vendredi 4 juin 2010

MERLE NOIR, Y ES-TU?





Les cousins raffolent de la lumière jusqu'à s'y griller les ailes.
Ce ne sont pas les seuls d'ailleurs, et l'on pourrait  dire qu'à la  demi lune c'est la presque fête des voisins
des tout ce qui vole et...
y'a du monde...
irrémédiablement attiré par le qui brille dans la nuit estivale avant  son heure.
Mais... moi aussi d'abord, je me retrouve  sous la lampe à attendre l'aube qui approche soudainement  à l'est dans des baskets roses.

5h30- le merle noir qui s'endort comme les poules se réveille comme un coq et sa ritournelle dans les impossibles  aigus me rappelle une voix féminine  du sud de l'Italie.
Tu sais,
celle qui s'enroule dans les trilles, qui t'emporte dans sa farandole au petit jour pour faire un gros câlin à la vie quand tu ne sais pas encore ce qu'elle attend de toi. sinon peut-être, de laisser quelques cauchemars à la consigne.


THE JOY OF LIFE

Elle s'appelle kristi Stassinopoulou j'ai eu le plaisir de la découvrir il y a quelques années au festival
 "Les escales " de Saint-Nazaire qui rappelons le se déroule le premier week-end d'août dans un cadre portuaire et magique avec une programmation toujours originale et ce qui ne gâche rien c'est  un des moins chers de l'hexagone (à bon entendeur)
C'est aussi une manière d'affirmer  mon modeste soutien au peuple grecque  qui a été le premier d'Europe (et sans doutes pas le dernier...) à se manger en pleine tronche la real politique à la sauce (macédoine?) des banquiers véreux et du FMI heu (trois points de suspension) ...



jeudi 3 juin 2010

appel pour la défense du droit à l'anonymat


( source: la toile)


Une initiative découverte chez deefblog et que je relaie bien volontiers

Appel pour la défense du droit à l'anonymat


Bonjour,

"Nous tenons à affirmer notre attachement à la liberté d’expression sur Internet, qui a permis à tout un chacun de participer au formidable développement de l’information et des débats sur le réseau.

Une proposition de loi, déposée par le Sénateur Masson, prévoit de remettre en cause le droit à l’anonymat des blogueurs.

Il s'agirait de leur imposer la publication de leur nom, de leur adresse, de leur adresse mail et même de leur téléphone.

Nous considérons qu’une telle loi porterait atteinte à la liberté d’expression sur Internet. Les blogueurs qui choisissent l’anonymat le font pour des raisons liées à leur vie professionnelle ou personnelle. Sans cet anonymat beaucoup arrêteraient de bloguer.

Nous appelons les députés et sénateurs à refuser cette proposition de loi, qui contrairement à ce que prétendent ses auteurs, n’apporterait rien en ce qui concerne la protection contre la diffamation, déjà efficacement assurée par la loi actuelle. Rappelons que la loi LCEN fait obligation aux hébergeurs de blogs de supprimer immédiatement les publications litigieuses sur simple demande, et de communiquer le cas échéant à la justice les coordonnées de l’auteur.

Il n’est donc nul besoin d’une loi supplémentaire qui aurait pour seul effet de brider la liberté d’expression des internautes.

Avec Philippe Aigrain de La Quadrature du Net, Jean-Baptiste Clot de Canalblog, Olivier Creiche, PDG d'EZ Embassy (distributeur du service TypePad), Jean-François Julliard, secrétaire-général de Reporters sans frontières, Frédéric Montagnon d'Over-blog, Tristan Nitot de Mozilla Europe, Philippe Pinault de Blogspirit/Hautetfort et Jeremie Zimmermann nous lançons un appel pour défendre le droit à l'anonymat des blogueurs.

Pour soutenir cet appel, laissez un commentaire signé de votre nom ou de votre pseudo à la suite du texte disponible ici, et indiquez l’adresse de votre blogue si vous êtes blogueur.

