... /...peut-être mais en le faisant bien../.."
découvert par ici
dimanche 20 février 2011
sur la grande place
Sur la grande place rectangulaire
carrément et culturellement d'obédience soviétique
tel que les adeptes du tourisme social sur les bords de la mer noire
envisageaient la modernité dans les années soixante...
Sur la grande place qui voulut se rajeunir,
à force de se prendre les pieds dans ses racines
la piscine centrale non homologuée, nettoyée pour la bonne occasion
faisait briller sa balnéo à remous
-n'est SPA-
et purement décorative
sans doute
tout comme le front de l'estuaire bien proche
où l'on pouvait seulement toucher l'eau des yeux.
Mais pour autant...
il nous donnait régulièrement de ses nouvelles,
et sa dernière cure lui avait été pour le moins profitable.
Aussi,
peut-être qu'un jour , qui sait, on pourrait s'y tremper à nouveau
comme à l'âge des pâtés sur la plage
Sinon!
Ma ville serait t-elle devenue un parc d'attraction?
où les transatlantiques s'envisageraient au musée,
et la dernière -de guerre -
en abri sous-marin
et béton brut de décoffrage comme notre édile en chef l'aimait tant...
et carrément
-le béton-
Sur la grande place qui se mirait au soleil,
l'espace d'un instant d'illusion
il me vient en tête une chanson des années trente
une de celles...
comme
échouée dans le verre portuaire d'un US marine
qui refaisait le monde en deux trois coups de tête de mauvaise bière.
"over the rainbow "petit en cas
Dimanche en ses débuts serait très dans la lune
de quoi rêver tout son saoul
et sans faire de quartier
imaginer un monde
fantasmé
pour le plaisir d'y revenir
au moins
une fois dans le mois
et d'envisager en blanc sur noir
des couleurs qui s'éphémèrent"../...Philosophes écoutez cette phrase est pour vous
Le bonheur est un astre volage
Qui s'enfuit à l'appel de bien des rendez-vous
Il s'efface il se meurt devant nous
Quand on croit qu'il est loin il est là tout près de vous
Il voyage il voyage il voyage
Puis il part il revient il s'en va n'importe où
Cherchez-le il est un peu partout.../..."
-Charles Trenet-
samedi 19 février 2011
écris sur ce que tu n'as pas le droit de taire
-manif des "Chantiers" années 50 -
../...Ecris sur ce que tu n'as pas le droit de taire.
Ce n'est plus mon père qui me parle. il s'est éclipsé derrière son bouquet d'asphodèles au milieu des Tchouvaches et des Yakoutes.
Ecris sur ce que tu n'as pas le droit de taire. c'est un conseil de Gorki qu'Aragon, le grand écrivain national qui éclaire la route de l'avenir reprend dans une préface à un roman soviétique;
Pourtant il n'est pas le mieux placé pour donner à son tour ce conseil.
Elever l'enfant hors de l'eau: voilà encore le geste salvateur qu'Aragon s'attribue dans sa postface aux Communistes.
Tout s'annonce par une très belle soirée à la Grange-aux-Belles, le 17 juin 1949. Le grand écrivain rencontre son public. Depuis un mois, on a salué le roman génial, on l'a écrit et réécrit- c'est à dire répété- en lettres d'or dans le journal du parti lu par une avant-garde qu'on peut estimer à un bon million de lecteurs. Il a donné des gages et il règne. Si besoin, il écrase. La soirée a des airs de triomphe , il fait une entrée solennelle dans la salle des syndicats, monté sur un quadrige, acclamé par le public. Mais les congratulations ont le goût amer du quiproquo. il se sent humilié, lui qui n'a subi d'humiliation que d'en haut. Jamis (dira-t-il)) je n'ai été aussi triste de ma vie.
A la Grange-aux-Belles, mon père écoute la couturière et l'employée de métro et le représentant des métallos parler de son roman au grand écrivain, louer la vérité des faits, notamment au sujet du pacte germano-soviétique, évoquer des souvenirs personnels prouvant que la littérature est enfin de plain-pied avec la vie. Mon père est enthousiaste mais il n'est pas tout à fait dupe. Après avoir serré des mains, il rentre à la maison du quai de Grenelle, il rentre à pied, heureux de sa soirée et de ma naissance mais circonspect. il descend le boulevard Sébastopol, coupe par le pont au Change, s'assied cinq minutes sur un banc place Dauphine, repart, il a de bonnes chaussures à bout arrondi. A la maison, il ouvre doucement la porte pour ne pas nous réveiller, il enlève ses chaussures, il monte en chaussettes sur le balcon, après tout c'est sa fête, il aimerait pousser un grand cri un Hip hip hip hourra mais il se retient, il a appris à retenir ses émotions, et il se contente de griller une gauloise face aux péniches qui livrent le charbon à l'élite de la classe ouvrière.
