samedi 20 février 2010

maintenance et à jamais



C'est comme cela qu'il faut dire n'est-ce pas, quand on effectue une révision du matériel-maintenance- Je n'ai jamais été un grand bricoleur sauf peut-être avec les mots, parfois, quand l'inspiration sonne à ma porte...mais en ce qui concerne tout ce qui touche de près ou de loin au vaste univers de la technicité, je n'ai jamais réussi à gravir les échelons qui suivaient la classe élémentaire. C'est comme pour le sport, i y a des sujets comme ça où je me suis construit tranquillement au fil du temps, un mur d'à priori, style béton armé. C'est pas bien je sais, mais que pourrais-je trouver alors pour ma défense Monsieur le juge! heu!Ben! Une histoire de neurones peut-être ou alors un vieux virus des familles m'empêchant d'imprimer quoi que ce soit dans le cortex pré-frontal, dès qu'il s'agit d'explications tèche nique.
Ce qui veut dire, en résumé, que devant effectuer quelques modifications du côté de mon disque dur , j'ai dû ramer un certain temps avant d'apercevoir la côte, et encore je ne suis pas vraiment sur de l'avoir trouvée ou alors comme d'illustres prédécesseurs aux pieds palmés, c'était pas forcément celle que j'attendais. Bon, comme disait un vieux sage ébouriffé, "on va pas s'emmerder la vie pour si peu !" Et du moment que par un effet de magie, quotidiennement renouvelé, la machine veut bien se mettre en branle, quand je lui titille le bouton, si en plus elle a des velléités de création personnelle, que dis-je de programme off, grand bien lui fasse! comme dit mon sage beau-père en regardant les lapins dans son potager, "il en faut pour tout le monde".
Et puis, c'est certainement lié sans-doutes au fait que je suis vite dépassé par la logique de certains évènements, j'ai toujours pensé qu'il ne fallait pas (pas plus que les gens pendant qu'on y est) agresser les appareils. J'irais pas jusqu'à dire qu'ils ont une âme, je cherche encore la mienne...mais j'sais pas pourquoi, le genre, comme certains, à taper dessus pour que ça fonctionne, j'y crois qu'à moitié et même... pas du tout. Un peu de respect que diable -au moins pour les constructeurs- et puisque j'en suis aux confidences, tiens par exemple, avec la voiture c'est pareil, des fois, je tourne la clé et elle veut pas faire entendre son "doux" ronronnement de vieille grosse suédoise, et ben qu'est ce que je fais dans ces cas là? Hein? et non, je lui file pas une taloche sur le volant ni un coup de pompe en douce sur l'aile gauche, je sors sans rien dire- na! et je la boude, au moins pendant, voyons...une semaine ou deux et je prends mon vélo ou les transports en commun. Et bien vous me croirez si vous voulez, la fois d'après, elle démarre comme une jeune fille en fleurs...(jusqu'à la prochaine...)

Croyez pas pour autant que je sois un grand maître en zénitude (ça en ferait rigoler certains) ça dépend juste du problème posé, et d'ailleurs en trempant les infos. du matin dans le thé au jasmin, si vous saviez comme je m'énerve parfois, souvent même, quand j'entends ce que j'entends et que ...


Sur ce il fait beau ce samedi, et hier aussi... Comme quoi faut pas croire ce qu'ils disent à la météo sur le climat , sont complètement à l'ouest des fois...Et ça m'énerve, vous pouvez pas savoir!

Allez YOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! promenade! et en musique s'il vous plait!


