lundi 19 juillet 2010

LES ESTIVALES DU CANAL...


jusqu'au 19 septembre, c'est la fête tout le long du canal de Nantes à Brest-un canal plus en quelque sorte...
et chacun peut y participer en redécouvrant ce magnifique  espace liquide de communication (mais non je ne parle pas du muscadet..) long de 364 kms et qui relie la Bretagne de la Loire-Atlantique jusqu'au Finistère.
Au programme des festivités:des expos, des randonnées, des visites de monuments...44 évènements sont prévus sur onze communes 
et
pour en savoir plus sur le canal




photo provenant du site" le canal de Nantes à Brest"

collection: J'AI L.U.

dimanche 18 juillet 2010

INTERLUDE LEGEREMENT BATEAU



JE CONNAIS DES BATEAUX



 voix off: un peu kitch peut-être dans l'orchestration et l'interprétation mais le texte tient bien la marée d'un dimanche soir

"Je connais des bateaux qui restent dans le port
De peur que les courants les entraînent trop fort,
Je connais des bateaux qui rouillent dans le port
A ne jamais risquer une voile au dehors.

Je connais des bateaux qui oublient de partir

Ils ont peur de la mer à force de vieillir,
Et les vagues, jamais, ne les ont séparés,
Leur voyage est fini avant de commencer.

Je connais des bateaux tellement enchaînés

Qu'ils en ont désappris comment se regarder,
Je connais des bateaux qui restent à clapoter
Pour être vraiment surs de ne pas se quitter.

Je connais des bateaux qui s'en vont deux par deux

Affronter le gros temps quand l'orage est sur eux,
Je connais des bateaux qui s'égratignent un peu
Sur les routes océanes où les mènent leurs jeux.

Je connais des bateaux qui n'ont jamais fini

De s'épouser encore chaque jour de leur vie,
Et qui ne craignent pas, parfois, de s'éloigner
L'un de l'autre un moment pour mieux se retrouver.

Je connais des bateaux qui reviennent au port

Labourés de partout mais plus graves et plus forts,
Je connais des bateaux étrangement pareils
Quand ils ont partagé des années de soleil.

Je connais des bateaux qui reviennent d'amour

Quand ils ont navigué jusqu'à leur dernier jour,
Sans jamais replier leurs ailes de géants
Parce qu'ils ont le cœur à taille d'océan."

JAILLI DE LA MER


"Des coquillages éternels
répètent le chant de la mer
dans l'oreille attentive de
l'enfant moissonneur de miracles
qui file son collier de mots
autour du col du goéland


surpris à coudre de fil blanc
 les histoires que dit la vague
 en chaloupant comme une amante
 dans les vertiges de l'amour
 et cherchant des portes ouvertes
 sur des lumières inconnues

porteuses de ses rêves où
passent dans ses yeux des bateaux
 chargés d'or et de pierreries
 et dont le capitaine est le
  poète inventeur de cosmos.



.dans les creux d'ombre des fougères
 en été quand le sang jaillit
 des sillons ouverts de l'amour
 le temps que la gaine ait le coeur
  de lever l'arbre vers des ciels



où tout est écrit pour qui sait
dans les étoiles magiciennes
qui n'en finiront plus jamais
de nous tourmenter la conscience."
-Jean-Yves Le Guen- jailli de la mer-


"Et toutes le mers venaient s'allonger sur nos caps,
et tout à tour du monde,
un trop fort tirant d'air ou d'eau
venait buter au bord de ports impropriés.

et bâbord à quai, cap amont,
nous côtoyaient les peuples de tous crins,
les virées de tous bords;
et nous clignaient
de leur oeil maquillé d'accent d'ailleurs
très lentes filles des estuaires,
seuls amers à se remarquer
en ces confins de grasses eaux.


Et s'empilaient en notre bord,
enfumés de hâtes maladroites et desséchées,
les grains si mal vannés de ces sols ignorés,
traînant en creux d'aisselle et d'auréole
un suint de suées insuffisamment impayées.

