vendredi 24 septembre 2010

MISE EN BOITE








La rue...
qui fait tant d'histoires,
histoire delarue en somme, saupoudrée dans des médias (mais pas tous) encore et toujours complices des capitaux qui tachent l'encre d'une veulerie sans nom!
Ah si, mille excuses, tout cela a un nom,
une phrase,
une image,
une parabole...
Celle du laborieux qui frotte les lustres et pense ainsi posséder un peu du luxe approché.
Celle de celui qui s'imagine qu'en frôlant l'exécutif il pourra -éventuellement-le transformer de l'intérieur...un jour, alors que, comme tout bon exécuté, il sera le premier lorsqu'il  ne servira plus d'excuse en faire valoir à une démocratie d'opérette ...
et
la date de péremption sera vite, très vite passée.
Celle des otages qui manient la plume, le fouet, l'indice, la matraque, le chéquier, le contrôle fiscal, les gros bras, la grande gueule, les statistiques, l'abjectif vomitif passé présent et et infinitif.
"Voyons, j'en parlais pas plus tard que demain sur mon aphone au président qui disait dans son intelligence qui brille au soleil de la 62em avenue "Ce n'est pas la rue qui gouverne, passez moi le sel mamour je vous prie"
et encore
"Vous avez vu ma femme dans la 403 em , plus de classe que tous ces braillards quand même ...

ET pendant ce temps là, chez les larbins de nous autres:
aux prémisses de l'automne
La boite aux lettre est en surchauffe des taxes à la fadeur ajoutée, des impôts-potins rembourrés du qui fonchier, des ptits roitelaids d'ici qui s'ront les grandes rivières de là-bas
comme à Monaco diviser pour mieux régner
-commune aimant
-un der communalité pour la route
-départ te ment
-raie chions
-taxe spaciale d'équipement
-rappel, variations, taux global, cotisations,pourcentage, redevance, évolution, calcul, nature, prélèvement, frais...
C'est S.G.. et comment il va?
-C'est .R.D.S. pallas d'occasion qui fait le larron
-prélèvement social et contributions additionnelles
-TV AH! première chaine et à suivre....


Derrière ses double rideaux de l'avenue palmiériste, il y avait bien cette dame d'un âge certain et tout à fait comme il faut, qui regardait en douce tout en voulant être vue, les gueux du milieu de la chaussée. Elle secouait en cadence sa tête fraichement permanentée , un peu comme ces peluches chinoises à l'arrière des voitures distinguées ou encore comme l'horloge du grand Jacques qui dit Non, qui dit Non. qui dit...

Agacée à l'heure du thé, du feuilleton germanique ou enfilade des bas de contentieux,
que sais-je...
mais pour sur:
tapage diurne! monsieur l'argent, parfaitement


Et figurez-vous..
ils l'on dit dans le poste,
il paraîtrait même qu'ils vont remettre ça un samedi
deux octobre
mais jusqu'où s'arrêteront-ils?
Comme disait là-bas  feu  le colonel
Il faudrait leur couper les bourses
Ah bon c'est déjà fait?
Mince alors

Enfin quoi , bougez-vous ,
trouvez autre chose.




jeudi 23 septembre 2010

DEMAIN UNE OASIS


.../...L'humanitarisme n'est pas une vocation innée, l'Interne, c'est un apprentissage. Quand les sociétés industrielles apprenaient à leurs enfants les notions de solidarité, par l'intermédiaire de l'éducation, des médias, des oeuvres artistiques, et qu'elles ne les abrutissaient pas de rêves ou d'illusions préfabriqués par ces mêmes moyens, un petit pourcentage d'entre eux se dirigeait naturellement vers l'aide humanitaire. Aujourd'hui, outre l'individualisme forcené que développent les groupes sociaux, des structures ont été mises en place pour orienter les indécrottables saint-bernard vers la satisfaction de besoins dont l'urgence, pour vitale qu'elle est parfois, se monnaie dans les grandes places financières. D'une part personne ne parle jamais des régions réellement sinistrées, d'autre part la philosophie humanitaire scande qu'il faut d'abord résorber ses malheurs familiaux avant d'aider ses amis puis de soulager ses voisins.
-Tu caricatures un peu, non?
-Ben voyons! Tu sais comment elle fonctionne, ta civilisation, depuis le dernier tiers du xxe siècle? Dziiya appelle ça la spirale de l'altruisme; ça commence par charité bien ordonnée...Un, tu te hisses jusqu'à un niveau socio-professionnel bien assis. Deux, tu tires tes amis jusqu'à toi: ce sont les vertus du relationnel. Trois, tu pousses tes mômes: c'est la voix du sang. Quatre, tu aides tes voisins; regarde donc chez tes voisins avant d'envoyer dix balles aux enfants du Gange. Cinq, tu loges tes pauvres, ça fait désordre et quand ils sont à la rue, ils n'ont pas besoin d'y descendre pour gueuler. Six, tu nourris tes immigrés; ventre plein n'a pas d'oreilles. Sept, tu habilles leurs familles restées chez eux, ça les aidera à y demeurer. Huit, tu soignes tes alliés pour qu'ils ne changent pas de camp. Neuf, tu soulages tes ennemis pour qu'ils changent de camp. Dix, tu assistes les nations de bonne volonté proportionnellement à la reconnaissance et à l'armement qu'elles peuvent développer. Dans cette hiérarchie, l'Interne, les gens qui crèvent de faim sont en onzième ou douzième position, hors chrono. C'est pas très moral hein? .../..."