jeudi 18 février 2010

pour la peine


Pour la peine, je reprendrais bien un peu de cette vivifiante spécialité de l'estuaire en salaison pour la conserve,  et en demi-teinte pour l'idée que l'on se ferait -peut-être- de la poésie.
En tout cas, 
à un moment donné
ou plutôt  offert...
pour la peine, je baisserais les voiles en rentrant au port
comme on rend les armes,
quand elles ne  nous appartiennent plus et qu'il faut juste un peu d'humilité dans les rouages pour repartir un jour prochain  vers une histoire tracée d'avance ,
mais sans  jamais connaitre son dénouement..
Pour la peine, il y aurait .sans doute, à bord du tangage, et  comme  de la musique en fond de  pagaille, le temps de raccorder l'orchestre avec toutes  les teintes de l'océan et  les humeurs de la presque nuit , quand les marins s'arriment au port avec des  envies de  délicatesse.
Pour la peine, je serais cormoran , tout  au moins pour un soir, afin de sentir l'envie de prendre le large en plein vol.
Pour la peine, il faudrait des voix rauques et burinées pour  chanter tous les mats de misaine, d'artimon  et de cocagne aussi  sans doutes, que l'on s'invente pour rassurer ses arrières.
Pour la peine que l'on jouerait aux cartes et à fond de cale et  tenir son cap à Bonne Espérance.
Dis! faut y croire pour rêver.
Pour la peine des matelots à ravaler dans l'Horn et  la rudesse des toiles.

Les histoires font des livres bien au chaud sous la couette et quand la corne hurle à la brume, on se rappelle  alors, ce vénérable et étrange  patriarche  en casquette, qui racontait à qui voulait  encore bien l'écouter, des histoires de baleine, de Valparaiso et de peine...
de jeunesse.
pour la peine,
mon
grand-père.

jeudi vague et c'est pas une nouvelle (vague)

 

Quoi de neuf dans le cabas ce jeudi?
Et bien pour se dérouiller un peu les phalanges et histoire de  coller à l'actualité comme une mouche sur son  baygon  mobile (comme quoi on peut avoir ses papiers et être tout autant dans la merde...) je vous propose ami(e)s du sport ("ben vla ot'chôse..."claviste circonspect) une partie de hockey (merci Philippe) qui nous 
arrive -librement bien sur- du Québec .
Naturellement, par souci de blogéthique, j'ai testé le jeu en question, avant de le déposer avec la légèreté  qui 
 m'anime, sur cet espace presque libre et encore  gratuit .
Pour tout vous dire, après un premier tour de piste, je n'ai pas réussi à passer le deuxième niveau, ma partenaire "tête à claques" m'a précisé que c'était parce que j'avais été en quelque sorte  -je cite- "déconcentré par cake chôse", je ne vois pas du tout de quoi il s'agit! m'enfin...je tacherais de faire mieux la fois prochaine. Eh! Oh! j'suis en vacances, je peux bien m'occuper l'esprit à des activités hautement intellectuelles...bon c'est pas tout ça,faut ptêt que je vous donne le lien , et ben les genses, z'avez qu'à cliquer, (avec gentillesse, on ne sait jamais...)  sur le ci-devant accorte poilu qui s'affiche en tête et vous verrez bien ce qui arrivera. Oups!, jm'a goura, en fait (comme disent les djeuns) faut cliquer sur le titre aussi  z'éloquent qu'avantageux et précédant la photo dont je causais présentement; z'avez compris? (ben, z'avez de la chance...)
 
Autre affaire.
Je n'apprendrais rien à ceux qui ont l'habitude de se balader de ci de là , le nez en l'air et l'oeil aux aguets, quand on veut bien y mettre du sien (plutôt que marcher la tête vissée à son portable...), il se passe toujours quelque chose de par chez soi.
Tenez, pour illustrer mon blabla, voyez plutôt cette découverte faites pas plus tard qu'hier dans une rue du centre ville nazairien. Ce qui m'amène à dire, qu'avec la crise, et pour se faire connaître, certains font jouer, non sans humour,  leur fertile imagination...Transformer sa boutique en scène de polar américain , fallait le faire.
Bravo.
 
 Pour rajouter un ptit plus...  j'ai bien proposé au propriétaire du magasin qui bricolait dans les parages, de poser devant la vitrine,  la scie à la main, mais... dommage, il a pas osé!...

Et toujours dans notre page culture ailes- quelques infos bien locales:
-La bibliothèque Anne-Franck propose les 27 février, 6 et 13 mars, en partenariat avec la maison de quartier de la Chesnaie, des ateliers d'écriture autour de la poésie et du slam.(entrée libre).
Renseignements au 02-40-53-05-77.
-L'association -théâtre et poésie en Brière- organise dans le cadre de la préparation du Printemps des Poètes 2010, une soirée écriture et lecture poétique, ce vendredi à 18h à la salle des fêtes de Saint-Joachim. 
Renseignements: 02-40-17-31-39
Comme quoi, -petite digression, facile j'en conviens- il n'y a pas que des" tire sur tout ce qui bouge" dans la capitale du marais Brièron.