L'enfant que mon père élève hors de l'eau n'est pas une abstraction. C'est moi, qui serai bientôt, les jours fastes, son choupomme. Avec le coude gauche, celui de la longue cicatrice résultant de ses acrobaties d'autrefois, il soutient ma tête dans la bassine en fer-blanc. Il me lave,le savon dans la main droite, il veille à ce que l'eau n'entre pas dans les oreilles, il me rince, il repense au propos d'Aragon signalant que les "communistes" c'étaient d'abord les femmes, il me soulève par les aisselles, m'enroule dans une serviette, me sèche, me couvre de talc, me dépose dans mon lit, il va vider l'eau savonneuse de la bassine en fer-blanc dans les chiottes à la turque, il revient vérifier que tout va bien. Est-ce qu'il est content? Difficile à savoir car il n'en laisse rien paraitre, parfois il sifflote, parfois il semble maugréer. Selon ses préceptes, un enfant n'est pas intéressant avant l'âge de raison. Pour le moment, il estime que nous n'avons rien à nous dire, rien en tout cas du point de vue du matérialisme dialectique, encore que le père de la dialectique ait postulé que les enfants poussaient les parents vers la tombe.../..."extrait de Ghetto-un roman de Bernard Chambaz-Editions du Seuil-
vendredi 18 février 2011
j'y go (toi même)
Et bien voilà... depuis quelques heures à chaque fois que je veux intégrer une nouvelle image pour décorer les murs de ce blogoupastoujourstrèsnet j'ai un message qui s'affiche et qui de fait s'en fiche aussi en me disant ceci:
Petit problème... Vous avez utilisé l'intégralité de votre quota de 1 Go pour le stockage de vos photos.Ah ben zut alors, mais heu! je savais pas-naïf que je suis-que j'avais un stockage personnellement limité - enfin si des fois quand je reprends pour la troisième fois de la blanquette à Lulu mais bon là n'est pas le sujet...
Mais comme ils ont pensé à tout chez Blogger (ah ces ricains..) il me suffit de d'acheter de la place et hop le tour est joué!
A ouais d'accord je vois bien...msieur le commercial, ben écoutez je vais réfléchir hein(g)! ...
Quelques temps plus tard, lalala , nous retrouvons notre héros, client, blog-pasteur devant son clavier
Et bien chers camarades, figurez-vous que finalement après réunion du comité de rédaction en séance extraordinaire (comme toujours) je me résous (positif) à supprimer les premiers messages envoyés dans l'estuaire et datant de...ah tout de même... mars 2007...tout cela sentant poussière et moisi , z'aussi à l'approche du printemps rien de tel qu'un grand ménage dans la boutique et comme disait un cuistot à l'arrivée du deuxième service: "du passé faisons table rase et remettons le couvert"On va tout de même pas céder aux sirènes du grand capital. Nom de Zeus!
human planet
photo Timothy Allen
"Magique" qu'elle disait Bernadette en accompagnement de cette vidéo envoyée par ses soins (hu!hu! l'infirmière) ce matin .
à consommer de préférence en plein écran...
les droits de l'homme en "ouille" leçons
"notre" très à droite dans ses bottes ministre "allo marie?" l'avait fait entendre, rien de tel que le rayonnement du savoir faire franchouille à l'étranger...
Voyez plutôt cette info relevée dans "Les forces antiémeute de Bahreïn, qui ont donné l'assaut dans la nuit de mercredi à jeudi sur un campement d'opposants dans le centre de la capitale, faisant au moins quatre morts, ont été formées par des policiers français issus des compagnies républicaines de sécurité (CRS). Demandé par l'État du Golfe, un accord de coopération en matière de sécurité intérieure a été signé en novembre 2007 à Paris, lorsque Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l'Intérieur, avait reçu son homologue le cheikh Rashed Bin Abdallah Al-Khalifa.
Selon les termes de cet accord, cités sur le site du ministère des Affaires étrangères et européennes, "la France contribue notamment à la formation des forces de maintien de l'ordre bahreïniennes chargées d'encadrer les manifestations". Il est précisé que la formation "inclut une composante droits de l'homme".
L'accord a été validé par le Sénat puis l'Assemblée nationale en avril 2010. Le député UMP Jean-Luc Reitzer, rapporteur du projet de loi, précisait devant la commission des Affaires étrangères que "si la coopération bilatérale [avec le royaume de Bahreïn] est loin de se limiter à ce champ, elle concerne aussi la sécurité intérieure et civile, domaine dans lequel Bahreïn rencontre des difficultés particulières". Il expliquait devant ses collègues que "comptant de l'ordre de 6 000 hommes et femmes, la police de Bahreïn dispose d'un bon niveau de professionnalisme, mais manque d'expérience en raison du faible taux de délinquance, qui résulte probablement de l'extrême sévérité de la justice".
"Professionnalisation des unités" (Reitzer)
Le député du Haut-Rhin ajoutait que "le récent développement des libertés publiques a entraîné la multiplication des manifestations sur la voie publique, dont certaines ont dégénéré en affrontements (...). Elles sont principalement le fait de la population chiite, qui se dit - à bon droit - victime d'inégalités et de discriminations. Des policiers - qui sont tous sunnites - sont régulièrement pris à partie dans certains quartiers de l'archipel. Le ministre de l'Intérieur a donc à coeur d'adapter les techniques d'intervention de la police à la nouvelle donne démocratique afin de concilier liberté d'expression et maintien de l'ordre".
