Qu'est-ce que c'est que quatre jours dans la vie d'un yaourt ?
La question s'est ainsi posée, presque logiquement... en essayant de déchiffrer (défricher?) les indications inscrites en minuscule au bas d'un pot de laitage d'une marque en provenance d'un petit pays tenant à le rester, mais pour autant possédant un savoir faire mondialement reconnu dans l'application des huiles essentielles de l'impérialisme conquérant (c'est un pléonasme ça, non?).
Attention, on n'est (nait?) (nez?) jamais trop prudent me disait , tiens...pas plus tard qu'il y a peu de temps, un jeune et moderne père de famille cycliste amateur, qui circulait sur le front de mer avec sa petite tribu , casquée, gantée et affublée d'un très seyant gilet en nylon fluo jaune.(c'est pas un peu cancérigène sous les dessous de bras le nylon?).
Alors imaginez les risques encourus avec un pot de yaourt fabriqué par des scaphandriers sous label helvétique, pour qui l'heure c'est l'heure et le jour plus qu'ailleurs et ayant dépassé sa date de consommation depuis quatre jours...Si j'en crois la d.g.c.c.r.f. qui selon l'adage bien connu: "montre moi ce que tu manges je te dirais ce que tu es", l'affaire est très sérieuse et il est important de connaitre la différence entre la date limite de consommation (d.l.c.) à ne pas confondre avec la date limite d'utilisation optimale (d.l.u.o.)
Alors bien sur on pourrait en rire, dire que c'est pas grave, qu'on n'en mourra pas, qu'il n'y a qu'à goûter la chose pour se rendre compte et voilà côa .
Mais quelle inconscience vraiment, quelle irresponsabilité, vous ne vous rendez pas compte, le danger guette à l'affût des couvercles mais aussi sous les casquettes et panamas...la peur est partout, dans nos assiettes , au bord de l'eau, dans l'air et la chanson...
Alors principe de précaution oblige... jetons quotidiennement dans les écoles, collectivités...de grandes quantités de nourriture n'ayant pas été consommée, mais qu'il est absolument interdit de récupérer ou redistribuer parce que , ben parce que c'est la loi...et na!
Remarquez si c'était moins mauvais, insipide et j'en passe... il y 'aurait ptêt moins de déchets... D'ailleurs partout où de vrais cuisiniers ont remplacé les "traiteurs" industriels et leur liaisons dangereuses on s'aperçoit qu'il y a beaucoup moins de restes dans les assiettes. Ben oui, c'est curieux hein? mais quand c'est bon ça se remarque et même chez les ras de la casquette, c'est dire...
Mais la question n'est pas là, figurez-vous, on peut et l'on doit manger de la merde du moment que celle-ci est légale. et en même temps et surtout rapporte des dividendes aux actionnaires des multinationales de la bouffe, de l'énergie, de la chimie...qui font autant dans le consommable que l'innommable. Et selon cette logique marchande essayant de cacher d'obèses intérêts (ou l'inverse) derrière un discours de soit disant: santé publique... (discours repris en choeur par les délégués aux officines publiques et les lobbies qui vont si bien avec...) de zélés inspecteurs iront chercher des poux au producteur des délicieux fromages de chèvres du marché du village tout en ignorant l'industrie chimico-alimentaire qui "bel" à tout va dans la pâte cuite qui non seulement oserait s'appeler fromage mais en plus aimerait bien que du Winskonsing à la Mongolie tout le monde "profite" de: .... comment disait-on déjà à l'école de mes classes primaires, "le meilleur fromage c'est...la vache est crevée le fromage est pourri"
Qu'est ce que c'est que quatre jours dans la vie d'un yaourt? Allez! vous avez deux heures, et je ramasse les copies à la fin du cours.
-Chic c'est bientôt l'automne disait un pharmacien à son médecin qui le tenait lui même de l'o.m.s. qui... et d'un labo (très moche mais conventionné), on a du stock de vaccins en réserve, vite que l'on nous fabrique le virus qui irait bien avec...,
histoire qu'un papa tellement responsable aidé par des médias rapporteurs, et un beau corps médical moralisateur (les nouveaux curés) fasse piquer sa descendance du front de mer, car le gilet, les gants, et le casque c'est franchement à peine suffisant non? vivement les masques à gaz et l'air-bag pour vélo...
