mercredi 14 avril 2010
LE VIEUX FOU DE LA MER
"Je n'aime pas les requins. ça n'a rien d'exceptionnel, peu de gens les apprécient. Mais chez moi, cette aversion atteint le stade de la phobie. Je ne suis jamais à l'aise dans l'eau car je redoute toujours d'y trouver des requins. Je suis incapable d'apprécier un étang d'eau douce à mille kilomètres de la mer. N'a-t-on pas découvert une espèce de requin d'eau douce en nouvelle-Guinée? Pourquoi l'Australie serait -elle épargnée? Je suis même nerveux dans une piscine intérieure à l'eau fortement chlorée: un plaisantin maniaque est parfaitement capable d'y avoir lâché un requin. Je n'aime pas les promenades de bord de mer par crainte qu'un requin surgisse de l'eau et me happe.
Je redoute que ma phobie empire au point que je devrais soigneusement vérifier l'eau de ma baignoire.
Je souffre manifestement d'une peur qui s'apparente à un trouble psychique. ça ne me dérange pas outre mesure. Ce qui m'inquiète, en revanche, c'est que le Vieux Fou de la mer ait pu me persuader de l'accompagner à la pêche au requin.../...""Le Vieux Fou de la mer"- - extrait du recueil de nouvelles de Kennenth Cook- "la vengeance du Wombat et autres histoires du bush- Editions Autrement-littérature-
illustration: SERGE
FLUTIAU DU JOUR
".../...Il me manque les mots
mais il n'y a rien à y faire
car mon vocabulaire me fait défaut
Les mots me manquent
rien à faire, mec
à défaut d'être
".../...Je préfère être moi et même muet
plutôt que jouer un rôle dont l'issue j'connais
J'ai beau parier le mot qui gagne
et trop souvent les mots me trahissent
Et dis-moi ce que j'y gagne
Il me manque les mots
énormément de choses j'ai à revendre
et trop souvent les mots me trahissent
Que devrais-je comprendre?
que les sentiments et que le langage ne peuvent s'entendre
Voilà pourquoi j' bégaye.../...
".../...Il me manque les mots
il faudra bien s'en passer
On en a des choses à s'dire
ça fait une paye qu'on s'est parlé
J'aimerais te dire que j'regrette et que
j'garde en tête le souvenir de mots honnêtes.../...".../...Chez moi rien a changé
à part qu'parmi les miens
privé d'parole j'me sens étranger
J'veux faire une place dans l'coeur de ceux que j'ai blessés
réparer mes erreurs d'y a pas une heure.
Difficile de l'expliquer
encore plus d'en faire un couplet
T'auras p't rien compris
C'est pas faute d'avoir essayé.../..."".../...Il me manque les mots
il semble qu'il n'y ait rien à y faire
Malgré tout j'espère
que tu finiras par t'y faire.../..."-extraits de "Les mots" -Néobled-collectif BLAH- une anthologie du slam- Editions Grasset-
Des lyres de nuit....
L'église revient enfin aux fondamentaux : les juifs ont tué Jésus, donc Dieu. Les pédés violent les petits enfants, et pendant ce temps, la Sainte église prie pour faire rempart au complot que des femmes, des hommes, des juifs, des arabes, des chinois, des homosexuels et transgenres préparent pour tuer Dieu( qui faisait semblant d'être mort mais qui peut pas mourir...bref, impénétrable,.. pas comme un enfant de cœur!!) Mais après tout le pape a été élu pour ça, faire des réformes dans le bon sens, un retour vers les vraies valeurs en latin, pour karsheriser la peur !! Les nazis dans leur élan extraordinaire du travailler plus pour gagner plus ont fait de grandes choses même si ils était un peu méchants. Mais Jésus sait pardonner.....
Juivisé à quelques jours sans mon consentement éclairé j'ai vendu mon âme au démon de Sodome. Du coup je me sens en décalage avec Dieu, enfin le vrai," ceux..lui" sur la croix dans le ciel quittant le nid paternel, les anges et son oncle spirituel qui rentrait déguisé en oiseau après la fécondation inter espèces avec une humaine qui n'était qu'un os du thorax de Adam.......Dieux préparai/ent-il/s la grippe aviaire? On espère que le clergé n'a pas eu le temps "d'adopter" trop de petits haïtiens.