Et la photo qui suit, c'est pourquoi?
Ben heu!... pour illustrer l'effet papillon. Tiens!  (Quoi, le roquefort? -claviste: Avé-ronnaise)


mercredi 17 février 2010

POLYGLOTTE


Le 7em festival   "Polyglotte" ouvrira officiellement  ses portes le 5 mars prochain  (jusqu'au 26) , sur quatre communes,  avec des films, en V.O. bien sur ( Hongrois (l'invité d'honneur), Anglais, Espagnol, Italien, Breton...), des expos, des débats, dégustations de spécialités, concert...autant de façons de s'ouvrir à une autre culture, de se rencontrer, d'échanger et de réfléchir ensemble.(sic)
Toute la programmation sur le blog de l'association intercommunale POLYGLOTTE

Jessica Fichot - Luxury Wafers Sessions - Berceuse

Ólafur Arnalds -

envoyé par Oliarnalds

soirée curieuse chez LU-LU

accessoirement...

...et autre détail d'un quotidien mal aiguillé, laissé pour solde de tout compte.

 
Les mots s'enrhument à force de courants d'air.
Peut-être,
 comme une certaine idée des vents

 

Les souvenirs ont la peau dure et se maquillent doucement


 La vie s'efface 
Uniquement
en prenant tout son temps...

Dis, raconte-moi une histoire



"Non, je ne suis pas une petite fille qui retarde l’heure de l’endormissement en accaparant encore un peu ses parents épuisés. Je suis une jeune femme, bientôt le mot jeune devra même disparaître de ces lignes, une femme donc de 36 ans. De l’enfance je n’ai gardé de visible qu’un sillon à l’intérieur des bras, dans un endroit charnu dont j’ignore le nom, un pli de bébé disait ma mère.
L’invisible par contre peut prendre toute la place, avec des envies de courir, de bondir au lieu de marcher, de crier au lieu de parler, mais ce n’est pas convenable pour un adulte.

Celui à qui j’adresse cette demande, est assis sur le canapé de mon appartement, il n’est ni mon père, ni un enfant, ou un frère, il est mon amoureux.
Un amoureux tout neuf, que je ne connais que depuis quelques jours. Il ne sait pas encore quoi faire de ses mains, ni de son corps, même ses yeux bleus m’évitent.
Ils sont si maladroits au début ces presque amants, anxieux, craintifs, juste avant que leur nature de conquérant prenne le pas sur cette timidité si charmante qui marque les tout débuts des relations amoureuses.

Combien de fois ai-je demandé à mes amoureux de me raconter une histoire ? Combien de fois m’a t’on répondu, en confondant ma demande avec celle d’une histoire humoristique « Je ne n’en connais pas ou je ne sais pas les raconter ? «
Et quand je m’exprimais un peu plus précisément, l’incompréhension était encore plus grande.
Quoi une histoire à ton âge ? Mais laquelle ? Une histoire de conte de fée que tu connais déjà ?
Ils avaient oublié qu’on pouvait sortir de Grimm, d’Andersen, et pour eux le Petit prince n’était qu’un enfant égoïste qui s’amusait à déranger les fleurs, les animaux et les grandes personnes.
Non, une histoire commence par « il était une fois » sinon cela serait tricher et ne se termine pas, mais absolument pas, par « ils se marièrent est eurent beaucoup d’enfants « car elle serait alors une histoire de quotidien. Le quotidien qui est l’ennemi du rêve, de l’absolu, de la passion.
Comment concilier la demande incongrue d’une adulte dans des vies où il n’y a plus d’horloges pour égrener bruyamment le temps, où les cheminées ne servent plus à réchauffer, où la vacance du dimanche est réservée aux tâches du quotidien, aux repas familiaux, aux films vus dans des salles bondées ?

Je posais donc une nouvelle fois cette question, avec appréhension, (avions nous déjà fait l’amour ?). Pas encore, cette intimité là serait pour plus tard, d’abord le plus urgent, le plus indispensable : l’histoire.