L'élu estimait alors que "la coopération privilégiée établie avec la direction centrale des compagnies républicaines de sécurité a permis d'accompagner la professionnalisation des unités antiémeute et d'améliorer la gestion des foules".
Passée au Quai d'Orsay, Michèle Alliot-Marie s'est entretenue le 1er février à Paris avec le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn. Selon le communiqué diffusé, les deux ministres ont "insisté sur l'importance qu'il convient d'accorder aux sociétés civiles et au dialogue qu'entretiennent celles-ci avec les gouvernements".
-Franck Renaud- source- Le Point .fr
jeudi 17 février 2011
faudrait voir à causer correct
Ben c'est vrai quoi, ça aurait pu être pire..non?
.Merci donc à notre quotidien régional de faire dans l'optimisme on en a tellement tous besoin et merci aussi à Johann qui passait par là- pour la photo...
Et puis comme stipulé et introduit magistralement par notre journal complètement à l'ouest, la leçon de ce jeudi-sortez vos cahiers s'il vous plait- consistera à apprendre à causer correct et ainsi à ne pas dire tout et n'importe quoi sous prétexte qu'on est énervé ou que ça pue dans le bourg ou que y'a comme un goût amer-sic- dans le fond du verre. Il faut tout d'abord décoder le message et ensuite retransmettre l'information avec les forme et usages convenus afin que le lecteur, auditeur, citoyen, votant , renifleur... soit le plus à même d'accepter ce qu'on a décidé pour lui en lui laissant bien sur l'idée-ça mange pas de pain et ça tranquillise - que c'est lui qui l'a choisie en son TF1 et conscience.
Tenez, je sens bien que vous voulez un exemple allez! voyez plutôt il y a de cela quelques jours nous nous sommes fait l'écho z'ici même d'une campagne d'affichage orchestrée par France Nature Environnement concernant l'état de certaines plages bretonnes décorées régulièrement par des algues fluo ou non posant quelques...légers... problèmes en ce qui concerne la santé publique. On pouvait également par la même causer de certains élevages de cochon made in d'ici qui outre le fait de fabriquer de la bidoche pas chère c'est sur mais sans doutes et peut-être franchement dégue... aurait "parfois" tendance également à -sans faire exprès bien sur- polluer les sous-sol de notre fier pays d'aventuriers.
Et ben non, faut pas parler comme ça -on se fait du mal - on scie la côte de porc sur laquelle on était assis (ça se dit ça?) Dame, que vont penser tous ces touristes qui vont déferler par la nationale cet été prochain, Eh! Oh! déconnez pas les mecs c'est maintenant que l'on commence à faire les réservations...et donc pour la peine, ce jour même nos guetteurs du massif armoricain nous apprenaient que le comité du tourisme de la région Bretagne avait décidé de porter plainte contre les méchants écologistes...et ainsi trois affiches auraient été suspendues.
Voyez plutôt ici même l'article de Philippe Argouarch pour l'A.B.P. (Agence Bretagne Presse) -info de Fulup-
et puis pour clore momentanément le (récurrent) sujet , comme un certain nombre d'entre vous ne lit pas les messages des lecteurs de ce blog je me permets donc présentement de reproduire celui-qui suit dont comme on dit dans ces cas là... la teneur -naturellement- appartient à son auteur...
- "on assiste en ce moment à un véritable montée au créneau du lobby porcin breton , moi qui suis originaire du bassin versant de St Brieuc et dont ma plage d'enfance était Hillion, je ne peux qu'approuver cette campagne. les éleveurs de porcs bousillent la nature , ce ne ont pas des paysans au sens noble car la plupart démolissent leur "outil" de travail qui est la nature . un ex habitant du pays saccagé de Loudéac. (ps qui a les plus belles et grandes maisons dans ce coin ?les plus belles voitures ? les businessmen du cochon. et qui se coltinent des eaux à plus de 50 mg de nitrates ? et l'odeur de lisier constante ? et les bocages saccagés ? (par le feu ou la tronçonneuse) bref Le Drian, pdt du conseil régional, est vendu aux éleveurs de cochons. HL Mais voui, ...allez... soyons positifs enfin... Regardez,par exemple, maintenant ce sont les chasseurs qui vont dans les écoles pour causer aux gosses de la protection de la nature...laissons faire les spécialistes quÔa!
reçu avec la dernière facture d'eau.. après heu! on va dire: une longue réflexion intercommunale...
(j'ai des alus" ou quoi?)
le livre de chevet du salon de l'agriculture...(enfin on peut toujours rêver)
une info en passant:
"La moitié des antibiotiques de France seraient consommés par des porcs."
(dame, faut bien trouver un débouché à nos labos -)
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