Serge
mardi 13 avril 2010
DIEU DU PORTABLE
Sur un album de Môrice Bénin "après le déluge" emprunté à la médiathèque municipale qu'elle est bien , j'ai trouvé une chanson sur le t'es où là portable et comme cet accessoire devenu par "magie" indispensable en quelques courtes années m'insupporte au plus haut point enfin je devrais plutôt dire son utilisateur quand il hurle ses banalités en public et la sonnerie de son machin ARGH..... , (même si blabla...j'en comprends l'utilité pour tous ceux qui se retrouvent coincés face à un ours en pleine montagne...)
Je vous livre ci après le texte en question comme une légère thérapie de fin de mardi à prendre ou à laisser bien entendu!
Ah mais, ça vibre dans ma poche OH OUI.... je crois que l'on m'appelle, faut que je vous laisse
ALLO OUI , C'EST QUI? AH C'EST TOI! ET T'ES OU LA...
"Dieu du portable, prothèse-nous
Isole-nous, détecte-nous!
Fais que nous demeurions à tout jamais joignables
Pour notre tribu veillant à sa propriété:
Amis, famille, patron...plus quelque inavouable passion
Gare au forfait! Gare au forfait!
Dieu du portable, prothèse-nous
Isole-nous, détecte-nous
Depuis la plus infime petite gare paumée
jusqu'à l'opulent rayonnage d'un super-marché
A la queue d'un cinéma, au restaurant chinois
Et même dans les WC
Gare au forfait! Gare au forfait!
Dieu du portable, prothèse-nous
Isole-nous, détecte-nous
Délivre-nous du mal de la vacuité, mère de tous les vices
Extirpe-nous du présent ordinaire, du paysage vulgaire
Plasma cybernétique, matrice divine du "06"...
Cuit-cuit notre cerveau dans l'onde électro-magnétique!
Dieu du portable, prothèse-nous
Isole-nous, détecte-nous
Ecrase en nous cette sensation du vide
Rendant encore hier possible l'imprévisible
Tel l'halali emblématique
Tes sonneries deviennent un signe de ralliement pour tous les cons-quérants
cons-quérants...cons-quérants...cons-quérants...cons-quérants..."NOVECENTO PIANISTE
C'est l'histoire de Danny Boodmann T.D. Lemon Novecento. né et abandonné sur un paquebot en 1900. il sera adopté par l'équipage et grandira sur le bateau sans jamais mettre pied à terre. Doué pour la musique il apprendra le piano et deviendra un virtuose...
il existe une adaptation cinématographique de Giuseppe Tormatore (cinéma paradiso) intitulée (en version française naturlich) "la légende du pianiste sur l'océan"
Chez ROTKO
Pâni et le peuple sans frontières
j'ai reçu ceci:
Bonjour,
Voici une petite présentation de mon premier roman "Pâni et le peuple sans frontières" aux éditions Wallâda.
Cordialement,
roberto Lorier.
PS : Vous pouvez me joindre en retour de mail sur : roman.historique.tsigane@gmail.com
Cet ouvrage est un événement sociologique autant que littéraire. Pour la première fois un Tsigane se penche sur le passé de son peuple, avec le regard d'un romancier attentif à son histoire. Avec une ampleur qui projette d'embrasser tout son exode depuis son départ de l'Inde, dix siècles d'une longue marche qui l'a dispersé sur les cinq continents,
Il s'agit d'aventures épiques dans l'Inde des maharadjas, autour de l'an mille, date de la première grande migration tsigane. Parce que c'est aussi l'époque de l'invasion musulmane par les troupes de Ghaznî, contre qui les intrépides rajputs, lointains ancêtres des Tsiganes, défendront chèrement leur liberté.
