lundi 7 juin 2010

TANGO









"Mes parents exagèrent
Ils ne me comprennent pas
Et parfois j'ai les nerfs
Noués au bout des doigts
Pour aller a l'école
Je me lève à 6 heures
Et j'ai les yeux qui collent
Et j'ai les yeux qui pleurent

{Refrain:}
Moi je veux vivre tango tango tango
Mais mon père et ma mère sont toujours après moi
Moi je veux vivre tango tango tango
Vraiment ils exagèrent
Ah quels parents j'ai là
La la la la la la la

En rentrant de l'école je veux jouer aux billes
Faire des cabrioles
Et puis courir les filles
Mais prenant mon cartable
Ma mère ah ce bourreau
Me dit : "Mets-toi à table
Et mets-toi au boulot."

{ Refrain}

Tous les soirs c'est la course
Pour regarder la télé
Papa veut voir NOUNOURS
Maman des variétés
Moi ce qui m'intéresse c'est les films d'amour
Mes parents me complexent
Et vivent à contre-jour

(Refrain}

Conflit des générations
On ira dans la rue
Et la révolution sera notre salut"
-Eric Berda-

principe de précaution



Bon! S'il vous plait, reprenons!
Nous -somme- bien , sans S à la fin comme dans Sieste qui  même répétée reste singulière.
Ajoutons à cela, un certain bouquin jouant les  préambules avec un  titre de circonstance: "Principe de précaution" dont il me  faudra sans doute relire le dernier feuillet car il me semble bien l'avoir retrouvé ouvert sur le ventre à la page 306 sans que celle-ci m'ait (ou juin peut-être) laissé un souvenir impérissable.
Curieux livre d'ailleurs, à prendre au moins au 14em degré (le plus chaptalisé) qui nous raconte la vie d'un trader  bien poli et  comme il faut- ils le sont tous d'ailleurs...-  et vivant dans un monde feutré et  irréel ou par petites touches saccadées et inspirées sur un clavier  et le regard perçant  scrutant dans  l'écran  les arcanes de la finance internationale , fait et défait des sociétés avec les conséquences que l'on connait sur le quotidien de millions d'esclaves du marché....
Et puis finalement la morale de l'histoire parce qu'il y en a toujours une, enfin surtout dans les livres...c'est que le bonhomme marié, et père de famille avec  chouette quartier privilégié doit -c'est pas de chance- se coltiner quand même -en dehors des heures de service- à  la vraie vie qui lui fait  par obligation croiser les autres - qui pourraient s'appeler en quelque sorte et en raccourci: quelques conséquences de ses dommages collatéraux. Il découvre ainsi  la violence urbaine, les angoisses existentielles, la vie en société... et le ptit bonhomme lisse comme un graphique qui pensait avec l'idée du risque zéro, se protéger de tout -statut oblige- ben,  comme c'est ballot... il ressemble  finalement à tout le monde mais ptêt  en pire ou en tout cas nettement  moins préparé, que ceux pour qui la lutte pour subsister fait partie d'une pratique  heu! quasi  régulière.
Tiens, imagine par exemple, que ton député  -toutes couleurs confondues- se demande comment il va bien pouvoir finir le mois et celui de sa famille avec le peu qu'il lui reste , tu crois pas qu'il aurait  alors une autre idée un peu moins langue de bois précieux de la Politique et de son rôle de soit-disant  représentant du peuple? Mais là... une fois encore et  de coutume, je m'égare Montparnasse! Allez!  Tout le monde descend!