N’hésitez pas à relayer l’initiative sur votre blogue, plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chances d’être entendus ! "

Pierre Chappaz
Wikio - Le média c'est vous

JEUDI C'EST LA PECHE



...Et pour la peine, après s'être réuni en séance plénière, toutes fenêtres ouvertes, le comité de rédaction, lecture, découpages, raccommodages...  et café parfumé a décidé pour fêter dignement cet état de fête (merde, ça fait 2 fêtes qui se suivent (ah ben tiens, trois maintenant) c'est ptêt un peu trop là, on va pas tenir la marée) , de vous proposer non pas une, mes deux recettes à base de poisson, puisque l'on est jeudi .
Comme nous sommes sensibles au fait (argh!) que le panier moyen du ménager  ( reuh aussi) est de plus en plus léger tout en pesant de plus en plus lourd dans le budget du ménache (ça c'est depuis qu'on nous a appris à faire l'euro) vous ne trouverez donc point z'ici de- plat pays- onéreux et  compliqué ni demandant d'être à jour de son diplôme de l'école supérieure de cuisine appliquée de La Bôle l'Epine.
Ces deux recettes proviennent d'une lectrice pas risienne mais presque qui n'est autre que ma soeur , elle m'a affirmé que c'était facile à faire et délicieux, donc personnellement  je suis prêt  à  la croire sur parole et au fourneau également mais... au cas où vous auriez quelques réclamations , après avoir essayé le menu du jour, deux points - ouvrons les guillemets : "la maison décline toute responsabilité en cas de malfaçon "

Mais assez préambulé, direction la cuisine -attention à la marche- veuillez s'il vous plait mettre un  tablier  car ce serait quand même dommage de salir ce magnifique ensemble en pilou qui vous va comment dire... heu! comme  un gant.
Vous remarquerez  (un jour peut-être-voix off-) que ces recettes n'ont pas de titre, et nous approchons ainsi toutes palmes dehors, du  deuxième effet complètement ludique de cette aventure moderne, il vous appartiendra  donc cher(e)s blogounophiles d'en trouver un ou deux à votre convenance-Pour l'heure et la compréhension générale nous nous en tiendrons donc à:  Première et Deuxième recette- pas très original sans doutes mais heu!...

Première recette

matos:  6 oeufs (de poule-si vous n'avez  que des oeufs d'autruche ,un seul devrait suffire ) une  grosse boite de thon au naturel (oui cela existe le thon au naturel, parfaitement) du sel, du poivre, un pot de sauce rouille ou américaine de votre marque préférée et enfin  de la ciboulette hachée
samedi comme indiqué dans un précédent 
-Vous cassez les oeufs en omelette , vous ajoutez le thon dégouté égoutté puis le flacon  de sauce, vous salez (mais pas trop), vous poivrez- (chrik! chrik! fait le moulin- ) vous mettez enfin la ciboulette hachée, vous touillez avec délicatesse (pas la peine d'en mettre partout non plus, hein c'est qui qui lave après?) et puisqu'on a fini avé le moulin et bien maintenant on enfourne à 180)- pendant (environ) 35mns dans moule à cake (hé toi même) et vous m'en direz des nouvelles (si elles sont bonnes). D'ailleurs samedi, comme indiqué dans un précédent article , c'est la grande marée nazairienne, où l'on apporte son pique-nique à la bonne franquette sur le front de mer, et bien,  figurez-vous -coïncidence-,  non? si! non? si!  (suffit) qu'il est prévu de faire cette chose que j'appellerai donc pour l'heure (11h21) et avec un certain sens de l'à propos:   "thon à la grande marée " comment ça pas terrible? ,Pffff!! j'attends vos suggestions...)Ah oui parce que vous l'aurez compris cela peut se manger aussi bien chaud que froid.

mais passons rapidement à la deuxième recette:

matos: (pour 4 personnes) 600gr de filet de poisson-30cl de lait de coco-un oignon, une gousse d'ail- du curry en poudre, sel et poivre.

Vous faites  dorer l'oignon et l'ail -hachés comme il se doit -dans un peu d'huile d'olive, vous parsemez de curry, vous remuez- Lalala je remue-vous ajoutez les 600 grammes de poisson que vous aurez préalablement coupés en cubes, vous versez le lait de coco, sel , poivre à discrétion (c'est vrai, en général  on les en tend guère) et vous faites cuite 8 minutes à feu doux-
C'est pas dit mais moi je conseille un ptit riz  blanc parfumé avec ça et ça fait la rue Michel!



