vendredi 11 juin 2010

DES ATTACHES


On s'attache à la longue...
en filins, en drisses, en écoutes ou haubans,
et même en garcette à manille autour d'un poignet.
Du cordage générique, on en a plein la tête,
traduisez en repères, en gestuelle  habitude.
On s'attache à la vie, 
en coupant un cordon?
On s'accroche  bastingage,
pour éviter le plongeon?


Ma  prose  du vendredi,
a l'accroche bateau.
Je m'amarre, ils se marrent...
Je les entends d'ici
Dans la lucarne hublot,
l'horizon s'est bouché 
"panem et circenses"
stade anal  envouté.


Je m'attache à tout larguer,
des aussières, l'anxiété,
du rêve embastillé 
aux normes réglementées...
Je m'attache à jetée ouest
 profitant d'un espace libéré
 par un ailleurs  trop occupé
à postillonner  ses conseils embièrés
à un  écran total.
Au plaisir à crédit, j'en prends  ma délivrance
Tout un mois à louvoyer, canoter, godiller
et
passer entre les mailles du filet.
pour m'attacher en résilience.


ENFIN LE RETOUR AUX FRAIES FALEURS

Mais qu'apprends-je ce matin en allumant mon poste à galèje? 
Que notre chère Christine, fidèle à ses idéaux de partage, de renoncement et de sacrifice, qui fait tellement de  bien par où que ça passe (oh oui encore, fouette cocher) avait décider de laisser dans les caisses de la république les 9500 euros mensuels (nets) qui lui sont octroyeah!  depuis le mois d'avril pour une mission (de la plus grande importance -sic-) sur la mondialisation  et confiée par l'Elysée.himself (herself?.) 
On ne sait pas encore  si les deux mois déjà versés, avant que le Canard ne dévoile l'affaire... seront également rendus, mais peut-être ont-ils déjà été dépensés, allez savoir?... C'est que, présidente du parti chrétien démocrate (sous les bras) c'est pas du tout repos.  Et voui! Mettons-nous à sa place..Elle a forcément des frais entre les nombreux pèlerinages, les tombereaux de cierges, les hectolitres d'eau bénite, le lobbying anti-satan et toutes ces sortes de choses...A la fin du mois, les deux mille euros de conseillère générale pluche les six mille de retraite parlementaire ne devaient point suffire pour boucler le budget du ménache.
Mais voilà, c'était sans compter avec le désintéressement profond (ouh ouh y'a quelqu'un?) de cette ancienne ministre du logement et de la ville, pour les choses matérielles et, le sens de l'éthique qu'elle a toujours mis en avant jusqu'à d'ailleurs ces dernières semaines où  elle s'est battue bec et ongles  (oh non pas là) pour bouter de nos terres bretonnes un festival de musique diabolique ou tout au moins  en essayant de lui couper le houblon sous le pied, en demandant à un brasseur (trop) bien connu de ne pas sponsoriser l'affaire. Précisons à ce propos, qu'étant plus habitués au latin il y a  sans doutes eu confusion entre" helfest" et "hel fesses" dans les rangs clairsemés et jurassiques  de la  C.N.A.F.C.- mystérieuse- confédération des associations familiales catholique- qui se réunit chaque année dans un élégant  confessionnal de Saint Nicolas du chardonneret (au milieu). Aux dernières nouvelles , ces  -coeur- croisés de l'ordre moral  assignent en référé jeudi prochain l'organisateur du festival pour que le Helfest soit interdit aux mineurs et cerise (bénite) sur le gâteau pour avoir connaissance (pour leur chorale?) des textes des chansons qui seront interprétées...
Comme disait un grand poète  briéron contemporain "Dieu est aux nues, c'est lui qui pète le plus"


Il est vrai que l'on peut effectivement se demander si notre fière et agitée jeunesse ne serait pas mieux à faire du camping avec les bons abbés en soutane plutôt que d'aller se trémousser au son de musiques sauvages. Si  je côse ainsi, c'est que l'une de nos collaboratrices de l'ordre des clavistes  (licenciée depuis, rassurez-vous) nous avait ramenée l'an dernier, de ces batifolages hard rock an rollien une photo d'elle même , que nous montrerons ici, uniquement pour  qu'elle serve de leçon mais veillez tout de même à éloigner les plus jeunes.
Merci de votre attention.



la revue qui presse

BOUGEZ AVEC LA POSTE VERSION SNECK


et il passe également et allégrement à l'orange!

