lundi 16 août 2010

PARABOLE



comme un retour aux fondamentaux...
Une parabole non pas pas par Astra mais plutôt par Saint-Simon nettement plus moderne que l'autre finalement...
et comme on dit dans ces cas là:
toute ressemblance avec des personnes etc...

PREMIER EXTRAIT DE L’ORGANISATEUR

"Nous supposons que la France perde subitement ses cinquante premiers physiciens, ses cinquante premiers chimistes, ses cinquante premiers physiologistes, ses cinquante premiers mathématiciens, ses cinquante premiers poètes, ses cinquante premiers peintres, ses cinquante premiers sculpteurs, ses cinquante premiers musiciens, ses cinquante premiers littérateurs ;
Ses cinquante premiers mécaniciens, ses cinquante premiers ingénieurs civils et militaires, ses cinquante premiers artilleurs, ses cinquante premiers architectes, ses cinquante premiers médecins, ses cinquante premiers chirurgiens, ses cinquante premiers pharmaciens, ses cinquante premiers marins, ses cinquante premiers horlogers ;
Ses cinquante premiers banquiers, ses deux cents premiers négociants, ses six cents premiers cultivateurs, ses cinquante premiers maîtres de forges, ses cinquante premiers fabricants d’armes, ses cinquante premiers tanneurs, ses cinquante premiers teinturiers, ses cinquante premiers mineurs, ses cinquante premiers fabricants de draps, ses cinquante premiers fabricants de coton, ses cinquante premiers fabricants de soieries, ses cinquante premiers fabricants de toile, ses cinquante premiers fabricants de quincaillerie, ses cinquante premiers fabricants de faïence et de porcelaine, ses cinquante premiers fabricants de cristaux et de verrerie, ses cinquante premiers armateurs, ses cinquante premières maisons de roulage, ses cinquante premiers imprimeurs, ses cinquante premiers graveurs, ses cinquante premiers orfèvres et autres travailleurs de métaux ;
Ses cinquante premiers maçons, ses cinquante premiers charpentiers, ses cinquante premiers menuisiers, ses cinquante premiers maréchaux, ses cinquante premiers serruriers, ses cinquante premiers couteliers, ses cinquante premiers fondeurs, et les cent autres personnes de divers états non désignés, les plus capables dans les sciences, dans les beaux-arts, et dans les arts et métiers, faisant en tout les trois mille premiers savants, artistes et artisans de France.
Comme ces hommes sont les Français les plus essentiellement producteurs, ceux qui donnent les produits les plus importants, ceux qui dirigent les travaux les plus utiles à la nation, et qui la rendent productive dans les sciences, dans les beaux-arts et dans les arts et métiers, ils sont réellement la fleur de la société française ; ils sont de tous les Français les plus utiles à leur pays, ceux qui lui procurent le plus de gloire, qui hâtent le plus sa civilisation ainsi que sa prospérité ; la nation deviendrait un corps sans âme, à l’instant où elle les perdrait ; elle tomberait immédiatement dans un état d’infériorité vis-à-vis des nations dont elle est aujourd’hui la rivale, et elle continuerait à rester subalterne à leur égard tant qu’elle n’aurait pas réparé cette perte, tant qu’il ne lui aurait pas repoussé une tête. Il faudrait à la France au moins une génération entière pour réparer ce malheur, car les hommes qui se distinguent dans les travaux d’une utilité positive sont de véritables anomalies, et la nature n’est pas prodigue d’anomalies, surtout de celles de cette espèce.
Passons à une autre supposition. Admettons que la France conserve tous les hommes de génie qu’elle possède dans les sciences, dans les beaux-arts, et dans les arts et métiers, mais qu’elle ait le malheur de perdre le même jour Monsieur, frère du Roi, Monseigneur le duc d’Angoulême, Monseigneur le duc de Berry, Monseigneur le duc d’Orléans, Monseigneur le duc de Bourbon, Madame la duchesse d’Angoulême, Madame la duchesse de Berry, Madame la duchesse d’Orléans, Madame la duchesse de Bourbon, et Mademoiselle de Condé.
Qu’elle perde en même temps tous les grands officiers de la couronne, tous les ministres d’État (avec ou sans départements), tous les conseillers d’État, tous les maîtres des requêtes, tous ses maréchaux, tous ses cardinaux, archevêques, évêques, grands-vicaires et chanoines, tous les préfets et les sous-préfets, tous les employés dans les ministères, tous les juges, et, en sus de cela, les dix mille propriétaires les plus riches parmi ceux qui vivent noblement.
Cet accident affligerait certainement les Français, parce qu’ils sont bons, parce qu’ils ne sauraient voir avec indifférence la disparition subite d’un aussi grand nombre de leurs compatriotes. Mais cette perte des trente mille individus, réputés les plus importants de l’État, ne leur causerait de chagrin que sous un rapport purement sentimental, car il n’en résulterait aucun mal politique pour l’État.
D’abord pour le raison qu’il serait très facile de remplir les places qui seraient devenues vacantes ; il existe un grand nombre de Français en état d’exercer les fonctions de frère du Roi aussi bien que Monsieur ; beaucoup sont capables d’occuper les places de prince tout aussi convenablement que Monseigneur le duc d’Angoulême, que Monseigneur le duc de Berry, que Monseigneur le duc d’Orléans, que Monseigneur le duc de Bourbon ; beaucoup de Françaises seraient aussi bonnes princesses que Madame la duchesse d’Angoulême, que Madame la duchesse de Berry, que Mesdames d’Orléans, de Bourbon et de Condé.
