jeudi 15 juillet 2010

UNE COURSE DE BATEAUX

La nuit,
...ça me boat!


LECTURES EN BORD DE MER



Un bon bouquin- l'irremplaçable- même par les machines des plus sophistiquées... pour mettre en route notre fabrique perso.  (et qui ne demande que ça) d'images, de couleurs, d'odeurs, d'ambiances...
Un livre pour apprendre, pour voyager, pour s'émouvoir, pour sourire et pleurer...pour le plaisir à partager lorsqu'on  a "tellement aimé" et l'envie aussi -enfin quoi-  de démolir, pas content  d'avoir été énervé par...
mais -ouf- très vite oublié!
Un roman, comme la vie d'un autre que l'on accompagne le temps de quelques pages et qu'il faudra quitter plus tard et parfois... douloureusement.
Une feuille de papier avec un genre de hiéroglyphes dessus (et encore, sans les dessins)  comment se pourrait-il que cela  puisse avoir un intérêt quelconque , que l'on  y consacre des heures, que dis-je, parfois même des nuits entières , que l'on revienne sur ses pas, que l'on s'arrête pour reprendre ses esprits, que l'on s'envole sur les ailes d'un bouquin , que l'on fréquente des étagères  même pas belles, que l'on répète tout haut des mots qui vous chavirent?
Oui, comment se fait-il ? se disait  en haussant les épaules,  celui qui n'a pas eu la chance de tomber -petit-  dedans , comme dans  une drogue salutaire qui vous offre du rêve, de l'émotion... sans contre-indication. 
Aurais-je aimé et supporté   la vie sans cette extraordinaire  possibilité qu'il m'était donnée, de m'enfuir, d'espérer,  d'imaginer autre chose, de relativiser, de panser des plaies invisibles à l'oeil, de mieux comprendre mes semblables et- ou- de m'en protéger? 
Aurais-je eu la patiente d'attendre la saison des muses migratrices?
Aurais-je réussi à vider mon baluchon   de quelques  questions existentielles ou tout au moins trouvé des pistes pour en traduire le sens?
Dans un monde où le paraître et l'image tiennent le haut du pavé aurais-je réalisé tout ce qu'ils pouvaient signifier sans la bibliothèque des Hommes?

Serait-ce donc un hasard si certains de ceux qui prétendent nous gouverner- avec le plus de contraintes et  le moins de respect possible pour l'intégrité  humaine- regardent avec suspicion, dédain ou carrément colère la littérature?
Ils ont compris  tout le danger qu'il y avait  dans les livres  à vouloir ainsi  nourrir un libre esprit.
Alors, au nom de l'obscurantisme, de la bêtise et du mépris des autres, ils brûleront ici la bibliothèque, interdiront là le bouquin qui gène, sélectionneront ailleurs ce qu'il faut savoir, interdiront à untel de s'exprimer ou décideront de condamner ses écrits   au nom d'une  soit-disant raison d'Etat et  tracasseront, embastilleront, suicideront, accidenteront... l'impertinent.

(photo google)


Jusqu'au 18 juillet l'association "écrivains en bord de mer" et les éditions Joca Seria  proposent à la chapelle Sainte-Anne,  les 14em rencontres littéraires de La Baule "Ecrivains en bord de mer" .
Une quinzaine d'écrivains sont présents et participent à des lectures, rencontres, débats...
plus d'infos



Le 18 juillet La Plaine sur  Mer organise  au jardin des Lakas  sa sixième fête du livre en présence d'auteurs et d'illustrateurs, également au programme ateliers divers, spectacle pour enfant, concours de poésie...(restauration prévue sur place) 
plus d'infos

mercredi 14 juillet 2010

LES GRILLONS






envoyé par Yveslebelge

LA CENSURE

ON IRA...où ça ira , ça ira, ça ira...