Merci à Sneck pour l'envoi

jeudi 10 juin 2010

AR ROSENN HAG AL LILI...


-envoyé par Walbyx-

j'en fait ma tasse de thé




Une tasse,
pas de bol!
un mug et sa poignée d'amour.
Et le verre... ça va, surtout quand il  vire au rouge.
Alors franchement,
ne plus le voir en peinture...
A cette heure, j'imagine que j'aurais tendance à tout gobelet!
 et pourtant...
-on se rassure comme on peut sans doute-
je chope qu'un peu  des grands mystères de la nuit
et c'est déjà pas mal,
de servir parfois de récipient aux angoisses de l'ombre.
Voilà,
c'est mon gagne pain, et... j'en fait ma tasse de thé.
  Mais attention, 
sans le tremper dedans même bien frais , je ne suis pas ma quignon
ni majorette pour marcher à la baguette!
Manque de pot, parfois le ballon s'envole,
comprenne qui pourra...
allez! c'est fini.
On coupe.

LES ACCORDS DE MARSEILLE



Bien souvent hélas, au mieux l'indifférence et  l'incompréhension, au pire le rejet et  la haine animent les hommes quand il s'agit d'accepter et de laisser une  place à l'autre, celui qu'on appelle l'étranger. Il suffit  pour cela d'ouvrir un journal ou de suivre désabusé les infos radio-télévisées pour en faire chaque jour- un peu plus- le constat. 
Aussi, quand on découvre au milieu des "nouvelles du front" une histoire qui pour une fois ne  ressemble pas aux autres, s'agit pas de faire la fine bouche ,  bien au contraire, celle-là, on a envie de lui faire un peu de pub. 
J'ai ainsi découvert  sur le blog du village des  NRV  une info sur le conflit israélo-palestinien (et inversement) qui ne ressemble pas à celles qu'on a l'habitude d'entendre -surtout en ce moment- concernant ce délicat sujet où si j'en crois les tenants des vérités  du prèt à penser, il serait "raisonnable" de choisir son  camp.
Un réalisateur français Mohamed Ulad  (compagnon de Mazarine Pingeot, fille de François Mitterand) et une philosophe franco-israélienne  Sophie Nordmann ont mis sur pied un projet d'émission de télé réalité d'un genre un peu particulier , dans le sens où ils ont imaginé réunir dans une maison de l'archipel du Frioul  (en face de Marseille) douze israéliens et palestiniens ,filles et garçons de 18 ans, qui seront enfermé pendant trois semaines et qui auront comme tache, sous l'oeil des caméras, de négocier pour aboutir à un accord de paix entre leurs deux peuples. L'émission qui sera diffusée sur la cinq s'appelle "les accords de Marseille" . Elle débutera en septembre et a pour but  louable, en échangeant de manière pacifique les points de vue , d'aider à la résolution d'un conflit dont personne ne voit vraiment le bout - même les Hommes de bonne volonté - sans parler de ceux qui pour des raisons sordides  surfent sur la vague de l'escalade dans  la violence...
Dans une interview accordée au figaro  le réalisateur explique sa démarche:
«L'idée était de créer une émission audiovisuelle qui soit à la fois une expérience «scientifique» et un projet avec des répercussions sur les protagonistes eux-mêmes, les téléspectateurs et le débat public.Je veux restituer ce conflit dans sa complexité pour le rendre accessible au plus grand nombre»