Les antichambres du château sont pleines de courtisans prêts à occuper les places de grands officiers de la couronne ; l’armée possède une grande quantité de militaires aussi bons capitaines que nos maréchaux actuels. Que de commis valent nos ministres d’État ! Que d’administrateurs plus en état de bien gérer les affaires des départements que les préfets et les sous-préfets présentement en activité ? Que d’avocats aussi bons jurisconsultes que nos juges ? Que de curés aussi capables que nos cardinaux, que nos archevêques, que nos évêques, que nos grands vicaires et que nos chanoines ? Quant aux dix mille propriétaires vivant noblement, leurs héritiers n’auront besoin d’aucun apprentissage pour faire les honneurs de leurs salons aussi bien qu’eux.
La prospérité de la France ne peut avoir lieu que par l’effet et en résultat des progrès des sciences, des beaux-arts et métiers ; or, les princes, les grands officiers de la couronne, les évêques, les maréchaux de France, les préfets et les propriétaires oisifs ne travaillent point directement au progrès des sciences, des beaux-arts, des arts et métiers ; loin d’y contribuer, ils ne peuvent qu’y nuire, puisqu’ils s’efforcent de prolonger la prépondérance exercée jusqu’à ce jour par les théories conjecturales sur les connaissances positives ; ils nuisent nécessairement à la prospérité de la nation en privant, comme ils le font, les savants, les artistes et les artisans, du premier degré de considération qui leur appartient légitimement ; ils y nuisent puisqu’ils emploient leurs moyens pécuniaires d’une manière qui n’est pas directement utile aux sciences, aux beaux-arts et aux arts et métiers ; ils y nuisent, puisqu’ils prélèvent annuellement, sur les impôts payés par la nation, une somme de trois à quatre cents millions sous le titre d’appointements, de pensions, de gratifications, d’indemnités, etc., pour le payement de leurs travaux qui lui sont inutiles.
Ces suppositions mettent en évidence le fait le plus important de la politique actuelle ; elles placent à un point de vue d’où l’on découvre ce fait dans toute son étendue et d’un seul coup d’œil ; elles prouvent clairement, quoique d’une manière indirecte, que l’organisation sociale est peu perfectionnée ; que les hommes se laissent encore gouverner par la violence et par la ruse, et que l’espèce humaine (politiquement parlant) est encore plongée dans l’immoralité.
Puisque les savants, les artistes et les artisans, qui sont les seuls hommes dont les travaux soient d’une utilité positive à la société, et qui ne lui coûtent presque rien, sont subalternisés par les princes et par les autres gouvernants qui ne sont que des routiniers plus ou moins incapables.
Puisque les dispensateurs de la considération et des autres récompenses nationales ne doivent, en général, la prépondérance dont ils jouissent qu’au hasard de la naissance, qu’à la flatterie, qu’à l’intrigue ou à d’autres actions peu estimables.
Puisque ceux qui sont chargés d’administrer les affaires publiques se partagent entre eux, tous les ans, la moitié de l’impôt, et qu’ils n’emploient pas un tiers des contributions, dont ils ne s’emparent pas personnellement, d’une manière qui soit utile aux administrés.
Ces suppositions font voir que la société actuelle est véritablement le monde renversé.
Puisque la nation a admis pour principe fondamental que les pauvres devaient être généreux à l’égard des riches, et qu’en conséquence les moins aisés se privent journellement d’une partie de leur nécessaire pour augmenter le superflu des gros propriétaires.
Puisque les plus grands coupables, les voleurs généraux, ceux qui pressurent la totalité des citoyens, et qui leur enlèvent trois à quatre cents millions par an, se trouvent chargés de faire punir les petits délits contre la société.
Puisque l’ignorance, la superstition, la paresse et le goût des plaisirs dispendieux forment l’apanage des chefs suprêmes de la société, et que les gens capables, économes et laborieux ne sont employés qu’en subalternes et comme des instruments.
Puisque, en un mot, dans tous les genres d’occupations, ce sont les hommes incapables qui se trouvent chargés du soin de diriger les gens capables ; que ce sont, sous le rapport de la moralité, les hommes les plus immoraux qui sont appelés à former les citoyens à la vertu, et que, sous le rapport de la justice distributive, ce sont les grands coupables qui sont préposés pour punir les fautes des petits délinquants 
Quoique cet extrait soit fort court, nous croyons avoir suffisamment prouvé que le corps politique était malade ; que sa maladie était grave et dangereuse ; qu’elle était la plus fâcheuse qu’il pût éprouver, puisque son ensemble et toutes ses parties s’en trouvaient affectés en même temps. Cette démonstration devait précéder toutes les autres ; car ceux qui se portent bien (ou qui croient se bien porter) ne sont nullement disposés à écouter les médecins qui leur proposent les remèdes ou le régime convenables pour les guérir.../..."

