samedi 12 février 2011

land's end -terres d'infini


Une exposition d'une soixantaine de tableaux , de sculptures , montages sonores et images animées autour de la rencontre entre l'auteur Chloé Batissou et Mathieu Dorval le peintre à travers les territoires de l'extrême-ouest de l'Europe et c'est en Bretagne,Galice et Cornouaille que les deux artistes ont construit leur oeuvre.-source:  le mensuel Bretons-février 2011



Depuis le 9 février jusqu'au 2 novembre 2011 à Douarnenez au Port-Musée

LE SITE LAND'S END-TERRES D'INFINI




BLOG LAND'S END

ghetto



".../...Tu apparais derrière le rideau de tulle blanc agité par un souffle d'air car la porte-fenêtre qui donne sur la loggia est entrouverte, tu parais parmi les azalées et les rosiers qui tu as empotés et aillés, dans un paysage composé par la voie ferrée qui va jusqu'à l'océan, par une barre d'immeubles, par l'unique peuplier à avoir survécu au massacre des peupliers et qui trône dans le ciel violet, pas lilas, vraiment violet comme on voit au-dessus des métropoles.
Tu parais en imperméable, celui en tissu léger noir que tu portais sans l'avoir boutonné, juste avant que ta maladie ne se déclarât, le jour où je t'ai vu courir cinquante mètres après l'autobus pour aller acheter des livres, et les pans de l'imperméable avaient le même mouvement que la robe des moines effrayés par un lion dans une peinture italienne. Sous ton imperméable, tu portes ton pyjama bleu clair. Le pantalon est court et la veste froissée. A travers la fenêtre, des faux plis donnent l'impression d'une cotte de mailles qui protègerait le torse d'un chevalier. On dirait une armure de livres mais les livres sont comme les autres marchandises comme les poires ou les diamants ou les boulets de charbon, il y en a une grande variété.
Tu viens vers moi un livre à la main et ce n'est pas te faire injure que de reconnaître une couverture des Editions sociales. Tu me fais signe, je comprends que tu voudrais l'échanger contre le livre que je tiens entre les mains, mais mon livre n'est pas de ceux que tu aurais pris spontanément, d'ailleurs tu t'en es toujours méfié de la spontanéité, c'est un livre d'enfant avec un nom d'enfant, ghigo, comme un balbutiement, ghigo, le moineau, le ruisseau, le jaune d'oeuf comme un soleil qui resplendit sur les murs du village. De toute façon, on reste de part et d'autre de la porte-fenêtre, toi parmi les azalées et les rosiers, moi assis dans ton fauteuil danois, sans pouvoir nous toucher ou échanger nos armures de livres.
Tu tournes la tête, à gauche vers le mur de ciment gris, puis à droite vers le mur recouvert par le lierre qui grimpe jusqu'au plafond de la loggia, qui s'accroche comme toi jusqu'au jour où la nature t'a abandonné, où ta volonté n'y pouvait plus rien, où l'anarchie s'était emparée de ton corps. Tu te demandes quels épisodes je vais fourbir. Tu serais surpris de voir se profiler l'histoire des neuf vies proverbiales du chat. Tu serais sans doute moins surpris par la pérennité des fleuves et du spectre de la révolution.
Pour autant, tu dirais sûrement les choses autrement../..."

