jusqu'au 31 octobre sur 15 communes de la Loire atlantique
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mercredi 13 octobre 2010
c'est l'histoire d'un matin....
-L'autre:C'est l'histoire d'un matin qui....
-La voix off: Ah non, excusez-moi...mais... si je peux me permettre, ça ne va pas du tout. Les histoires c'est pas le matin qu'on les raconte et puis pour qui d'abord hein? Les histoires c'est le soir, enfin au moment du coucher quoi! D'accord?
-le résumeur::L'autre, un peu décontenancé et pas franchement content non plus..;marmonne un peu dans sa barbe toute fraiche de la nuit , ce qui oblige le perchman qui fait superbement le pied de grue, à rapprocher son micro, sinon on va rien entendre de ce qu'il dit l'autre et alors faudrait refaire la prise et...au prix où sont les prises comme disait mon grand-père qui s'en mettait plein les narines dans l'église pendant la guerre, mais heu...je m'égare, ça c'est une autre histoire...( la voix off entre-parenthèse:oui et en plus le perchiste il fatigue là)
-l'autre: pas le matin, pas le matin, qu'est-ce qu'elle en sait la voix de garage? D'abord, mon histoire elle est pas forcément pour le ptits qui vont au lit, pourquoi elle serait pas aussi pour les grands qui doivent se lever hein(g)?
-la voix off: Ben, il est béta lui, quand on se lève on a pas le temps d'écouter des histoires tiens!
-L'autre: Ah ouais et la radio quand tu te rases...elle raconte pas des histoires, elle? et la télé devant ton bol de ricorée?et...
- la voix off::Oh, ça suffit, pas la peine de faire le malin, tu m'as bien compris, je veux parler d'une vraie histoire, un conte si tu préfères...
-L'autre: Ben faudrait savoir: une vraie histoire ou un conte?... parce que c'est pas pareil et puis entre-nous soit-dit, dans le poste, ils en racontent en pagaille des histoires qu'on sait même pas si c'est des vraies ou des fausses à force, des histoires à dormir debout, des contes d'apothicaires, des nouvelles défraîchies, des aventures bateau, des récits tout rassis qu'on écoute assis et même tout seul aussi..;
-la voix off: Oui , oui...pas la peine de faire le malin pour la galerie, tu a bien compris ce que je voulais dire;
-le résumeur: l'autre hausse les épaules deux fois et ptêt même trois
-( la script à lunettes et entre parenthèses: En tout cas, dans le scénario c'était deux, pas trois, na!)
-Le résumeur: script à lunettes, ça fait un peu pléonasme non?
-L'haut perchiste: "Et avec ça, j'vous sers quelque chose?
-Le résumeur: On sent comme un léger flottement sur le plateau et même chez la script qui est pourtant une femme à plateau; Le metteur en scène essaye de s'ébouriffer du plat de la main les trois cheveux qu'il lui reste sur le fronton du crâne, l'héroïne -comme d'habitude- est à deux doigts de prendre la poudre d'escampette, le perchman en profite pour faire son show, son seau, heu! son sot , merde, c'est pas facile à dire: son saut;
- l'autre: bien la peine d'être résumeur, si on est pas foutu de raconter des histoires pfffffff
-Le résumeur: Et de quoi je me mêle, Mösieur je sais tout, qu'est même pas capable de se rappeler de son texte et qu'a été récupéré sur le fil à l'anpe des intermittents...
-l'autre: gnaingnaingnain d'abord on dit plus anpe on dit Paul emploie;
-Le Résumeur: ah bon ben vla autre chose qui c'est ce Paul jamais entendu causer dans la profession. et puis...
-le metteur en scène (très en colère-voix off-: taisez-vous, ça commence à bien faire, vos conneries, avec tout ça, on sait même plus où on en est
-le résumeur: ( boudeur, qui vient de s'arracher un poil de nez -voix off) :qui fait décidément tout (le résumeur) ben on est au moment où l'autre il commence son histoire par, je cite: "c'est l'histoire d'un matin qui..."
-La script à lunettes: Mais ça va pas du tout...il peut pas raconter une histoire le matin, c'est complètement incohérent et puis le matin, les gens ils ont autre choses à faire qu'à écouter des histoires
-la voix off: Tiens, qu'est-ce que je disais?
-l'héroïne (qu'en fait toujours des caisses entre deux prises - voix off) : Vous me faites tous chier, je retourne dans ma caravane puisque c'est ça, j'vais pas continuer à me les geler en plein courant d'air pour une histoire débile, où j'ai pas encore réussi à en placer une , un scénario à la noix, du personnel incompétent et...
-la script à lunettes, l'autre, le perchman, la voix off, le résumeur, le metteur en scène( en coeur-le résumeur): "Ta gueule"
-Boudiou ça fait du bien -voix off
-Le metteur en scène: de toutes façons c'est plus la peine maintenant, l'autre elle s'est barrée et
-L'autre: Ah non moi je suis toujours là
-Le metteur en scène : tout rouge (voix off): Mais je ne parle pas de toi, allez c'est marre, faites ce que vous voulez, coupez moi ça, je vais me coucher.