Tiens au fait, Nono dont je causais pas plus tard qu'hier et bien il m'a envoyé une photo du camp de base de sa première étape . Il ne sait pas encore, pour des raisons techniques...s'il va pouvoir continuer plus loin mais il a grand espoir! Sacré Nono!


j'ai également reçu ceci .Comme vous pouvez le constater par vous même il s'agit d' un magnifique coq de race  basquo-camarguaise en train d'essayer de compter crème  fleurette à des autochtones, mais comme il ne parle pas le flamand...., risque pas de se faire un bec (quoique...)


mercredi 2 juin 2010

NATURE BY NUMBERS



-envoyé par Serge-

TCH'ADORE REGARDER passer les gens!



revue de détail et d'ensemble, légèrement décalée, où l'on pourrait rire de tout en attendant le bûcher





(un article paru dans Charlie-Hebdo et envoyé par Philippe)
)
ni putes ni soumises

LES VACANCES DE NONO



Notre philosophe estuairien  "NONO" grand  amoureux d'Epictète et des pierres philosophales qu'il ramasse avec minutie et circonspection sur la grève nazairienne après le reflux de la marée, a décidé de préparer son attelage pour sa prochaine migration estivale et en plein dans ses préparatifs, il nous a envoyé une photo de son fier et agile coursier prêt à affronter les coups et les bosses de la grande Vie routière...
Méditons un instant , si vous le voulez-bien, devant tant d'abnégation...

ANAGANTIOS



envoyé par mephysto6669

LE VENTRE DE LA MER



1-Le petit frère et l'aquarium-

"-Regarde Maman, moi aussi je suis dans une bulle.
Debout devant la cuisinière, le dos tourné à sa fille, Maman prépare le repas de midi.
-Oui chérie, dit-elle à Emilie sans la regarder.
Emilie attend. Elle a cinq ans et mesure moins d'un mètre. Son regard arrive à peine au niveau de la table, à hauteur des cuisses de sa mère. entre ses bras potelés elle tient un aquarium.
Quand sa mère se retourne enfin, Emilie le soulève- il s'agit du modèle rond, genre casque de cosmonaute- et introduit sa tête brune dans le bocal.
-Tu vois.
A l'intérieur de la sphère transparente, la voix d'Emilie résonne à ses propres oreilles comme une grotte. elle imagine qu'il y a des poissons dans le récipient. Pas de vrais, bien sur: des poissons en plastique au corps rose vif et  aux nageoires dorées, comme ceux qu'on voit dans les boules de plastique transparents qui contiennent des galions coulés et des trésors engloutis sous de la neige artificielle. Emilie songe que ce serait amusant s'il y avait des animaux à l'intérieur de la bulle de Rémi, son grand frère. S'il y avait des sirènes dans la bulle de plastique, à l'hôpital, Rémi s'ennuierait moins, c'est sûr. il pourrait jouer avec leurs cheveux, tout comme Emilie. Ensemble, ils pourraient les peigner, les colorer, les tresser, les décorer de rubans et de paillettes...les promener dans le beau camion de pompier qu'on lui a offert pour son anniversaire...
Ce serait vraiment bien.
-Enlève ça!
La voix  est sèche, le ton sans appel. Emilie ôte sa tête du bocal.
La gifle tombe.
ça t'apprendra à te moquer de ton frère!
Les parents d'Emilie se rendent à l'hôpital plusieurs fois par semaine. La plupart du temps, Emilie reste à la maison, et une jeune fille vient, toujours la même, pour la garder. Emilie n'aime pas ça. La jeune fille est désagréable, elle ne connaît aucun jeu intéressant. Emilie s'ennuie. Elle reste seule dans sa chambre, pendant que la baby-sitter utilise la chaine hi-fi de son père pour passer des disques de musique bizarre ou regarder la télé en poussant le son trop fort. Parfois, elle va même dans la chambre de ses parents et se trémousse devant la glace de la penderie en chantant.

ça dure depuis des semaines et des semaines. Emilie en a assez mais n'ose rien dire. A chaque fois qu'elle se plaint de quelque chose: du froid qu'il fait avec l'imperméable trop léger que maman l'a obligée à porter, de la purée de brocolis qu'elle n'aime pas, sa mère lui dit qu'elle n'est jamais contente, qu'elle devrait penser à son frère qui est si malheureux, seul dans sa bulle de plastique, et si fragile.
il est malade. pour le toucher, on doit passer ses bras dans de grands gants de plastique épais. Les docteurs et les infirmières l'on expliqué maintes fois à Emilie: son corps ne fabrique pas assez de globules blancs, ces petites choses qui sont dans le sang et qui s'attaquent aux maladies. Depuis des années, ils essaient d'obliger son corps à les fabriquer, mais il ne veut pas. ils ont même essayé de prendre un peu de l'espèce de pâte qui est dans les os d'Emilie pour en donner à Rémi, mais ça n'a pas marché. D'ailleurs c'est à la suite de cette opération qu'Emilie n'est plus allée avec ses parents voir son frère: d'abord parce qu'elle était trop fatiguée, à cause de l'opération et puis après...après, elle ne sait pas.