-extrait de -"Ghetto"- roman de Bernard Chambaz-Editions du Seuil-

it's five o clock

bien vivre pour des idées

 création:Fiona Watt-

Alors ça y est il est parti," le Raïs" comme ils l'appellent, en bordure d'un des plus grands fleuves du monde.Ouais enfin à l'heure où je vous cause, il est juste en villégiature un peu comme les parisiens pour leurs vacances de février.
Mais bon, on va dire qu'il s'est quand même  fait la malle et sans doutes aussi  tous les bagages Vuitton qui vont avec. C'est que, chez ces gens là, les fréquentables par  la haute, s'agit pas de partir en congés sans se faire accompagner par une conséquente intendance. Dame, qu'est ce que vous voulez, c'est comme ça, il y a des milieux où l'on se change beaucoup quand on sort  et d'ailleurs c'est mathématique moins on paie plus on se déguise...
M'enfin, au delà de ces considérations bassement matérielles, -encore un-tagada tsoin tsoin" Et forcément pour les paris la question qui se pose juste à suivre,  sur toutes les lèvres purpurines et même les autres, c'est: Qui sera le prochain, Oui parce que, lorsqu'on cause "pouvoir" vous remarquerez qu'on fait  en général (et même les non militaires) plus dans le prochain que dans la prochaine...
C'est comme ça... Un peu comme si cette place là intéressait plus les mecs pour des raisons heu! -on va dire- qui les habitent depuis la chasse aux mammouths en passant par... les tribunes du stade de France . Je sais vous allez me rétorquer: faut pas exagérer non plus car on trouve forcément dans l'histoire quelques nanas qui ont voulu  être aussi...délicates...que les mecs, des qui..en ont hein c'est bien ce qu'on raconte dans ces cas là quand on voit passer  sa caricature dans la glace..
Mais franchement, pour en revenir à nos moutons, heu plutôt à nos éleveurs de moutons d'ailleurs, ça doit quand même être drôlement agréable...
de se la péter dans la soie ou le satin, pour avoir autant de mal à en sortir, le moment venu et qu'il faille faire jouer les figurants jour et nuit pendant des plombes alors qu'ils ont certainement autre chose à turbiner  qu'à aller s'entasser sans confort sur une place ou  d'ailleurs y'en a plus vraiment de place.
Et c'est pourtant toujours et partout  la même histoire. Dès qu'ils ont le pouvoir, ils deviennent  comme les insectes la nuit sur les ampoules, ils arrivent pas à s'en arracher et souvent on est obligé de leur dire ou faire comprendre Heu! Raoul là tu crois pas que tu gènes, qu'on t'as assez vu, que tu a fait grandement (ou petitement) ton temps, que tu t'es assez emplumé sur la bête,? hein(g) Dis, Raoul.
Mais Raoul, la plupart du temps il s'en fout, il écoute même plus ses potes les plus proches, ceux qu'il a  bien rincé pendant son mandat mais qui sur la fin ont quelque doute dès fois qu'ils puissent conserver  un strapontin chez le  prétendant suivant, on ne sait jamais...
Et alors,  le vieux tigre, lion, ou chacal ...chacun sa ménagerie, il est tout seul sur sa fin et même alors que sa famille ramasse les couverts en argent et regarde les horaires d'avion , lui, il y croit encore...le pauvre. Fait pitié non?
Et si vous regardez bien, vous verrez que quelle que soit la taille de la  boutique- palais présidentiel, hôtel de région, mairie, chambre des députés, sénat et toutes les appellations en cours suivant l'exotisme du cru -vont tout faire pour garder la place, comme si ils étaient indispensables à moins que la gamelle soit vraiment bonne- va savoir...
Et tant que l'on ne réformera  pas la durée du mandat et les chèques de fin de mois, il en sera toujours ainsi, quelle que soit la couleur de la banderole dont ils se réclament avant d'être élu, puisqu'ensuite vont tous manger à la même cantoche et comptez plus sur eux-(à par, parfois, quelque malade vite écarté de la basse-cour) pour avoir envie de changer alors le menu...
 Après ça,  comment voulez-vous donner une image crédible de la politique qui est rappelons le un art tout à fait noble mais qu'on ne devrait confier qu'à ceux qui le sont tout autant. Attention, entendons-nous bien je veux pas causer par là des DE machin chose, non je parle de la noblesse du coeur, de l'esprit, des idées traduites dans les actes et non dans  le larfeuille et surtout pas des professionnels de l'entourloupe, du fauchetonnage, du retournement de veste et du cause toujours mon lapin , monte là dessus et tu verras ma lune...
Mais ptêt qu'un jour on pourrait penser qu'ils servent à rien qu'à vider le tiroir-caisse (et parfois aussi la cave avec), que l'on pourrait en s'organisant un peu, gérer collectivement et à tous les strates les affaires du pays, avec des représentants aussi vite élu ,aussi vite rendus à l'anonymat , en s'aidant de quelques sages qui n'auraient d'autre intérêt que de prêter leurs lumières. et alors les ministres, les présidents, les duce, les rois , les empereurs et tous les  j'opine du chef on en ferait un parc d'attraction afin  d'éduquer  de manière ludique la jeunesse qu'elle sache pourquoi on était si con avant et surtout qu'elle connaisse  bien  les erreurs pour  ne plus recommencer..

