mercredi 10 novembre 2010

le chêne liège




"Adossé à un chêne liège,
Je descendais quelques arpèges
En priant Dieu bout d'art que sais-je,
Est ce que tu penses à nous un peu.

Le monde est aux mains de stratèges
Costume noir, cravate beige
Ou turban blanc comme la neige
Qui joue de bien drôles de jeux.

Il y a dans nos attelages
Des gens de raison, de courage,
Dans tous les camps de tous les âges
Dont le seul rêve est d'être heureux.

On a dressé des cathédrales,
Des flèches à toucher les étoiles,
Dit des prières monumentales,
Qu'est- ce qu'on pouvait faire de mieux.

Etes vous là, êtes vous proche
Ou trop loin pour entendre nos cloches
Ou gardez vous les mains dans les poches
Ou est-ce vos larmes quand il pleut.

D'en haut de vos très blanches loges
Les voyez vous qui s'interrogent
Millions de fourmis qui pataugent
La tête tournée vers les cieux.

Sommes nous seul dans cette histoire,
Les seuls à continuer à croire ,
Regardons nous vers le bon phare
Où le ciel est t-il vide et creux.

Adossé à un chêne liège
Pris comme dans les fils d'un piège
Je descendais quelques arpèges
Je n'avais rien trouvé de mieux.

Où êtes vous dans l'atmosphère,
On vous attend on vous espère,
Mais c'est le doute et le mystère
Que vous m'aurez appris le mieux.

Adossé à un chêne liège
Je descendais quelques arpèges
Par un après-midi pluvieux.

Je descendais quelques arpèges
par un après-midi pluvieux. "
-Francis Cabrel-

Pas de niche pour les sodomites



Un amendement rétablit l'avantage fiscal, mais pour les seuls mariés. L'opposition dénonce "l'intrusion de la morale dans le débat fiscal". Le texte sera présenté en séance publique le 15 novembre.

le pouvoir tue



Je les entends mais je ne les écoute plus.
Je les vois gesticuler mais  ne les regarde plus.
 Dans les filets de la pensée, ils passent sans problème à travers les mailles puisque leurs idées n'en sont plus. Ils représentent dans leur costume ombilique   impeccablement repassé  les commerciaux d'un monde en carton , en container, en colis de toutes tailles qui n'a rien d'autre à proposer à notre soif  d'exigences et d'aventures que la consommation effrénée de marchandises et la déshumanisation programmée de longue date de la personne unique et irremplaçable transformée peu à peu en objet futile et  jetable.



Mais de qui parlons nous ainsi?
et bien, tout "simplement"  de l' omniprésent Homo Politicus-dans sa version moderne.
 qui encombre d'un lancinant rien à dire  et prêt à digérer  les ondes quotidiennes  de la désinformation  traversant notre existence à heures régulières.
Alors bien sur, on pourrait croire que mon propos est exagéré, que dis-je désabusé voir même refaisant le lit jamais vraiment défait du populisme...Et pourtant, même si, ici ou là et par chance, il existe quelques appréciables personnages  qui  astiquent encore  la politique pour en faire jaillir son miel , j'ai le déplaisir de penser que la grande majorité des professionnels d'un métier qui n'existe pas est en situation quasi permanente  de conflit d'intérêt avec le monde obscur  et sans règles éthiques de l'économie et/ou avec son propre ego.
Alors, au lieu de l'inscrire sur les paquets de cigarettes (qui soignent l'hypocrisie des épiciers ) c'est sur les murs de la représentation nationale et décentralisée -mairie, conseil général, régional, préfecture, intercommunalité, sénat,chambre des députés, ministère, palais présidentiel...qu'il aurait fallu écrire en  grand et en relief : 
Le pouvoir tue.
-le respect
- la parole donnée
-la générosité
-l'humilité
-l'honnêteté
-la réalité
-la liberté
-la franchise
-l'humanité...

Et qu'importe la valse des étiquettes et emballages , puisque au fond  du fond , tant que les règle du JE du  système perdureront  il n'y aura  pas de différence entre celui qui dit qui l'est et son reflet dans la glace du trottoir d'en face.

D'ailleurs n'est - il pas navrant de constater que à peine avoir revêtu la peau et les habits de l'Homo Politicus, la plupart des gagnants du concours  prennent très vite toutes  les "bonnes" manières de la fonction.
Il y aurait bien pourtant quelques solution de moindre mal , des contre-pouvoirs légaux, des non cumul de mandats, une date de péremption de l'élu etc mais... entendez vous dans vos campagnes...électorales, des propositions dans ce sens? 
Allez chut! un peu moins de bruit s'il vous plait, j'écoute, des fois que...

photos -bords de Loire- par Philippe


« Dire que, quand nous serons grands,
nous serons peut-être aussi bêtes qu'eux ! »
Lebrac dans « La guerre des boutons »

un ange passe...