Henri Saint-Simon-citoyen français membre de la société européenne et de la société américaine




LE CROISIC SOIGNE SES PUCES

ROM NE S'EST PAS FAIT EN UN JOUR...


par Sneck

samedi 14 août 2010

EN PLEIN COEUR

Parce que ce n'est pas la rime gentillette qui a pris une ride, enfin pas trop heu!  c'est plutôt ...ma pomme
Signe de qualité chez les pommes non?
on se rassure comme on peut...
Parce que les souvenirs me vont  si bien en fin de journée...
je me la rengaine facile 
et donne du Sens à Jeanne Marie!
Et oublier lalalalala...
Pas toi?
Allez!  tu peux chanter aussi y a personne qui regarde.




BRASSER




...Les idées qui vont et viennent,
les mots en apparence, sous clé ou transhumance...
des idées pour se tremper, éclabousser les bas côtés
et
s'y perdre en conjoncture.
Des mots à partager, apprivoiser l'autre avec des certitudes un peu bancales
et qui ne passeront sans doutes pas l'hiver
ou le printemps des émotions futures...
L'idée dont il s'agit qui n'était pas la sienne,
qu'on s'enferre par le ptit trou de ses serrures
la vérité qu'on aimerait tant à sa guise
jusqu'à parfois lui couper la tête
pour avoir sa paix
éternelle.
Des mots qui n'ont pas de sens
ou plutôt, ils les ont tous
et c'est bien là le souci.
Des mots caméléons suivant les saisons
et leurs peurs, pudeurs, colères, fatigues, sommeils...plaisirs aussi...
Des idées missa es
puisque la messe est dite
et Déo gratias
pour être poli avec ses angoisses existentielles.
Je vis sur un trampoline, à suivre le fil de mes idées, pas vraiment neuves, plutôt usées même, et savonnées par des logiques incomparables, la dialectique à gros moyens et les bassesses du quotidien dont je suis un acteur comme un autre, pour digérer le temps qu'il me faudra.
Je est un autre- Tu le sais, bien toi aussi, qui fait avec les conditions météo, les moyens du bord et les voiles qu'il serait raisonnable d'affaler quand le grain s'annonce...
Mais le grain... comme  dans un tour de passe passe tu l'aimes à moudre et 
du coup
hop!
il change de cap.
Alors!
Au diable, les peurs
les risques encourus,
les moqueries bien pensées,
les sentences empressées,
les jugements définitifs,
les pouvoirs profiteurs en largesse et en douce,
les professionnels brevetés,
les héros de la nuit tombée, qui marient besoins avec besogne
Encore une idée à creuser, peut-être,
pour arriver jusqu'à la mer
et son territoire de chasse.