Mais allez, je rigole, je déconne même, rassurez-vous, ça va pas changer et même  si le peuple a de temps en temps quelque  bouffée de chaleur quand on lui serre un peu trop la vis- Ah dame sont pas tous délicats sous les lustres du palais...-bien baratiné et matraqué au propre et/ou au figuré, il  retournera très  vite  bêler comme il faut.à l'autre bout du champ de l'impossible

Sinon heu par chez nous les plus chanceux  vivant en démocratie,  bientôt les cantonales. Ah j'ai hâte de croiser les prétendants, le dimanche au marché tout sourire devant et à la main  leur promesses sur papier glacé recyclé, réchauffé...  mais dans tous les cas à ne pas jeter sur la voie publique, mais plutôt dans la poche sous le mouchoir pour pleurer de rire, de honte? Va savoir..
Dis moi combien tu vas gagner je te dirais ce que tu vaux -en politique...

Et avec tout ça, j'irais quand même voter  parce qu'à choisir... je préfère désespérer des urnes plutôt  qu'on me casse volontairement les burnes.
-et vive la rime démocratique, celle qui rit quand on la...

caresse 
(qu'est ce que t'allais imaginer salopiaud)

vendredi 11 février 2011

terrakota



vendredi, ça s'interprète de toutes les- bonnes- manières




















avec l'amicale complicité de Serge

dire le monde faire société






".../...Dire le monde se fonde sur une affirmation: chacun de nous est détenteur d'un savoir qui, s'il est mis en relation avec ceux de tous les autres génère des alternatives concrètes aux impasses de notre société../..." source: dire le monde-




 avec:
la compagnie Arc en Ciel Théâtre- dans "Un arbre sur ses racines."


 la compagnie L'Ilôt Z dans: "Le temps des paysans"






La compagnie Jolie môme dans: "Faut pas payer."






La compagnie Creton'art dans: "Les Allumetiers."








La compagnie des Femmes à barbe dans: "Partons pour Pluton."




et tellement plus encore
Z'aussi,
demandez  donc le programme

bang bang

une merveille de tendre délicatesse découverte chez "LES AMIS ESSENTIELS"





Et pour l'écriture tu penses à quoi?
A recapchonner le stylo pour ne pas laisser l'encre sécher l'inspiration,
ou bien,
à trouver un bon motif en béton pour faire durer
et ptêt aussi à rajouter un peu d'eau de mer pour alléger
ou encore à mettre des couleurs à la chanson qui prend ses rimes à son cou
de peur d'avoir à rendre des comptes à rebours...
Pour l'écriture je me dépatouille comme toujours, et sans illusion.
Je sais bien que je ne trouverais plus le mot ultime, le verbe à chavirer, l'expression infaillible...
Tous les comédiens s'y sont risqué sans autre résultat qu'une frustration mal déguisée
alors à quoi bon.
Pour l'écriture il n'y a pas d'issue, c'est couru d'avance mais on fait comme si
pour se donner bonne conscience
pour occuper les silences
les coins perdus
de
la piste de danse
au bal des malentendus.
Pour l'écriture on copie sur son voisin
à force de  tellement vivre les phrases les unes sur les autres
mais
c'est pas de notre faute,
qu'ils disaient.
Alors,
tant bien que mal,
on recommencera...

jeudi 10 février 2011

dis t'as vu monteverdi?

ciel regard



"Rien à dire aujourd'hui sauf que le ciel était regard
et gourmand de me voir voyager sous la fraîcheur
Je rentre à l'instant de l'instant j'en reviens encore
il y avait bien théâtre et j'ai compris pourquoi je marche
quand je me suis vu tête levée sous la dérive
des écluses d'air entassements fugues de buées flocons
et sous les nacres en chemin vers l'orage impossible
et sous le vent gagnant l'estuaire de la mer avec la nue
et sous les plages en marche vers le bleu où disparaître.

Oui tête levée figure ouverte et les yeux dans le ciel
comme si le vide et la vue naissaient de la même eau
où ça n'était ni rien qui me réveillait ni personne
mais la douceur d'être vu sans regard par l'intouchable
caresse en voûte au-dessus du marcheur qui traînasse

Je parle d'aujourd'hui mais ça remonte à pas d'heure
c'est tous les jours comme aujourd'hui que les mots s'amusent
lâchant la nue pour l'ombre et l'ombre pour la voix
s'amusent à fouiller le ciel qui ( j'ai l'impression) me perçoit."

-Ludovic Janvier-