dimanche 21 novembre 2010

RAOUI

pour écrire un seul vers



"Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d'hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment voient les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s'ouvrant le matin. Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l'on voyait longtemps approcher, à des jours d'enfance dont le mystère n'est pas encore éclairci (...), à des matins au bord de la mer, à la mer elle même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles,- et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela, il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d'amour dont aucune ne ressemblait à l'autre (...). Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups. Et il ne suffit même pas d'avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d'attendre qu'ils reviennent. Car les souvenirs eux-mêmes ne sont pas encore cela. Ce n'est que lorsqu'ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu'ils n'ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n'est qu'alors qu'il peut arriver qu'en une heure très rare, du milieu d'eux, se lève le premier mot d'un vers."
"Pour écrire un seul vers..."-Rainer-Maria Rilke-

samedi 20 novembre 2010

comets

leçon de vie n°20112010



Un samedi à tout casser.
Pour la peine vous invitez quelques compères
et il en résulte un beau feu d'artifice.
Finalement, tout est affaire de circonstances et du côté où l'on se place.

J'aurais voulu être un oiseau.....



Condamnation d'un éleveur qui donnait du cannabis à ses canards

Un éleveur de canards qui donnait du cannabis à ses palmipèdes a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Rochefort à un mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende.

A l'audience, cet éleveur à la Gripperie-Saint-Symphorien, un village du marais Rochefortais, a avoué qu'il fumait lui-même "un peu" de cannabis tout en justifiant ses plantations de chanvre indien pour "purger" ses 150 canards.
"Y'a pas meilleur vermifuge pour eux, un spécialiste me l'a conseillé", a affirmé l'éleveur herboriste, sans préciser qui était ledit spécialiste
"C'est sérieux, pas un seul n'a des vers et tous sont en excellente santé", a renchéri l'avocat de la défense, Me Jean Piot, sans parvenir complètement à convaincre le tribunal de l'intérêt pour les canards de consommer de la drogue.
C'est par hasard, lors d'une visite au domicile de l'éleveur après un vol, que les gendarmes étaient tombés début octobre sur douze plants de cannabis et une poche de 5 kilos d'herbe.
Placé en garde à vue, le sexagénaire avait tenté une première fois de justifier de l'usage vétérinaire du cannabis. "C'est la première fois qu'on nous raconte une chose comme ça", ont noté dans leur procès verbal les gendarmes, pourtant habitués aux justifications oiseuses en matière de stupéfiants.

vendredi 19 novembre 2010

les musiciens



"Un jour venteux de mai, place de l'Opéra, face à ce pesant et pompeux "temple de la musique", un joueur de cornemuse écossais, kilt, chapeau de fourrure, plaid sur l'épaule et guêtres blanches, grand et fort, droit, tête légèrement renversée, sort de son instrument des sons aigus et chevrotants capables de transpercer le smog et le brouhaha venant des quatre côtés du carrefour.

Dépassant d'une tête la foule environnante, il semble ne pas la remarquer tandis qu'elle répond à sa fière attitude par une indifférence dédaigneuse. Personne ne ralentit le pas, personne ne s'arrête pour l'écouter. Jusqu'au moment où la bouche du métro vomit de ses entrailles un groupe de Gitans. Alertés par la mélodie, ils se dirigent aussitôt vers le musicien et se postent devant lui. Petits, cheveux noirs, teint basané, hommes en costumes chiffonnés et brillants d'usure, chemises déboutonnées et petits chapeaux à plume au-dessus de moustaches broussailleuses, femmes en jupes bariolées sous un tablier à volants, escarpins aux talons crottés et nattes recouvertes d'un foulard à grosses roses, nonchalamment maintenu par des barrettes, ils dévorent des yeux le blond Ecossais aux airs aristocratiques. Puis, ils commencent à trépigner sur place, à taper des mains et à onduler des hanches. Le sourire apparaît sur leurs visages. Ils s'échauffent, prennent de l'assurance...

Et soudain, la musique fait jaillir une gerbe d'étincelles et les feux des campements de la Dobroudja* embrasent les bruyères des collines écossaises."

*région de Roumanie

-Jana Boxbergerova- "Les musiciens"

Capri c'est fini ...


ça c'est dans les Deux-Sèvres.... imaginez ce qui ce passe sur le Larzac......

Un zoophile condamné à cinq mois avec sursis après la mort de chèvres

"Un célibataire de 52 ans, qui a reconnu avoir eu des rapports sexuels avec des chèvres qui étaient ensuite mortes, a été condamné mercredi 17 novembre à 5 mois de prison avec sursis dans le cadre d'une procédure de plaider coupable, a-t-on appris auprès du parquet de Niort.
L'homme a également été condamné à 150 euros d'amende et devra verser 2.600 euros de dommages-intérêts à l'éleveur de chèvres, ainsi qu'un euro symbolique à cinq associations de défense des animaux.
Dans le cadre de sa mise à l'épreuve, le zoophile devra suivre des soins et il lui est interdit à vie de détenir un animal domestique.
Cet habitant d'un petit village des Deux-Sèvres, à la limite de la Charente-Maritime, avait été surpris en flagrant délit par un éleveur d'Antigny (Vienne) qui, constatant la mort inexpliquée de plusieurs animaux de son cheptel, avait organisé une surveillance.

