone Signoret"
Jacques Capelovici -linguiste-plus communément connu sous le nom de "Maître Capello"
revivre la bataille
-Gaston Chaissac-
".../...Sur le quai une fille en noir très jeune, quatorze quinze ans, me tourne presque le dos, turban noir plaqué contre son front bombé presque aussi noir, veste longue cuir noir, pantalon serré dans bottes hautes de daim, col roulé mastic, grande besace molle en toile écrue. Je fouille dans mon sac, elle bouge trois quart face, encore mieux, je mets la main sur mon Nikon, j'hésite, est-ce que je peux vous? est-ce qu'une personne aussi gracieuse et élégante que vous peut habiter dans un endroit pourri comme le fond des forêts?
Le train arrive, RER D, rouge et bleu à impériale, nom inscrit en lettres lumineuses sur son front carré, PUMA, ses banquettes déchirées, ses vitres gravées de laids paquets lettristes, MILE RISOT SUD RONG OURNE, ses signaux d'alarme rouge sang ses petites vieilles pas tranquilles sa porte qui claque.
Clack.
La fille en noir est restée sur le quai, suprêmement indifférente à la laideur qui l'environne.
Je m'assieds en face d'un grand maigre au casque vissé sur les oreilles. Ce type hoche son long visage chevalin fort-da-forts-da-fort-da-tête de Christ qu'on aurait laissé vieillir, définitivement abandonné par sa girouette de père, à son poste de fils et le monde en eût été changé, quolibets, soldatesque romaine écroulée de rire, quand on pense qu'on était à deux doigts de le crucifier ce clown, et on s'en serait collé pour deux mille ans de génuflexions, confessionnal et montres de première communion. Vautré sur son siège, ses cuisses creuses encadrant les miennes ballottent aussi, me frôlent de temps en temps sans que j'arrive à savoir si c'est intentionnel ou pas, tandis que d'une main il gratte une guitare imaginaire avec une régularité métronomique.
A ma droite un petit bonhomme tassé sous un bonnet deux fois gros comme sa tête farci de dreadlocks, en tricot acrylique beige orné de continents africains noirs, manipule son téléphone entre ses doigts sur un rythme plus rapide mais tout aussi binaire que le Christ au walkman.
ça fait comme un concours de branlettes aux extrèmes bords de ma vision périphérique.
Je m'endors à moitié, bourré de fatigue. De temps en temps, entre deux grincements de frein, il me semble vaguement entendre Vito ricaner.
Sacré Guy, hein?
Qu'est-ce que? Il s'éloigne entre les banquettes, me fait un petit signe au passage deux doigts en l'air-une bénédiction? va en paix ma fille ou est-ce que je rêve?
Quand j'ai rencontré Guy c'était un jeune homme sarcastique qui sortait de l'Idhec et d'un mal d'amour dont il était presque mort. Cuite suicidaire au volant de sa ronflante TR4, un platane plein pot, trois tonneaux douze fractures un oeil crevé par la tige du pare-soleil. Un an d'hôpital et de rééducation plus tard, restait ce Guy-là au bandeau noir, vaguement post-situ, se déplaçant en bande avec d'autres aspirants cinéastes qui tournaient autour de Vito. Cinémathèque tous les après-midi, discussions overnights, corps tièdes entassés dans des piaules, drague serrée.
Comme un trophée qu'on brandit après le match, on me poussait en avant pour fendre la cohue au cours de Deleuze à Vincennes, aux séminaires de Barthes, de Foucault ou même parfois du vieux Lacan. J'absorbais tout ce que je pouvais avec avidité et insouciance, dans un désordre dont j'avais à peine conscience je remplaçais sans moufter Angélique marquise des Anges par Pierrot le fou et Mireille Mathieu par Lou Reed. J'apprenais que le complexe d'Oedipe n'était pas éternel avant d'avoir compris ce que c'était, qu'il ne fallait pas lire les journaux sans grille de décryptage, que le mensonge était une science complexe sur quoi se fondait toute sorte de pouvoir. J'abandonnais Barbara Cartland pour Marguerite Duras période Détruire, dit-elle, et surtout je faisais connaissance avec Kurt Schwitters, Gaston Chaissac et les combine paintings de Rauschenberg- je les aimais comme des proches, comme des amis de mon cerveau boulimique, hirsute, peuplé de pièces et de morceaux raccordés à la six-quatre-deux.../...
-Kurt Schwitters-
.../...ça marchait aussi grâce à mes chaperons, les futurs cinéastes: en tant que pure fille du prolétariat et compagne de Vito, je bénéficiais auprès d'eux d'un prestige vertigineux. Dans ce milieu de petits ou moyens bourges dessalés, où les grands gestes utopiques faisaient encore de l'audience, j'étais à moi toute seule le peuple courageux, opiniâtre, solidaire, ingénieux, drôle et inventif. Les filles copiaient ce qui restait de ma garde-robe nunuche de Troyes, jupe à bretelles et cols roulés moulants en acrylique, les mecs se battaient pour que je grimpe sur leurs bécanes se simili voyous.
C'était excitant, même si de temps en temps, par éclairs, je comprenais que ma propre imposture (après tout je n'avais jamais demandé à être sacrée mère du peuple) en cachait une autre bien plus grave, j'étais bien placée pour savoir que là d'où je venais il y avait aussi peu de héros et pas moins de pleutres, lâches, fourbes, égoïstes, pas moins de cruels et d'imbéciles qu'ailleurs.
A commencer par moi, que dégoûtaient toutes ces pauvres laides babioles accumulées par ma mère sur son buffet de cuisine, toutes ces choses que je regardais moins d'un an plus tôt comme inévitables, son tablier de gardienne, les sardines du dimanche midi l'apéro la belotte et le reste. Mes parents étaient frustrés, conformistes, candidement racistes-comment auraient-ils pu faire partie d'un quelconque projet révolutionnaire?
Mais par quel moyen leur expliquer ça, aux jeunes Parisiens? .../.."
Extraits de "Revivre la bataille"-roman de Juliette Kahane-Editions Mercure de France-
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