"Brasser
Brasser
Brasser les collines et les rivières
Brasser
Brasser
les pierres et les montagnes
les vivants et les morts
Brasser les vents
Des grands cercles de bras
dans l'air immobile
Brasser brasser
et puis une valse
une valssssss
une valssssss hé
valss-ss-sss hé
valss-sss-sss hé
une valse sismique
une valse mirifique
une valse-sss-sss hé
hé une valse

brasser
les liens qu'on n'a plus
les liens qu'on n'aura plus jamais
comme un chien perdu
ou un bateau sans mât
qu'on lâche pour la première fois
et j'ai vu."

-Laurence Vielle-l'imparfait- 

 

 

vendredi 13 août 2010

LES MOTS



envoyé pat ptitboldair

RESURGENCES




".../...Le truc est un assemblage d'images, un peu comme un patchwork en mouvement, qui raconte, tel que Cemtare aimait le faire quand elle était reporter, une manifestation dans le centre-ville de Valence. C'est assez décousu au départ, puis le puzzle de scènes se met en place et ce qu'il masquait par séquences trop brèves devient une évidence.
A côté de Nadja, donc pour elle seule, Cemtare fait le commentaire qu'elle aurait fait sur un plateau de télévision, sans déroulant, sans notes et, surtout, sans l'accord des responsables de chaîne.
-En début d'après-midi, à Valence, au milieu de la foule des badauds et des lèche-vitrines qu'un froid glacial n'avait pas découragés d'arpenter les rues du centre-ville, s'est déroulée une manifestation si peu ordinaire que ce doit être la première dans son genre.
"Ils se sont rassemblés près de la gare, où nous n'étions pas, pas plus que les chaînes concurrentes ni les autres médias, puisque la manifestation n'avait pas été annoncée, donc encore moins autorisée. Ils se sont rassemblés discrètement, sans tapage, sans vacarme, sans même un porte-voix, mais quand on est deux mille sur un parking, ça finit par se remarquer, surtout ces deux mille-ci, surtout quand on se met en branle tout doucement et qu'on commence à gêner la circulation, puis à la paralyser.
A ce moment, nous avons été prévenus. Enfin la police l'a été et quelqu'un de la préfecture nous a alertés. A moins qu'un passant n'ait jugé bon d'attirer notre attention en voyant l'unique banderole que le cortège arborait et qui la tenait.
Le patchwork d'images s'interrompt. Un seule caméra se fixe sur la tête du cortège. Une vingtaine d'hommes tiennent à hauteur d'épaules une banderole qui leur descend jusqu'aux genoux. De loin, on peut lire le texte. La caméra zoomz. En même temps que Cemtare, Nadja lit:
Art. 25.1 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme:
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. 
Après s'être concentrée sur le texte, la caméra balaie les visages. D'autres plans accrochent le cortège sous d'autres  angles et  s'attardent sur des manifestants en plein champ, seuls ou par petits groupes. La voix de Cemtare énonce ce qui n' peut plus échapper au spectateur:
-Cet après-midi, à Valence, deux mille S.D.F. ont défilé en silence avenue Victor-Hugo, place des Clercs, Grande-Rue, en passant devant les commerces, l'hôtel de ville, la médiathèque, le théâtre Bel-image, la mairie annexe pour accrocher sur la préfecture l'article 25.1 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme et finalement s'asseoir devant celle-ci, fermée puisque nous étions samedi, en attendant qu'une autorité veuille bien les prendre en compte.