- la voix off au résumeur (tout bas- voix off) Faudrait ptêt en parler au producteur non? j'ai jamais vu un tournage pareil, du grand n'importe quoi oui!
-l'autre: c'est l'histoire d'un matin qu'en finissait pas d'arriver qu'on se demandait même si on le verrait un jour tellement il avait pas envie de se lever ; un matin calme comme la mer quand elle met pas son huile sur le feu; un matin à se faire des tresses sous la couette, à sortir juste le bout du nez pour qu'on dise qu'il est tout frais, en bonne santé et bon pour le service alors que lui, il voudrait juste rester là et qu'on lui raconte encore des histoires, même et surtout des pas vraies, des compliquées dans ses rêves où il est toujours un autre avec de superbes idées et des aventures que t'en resterais baba, scotché dans ton fauteuil . Un matin pour espérer, pour imaginer la vie comme si elle allait changer et qu'on se lèverait en disant :"tiens aujourd'hui, tu vas voir ce que tu vas voir, au lieu de....
la gueule farcie de ton chef parce que t'as encore loupé ton réveil en voulant écouter une histoire jamais commencée...
mardi 12 octobre 2010
c'est dans les vieux pots...
Les luttes perdurent bien sur, puisque comme chacun sait -ou devrait savoir...-ce qui est gagné un jour par la force des convictions et de la solidarité ne l'est jamais véritablement . Les tenants du toujours plus de fric pour eux et d'économie sur le dos de la masse des autres( "la rue" comme ils disent à la télé et caniveau en aparté...) n'ont jamais dit leur dernier mot et toutes les occasions sont bonnes par la peur, la division, le mensonge et... les matraques pour faire rentrer les moutons dans la bergerie et leur tondre la laine sur le dos.
Il y a plus de trente ans maintenant , grâce à la détermination et au courage des habitants de Plogoff et au formidable élan de fraternité qui s'est manifesté un peu partout dans l'hexagone, le projet de centrale nucléaire sur un site aujourd'hui classé et protégé "la pointe du Raz" n'a pu voir le jour. Pourtant, rien n'était gagné d'avance, les technocrates et leurs alliés politicards associés au nec plus ultra des forces répressives ...s'en sont donné à coeur joie pour humilier, dénigrer, battre et enfermer les opposants.
Aujourd'hui dans un autre contexte bien sur même si le fond est finalement toujours le même- le droit d'exister -Debout- de la majorité contre l'avis de quelques nantis vulgaires et cyniques...- aujourd'hui donc, on nous dit que ce n'est plus la peine d'aller manifester puisque on a voté et alors... circulez y-a rien à voir. Ben voyons. La claque officielle a toujours et de tout temps procédé ainsi, faire croire que c'est pour notre bien qu'elle agit et qu'elle ne peut pas faire autrement, alors que:
Les comptes du Cac 40 l'attestent s'il était encore besoin de le prouver..que ces gens là: cravatés, ouatés, délicats et manucurés... baratinent comme il faut et s'égosillent trémolo UNIQUEMENT pour leurs privilèges et satisfaction de leur libido/ pouvoir tout en utilisant le droit de vote -dans les démocraties, (ailleurs c'est encore un peu plus compliqué...) comme garantie de leurs lois et décrets à suivre, quitte, comme on l'a vu pour le référendum sur la constitution européenne à s'asseoir dessus quand ça les arrange et d'ailleurs, ils s'en arrangent toujours, des lois, de la justice , de la morale toujours bonne pour les autres. Eux ils sont d'un autre monde plus feutré où l'on se débrouille toujours entre coquins.
J'ai perdu depuis longtemps les illusions d'un grand soir où l'on raserait gratis... Ceux qui nous ont vendu cette came sont maintenant les mêmes qui nous demandent d'être raisonnables et de la fermer, pour qu'ils puissent vivre leur retraite bien dorée sur notre tranche de paillasson. Peut-être que c'est un baroud d'honneur d'être dans la rue aujourd'hui, peut-être qu'on n'arrivera pas pour cause de frilosité ambiante à faire reculer leur loi du plus fort et pan dans ta gueule....mais rien que de les imaginer ces quelques heures à flipper dans leur costume bien coupé , à se demander si ça va pas dégénérer , si la jeunesse.... etc etc rien que pour ça,
hier à Plogoff et aujourd'hui partout en France
VIVE LA VIE...
VIVE LA LUTTE...
VIVE LA GREVE...rétrospective Judith Reigl
Jusqu'au 2 janvier au musée des beaux arts de Nantes (Naoned)
Judith Reigl-"flambeau de noces chimiques"- musée des Beaux Arts de Nantes-
lundi 11 octobre 2010
fête le mur
"Fête le mur"
Ouvre en grand la fenêtre.