-extrait de 'Demain une oasis" de -Ayerdhal- Editions Au diable vauvert

TON HERITAGE



"Si tu aimes les soirs de pluie
Mon enfant, mon enfant
Les ruelles de l'Italie
Et les pas des passants
L'éternelle litanie
Des feuilles mortes dans le vent
Qui poussent un dernier cri
Crie, mon enfant

Si tu aimes les éclaircies

Mon enfant, mon enfant
Prendre un bain de minuit
Dans le grand océan
Si tu aimes la mauvaise vie
Ton reflet dans l'étang
Si tu veux tes amis
Près de toi, tout le temps

Si tu pries quand la nuit tombe

Mon enfant, mon enfant
Si tu ne fleuris pas les tombes
Mais chéris les absents
Si tu as peur de la bombe
Et du ciel trop grand
Si tu parles à ton ombre
De temps en temps

Si tu aimes la marée basse

Mon enfant, mon enfant
Le soleil sur la terrasse
Et la lune sous le vent
Si l'on perd souvent ta trace
Dès qu'arrive le printemps
Si la vie te dépasse
Passe, mon enfant
...
Ça n'est pas ta faute
C'est ton héritage
Et ce sera pire encore
Quand tu auras mon âge
Ça n'est pas ta faute
C'est ta chair, ton sang
Il va falloir faire avec
Ou, plutôt sans

Si tu oublies les prénoms

Les adresses et les âges
Mais presque jamais le son
D'une voix, un visage
Si tu aimes ce qui est bon
Si tu vois des mirages
Si tu préfères Paris
Quand vient l'orage

Si tu aimes les goûts amers

Et les hivers tout blancs
Si tu aimes les derniers verres
Et les mystères troublants
Si tu aimes sentir la terre
Et jaillir le volcan
Si tu as peur du vide
Vide, mon enfant
..
Si tu aimes partir avant
Mon enfant, mon enfant
Avant que l'autre s'éveille
Avant qu'il te laisse en plan
Si tu as peur du sommeil
Et que passe le temps
Si tu aimes l'automne vermeil
Merveille, rouge sang

Si tu as peur de la foule

Mais supportes les gens
Si tes idéaux s'écroulent
Le soir de tes vingt ans
Et si tout se déroule
Jamais comme dans tes plans
Si tu n'es qu'une pierre qui roule
Roule, mon enfant
...
Mon enfant"


-Benjamin Biolay- 

nouvelles du front



Attendez que je consulte!
Ah voui ,c'est sur, c'est un peu chaud mais peut mieux faire sans doute. Un gros rhume de courants d'air et passage obligé dans la courbe des températures de chez matin pâle et après-midi au soleil consistant.
Rien de tel pour mettre à mal un organisme, me direz-vous..
Et puis rajoutons dans la balance l'automne qui nous débarque sur sa pleine lune et quoi qu'en disent certains bons esprits qui ne croient qu'en leur science à tout faire, tout cela joue sur l'équilibre fragile de notre petite chose. 
Mais...
Croyez pas pour autant que je vais m'en aller consulter quelque blouse blanche/cravate au moindre coup de grisou. D'abord je supporte pas les noeuds croulants chez qui contrairement à la sentence bien connue -l'habit fait  toujours le moine- et ensuite je me suis débarrassé tant bien que mal (et encore) des donneurs de leçons en bonnes ou mauvaises nouvelles et  kit religieux incorporé (Jésus, Marx, et qu'on sort) pour ne pas, à la moindre alerte existentielle les remplacer par d'autres gourous/épiciers aux ongles - en général -soignés certes mais à la morale et conversation plus que douteuses, consistant  au final à vous refiler quelques cachetons multicolores,  histoire de faire tourner leur officine et les caisses de leurs  sponsors -labos, ministères, instituts de bronzage, palais Brongniart , agences de voyages...
Alors,
autant que faire se peut
Vive l'autonomie camarade, le libre choix et la pharmacopée d'à côté qui  ne participe en rien au trou de la sécu. dont les fabricants de pelles à tartes nous rabâchent les oreilles...