J'ai toujours eu un peu de mal avec les anniversaires,  commémorations et non- événements récurrents que l'on appelle "marronniers" chez les laborieux de l'info quotidienne et qui permettent ainsi d'occuper le temps, l'espace et l'unité supposée de la nation dans des lieux communs à la merci de tous et de chacun...
Mais...
parce qu'il y a un  toujours un mais -même en juillet-
ce qui peut réunir la famille des gens dans  des festivités aussi gratuites que  bon enfant , c'est pas forcément à négliger, et d'ailleurs...
j'étais où hier soir, hein(g)? 
Ben sur le front de mer, à regarder le feu d'artifice tien(g), pardine!
D'ailleurs... et entre-nous... heu! je me demande si j'ai pas déjà dit ça l'an dernier à la même période... (on appelle ça comment déjà?) les feux d'artifesses (quand ça chauffe de  trop près) nous font revenir dare-dare- du côté de l'enfance, et c'est quand même extraordinaire,enfin j'trouve  de voir des foules de tout âge se retrouver le nez en l'air, les yeux écarquillés et la bouche tout grande  béante, à regarder pendant une quinzaine de minutes  des lumières dans le ciel-
Tu m'étonnes qu'après ça  y en ait des tas à croire en Dieu...
Eh! Oh!Vous fâchez pas je rigole!
Et puis je vous le dit... j'y étais aussi, et franchement ça m'éclate, surtout que cette année l'accompagnement musical nous a épargné le free jazz pour mettre à la place de la chanson française, réaliste et compagnie- désolé pour l'avant-garde cul-turelle du port mais c'était quand même plus approprié et accessible... à mon humble avis, naturlich,  que du Boulez dans sa période polyphonique...
Bon, aujourd'hui je me suis quand même  fait porter pâle pour le défilé parce que faut pas non plus exagérer, j'ai déjà donné quand j'étais scout , à l'époque... c'était pas franchement de ma faute...
Maintenant  que j'ai le droit et le recul  (mais non, pas pour tirer andouille) pour choisir, je le dis tout net les mecs (et les nanas aussi) en uniforme avec une extension à dix coups ou plus de leur virilité supposée au bout de leur ptits bras , heu! merci ça ira,
Ah ça ira, même...
Cette année le commercial en chef de l'entreprise made in France a décidé de faire défiler sur le champ et  les champs, les glorieuses armées des aussi glorieuses démocraties africaines; J'ai entendu ce matin à la radio, l'amiral en chef des armées dans un tour de pirouette sans tutu (enfin en public) dont les militaires ont le secret dire en gros que: la polémique, dans ces circonstances d'hommage (ô  désespoir?) de la nation aux valeureux soldats des ex-colonies morts pour la France et patati  et tata..était  vraiment déplacée et que...d'ailleurs ces armées étaient reconnues (coucou j't'ai reconnue) par les instances autorisées et à des couettes  et que ...rompez-circulez- la grande muette a fini de causer...Bordel de m.- On peut tirer chef?
Pisqu'on cause morale...dommage qu'on n'ait pas préféré payer -comme les hexagonaux- les pensions des anciens combattants "coloniaux" cela aurait été le moindre des respects non? Tu me diras d'ici peu il restera plus personne, ça sera toujours ça de gagné...et circulez! y'a plus rien à voir!
Ah ça ira, ça ira, ça ira...où tu voudras quand tu voudras! 
En tant que géophysicien des terres submersibles , je vous le dit tout cru et   à marée basse, la révolution soit(e)  mais  joyeuse et en douceur, alors rangez-moi tout  votre attirail ,grands dégoûtants, et ne vous figurez quand même pas que votre drapeau aussi priapique qu'il soit vous donne tous les droits , soit dit en passant le breton  non plus, ni le rouge ou le tout noir avec ses tibias (ou pas)...
Enfin bref , n'oublions jamais que c'est rien qu'un bout de tissu avec plein de symboles autour et que c'est pas la peine de se la péter avec ça...cocorico poils aux...gogos!
et puis,
méfions-nous,  des foules énervées , y a toujours des gros  malins qui causent mieux que tout le monde pour les baratiner et les envoyer se faire trouer la couenne pour des marchands d'armes de soupe ou de religion..

  Maintenant, chers camarades et pas clients, si vous le voulez bien,  méditons, un peu  (sur nos voisins):

"La justice militaire est à la justice, ce que la musique militaire est à la musique" -Groucho Marx-

"S'interroger, cela ne vaut-il pas mieux que  marcher au pas?" Roland Moréno

"Les guerres ont toutes sortes  de prétexte, mais n'ont jamais qu'une cause: l'armée. Otez l'armée, vous ôtez la guerre."   -Victor Hugo-

"Autrefois on cherchait des armées pour les mener combattre dans un pays. A présent on cherche des pays pour y mener combattre des armées." -Montesquieu- 
...