Et puis un soir d'automne, où il fait trop gris, trop triste, où trop de feuilles sont tombées des arbres, Emilie décide qu'elle en a assez.

La télé hurle au point que les vitres de sa chambre tremblent presqu'autant que les arbres au-dehors, dans le vent et la pluie. La jeune fille émet des sons si aigus qu'elle a l'impression qu'on lui enfonce des aiguilles de verre dans les tympans.
Debout au milieu de sa chambre, entre son lit et son coffre à jouets de chez Ikéa, elle hésite.
il y a, posé sur la table basse de la salle à manger, une statuette que son père aime beaucoup. C'est une dame verte dotée de plusieurs bras, et qui semble à chaque seconde vouloir saisir des objets invisibles et flottants dans l'air.
La statuette est lourde. Emilie imagine qu'elle la soulève- ses mains ne parviennent même pas à en faire le tour- et qu'elle la lance- han, et paf-en plein centre de l'écran.
Elle imagine le bruit de verre, comme le jour où Maman a laissé tomber ce vase offert par la tante Eugénie.
-Tant pis, a dit Maman, de ce ton sec qu'elle adopte quand un malheur correspond exactement à ce qu'elle attendait, tant pis, c'était une horreur, ce truc.
Elle ne disait pas ça pour la télé, Emilie en est sûre. Et Papa tient tant à sa statue, qu'il a ramené d'un de ces pays si lointain que même la pauvreté n'y est pas réelle. Pas au point qu'on ressente une quelconque honte à la narguer en toute impunité, en tout cas.

Emilie aime bien la statue, elle aussi. Elle ne voudrait pas la voir amputée d'un de ses élégants bras verts. Elle voudrait bien savoir ce qu'elle cherche à saisir, dans une éternelle danse de pierre précieuse.
Mais elle en poser pas la question. C'est devenu inutile au point que ça ne lui vient même plus à l'idée. Elle a compris que les parents en ont trop en tête, des questions, pour répondre aux siennes.
Des questions qui concernent son frère, bien entendu. Des questions pour les infirmières, les docteurs, pour les petites bêtes qui voudraient lui sauter dessus et le tuer, si jamais on voulait le sortir de la bulle. Des milliers de questions sans réponse, et qui  les empêchent de voir autre chose dans le monde que des microbes et des points d'interrogation.

Son frère, ils sont avec lui, en ce moment. Collés à la bulle de plastique comme des escargots de mer sur la parois d'un aquarium. Et ils enfilent leurs bras dans les manches de plastique et ils jouent avec le camion de pompier passé dans la machine qui tue les microbes. ils font des caresses et des bisous de plastique au  petit garçon malade qui est bien plus intéressant qu'Emilie.

Non, conclut-elle tout à coup, les parents n'aimeraient pas trouver la télé cassée à leur retour. D'abord parce qu'elle a coûté aussi cher que la statue verte, et puis c'est la première chose qu'ils touchent, en rentrant, après s'être écroulés sur le canapé comme deux limaces épuisées d'amour et de PVC. Pourtant, se dit Emilie, il faut que le bruit cesse. Il faut que cette grande gigasse perchée sur ses talons découpés dans du polystyrène cesse de se trémousser, un flacon de parfum piqué dans la coiffeuse de Maman à la main.
Il faut qu'elle s'occupe d'Emilie.

Alors Emilie sort de sa chambre, elle tire une des chaises qui entourent la table de la salle à manger et l'amène devant le buffet. ouvre la porte.

 Là sont rangés les verres et les assiettes des grands jours, ceux où Papa et Maman invitent leurs collègues de travail et parlent des trucs qu'ils ont vu à la télé. Le service acheté en Suède, dont Emilie a oublié la marque, célèbre pourtant...De ses petits doigts potelés, elle saisit la tige mince, composée d'un brin transparent et d'un brin vert enlacés. Ils soutiennent un calice en forme de tulipe. D'un geste sec, elle jette le verre sur le parquet. Il s'écrase en mille morceaux . Un petit tas de poussière qui attire irrésistiblement la lumière. Satisfaisant pour les yeux, mais pas assez sonore.
 Emilie recommence. Encore et encore, jusqu'à ce que le verre de tas brisé soit comme un  cimetière de diamant brut.
Cependant, la télé hurle. Au bout du couloir, dans la chambre, la jeune fille se tord la cheville mais continue à danser, perdue dans ses rêves d'amours pailletés et de bellâtres aux étreintes passionnées.