 Plus de détails sur ce projet  ici même

mercredi 9 juin 2010

BIG JET PLANE

AU RISQUE



Au risque de se tromper -mais qu'est-ce que tu risques?-
d'en dire trop ou pas assez...
d'être mal compris, incompris, interprété, déformé, détourné...
et
au risque de loucher
de ne pas voir plus loin que le bout de son nez
-qu'il avait -selon différentes sources- fort avantageux, cependant.
Au risque de passer pour un imbécile
de repasser le plat du jour d'avant
en forme de rigolo du service compris,
mais
sans la taxe à la valeur ajoutée.
Au risque d'enfoncer  des portes ouvertes et  fermées de l'intérieur,
d'en faire une montagne, à déplacer à la petite cuillère
et ,
de ne pas prendre de gants pour se salir l'humain,
d'enfiler des perles d'inculture,
de marcher sur des voeux
qui se réveillent en sueur d'avoir trop mal remué,
 pas assez mélangé, le doute et l'insouciance.
Au risque de  laborieusement se répéter , le doigt sur le papier,
 pour suivre les lignes de fuite qui s'échappent à mesure.
Au risque d'en découdre à tricoter un monde en poing levé qui se rouille, exclamatif et enroué,
 à la parenthèse gigotante et  interrogative.
Au risque d'un monde en suspension, ni trop solide, ni  soluble dans  l'aligot,
à s'en faire tout un fromage!
camembert, je passe mon tour.
Au risque d'être oublié...
qu'est ce qu'on retiendra de moi, le jour où...?
disais-tu  l'autre fois.
Le jour où quoi? je ne sais plus. On ne m'a pas présenté!
Ah parce que tu crois que celui-là, à l'instant où tu te pinces, tu en sais vraiment quelque chose?
Au risque de la vraie vie en apesanterre mais surtout, surtout...  sans la peur.
Au risque de décevoir, de faire du mâle biologique et des salades anthroposophiques à trop regarder sa lune.
Au risque de passer à côté d'une certaine bonne  idée de la nonchalance,
au profit de l'angoisse qui monte, qui monte et qui coupe le cou,
ou...
attaque les grandes artères.
Au risque de jouer au dé chéance
et d'être fanny mais sous  la pluie.
Au risque d'avoir perdu les paroles de la  chanson qui disait
qu''à regarder le monde s'agiter et paraître,
en habit d'imposture et de supercherie"...
Au risque d'être devenu, ce qu'on moquait jadis dans la  fulgurance candeur d'une innocente habillée chez   beauté cruelle,
un vieux con, sans le: qui s'adore,
Au risque de tout perdre sans avoir rien gagné,
de ne pas être habilité à la transparence.

Au risque de n'avoir jamais appris à nager.
et
au risque de continuer, encore un peu...
mais qu'est-ce que tu risques?



COTTONWOOD BAY




découvert chez "Vivre fatigue"

CETTE BLESSURE


-envoyé par Jptalimi

"Cette blessure
Où meurt la mer comme un chagrin de chair
Où va la vie germer dans le désert
Qui fait de sang la blancheur des berceaux
Qui se referme au marbre du tombeau
Cette blessure d'où je viens

Cette blessure

Où va ma lèvre à l'aube de l'amour
Où bat ta fièvre un peu comme un tambour
D'où part ta vigne en y pressant des doigts
D'où vient le cri le même chaque fois
Cette blessure d'où tu viens

Cette blessure

Qui se referme à l'orée de l'ennui
Comme une cicatrice de la nuit
Et qui n'en finit pas de se rouvrir
Sous des larmes qu'affile le désir

Cette blessure

Comme un soleil sur la mélancolie
Comme un jardin qu'on n'ouvre que la nuit
Comme un parfum qui traîne à la marée
Comme un sourire sur ma destinée
Cette blessure d'où je viens

Cette blessure

Drapée de soie sous son triangle noir
Où vont des géomètres de hasard
Bâtir de rien des chagrins assistés
En y creusant parfois pour le péché
Cette blessure d'où tu viens

Cette blessure

Qu'on voudrait coudre au milieu du désir
Comme une couture sur le plaisir
Qu'on voudrait voir se fermer à jamais
Comme une porte ouverte sur la mort

Cette blessure dont je meurs"