Eh! Oh! On se calme Robert , sinon tu vas pas être en forme pour aller battre la semelle sur le pavé des retraites.

"ah mais on peut pas faire autrement, il faut que les français comprennent..." 

La  chorale des gros pipeaux nous joue encore et toujours  son air préféré, une petite musique d'ennui qui remonte à l'origine de l'idée même de l'exploitation de l'homme par l'homme et qui consiste pour ceux qui ont la meilleure gamelle à utiliser tous les moyens possibles pour faire en sorte de la conserver.
Parfois à coups de gourdin (le pipeau est polyvalent) parfois avec un certain trémolo dans la foi, en provenance des meilleurs cours d'écoles de formation de baratineurs en chef, parfois les deux  quand  le danger leur racle les fesses.

Si, si, on peut... mon colon
Tu veux que je te montre?
D'abord on va commencer par faire des économies sur ta retraite à toi -ah oui parce que celle-là , elle a bien ton air "honnête" de ne pas y toucher...- et puis on pourrait aussi revoir ton salaire, heu! scuse tes indemnités...tu nous la joues représentant du peuple alors que tu ne sais même pas ou plus (au cas où tu l'aurais su un jour..) ce que c'est que le peuple, et puis pendant qu'on y est on va regarder aussi les comptes et dividendes de tes potes actionnaires, de tes copains journalistes et girouettes, et toutes les serpillères annexes... bref de tous ceux qui disent d'un air con-descendant et voix de fausset  "Ah mais oui, mais on peut pas faire autrement"

-On pourrait également re-nationaliser les banques, l'énergie, l'eau... et pendant qu'on y est  rajouter la santé.Tiens, je le verrais très bien fonctionnaire l'onctueux  praticien du boulevard.  Ah c'est sur il pourrait plus se payer son beau 4/4 pour viriliser  dans les rues de La BÔle mais heu! lui aussi , plus près du peuple il comprendrait mieux les pathologies, et puis t'es vacciné non? ah non ben comment ça se fait?  t'as pas confiance ou quoi?...ben mince alors...

Bref les mecs, si vous voulez des conseils, pour se sortir de ce soit disant mauvais pas,  pani problem, on va vous en donner et gratuits en plus contrairement à vos boites de vautours  branchouilles qui fleurissent comme morpions sur la misère humaine.

Voyez,  il suffit de demander.

Tiens pour détendre
tous ensemble
une ptite chanson:

motivés, motivés....

mercredi 22 septembre 2010

Changement de propriétaire...


Je t'avais bien dit qu'il fallait pas manger trop de bonbons...

Quand le mur prend la parole...


"Les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d'eux"
-René Char-

A Saint-Naz...

...le marché immobilier  a tendance à s'affaisser ...

Cha-cun à chat fenêtre



La maison Ronchonchon




"T'es ronchonchon, toi, ouais
T'es ronchonchon
Toi t'es fâché, toi t'es grincheux, toi t'es ronchon
Si t'es chafouin, fais attention
Ou je t'emmène dans la maison des ronchonchons

C'est une maison grise, adossée à une mine
De sidérurgie désaffectée
On y vient à pied, on a un peu peur
Les gens qui vivent là sont tous de mauvaise humeur
Y a Jean-Pierre Ronchonchon qui râloche sans arrêt
En cherchant la clé de la maison des ronchonchons
Et Bernard Vénère qui lui crie après
"Qu'as-tu fait de la clé de la maison, Ronchonchon ?"
Et Marie-Pierre Grognon, vraiment ça l'énerve
Quand y a Bernard qui dit à Jean-Pierre qu'a perdu un truc
"Qu'est-ce que t'en as fait ?"
Si je le savais, il ne serait pas perdu
Et ça m'énerve, ça m'énerve, ça m'énerve !