Quand les vagues à l'âme prennent leur envol,
elles laissent sur le béton des certitudes, quelque embrun,
fragile et mouette poésie
ailée,
de sauvetage.dimanche 10 octobre 2010
un peu beaucoup passionnement
"La peinture est à fleur de toile, la vie n'est qu'à fleur de peau"
-Eugène Fromentin-
"Fleur de la renommée, fleur de la gloire, fleur qui se fane sur le champ"
-Herman Melville-
"La plus belle de toutes les fleurs est la fleur de la liberté."
-Jean Fischart-
la tête en friche
"J'ai décidé d'adopter Margueritte. Elle va bientôt fêter ses quatre-vingt-six ans, il valait mieux pas trop attendre. Les vieux ont tendance à mourir.
Comme ça, s'il lui arrive un truc, je sais pas - tomber par terre dans la rue, ou se faire gauler son sac - je serai là. Je pourrai arriver tout de suite et pousser les gens du milieu, leur dire :
- Ok ! C'est bon, tirez-vous, maintenant ! Je m'en charge : c'est ma grand-mère.
Ce n'est pas écrit sur sa tête qu'elle est seulement adoptée.
Je pourrai lui acheter son journal, ses bonbons à la menthe. M'asseoir près d'elle dans le parc, aller la voir aux Peupliers, le dimanche. Et rester pour manger avec elle à midi, si je veux.
Bien sûr, avant aussi, j'aurais pu, mais je me serais senti en visite. Maintenant, ce sera par plaisir, et aussi par devoir. C'est ça qui est nouveau : les obligations familiales. C'est un truc qui va bien me plaire, je le sens."
«Ce qu'ils mettent au dos des romans, je vais vous dire, c'est à se demander si c'est vraiment écrit pour vous donner l'envie. En tout cas, c'est sûr, c'est pas fait pour les gens comme moi. Que des mots à coucher dehors - inéluctable, quête fertile, admirable concision, roman polyphonique... -et pas un seul bouquin où je trouve écrit simplement : c'est une histoire qui parle d'aventures ou d'amour -ou d'Indiens. Et point barre, c'est tout».
"Dans une histoire d’amour parfois il n’y a pas l’amour, parfois il n’y a même pas je t’aime et pourtant on s’aime"
" La tête en friche" un livre de Marie-Sabine Roger aux éditions du Rouergue et puis aussi un film de Jean Becker, deux tendres pépites à lire et à voir pour se faire du bien quelque part , là où ça palpite...
Comme ça, s'il lui arrive un truc, je sais pas - tomber par terre dans la rue, ou se faire gauler son sac - je serai là. Je pourrai arriver tout de suite et pousser les gens du milieu, leur dire :
- Ok ! C'est bon, tirez-vous, maintenant ! Je m'en charge : c'est ma grand-mère.
Ce n'est pas écrit sur sa tête qu'elle est seulement adoptée.
Je pourrai lui acheter son journal, ses bonbons à la menthe. M'asseoir près d'elle dans le parc, aller la voir aux Peupliers, le dimanche. Et rester pour manger avec elle à midi, si je veux.
Bien sûr, avant aussi, j'aurais pu, mais je me serais senti en visite. Maintenant, ce sera par plaisir, et aussi par devoir. C'est ça qui est nouveau : les obligations familiales. C'est un truc qui va bien me plaire, je le sens."
«Ce qu'ils mettent au dos des romans, je vais vous dire, c'est à se demander si c'est vraiment écrit pour vous donner l'envie. En tout cas, c'est sûr, c'est pas fait pour les gens comme moi. Que des mots à coucher dehors - inéluctable, quête fertile, admirable concision, roman polyphonique... -et pas un seul bouquin où je trouve écrit simplement : c'est une histoire qui parle d'aventures ou d'amour -ou d'Indiens. Et point barre, c'est tout».
"Dans une histoire d’amour parfois il n’y a pas l’amour, parfois il n’y a même pas je t’aime et pourtant on s’aime"
" La tête en friche" un livre de Marie-Sabine Roger aux éditions du Rouergue et puis aussi un film de Jean Becker, deux tendres pépites à lire et à voir pour se faire du bien quelque part , là où ça palpite...
"Germain Cazes, 45 ans, 110 kilos de muscles, presque illettré, raconte son histoire et sa rencontre avec une vieille dame très cultivée. Il vit de petits boulots et dans une caravane. Une rencontre dans le jardin public bouleversera sa vie ; Margueritte, 86 ans, très cultivée, réservée mais attentive et respectueuse des autres. Ils observent tous les deux les pigeons et lient connaissance et deviennent rapidement complices et amis. Margueritte ouvre les portes d'un nouveau monde à Germain : le monde des lettres et des livres. Elle saura le guider, ne pas l'apeurer, le prendre par la main en le respectant, et lui fait découvrir l'émotion ou la peur que peuvent susciter les lectures comme les voyages qu'elles permettent. Germain change et ses copains de comptoir ne le reconnaissent plus. Le dictionnaire devient son plus grand ami ! ("Je planquais ce dico comme un livre de cul tellement j'avais honte") Un vrai hommage aux livres et à la lecture, des portraits succulents, un livre populaire dans le sens noble du terme, très humain, optimiste, émouvant, souvent drôle et imagé."
-Max Buvry- libraire -
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