"Le Dow Jones plongeait quand j'ai décidé d'arrêter pour aujourd'hui. Il était 18h30, les yeux me brûlaient à force d'avoir trop longtemps scruté mon écran, la moindre initiative se sertait révélée contre- productive. J'ai préféré naviguer un peu sur les sites du Monde, de Libération et du Figaro, la conscience d'autant plus tranquille que je venais de prêter 800 millions d'euros à la Banco do Brasil à un taux insespéré.
Je me sentais assez mal en attendant le R.E.R., à Auber, une demi-heure plus tard. Je n'avais lu que trois articles , pourtant les nouvelles du jour m'avaient chamboulé. Une voix impersonnelle a soudain crachoté dans les hauts-parleurs de la station:
"Attentifs ensemble. pour notre sécurité à tous, signalez-nous tout colis abandonné. Merci pour votre vigilance."
Machinalement j'ai regardé sur le quai si je ne remarquais aucun bagage suspect. Je jugeai certains individus susceptibles de commettre un attentat, mais rien dans leur comportement ne me permit d'acquérir une certitude. Par malheur, la rame était tellement bondée lorsque j'y suis monté qu'il ne m'a pas été possible de vérifier sous les sièges.J'ai chassé les images des cadavre déchiquetés sur le ballast de la gare d'Atocha qui m'ont assailli l'esprit.
Après le R.E.R. j'ai abattu mes treize minutes de marche jusqu'à la résidence. En entrant, j'ai dit coucou à Cécile, puis je suis passé embrasser Manon qui révisait ses leçons dans sa chambre. elle a sauté de sa chaise pour se jeter dans mes bras en criant: "Papa!" La répétition quotidienne de ces effusions me laissait chaque fois perplexe. Objectivement, rien dans ma personnalité ne justifiait  cette adoration. Je n'avais , à juste titre, jamais suscité un tel enthousiasme chez aucun être humain. Je disposais d'une intelligence moyenne, ne possédais aucun don particulier, tant sur le plan artistique que dans le domaine sportif. Professionnellement parlant, ma carrière connaissait depuis trios ans une stagnation inquiétante, qui prouvait peut-être qu'à trente-neuf ans j'atteignais d'ores et déjà mon niveau d'incompétence. chacun s'accordait unanimement à louer ma générosité proverbiale, alors que je la portais pour ma part au crédit d'un patrimoine congénital, à l'instar de mes cheveux bruns ou de mon mètre soixante-seize, de sorte que je n'en nourrissais pa la moindre fierté, puisqu'elle se résultait nullement d'un effort d'amendement de ma personnalité , ainsi que doit l'être selon moi toute vertu.../...

-Extrait de: Principe de précaution- un roman de Matthieu Jung- Editions Stock-


 dernière minute  et en direct de nos téléscripteurs
des infos de notre slameur breton Philippe:

"Touche pas à mon fromage !
Le 20 mai, l’opposition - de droite - de la région Midi-
Pyrénées a proposé une réduction de 20% des
rémunérations perçues par les élus du Conseil régional
ainsi qu’une division par deux du budget de réception.
Elle a aussi proposé la suppression des véhicules de
fonction sauf pour le président, tout ceci au nom de la
solidarité et d’une gestion vertueuse de l’argent public.
Fin de non-recevoir cinglante et immédiate du
président de la région - socialiste - Martin Malvy.
Le 21 mai, Martial Dardelin, directeur général adjoint
(DGA) en charge de la solidarité et de la culture au
Conseil général du Loiret a dû quitter ses fonctions
avec une indemnité de départ de 122.557 euros,
montant jugé excessif par l’opposition socialiste qui a
donc refusé d’approuver cette indemnité. Petite
information au passage, le Loiret est dirigé par Eric
Doligé, sénateur et membre de l’UMP.
Vous, peuple superbe et généreux, soyez solidaires,
travaillez gratuitement le lundi de Pentecôte pour aider
les personnes âgées, secourez les Haïtiens, donnez votre
argent pour lutter contre le Sida et la mucoviscidose !
Mais ne nous demandez pas de faire la même chose,
nous qui nous dévouons déjà corps et âme pour votre
bien, nous que vous avez choisis comme gardien,
comme protecteur et maître à penser !"

Mais alors,, y a pas de hasard ???!!!