La petite Pâni qui a connu des jours paisibles dans sa tribu, la grande Tribu des Rivières, va se trouver bien malgré elle au centre de conflits destructeurs. Son paradis devenu un enfer où survivre tient du miracle lui donnera pourtant la possibilité de connaître d'autres cieux plus cléments mais pour un temps seulement…
Outre les recherches qu'il évoque, l'auteur a nourri son imagination de BD et de films très proches par leur magnificence des épopées traditionnelles indiennes. Son style innovant en est marqué. Il use de procédés graphiques sur lesquels la littérature hésite encore, procédés qui s'y prêtent d'autant que le personnage principal est une fillette aux aventures extraordinaires, dont le parcours initiatique permet de frôler le jeu de rôles interactif.
Le lecteur est véritablement transporté en Inde dans un campement de nomades d’il y a mille ans et vivras en direct, aux côtés des personnages leurs aventures. Non seulement il partagera leur quotidien mais il y participera ! Comment ? On le découvre au fil des pages…
Suspenses, aventures, amour et émotions, tapissent des scènes grandioses de ce roman historique. Un roman au thème apparemment très ciblé mais qui reste donc grand public : « J'ai voulu simplement faire un roman qui, je le souhaite, sera distrayant. »
Dans le climat actuel de rejet d'un peuple qui a tant souffert, il est bon de rappeler sa culture profonde, même à travers un divertissement.
Roberto Lorier, issu d'une grande famille d'artistes manouches, est créateur nautique, musicien, mais aussi compositeur : il a composé la musique et les arrangements d'une œuvre symphonique jouée en mai 2010.
Françoise MINGOT-TAURAN
Docteur en Littérature Comparée
Comme je n'ai pas trouvé d'illustration pour le ci-devant livre ,je me suis permis de mettre en déco l'affiche du prochain festival (le 14em) Gipsy Swing d'Angers qui aura lieu du 7 au 12 mai
A noter un site très intéressant pour tout ce qui concerne l'agenda culturel des gens du voyage: ici même
Et une info qui sort toute chaude comme du bon pain(g) de nos téléscripteurs pour signaler une initiation à la musique de Django Reinhardt et à la culture manouche à travers Mister Django& Madame Swing; il s'agit d'un conte ludique et musical "débordant d'originalité de malice et de vie" nous dit-on .
A voir demain mercredi au Quatrain à Haute-Goulaine
et jeudi au Carré d'Argent à Pont-Château
plus d'infosil est beau mon parcmètre il est bo(bo)
Sneck toujours à la pointe de l'actualité nous envoie sa dernière création qui tout en surfant sur la vague cinématographique à forte valeur ajoutée et en 3D fermez les guillemets, nous cause d'un problème tout à fait local puisqu'il s'agit de la prochaine arrivée dans nos rues du centre ville nazairien de parcmètres. Et oui, j'imagine que cela a de quoi en surprendre quelques uns, mais figurez-vous que nous étions la dernière ville de cette taille -moyenne- dans l'hexagone à ne pas avoir de machines à sous (qui ne fonctionnent que dans un sens rappelons-le). c'était trop beau cette exception culturelle. Dans le même temps, on nous annonce aussi la création d'une fourrière- privée- comme il se doit. D'ailleurs pour être moderne aujourd'hui de gauche, du centre ou de droite il faut c'est bien connu privatiser. Avec un peu de communication qui fait elle même appel à des boites privées, on nous expliquera que c'est pour le bien de tous. transports, eau (ah ici c'est encore intercommunal mais pour combien de temps???) électricité, gaz à tous les étages, santé, ...la liste s'allonge d'année en année.. Bref tout ce qui est indispensable à notre quotidien et permet de nous racketter le plus légalement du monde bien sur.
Hé les gars, on fait des décrets ou des lois pour ça...et sans état d'âme au nom du progrès encore et toujours même si certes très cons que nous sommes, nous avons fini par comprendre que c'était toujours pour l'intérêt de quelques uns, en général ceux qui ont le dernier mot, et qui possèdent par amis interposés les journaux et la télé...
Mais revenons à nos parcmètres -solaires- de l'estuaire. attention chez nous autres c'est branchouille, sinon ptêt que les vertes pataugas de certains z'élus auraient un peu raclé la moquette du conseil municipal, Oh! n'exagérons rien, (ici c'est signé pour le meilleur et pour le pire) juste un peu, histoire de dire!