Et alors ce yaourt tu le manges ou pas?
ben j'sais pas, j'vais téléphoner au samu pour leur demander...c'est pas du moisi là au coin, oui là regarde...
avec ses ensembles, ses flûtes, ses pianos, ses violons, ses percussions, ses bandonéons, ses contrebasses,
ses violoncelles, ses trompettes, ses cors, ses clarinettes, ses alti, ses barytons, ses harpes, ses guitares, sa comédienne, sa mezzo soprano, son Bach, son Schumann, son Haendel, son Strauss, son Dvorak, son Chopin, son Piazzola et son Gardel, son Debussy, son Beethoven, son Poulenc (et quand y'en a pou lenc...-claviste navrant-) son Saint-Saens, son Brahms (Ah la saison du Brahms-claviste au naturel), son Manuel De Falla, son Listz, son Bartock, sa Berthe Silva (si! si! je vous assure c'est écrit sur le programme-claviste consciencieux-)
moi je l'aime baroque et vous? (mais non pas bas-rock, quoique...)
et courons tout guillerets aux bois dans des impressions d'été, les pieds nus et le rire en cascade, ou encore: courons tout nus, aux rires des bois , cascades d'été , pieds guillerets, des impressions...
"ça fait des mois que je n'ai vu ni entendu personne
c'est bizarre la terre
pour moi qui n'ait que des humeurs de mer
des coryzas liquides
c'est étrange ces passions qui marchent sur la tête
ces raisons ces vertus
ces rôles
ces décors et ces costumes
ces malles postes
ces postures
dès que tu rencontres les hommes
ils fondent en larmes
alors je retourne bouillir dans le chaudron des îles
à la vague disparaître
Il pleut il pleut
ça tombe bien moi aussi ,
je pleut"
Il s'avérait important de toujours bien faire son entrée dans le port... comme pour reprendre -avec les formes bien sur- l'habitude d'horizons plus rétrécis, d'un sol qui ne se dérobait plus et avec lequel il fallait souvent lutter pour retrouver son équilibre, et puis...retrouver des codes, des valeurs, des relations...que la vie en mer bousculaient, distendaient, malmenaient...
Trois jours pleins au quai de la loire à vider les cales, remplir des tonnes de paperasses, prévoir la suite avec l'armateur et profiter un peu d'une ou deux sorties en ville, histoire d'acheter des bricoles pour l'intendance et boire une ou deux bières avec quelques équipages et déambuler un peu bizarrement sur les pavés et le bitume. -mal de terre- qu'ils disaient...
C'était bien de pouvoir mettre un peu son sac à terre après de longues périodes maritimes, mais je le savais aussi que rapidement je me sentirais un peu décalé, ici sur la terre ferme, plus vraiment à ma place dans des espaces trop courts qui forcément jouaient sur ma raison...de vivre.
J'étais un oiseau du grand large depuis tellement longtemps que comme l'albatros de monsieur Baudelaire, ici, je cognais mes larges ailes tellement inadaptées à un environnement étroit et statique...
C'était ainsi, le bateau n'avait de sens qu'obéissant aux vagues et le marin sur son dos à scruter ciel, étoiles et quelques humeurs liquides.
La mer lavait des grandes angoisses existentielles ou tout au moins faisait qu'on les appréhendait de manière beaucoup plus sage et relative. La mer payait en nature, toujours, et il valait mieux le savoir...
j'allais repartir...Ces bribes d'histoire lacustres ne seraient bientôt qu'un léger souvenir à mettre sur la liste conséquente des bouts de terre où j'étais d'aventure passé et qui à force se mélangeaient en ports d'incertitudes , en antichambre de ma liberté... ou tout au moins de ce que je m'imaginais d'elle...
Que zaco "Beluga?"
C'était un dauphin blanc, une presque baleine, habituée des grands fonds et amatrice de crabes, de crevettes et de pieuvres...C'était un mammifère habitué aux grands froids de la banquise et connu dans le vaste monde des glaces comme" canari de mer" pour sa capacité à siffler...
C'était un esturgeon et un caviar réputé , un sous-marin russe, une équipe de hockey, une variété de lentille, un label de musique... et encore un dériveur, une bande dessinée, un avion cargo...