-envoyé par Hélène-

lundi 8 novembre 2010

opéra à la carte


-envoyé par Serge-

lundisposé




Tu parles d'un titre improbable.
Un peu,
comme une histoire de mauvaises manières avec le vocabulaire.
A l'école c'était pour faire du genre sans en avoir l'autorisation.
Enfin l'idée de provocation ("appel à la voix de l'autre" dans le manuel) est venue juste après,
en réponse au "ça se fait pas" vite suivi du "parce que" pour supposer éviter les embrouilles.
Jouer avec les mots, c'est pourtant tout ce qu'ils nous demandent finalement, tellement ravis de sortir du dictionnaire pour aller se balader dans l'imaginaire.
Et puis les codes, les lois, les principes... ils existent pour faire de l'exercice, jusqu'à s'essayer au grand écart quitte à se faire mal, comme disait maman -"quelque part"
 Le risque à payer pour ne pas s'enterrer vivant et appréhender la vie dans sa capacité à  toujours nous émouvoir.
Et les mots dans tout ça?
Ils étaient là pour faire dix versions ou quoi?
Pour les accepter, mieux encore  les  apprivoiser, autant que cela puisse être possible... il vaudrait mieux qu'ils nous fassent envie mais aussi que l'on se sente à l'aise avec, quitte à les remplacer sans crier gare, les abandonner au bord de la marge,  leur gratter la tête sous le chapeau , les chatouiller dans les coins, leur en faire voir, du pire et du meilleur...et les cuisiner à tous les barbarismes, solécismes et autres maladies suspectes
du syntaxe priez pour nous
Bref,  on voudrait se donner l'illusion de l'écriture qui n'est  semble t-il  rien d'autre que du vent épinglé au vol. afin qu'il puisse éventuellement resservir.

Lundisposé
Mardi pris...

Pour les lendemains qui chantent, nous reviendrons dès que le bureau du comité des fêtes aura été démocratiquement élu.
En attendant, veuillez accepter mes cordiales pensées et pour la mise en plis, voyez  s'il vous plait avec la température du salon


dimanche 7 novembre 2010

où sourires et pleurs effleurent le plafond



Le jour cligne de l'oeil, 
" l'Afrique enchantée" vient de fermer ses volets endimanchés,
 laissant une fois de plus sur la grève, quelques pierres précieuses polies aux  rythmes d'un  immense continent.



"Le semeur d’orages m’a légué la pluie, les tourmentes et le ciel
Qui s’éteint dans le doute. Il ne coule plus dans mes veines
Que du sable blanc. Les ombres inspirent l’effroi en mon cœur
A l’horizon où soufflent mes critères, c’est un soleil désespéré
Qui me tend la main, m’offre au jour comme une aube perdue
L’homme est dans le monde absurde le vent qui chasse les nuages
Et le poète incantera pour les enfants pauvres qui naissent,
Les chants de nos cœurs bafoués mais espérant."
-Kama Kamanda- "L'exil des songes"






"Je me croyais plongé dans un sommeil profond ;
J’étais dans un pays où luit, puis brûle l’amour,
Où sourires et pleurs effleurent le plafond.
C’était la joie, c’était la guerre et de l’humour.

 Niyonizygiye Célestin- "Le paradoxe de l'Afrique"



"Avec nos plumes marteaux - piqueurs avec nos mains sandales
de fête nous graverons sur la terre ferme nos mots de feu."
Tanella Boni -extrait de: "grains de sable" 

sculptures: Ousmane Sow

au marché du dimanche


Souscription

pour la réalisation du CD 12 titres « EHAN » de Gweltaz  Adeux (ex chanteur et guitariste des EV) Sortie prévue : 11 novembre 2010


" vanité d'artiste ",stylo bille sur papier, 80x120cm. 2009 
AS FLESH de Dany Danino


jusqu'au 28 novembre à la Galerie Pierrick Touchefeu
2 rue Marguerite Renaudin
92300 SCEAUX
Tél: 01 47 02 10 62 - 06 18 18 03 56
www.pierricktouchefeu.com


LES UTOPIALES

affiche Philippe Druillet

La science-fiction par tous ses bouts - cinéma, littérature, bande dessinée, expositions, jeux de rôle, spectacle vivant, concerts, jeux vidéo, rencontres scientifiques...dans sa version nantaise cella s'appelle "Les Utopiales"
avec pour cette onzième édition un thème encore et plus que jamais d'actualité "Frontières"

"L’univers a-t-il des limites ? Est-ce que l’espace connaît les frontières ?
Au plus près de nous, les frontières terrestres sont-elles génératrices de conflits ou développent-elles un rôle protecteur ? Peut-on vivre sans frontières ?
Le champ de la médecine nous ouvre aussi des pistes de réflexion : la mortalité est-elle une limite à dépasser ? Quelles sont les frontières entre la raison et la folie ? Quelles seront les frontières de la performance physique ? Les Utopiales proposeront donc cette année un voyage au plus près des limites, des frontières et au-delà on l’espère."

source:  LES UTOPIALES


du 10 au 14 novembre à la Cité Nantes Events Center