Mais t'es ronchonchon, toi, ouais
T'es ronchonchon
Toi t'es fâché, toi t'es grincheux, toi t'es ronchon
Si t'es chafouin, fais attention,
Nous approchons de la maison des ronchonchons

Jean-Pierre Ronchonchon a retrouvé la clé
Sous le paillasson de la maison des ronchonchons
Et Bernard Vénère lui dit
"Ça, je le savais, ça ! Tu perds toujours ta clé
Sous le paillasson, hé, ronchonchon!"
Et Marie-Pierre Grognon, vraiment, ça l'énerve
Quand y a Bernard qui dit à Jean-Pierre qu'a retrouvé un truc
"Je savais où c'était !"
Si tu le savais, pourquoi tu l'as pas retrouvé toi-même ?
Ça m'énerve, ça m'énerve, ça m'énerve, ça m'énerve !

Mais t'es ronchonchon, toi, ouais
T'es ronchonchon
Toi t'es fâché, toi t'es grincheux, toi t'es ronchon
Si t'es chafouin, fais attention
Nous pénétrons dans la maison des ronchonchons

On a décidé de boire l'apéritif
Et dans le salon de la maison des ronchonchons
Même la peau de bête semblait de mauvais poil
Pas de doute, on est bien dans la maison des ronchonchons, là
Jean-Pierre maugréait en s'arrachant les tifs constatant, excédé,
"Le vin sent le bouchon !"
Et Bernard Vénère lui dit "Je te l'avais dit !
Faut pas que tu t'étonnes, t'achètes ton vin chez Champion !"
Et Marie-Pierre Grognon, vraiment, ça l'énerve
Quand y a Bernard qui dit à Jean-Pierre qu'a acheté un truc
"T'aurais bien mieux fait d'aller chez Fauchon"
Décidément Bernard, y m'énerve, y m'énerve, y m'énerve

Mais t'es ronchonchon, toi, ouais
T'es ronchonchon
Toi t'es fâché, toi t'es grincheux, toi t'es ronchon
Si t'es chafouin, fais attention
On va dîner dans la maison des ronchonchons

Il faut une fin à cette sombre histoire
Une grande morale à cette petite chanson
Si t'es trop grognard, si t'es trop ronchon
Tu passeras ta soirée avec des cons

- Avec des quoi ?
- Bah des ronchonchons, quoi ! Du genre fâché, grincheux et puis ronchon
- Des ronchons quoi ?
- Des ronchonchons. Tu finiras par habiter dans la maison des ronchonchons
- Mais des ron quoi ?
- Des ronchonchons quoi ! Du genre fâché, grincheux et puis ronchon
- Des ronchon quoi ?
- Bah des ronchonchons ! Tu finiras ta vie comme un ronchonchon
Et ça t'énerve, ça t'énerve, ça t'énerve, ça t'énerve
Et ça t'énerve, ça t'énerve, ça t'énerve
Ça t'énerve, scrogneugneu !"
-Alexis HK-

ATHANOR



Continuant notre promenade dans la grande et merveilleuse famille des centres culturels et autres scènes nationales, locales, départementales et pourquoi pas vicinales, ce mercredi matin septembrien et aux  derniers soubresauts d'un été somme toute avantageux , alors qu'on nous annonce du 28 degrés pour l'après-midi et qu'on se les gèle en attendant, d'où l'expression entendue il y a peu et à laquelle je ne saurais répondre que par une moue  étonnée -moi-même- "C'est quoi ce temps?" ,ce mercredi, disais-je, nous mettons les projecteurs ("doucement avec les lampes pas dans la figure non plus...pffff!!! stagiaire va"...ndc)  sur la scène culturelle guérandaise et son centre à tout et bien  faire "Athanor", qui nous propose une mise en bouche sympathique  -et gratuite (sur réservation) -de sa nouvelle saison, le vendredi premier octobre à partir de 20h30 avec un film réalisé pour l'occasion,  permettant de découvrir les nombreux spectacles  proposés sur l'année et également en deuxième partie de soirée après le traditionnel verre et mignardises de l'amitié (bien connu des pique-assiettes de la presqu'ile et j'ai des noms..) "Plus ou moins ça dépend" de la Compagnie Acta Fabula 
qui nous conte l'histoire de deux patients d'un hôpital psychiatrique apprenant leur proche guérison...







plus d'infos et réservation

Nota bene et post scriptum incorporé (vi j'ai quelque renvois parfois..) à l'heure où je vous cause, le soleil -petit cachotier va- nous est revenu et la journée s'annonce, après l'hôpital, sous les meilleurs hospices (mais non hélas... pas de Beaune ...) et je ne peux que vous la souhaiter la plus douce possible!
A l'aise  Z'en paix 
(Et Ô l'abbé, faudrait voir à se calmer sinon je te sors la dernière livraison papale d'outre-manche  reçue hier..Et tiens pour la peine...)