Lors de l'enquête de gendarmerie, l'homme avait fini par reconnaître s'être rendu à plusieurs reprises dans cet élevage pour avoir des rapports sexuels avec des caprins."

(Nouvelobs.com avec AFP)

ILE sous la pluie


envoyé par Lesainsois

"Ile . . .

Tu es née de la pluie
De ma folie
Assaillie par les vagues

Oh Ile . . .

Tu surgis de l'oubli
Ton paysage
Naît dans les nuages

Oh Ile . . .

Fille de l'infini
Narguant la mer
Narguant le ciel d'étoiles

Oh Ile . . .

Je t'appelle à la vie
Et dans la mort
Comme une pyramide

Oh Ile . . .

Avec tes vols d'oiseaux,
Tes chants d'oiseaux
Et moi qui suis en cage

Oh Ile . . .

Où dansent mes enfants
Petits et grands
En sortant de ma tête

Oh Ile . . .

Je sais qu'un jour je partirai
M'endormirai
Pour mon dernier voyage

Sur Ile . . .

Fille de l'infini
Narguant la mer
Narguant le ciel d'étoiles

Oh Ile . . ."
-Jean-Michel Caradec- 



-envoyé par Fulup-

festi contes



Apéro Contes- Rando-Contes-Dégustation Contée-Contes chez la Coiffeuse-Contes au Resto-Soupe aux Contes-Balade Contes et Crêpes-La ronde des Contes-Goûter Conté-Contes chez l'Habitant-Stage de Cuisine et Contes...
Tout ça et plus encore
rendez-vous conte?
Du 19 au 27 novembre à Saint-Lyphard.
Association Lyphardiz

jeudi 18 novembre 2010

M'ENFIN...



l'histoire belge du jour -version photo-  envoyée par Olivier




l'info à lulu:
Ah ben tiens!
Avant le mouvement de grève sur les retraites les médias qui vont bien nous causaient de: "l'affaire Woerth- Bettencourt
pendant la période manifestive et effets de manche dans les assemblées constituées (de qui ,de quoi?) on nous parla de l'affaire Bettencourt car,  par un coup de magie digne d'une soirée à la Patrick Sébastien -trop fort- leWoerth avait disparu.
Et aujourd'hui... que les travailleuses, travailleurs ont rejoint leurs clapiers respectifs , que les assemblées ont signé paraphé, que le président de devant a mis vite fait  et en pleine nuit son bon pour accord et journal officiel associé -ça roule ma poule-et que le Woerth a été remercié pour bons et loyaux sévices et bien...nous voilà revenu dans les titres de la presse qui sait en son âme et conscience à la rubrique: affaire  Woerth-Bettencourt..
Marrant non?




Lu dans le "Presse-Océan" du jour d'aujourd'hui:

"Le 12 octobre, elle se retrouve projetée au sol par deux policiers. Bilan : les deux poignets cassés.
Violette Rivalin porte encore les stigmates de cette journée du 12 octobre 2010. Chacun de ses bras est protégé par un plâtre décoré de nombreux petits messages. Deux souvenirs douloureux d'une fin de journée tendue qu'elle ne s'explique toujours pas.
Il est 17 h 30, rue des Caboteurs. La manifestation contre le projet de réforme des retraites se disloque. La mobilisation a encore atteint des sommets. « Je cherchais mon fils. Nous étions tous les deux dans le cortège. »

Une plainte bientôt déposée
Aux abords du Ruban bleu « la situation paraissait calme. Je ne voyais pas d'agitation particulière, ni de fumées de gaz lacrymogène. Devant moi, je vois deux policiers en tenue. Ils sont de dos. L'un d'eux se retourne et me projette violemment au sol. Il a fallu que son collègue le calme pour qu'il arrête de me crier dessus. » Prise en charge par les pompiers, elle se retrouve à l'hôpital. Bilan : les deux poignets cassés et une interruption de travail de 45 jours. Violette, jure « ne pas leur avoir parlé », ni les avoir « menacés ». Elle ne « comprend toujours pas cet acharnement, cette violence gratuite. » Aujourd'hui, elle assure « avoir toujours du mal » à encaisser. « J'espère qu'il ne va pas me rester trop de séquelles. Je n'en suis pas sûre. »

Réparations
Un mois après les faits, cette auxiliaire de vie de 48 ans s'apprête à déposer une plainte. « Nous avons pris toutes les précautions pour que cette demande soit recevable », explique Philippe Dubacq, membre du Comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires (Codelib) qui suit son dossier. Si une enquête est ouverte, elle devrait permettre de connaître exactement les circonstances de cette bousculade. Violette espère que « toute la vérité sera faite sur cette affaire. » Elle compte bien obtenir des réparations. « Je ne peux plus travailler. Je n'ai pas encore commencé ma rééducation. Financièrement, je subis une importante perte de revenu. »

Nicolas Aufauvre

L'info en plus
Le dossier de Pascal Vaillant avance. Grièvement touché au pied le 29 janvier 2009 par un tir d'un policier, sa plainte avait été classée sans suite par le procureur de Saint-Nazaire. Un juge d'instruction de Rennes vient de relancer l'enquête. La procédure devrait durer un an."
Presse-Océan

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Et c'est Rémy qui fournit la vidéo:



et un ptit LU pour faire passer