Sinon, à part ça, c'était sympa ce 13 juillet en bord d'estuaire.
Et  par de chez vous, c'était comment?.













mardi 13 juillet 2010

AU BAR DE LA PLAGE

tango d'un  matin pâle...
au soleil levant!

LE NEON ET L'INFINI


"Le temps, c'est comme ton pain, garde en pour demain."
Jean-loup Dabadie

LES RENC'ARTS


Cette année les Renc'Arts de Pornichet fêtent leur 15em anniversaire .
Entre le 15 juillet et le 17 août- chaque mardi et jeudi soir- une trentaine de spectacles et une cinquantaine de représentations auront lieu dans différents quartiers de la ville, faisant la part belle aux arts de la rue et aussi à la musique métissée.
Musiciens et acteurs d'Australie, d'Allemagne, du Japon, de Cuba, du Cameroun, d'Espagne, de Belgique, du Canada...ainsi que des artistes régionaux proposeront pour tout public des spectacles de qualité et gratuits.
( certains seront adaptés en langue des signes.)
Les Renc'Arts sont  un incontournable de l'été sur la Côte d'Amour et pour fêter ce quinzième anniversaire, ils nous réservent  bien des surprises...
le programme

et les souvenirs:

NOBODY KNOWS







Deux voix, à tirer  des larmes du blues, à gueuler la révolte dans une usine occupée, sur une scène improvisée, à prendre aux tripes et les secouer dans tous les sens pour y expurger l'indifférence face au sort de l'Humanité qui souffre.
Deux voix, comme la stéréo en somme
-Mama-Colette,
Magny-Béa-
pas vraiment  faites pour les paillettes, qui d'ailleurs avaient plutôt tendance à les oublier , on pourrait même dire: à  s'en méfier.
-à juste titre d'ailleurs .
sans concessions- deux  grandes  dames...
et deux voix
capables de dire cela: 
"J'aurais tant aimé danser jusqu'à la fin de mes jours.../..."
et encore:
'Je pèse quarante huit kilos peut-être  un peu plus , un peu moins, ça dépend si j'ai du chagrin ou pas, je pèse le poids de mes mots.../..."
Deux voix inoubliables, différentes, magiciennes, imposantes, malicieuses... piochant la poésie au creux d'un caniveau pour la mettre sans complexe, au soleil  et lui donner ses lettres de noblesse.
Deux voix qui vous chavirent dans l'océan des doutes mais vous tiennent fermement  la tête hors des flots , comme deux bouées de secours  au milieu d'un désespoir liquide.
Deux voix pour faire l'amour à la planète des gens honnêtes ou plutôt... des honnêtes gens...

lundi 12 juillet 2010

FAIRE ECLATER CETTE VILLE



-envoyé par ByChris13-

"Les enfants ont des yeux
brûlés par les affiches 
dans la cité adulte
il n’y a pas
de rescapés.
Les enfants ont des yeux
les paupières cousues
dans la cité adulte
il n’ya pas de rescapés. 
Oh ! Faire éclater cette ville
 Faire éclater cette ville
Faire éclater cette ville et sauter avec elle ! 
Les enfants ont des yeux
transpercés de corbeaux
quand les adultes parlent
il n’y a pas de rescapés.
Les enfants ont des yeux
peuplés de cimetières
quand les adultes mentent
il n’y a pas de rescapés. 
Oh ! Faire éclater cette ville
 Faire éclater cette ville
Faire éclater cette ville et sauter avec elle ! 
Et j’entends des enfants
d’une autre galaxie
et leur musique me dit
qu’il n’y aura pas de rescapés.
Car ces enfants ont des yeux
brûlés par la colère
tremblez vieillards de tous âges
ils vont brûler vos idoles 
Oh ! Faire éclater cette ville
 Faire éclater cette ville
Faire éclater cette ville et sauter avec elle ! "
-Mama Béa-