J'apprends avec stupeur qu'un juge anti-auvergnat a condamné notre bien aimé ministre de l'intérieur pour propos racistes et rassis. Tout à mon désespoir, comment peut-on faire des choses pareilles?..... je lis que Julien Dray et Michel Charasse volent au secours de notre ministre affirmant qu'il n'est pas raciste..(le ministre). Bravo !!!!!
mais pourquoi ? pourquoi ces deux personnages ????
J'ai trouvé pourquoi Charasse dans un autre article et Dray on sait pas encore mais on finira par savoir.
Quelqu'un de gauche n'est pas un problème, c'est quand il y en a plusieurs.....
-Serge-



"La France est la seule à protéger ses anciens dirigeants par un service d'ordre dédié. Cela serait en fait illégal, car ces personnalités ne figurent pas sur la liste établie par arrêté. Le cas de Michel Charasse est éloquent. Ancien ministre du Budget, l'actuel membre du Conseil constitutionnel bénéficie d'une "protection". Fait encore plus surprenant, Michel Charasse vient d'être classé "personne menacée", statut qui lui octroie deux officiers de sécurité installés dans un appartement à deux pas de son propre domicile. Un service qui coûterait à l'État quelque 10.000 euros par an."

l'OPTMISME D'UN DEBUT DE SEMELLE QUI S'HABILLE EN MOREL





dimanche 6 juin 2010

LA GRANDE MAREE deuxième service




Paco, lecteur morbihanais ayant participé aux festivités de la grande marée nazairienne nous envoie son bon souvenir sous forme d'un superbe album photos. Alors moi dans ces cas là, ben... je dis: merci tout plein, beaucoup!
;-)





"Tiens tout a changé ce matin
Je n'y comprends rien
C'est la fête, la fête
Jeunes et vieux grands et petits
On est tous amis
C'est la fête, la fête

C'est comme un grand coup de soleil
Un vent de folie
Rien n'est plus pareil
Aujourd'hui
Le monde mort et enterré
A ressuscité
On peut respirer
C'est la fête, la fête

Plus de bruit plus de fumée
Puisqu'on va tous à pieds
C'est la fête, la fête
Le pain et le vin sont gratuits
Et les fleurs aussi
C'est la fête, la fête
C'est comme un grand coup de soleil
Un vent de folie
Rien n'est plus pareil
Aujourd'hui
Depuis le temps qu'on en rêvait
Et qu'on en crevait
Elle est arrivée
C'est la fête, la fête

Merde que ma ville est belle
Sans ces putains de camions
Plus de gaz-oil mais du gazon
Jusque sur le goudron
Merde que ma ville est belle
Avec ces gosses qui jouent
Qui rigolent et qui cassent tout
Qui n'ont plus peur du loup !
Et l'eau c'est vraiment de l'eau
Que l'on peut boire au creux des ruisseaux

Venez danser dans la rue
Ce n'est plus défendu
C'est la fête, la fête
En vérité je vous le dis
C'est le paradis
C'est la fête, la fête

C'est comme un grand coup de soleil
Un vent de folie
Rien n'est plus pareil
Aujourd'hui
On a les yeux écarquillés
Sur la liberté
Et la liberté
C'est la fête, la fête."
-Michel Fugain- 


"Les jours de réjouissance sont les jours de faveur, parce que la joie du dedans rejaillit au-dehors" 
 -Baltasar Gracian Y Morales-


" On s'en va parce qu'on a besoin de distraction, et  l'on revient parce qu'on a besoin de bonheur."
 -Victor Hugo-




"Nous sommes, par nature, si futiles, que seules les distractions nous empêchent de mourir" 
-Louis-Ferdinand Céline -


"Les fêtes n'existent que pour colorer les angoisses" 
-Léonor Fini-


 "Une fête est un excès permis, voire ordonné"
-Sigmund Freud- 



"Fête, c'est un jeu mais solennel, mais réglé, mais significatif"
-Paul Valery- 


"La poésie -par des voies inégales et feutrées- nous mène vers la pointe du jour au pays de la première fois." 
-Andrée Chedid- 

 

LES ARTISTES EN ERDRE


L’association « Les Artistes en Erdre » proposera le samedi 12 juin 2010 la 2ème édition de son festival  (gratuit) des Arts à Sucé sur Erdre.
plus d'infos 

LA GRANDE MAREE 2010




C'est la neuvième qu'elle est grande marée,
en  météo tout à fait conciliante
Et  jolie fête bordure sur l'estuaire
qui ouvre des perspectives
entre poésie, clé de sol,  rosé juste frais mais comme il faut et magie d'être bien ensemble.









