dimanche 14 novembre 2010

le petit bal perdu

 Allez! tournez jeunesse, tournez tournez en parquet ciré
roulez roulez cent patins sur le  bois rusé
T'es de la bande à Dédé
ou de celle de René?
Plus tard ça va valser
pour un geste déplacé, un regard écorné...
Roulez, tournez, virez, au grand bal des pompiers,
qu'était pas très yéyé.
Samedi en soirée,
ou dimanche matinée.
La salle des pas chassés était tout à côté
trottoir d'en face pour ainsi dire.
De mon enfance s'ramène dare dare, un souvenir
à deux  balles: 
Saint-Naz Mutualité





samedi 13 novembre 2010

samedi, c'est la piste aux étoiles...

tempête de novembre



Fulup bravant les éléments déchaînés s'en est allé admirer la tempête attaquant nos rivages quelque part entre le Bourg de Batz et Le Croisic


"Beaucoup peuvent supporter le mauvais temps qui n'ont pas le goût pour la tempête."
-William Shakespeare-



"Port, endroit où les bateaux sont à l'abri des tempêtes et exposés à la furie des douanes."
-Ambrose Bierce-



"A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité."
-Olivier de Kersauson-





"Et dans la tempête et le bruit la clarté reparaît grandie..."
-Victor Hugo-






"Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher."

-Charles Baudelaire-extrait: "Les fleurs du mal" 

constitutionnellement...



 vous pouvez répéter?

ben oui:


cons-titu-tion-nel-lement...

Sujet : urgent retraites 
L'article 11 de la Constitution ayant été révisé en 2008, il y a moyen 
de contraindre le Président de la République de proposer un référendum 
sur les retraites, à condition que ce référendum soit proposé par 1/5 
des parlementaires, eux-mêmes soutenus par 1/10 des électeurs (nous). SOIT 4,4 millions de signatures :  la mobilisation rend l'objectif facile !
Pour mémoire, même si la réforme des retraites devait être adoptée par 
le Sénat et l'Assemblée Nationale, tout n'est pas perdu, la loi peut ne 
pas être appliquée. Il est encore temps de tout mettre en œuvre pour s'opposer à cette réforme des retraites. 
Voici donc le lien pour signer cet appel :
 
 http://www.referendumretraites.org/

 
1/10e des électeurs, ça fait du monde !  A nos claviers ! Envoyons ce lien à tous ceux que nous connaissons, sur toutes les listes que nous possédons, pour faire boule de neige.

de quoi que ça cause?




Un soir de la semaine, je suivais mollement une discussion télévisuelle tout en feuilletant nonchalamment  un hebdo. labellisé républicain en couverture,  jetant par intermittence  et distraitement ,un oeil vers la fenêtre derrière laquelle se déroulait une grosse scène de ménage entre la pluie vigoureuse, les arbres pliant l'échine et le vent attisant à qui mieux mieux les protagonistes.
Ah dame, j'aurais presque pu me croire au boulot, lorsque le ptit machin s'en prend au grand truc et que ...
...Enfin, passons. 
D'ailleurs, si je me laisse aller sur les chemins annexes, je vais encore m'égarer je ne sais où...et puis rappelons-le, il n'est point  évident pour la gente masculine, question neurones paraît-il , de mener de front (ou de tête) plusieurs activités en même temps.
Z'aussi, revenons si vous le voulez bien à ce que vomissait le poste et qui soudainement permis de me recentrer sur une seule chose à la fois, à savoir, la grande goule contente d'elle ,qui pérorait en public et sans décodeur.
Le bonhomme en question présentait avec moultes gloussements ravis , le projet du parti socialiste (ou presque) appelé" l'égalité réelle" dans le texte et Benoît Hamon pour les ceusses de la même ménagerie qui déjà bottent en touche trouvant le catalogue beaucoup trop révolutionnaire pour leur rose et  bourgeoise tranquillité. Bref comme ils disent les crocs-niqueurs patentés-sic- "le projet de l'égalité réelle ravive les tensions internes au PS."...
PSiiiiit orange ou  PSiiiiit citron?
Et en attendant, le gugusse du grand talk show les marrons, s'en donnait à coeur joie, quitte à presque s'étouffer de plaisir en déclinant les propositions sociales du dit programme, comme si,  imaginer... un peu, je dis bien un chouïa de heu!...justice sociale (excusez du gros mot) dans notre brillant hexagone qui pense était à mourir de rire.
Il est vrai,que lire le dernier rapport  du secours catholique/caritas sur la pauvreté en France  a de quoi mettre en joie non?
Et pendant que l'agité avant de s'en servir va essayer son dernier jouet au dessus des océans, direction le banquet  annuel  des maitres du monde, des femmes, des hommes et leurs destinées deviennent insomniaques à force de tourner dans tous les sens l'idée du: comment ils vont faire avec moins que rien? Quel monde ils vont laisser à leurs enfants? ou encore quel espoir trouver entre les lignes pour s'imaginer que tout n'est pas pourri et  qu'il faut que ça pète puisque l'on a plus rien à perdre...