Ayant largué l'odeur des récoltes de peine,
évité cap aval allant avaler mers,
repartions vers ailleurs,
traîner nos marques d'hommes ennoyées,
essorant du revers des brises du dehors
le faux embrun jeté des lances des lavages obligés
de tout cela
dont j'ose encore un peu me souvenir."
-Jean-Marie Gillory-Sonnailles océanes-






-avec l'aimable complicité des artistes de l'estuaire-
:-)

LES NUITS SALINES


Batz-sur-Mer, c'est avec Guérande, l'autre ville des marais -salants-et pour la dix neuvième fois de son histoire , elle a rendez-vous  les 23-24 et 25 juillet avec ses "Nuits Salines"- cocktail naturellement  iodé de spectacles, concerts, festou-noz, animations de rue,  marché du terroir, gastronomie locale...
 -Pour la partie spectacle  présence remarquée du  Barde du vingt et unième siècle: Alan Stivell



mais aussi:  Big Stal





Les capitan's



Les Receneurs


 Et bien d'autres encore...
Pour en savoir plus , suivez le guide

samedi 17 juillet 2010

FAIRE LE MUR

pour ne plus le voir, qu'en peinture.

BALLE AU CENTRE


lu sur la toile:
"99% des escargots seraient favorables au retour de la pluie

le 1% restant serait constitué de lézards trotskistes"
-Flo-

LE VENT L'EMPORTERA

 Pour l'envie d'y revenir, d'y faire un temps son nid et de se dire que de toutes les manières, quoi qu'il advienne, 
et sans façon...
"le vent l'emportera"



OYEZ! OH! YEAH! -chapitre hein?



Un matin, du style... entre loup et chien.
Tu sais,
quand la nuit a fini de piquer tout le drap et se découvre juste un peu, histoire de dire que dans la famille Ying et Yang!  pas bégueule, elle laisse enfin sa place au suivant.
Donc! Comme je te disais; ce presque matin là, la cuisine faisait doucement jouer ses casseroles petit format , les ténors pas les barytons, et en surface d'océan on pouvait humer  dans ses  premiers naseaux frétillants- un mélange de café des hauts plateaux et  à petit glouglou , de chocolat légèrement  amer lissé au lait longuement  frappé et coiffé  moussu et de pain grillé sur tranches, prompt à recevoir un beurre salé  drôlement baratté pour cause de vache musculeuse au pré-
-j'ai dit!
Tout prenait pour ainsi  dire corps, dans l'élégance  discrète d'un nouveau jour, lorsque subitement, par la porte-fenêtre de la cuisine donnant sur la terrasse encore toute humide de sa folle nuit, une lueur - limite violente-  rencontra le carrelage de l'office du  samedi et ce fut  ,comme un éblouissement....
le temps de reprendre ses esprits et  de récupérer le lait qui allait se tirer plein gaz....
et franchement,  à ce moment de l'histoire, il arriva à notre héros -qui ne l'été guère- une aventure que d'aucun d'entre-vous et tous réunis pourraient  reconsidérer et  en résumé d'un lapidaire:
"Ouais c'est ça, et ta mère elle fait des confitures sur Neptune ?"
Devant moi et mes yeux exorbitants  (donc trop chers pour vous) ce qui s'apparentait à priori- (et j'ai bien dit: à priori) à deux gentilles tranches de pain de deux coupées en rondelles de faible épaisseur -mais quand même-s'avancèrent  tranquillement et d'une curieuse démarche chaloupée et  légèrement enfarinée vers le grille-pain qui venait de vomir sa tendre à mie.
Et à ce moment là ,d'une voix flutée , une des tartines, faisant un pas de côté très réussi,  et  regardant dans les yeux le grille-pain- s'il en avait bien sur-  dit à peu près  ceci:  "On peut voir votre chef?"

Ensuite?
...
Et bien, je ne sais plus vraiment... tout s'embrouille  encore dans ma tête, la seule chose dont j'étais à peu près sur, c'est que nous étions le samedi  17 juillet et que dans à peine une heure trente j'étais  en vacances pour un mois tout cru....
Et puis, 
rien ne semblait avoir troublé la cuisine ou chacun était à sa juste place,
ou alors peut-être, ce morceau de papier quadrillé posé près du grille-pain et  que je n'avais pas remarqué jusqu'alors,
et sur lequel je pu lire:
"il faut prendre aux gens ce qu'ils veulent bien donner et non pas désirer ce qu'on croit qu'ils deviennent"
...