"Cette autorité fût surement le préfet mais il ne jugea pas utile de se déplacer, déléguant à sa place tout ce que l'Hôtel de police comptait de gardiens de la paix en poste aujourd'hui et rameutant les forces de l'ordre de l'ensemble du département. A noter, l'absence remarquée de tout élu, représentant politique ou syndical, et fonctionnaire civil. A noter aussi que, jusqu'à l'arrivée des premiers C.R.S., les policiers n'ont pas cherché à entraver la progression du cortège ni à évacuer le parvis de la préfecture. Ce n'est qu'à l'arrivée d'un bataillon anti-émeute qu'un officier a exigé la dispersion volontaire des manifestants.
Cemtare met en pause le montage sur l'image fixe de l'officier usant du porte-voix équipant un véhicule de police. Il est derrière le cordon de C.R.S. qui se tient loin des S.D.F.
-C'est là que ça devient drôle, si j'ose dire. Et , à mon sens, ça se passe totalement de commentaires.
Un S.D.F. se lève et commence à se déshabiller, imité rapidement par tous les autres. En moins d'une minute, ils se retrouvent tous nus et jettent leurs vêtements sur les forces de l'ordre ahuries. On devine, aux regards des policiers surpris par l'une des caméras que l'officier  supérieur hésite. On l'aperçoit même le mobile à la main en pleine conversation téléphonique. Quand il donne enfin l'ordre aux C.R.S. d'avancer, il ne déclenche pas la charge habituelle.
Une caméra fixée sur le visage du premier S.D.F. à s'être dénudé le montre en train de crier. On ne l'entend pas mais sur ses lèvres, on devine:
-On court!
Complètement à poil, les manifestants s'égaillent dans toutes les directions, certains se précipitant même sur les policiers. un plan fige le désarroi de ceux-ci. Le patchwork d'images reprend, montrant les C.R.S. courant après les S.D.F. dans la ville, les attrapant tant bien que mal, les chargeant dans des fourgons, en matraquant certains, comme il se doit. Le film s'arrête sur le visage du premier chippendale tandis qu'il reprend son souffle, appuyé à une vitrine de librairie. Il sourit avec une malice satisfaite.
-Le con! s'exclame Nadja en se levant brutalement.
Le mouvement et la tonalité de l'interjection intrigue Cemtare.
-Tu ne trouves pas ça génial? demande-t-elle.
-Tu as insisté sur le froid en début de commentaire. il faisait combien à Valence quand ils se sont foutus à poil?
-Moins deux.../...

extrait de:Résurgences- un roman de Ayerdhal -Editions: au Diable Vauvert-



FESTIVAL COUVRE FEU



toutes les infos

Bagueneau sur l'eau , à marée dans le canot








A marée aux vagues en pagaille et  pour  toutes les tailles
112... 111...109...105...


Infusion océane
à profusion
en perfusion aussi...








à consommer sans modération
histoire de se laver les méninges
au sel 
qui cautérise
mais pas que des amygdales...



bien d'autres bobos 
également.
pas toujours apparents.
Mais une fois qu'on s'est fait  soigner
rincer dans une  tournée générale
d'écume de mer,
on réalise alors, les effets secondaires, bénéfiques...




au soir revenu
sur la jetée du port où l'annexe nous a largué
farci et iodé,
fourbu et ravi
apaisé avec son Même
qui n'est plus tout à fait 
à
l'identique
sans que l'on sache vraiment pourquoi .
Peut-être,
quelques paillettes dans les yeux,
un goût d'embruns sur la peau,
et du pacifique
plein le sac
en
bandoulière...
et...




quelques palourdes, moules  bigorneaux...
aussi,
forcément.