Vi! on nous explique que cela évite de faire des trous partout et en plus ce qui n'est point négligeable n'est-ce pas ...cela permettra d'en installer facilement d'autres quand on le voudra. (et le soleil on le fait venir d'où?)
Alors bien sur se poser des question sur le stationnement dans la ville cela n'a rien d'idiot. Les piétons ont de quoi en raconter devant l'incivilité récurrente de chauffeurs de voitures. Certes c'est bien connu, la bagnole rend rarement intelligent et l'on se permet par exemple de se garer "juste pour cinq minutes" sur le trottoir, ou un emplacement handicapé ou encore sur les passages protégés et tout cela pour aller chercher en étant le plus près possible de l'école (devraient faire des parkings dans la cour de récré..) son petit chéri à la maternelle, c'est à dire la prunelle de ses yeux, celle des autres on s'en fout royalement.
Allez, c'est sur, personne n'est parfait et nous avons des excuses, notre Kulture (laïque tu parles...) nous a rarement appris (ça se saurait) à nous prendre en charge individuellement, non pas par la peur du gendarme et la culpabilité... mais par l'apprentissage du vivre ensemble dans le respect de nos différences et de l'intérêt général - j'ai bien dit général pas ce qu'on nous vend pour tel depuis...
Bref résultat va falloir raquer, c'est ce qu'on appelle la justice sociale si chère à..( à qui d'ailleurs???) . Après le droit de polluer, ce sera celui de stationner du moment que tu as les moyens de le faire et au nom de la bonne conscience naturellement...Devinez qui cela va emmerder le plus? c'est comme pour l'âge de la retraite, jamais ceux qui ont les moyens de payer (ou qui ne paient pas pour des raisons...) ou qui ne sont pas usés en queue de peloton ...ce sera le Pékin ordinaire, celui qui ne fait pas les lois, les décrets, qui vote quand même poliment (mais de moins en moins souvent on se demande bien pourquoi?) quand on lui dit de le faire, bref le couillon de base, "el populo" qui râle toujours, c'est bien connu, mais qui au bout du compte mettra la main au porte-monnaie (c'est un toc chez lui) encore... et... toujours???..
Mais au fait, le parcmètre... on nous présente cela comme une évidence, mais y a t'il eu débat sur le sujet? Après quelques enquêtes effectuées par des organismes privés (et pas chère l'enquête... hi!hi!hi!) on nous annonce que voilà heu! c'est comme ça, il n'y a pas d'autres alternatives (ça rappelle quelque chose non?)
Pourtant il semblerait bien que certains avaient fait d'autres propositions comme un disque de stationnement européen et...gratuit.. (ce qui existe ailleurs) pour favoriser la rotation des véhicules, des parkings en périphérie, des transports collectifs pratiques, gratuits ou peu chers (et moins polluants tant qu'à faire...) une place majeure pour les deux roues et piétons... ce ne sont pas les idées qui manquent pour que les villes deviennent respirables et praticables, il suffit d'écouter ceux qui y vivent (ah ouais mais là, les élections sont passées) car dites moi si je me trompe le but ultime de l'affaire c'est bien de rendre service à la collectivité non?

over the rainbow
Olivier m'a envoyé des photos de la dernière tempête "médiatique" de fin mars dernier. En général , j'essaye d'éviter les images de détresse au service du spectaculaire, celles qui font bien sur recette -au nom de l'info sacralisée (faux cul en français)- mais qui ne servent souvent qu'à vendre un max, en flattant les parties les plus crades de notre cerveau agité.
Ceci étant dit, celles de Philippe Guillet, ne montrent à aucun moment des personnes en larmes devant leur maison détruite, vous savez, ces gens que l'on se précipite à interviewer- en gros plan c'est mieux coco- avec des questions à la con du genre " ça vous a fait quoi, lorsque vous vous êtes réveillé et que vous vous êtes rendu compte que vous aviez tout perdu? -Hein? dites le bien en face à la caméra!"
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