Alors,  gaussez-vous monsieur du nanti , j'imagine que les fins de MOA vont bien pour vous, que comme tout bon V.I.P. en relations, vous avez déjà mis vos progénitures à l'abri des soucis financiers...mais... par sécurité prévoyez quand même de réserver vos places en classe affaire vers un des ces pays exotiques où vous placez  habituellement votre pognon ,
car au train ( oui vous, c'est l'avion je sais) où vont les humeurs du temps, vous risquez peut-être dans pas si longtemps que ça de plagier un ex couronné:
"C'est une révolte?"
"Non Sire, c'est une révolution"...

-Pour la petite histoire et quelques gouttes de baume au coeur... dans les échos du monde de la semaine, des dizaine de milliers d'étudiants Grand-bretons ont manifesté dernièrement  dans les rues de Londres contre l'augmentation substantielle  de leurs droits d'inscription en facs et figurez-vous, qu'on a pu entendre, avec un charmant accent, des gorges juvéniles crier "tous ensemble, tous ensemble". 

Quoi, vous ne riez plus  Herr clone- Medef ?
Ben ça alors.
Heu, n'oubliez pas de lâcher
vos molosses, dans votre cottage, à la nuit venue,  on ne sait jamais...des fois qu'avec les intempéries la rivière déborde...


jeudi 11 novembre 2010

ami entends tu?

 
 
 
de notre correspondant dans la capitale bretonne
 
Cérémonie "aux Morts du travail avant la retraite", 11 novembre à Nantes
 
Bonjour,
 
"Voici quelques photos de l'inauguration avec discours, musique et vin d'honneur, d'une plaque de marbre en hommage aux morts "avant la retraite", d'accidents du travail et de maladies professionnelles, ce matin 11 novembre, devant le monument aux Cinquante otages fusillés par les nazis, à Nantes.
 
Cet événement très pluvieux a été suivi par une petite foule comparable à celle de la cérémonie patriotique du 11 novembre 1918, qui se tenait à proximité au même moment, et a été couverte par les journalistes des deux journaux quotidiens régionaux Ouest-France et Presse-Océan et par deux radios, dont Radio France.
 
Organisation par l'AGIP 44 (Assemblée générale interprofessionnelle), dans le cadre de l'Appel national de l'AG des AG et comités de grèves interpro et intersecteurs.
 
Cette initiative inaugure le projet d'ouvrir maintenant un nouveau champ de lutte prolongée dans chaque ville et région, pour l'insoumission et la dénonciation des méfaits concrets du patronat, la logique du profit et contre les abus de pouvoir des hiérarchies dans les entreprises publiques et privées.
 
 
Au même moment, des cérémonies similaires avaient lieu dans d'autres villes de France."
 
 
 
 
 

je rêvais d'un autre monde


la photo du jour envoyée par Philippe

"Je rêvais d'un autre monde
Où la terre serait ronde
Où la lune serait blonde
Et la vie serait féconde

Je dormais à poings fermés

Je ne voyais plus en pieds
Je rêvais réalité
Ma réalité

Je rêvais d'une autre terre

Qui resterait un mystère
Une terre moins terre à terre
Oui je voulais tout foutre en l'air

Je marchais les yeux fermés

Je ne voyais plus mes pieds
Je rêvais réalité
Ma réalité m'a alité

Oui je rêvais de notre monde

Et la terre est bien ronde
Et la lune est si blonde
Ce soir dansent les ombres du monde

A la rêver immobile

Elle m'a trouvé bien futile
Mais quand bouger l'a faite tourner
Ma réalité m'a pardonné"
-Téléphone-