 
  































samedi 5 juin 2010

ETUDE COMPARATIVE




Dessins  de Jiho dans "Que du bonheur" -Editions Lien social-


"Vous voulez savoir à quoi s'occupent les éducateurs pendant la pause au boulot? Ils se réunissent dans la salle où se trouve la machine à café (l'éducateur boit beaucoup de café), ils allument une cigarette (l'éducateur fume), ils commentent l'actualité en se foutant de la gueule de Sarkozy (l'éducateur est de gauche), ils lisent le dernier numéro de Lien Social (l'éducateur lit Lien Social en grande partie parce que c'est un des rares magazines à parler du secteur social et médico-social et donc de lui mais l'éducateur est résolument tourné vers l'Autre) et ils se marrent comme des tordus en découvrant les derniers dessins humouristiques de Jiho (l'éducateur adore l'humour de Jiho) puis ils cassent les psys qui sont moins compétants et mieux payés (l'éducateur est en manque de reconnaissance sociale) avec les instists qui rêvent d'être mutés dans des écoles ordinaires, même en zep (bon là forcément je cible plus particulièrement les établissement où ils y a des enseignants qui théoriquement devraient être spécialisés mais qui bien sûr ne le sont pas et n'ont pas demandé à être là).
Je suis éducatrice (oui, l'éducateur est dans 60% des cas une femme, ce qui ne fait pas moins de l'éducation spécialisée la profession la plus virile du secteur social). Et en bonne éducatrice que je suis, j'adore les dessins de Jiho. Alors quand Jiho sors un album, je ne peux m'empêcher de faire le tour des librairies de Nice à sa recherche. Une fois rentrée chez moi, je m'installe dans le canapé et, me plongeant dans sa lecture,  j'explose de rire. A côté de moi, M. Loupiote me regarde intrigué.
- fait voir?
Je lui montre le dessin qui m'a fait rire.
- C'est quoi une MAS?
- Une Maison d'Accueil Spécialisé.
- D'accord. Mais c'est QUOI?
- Un établissement qui accueille des personnes lourdement handicapées mentalement ou polyhandicapées.
- ...
- Ben si t'avais travaillé dans une MAS, ça te ferait rire.
- Je suis informaticien../..."



extrait de feu le blog "au fil des mots" de loupiote 77

comme ça se prononce














Il s'appelle: "Eyjafjallajolull" et outre le fait qu'il a mis à mal le sens de la prononciation de bon nombre de chroniqueurs  de la planète...à part bien sur les gens du cru,  personne n'en avait entendu causer avant qu'il ne s'amuse à balancer dans l'atmosphère
-et il a une sacré gueule d'atmosphère-
ses particules élémentaires qui sont en quelque sorte  sa marque de fabrique, sa noblesse confirmée et le révélateur qu'il suffit de "peu" de chose pour nous foutre dans la merde nous autres  les ptits génies de la science. Et ça , pour nous le rabaisser notre prétentieux caquet  de cacou de la famille du cac 40 
et des cakes sans frontières, il a pas eu son pareil l'Eyjafjallajolull..
C'était en quelque sorte l'arme secrète des islandais qui étaient plutôt peinards sur leur île flottante , jusqu'au jour où, z'oeufs aussi...
ils ont été rattrapés par la spéculation des boursiers amphibiens et de  leurs copains actionnaires au long cours .
Et ceci m'amène à penser
- en plein soleil...-
que l'on devrait se méfier des conséquences possibles du désastre annoncé sur nos économies de la crise de foie du capitalisme flambeur et anciennement flamboyant..
Ah quand , par exemple, l'attaque de la moussaka géante chez les grecs (et ainsi de suite).
Hein(g)
A quand?