C'est à ce moment précis que la sonnette tinte. Dingdong! Une fois, puis la clé tourne dans la serrure bien huilée et la porte d'entrée, la porte de bois vernis  d'appartement cossu tourne surs ses gongs. Des pas résonnent sur le parquet, puis s'étouffent un peu sur le tapis afghan du couloir.
-EMILIIIIE!
Le cri est encore plus perçant que les gémissements de la chanteuse amateur. Debout sue la chaise, Emilie tient entre deux doigts la tige suédoise d'un verre qui sent le fjord, les forêts d'épicéa et les aventures de Nils Holgerson.
-Maman;
Et elle écarte les doigts, délibérément.
Cependant le père, sans prendre le temps d'ôter son loden, a gagné à grands pas la chambre conjugale.
- Qu'est-ce que vous foutez ici,
-Heu...
Et que quelqu'un éteigne cette télé, bon sang! hurle t-il en direction de la salle à manger;
Emilie descend de sa chaise, traverse le salon et va jusqu'au téléviseur poser un petit doigt bien ferme et bien dodu sur le bouton idoine.

Un silence étrange, presque trop grand pour les lieux , envahit l'appartement. Les adultes pressentent que c'est à leur tour de parler, de s'emparer de la scène, mais ne savnet pas quoi dire.
Dans le couloir, le père signifie à la baby-sitter qu'elle est virée. Une fois dans le salon, la jeune fille offre à la mère d'Emilie le spectacle pathétique d'une petite personne de vingt ans au visage barbouillé de larmes et de maquillage, et qu'entoure une aura de parfum de dame qui ne lui sied absolument pas.

Près de la télévision, Emilie se tait.
C'est sa mère qui parle.
-Bon sang, fulmine-t-elle en direction du père, si tu savais choisir les baby-sitters en fonction de leur cerveau plutôt qu'en fonction de leur joli cul, peut-être qu'elle sauraient s'occuper de ma fille!
-Justement, ta fille, si on l'emmenait avec nous plus souvent, peut-être qu'elle ne les ferait pas systématiquement tourner en bourrique, les baby-sitters!

Le regard d'Emilie va de l'un à l'autre. De sa main trop petite, elle étreint le corps de la déesse aux mille bras, et avec un "han" à peine audible d'haltérophile de poche, elle marque un panier à trois points dans le 16/9em familial..../..."

-Extrait de: "Le ventre de la mer"- une nouvelle de Sylvie Denis- provenant d'un recueil de nouvelles "Pélerinage" Editions actusf-

mardi 1 juin 2010

LE VIT DES AUTRES



envoyé par Danielle!

Devant l'entrée du siège social de la banque, un trader gare sa Porsche Panamera (Turbo!) flambant neuve, histoire de frimer devant ses collègues. Juste comme il commence à sortir de la voiture un camion à toute allure passe si près qu'il arrache la porte et disparaît aussi vite. Le trader se rue sur son portable et appelle la police. Cinq minutes après les flics sont déjà là. Avant même qu'un des policiers n’ait pu poser la moindre question, le trader commence à hurler : "Ma Panamera, ma superbe Turbo est foutue. Quoi que fassent les carrossiers, ce ne sera plus jamais la même !" et il gueule et il gueule encore : "Elle est foutue, elle est foutue" Quand il semble avoir enfin fini sa crise, le policier hoche la tête avec dégoût et dit : "C'est absolument incroyable à quel point, vous sacrés banquiers, vous êtes matérialistes ! Vous êtes si concentrés sur vos biens que nous ne pensez à rien d'autre dans la vie." "Comment pouvez-vous dire une chose pareille à un moment pareil ?" sanglote alors le propriétaire de la Porsche. Le policier répond: "Vous n'avez même pas conscience que votre bras gauche a été arraché quand le camion vous a heurté." Le banquier regarde avec horreur. "BORDEL DE MERDE!" crie-t- il ...  "Où est ma Rolex ????..." 




-envoyé par Dexter 7856-