Il ne me demanda aucune précision, ne se fourvoya pas dans une histoire drôle, et me raconta ce que je voulais entendre, un récit amoureux, triste et grave comme est la vie quand elle est sublimée. Qu’importe son contenu ? Sachez seulement qu’elle fût belle, que je fus émue et que portée par ses mots, je me trouvais aussi proche de lui que si nous faisions plus qu’un. Il partageais avec moi son imaginaire, son monde, sa rêverie était mienne. Je l’aimais, oh si vous saviez combien je l’aimais à cet instant précis.


Le lendemain, nous étions désormais amants, mais ce n’est pas là le plus important, je réitérais ma demande. Persuadée qu’un miracle d’une telle force ne pourrait pas se renouveler.

Sans plus de questions que la veille, il accéda encore une fois de bonne grâce à ma requête. L’histoire du jour était fort différente de la veille, c’était notre aventure débutante qui était mise en scène, fable d’un sentiment naissant mais qui avait déjà la force et la profondeur des amours mythiques.

J’avais trouvé mon faiseur de rêves. Qu’importe la télévision, les films, et même la plupart des livres, si on a la chance de pouvoir vivre auprès d’un conteur d’histoires ?

Quel ennui peut naître dans un couple, si l’un au moins, sait transcender la réalité, si ce pouvoir extraordinaire d’invention qui existe dans toutes les enfances, même les plus malheureuses, perdure encore à l’âge raisonné à défaut d’être raisonnable ?

Prendre le temps d’inventer, non pas pour l’honneur, la célébrité ou la gloire (mais qu’y a t’il de plus prestigieux qu’une écoute amoureuse quand elle est fusion ?), pour une seule personne devenue unique, sans espoir d’être publié, créer une œuvre éphémère, instantané de vie.

Pour le réel plaisir de raconter et d’être entendu. En face de moi, tout près, se tenait donc l’extra terrestre, le plus qu’humain que j’avais passé ma vie à chercher. En m’offrant cet acte gratuit, en occupant l’espace et le temps, de tout son être, cet homme m’avait fait le plus beau des cadeaux.

C’est peut être rien pour vous, rien qui se porte, rien qui brille, qui sente bon, qui se prenne en photo et que l’on puisse montrer à autrui.

Je reste près de lui, je ne ferme pas les yeux mais je ne suis qu’écoute et rien ne s’approchera plus de la notion si subjective de bonheur que les moments passés auprès de cet homme à l’imaginaire débordant.

La petite fille à trouvé son père, l’enfant unique son frère, la femme son idéal.

Mon bonheur, son bonheur aussi, je le touche du bout des doigts quand je prends sa main, et il recommence à chaque fois que j’entends cette phrase magique « Il était une fois… ».


Eve Meyer – mai 2006- 

Cette histoire, "Dis raconte moi une histoire" a été publiée sur le site 1000 nouvelles

Eve-Meyer


Eve Meyer est également ("et avant tout" dit-elle)  peintre et l'on peut voir ses créations  sur son blog: "Morceaux de Vie Ordinaire- D'ETOILES "

Eve Meyer
 

mardi 16 février 2010

BENIN Maurice .Plus tu es heureux..

"Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres
Si tu t'aimes un peu, alors t'aimes les autres
C'est pas question d'orgueil, c'est question de repos
Si t'as envie de vivre, tu décourbes ton dos

Tu te couvres d'un linge que tu as délavé
A l'eau des dinosaures "culture et société"
Quand tu étais petit, souviens-toi de ces marques,
On t'apprenait déjà que jouir c'était le diable
Tu n'as pas rétabli le moulage des cons
Il est dans la fosse commune de ta conscience
La même qui te parlait de cette moralité
A te faire bander devant les pissotières

Plus, plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres
Si tu t'aimes un tout petit peu, alors t'aimes les autres
C'est pas question d'orgueil, c'est question de repos
Si t'as envie de vivre, tu décourbes ton dos

Tu remplaces le marbre qui gît dans ton cerveau
par des feuilles de buis qui claquent quand on les brûle
Écoute les enfants piaffer autour de toi
Cette petite fille qui te demandera :
Est-ce que tu as toujours des étoiles sur toi ?
Est-ce que les pierres crient quand, quand la source les noie ?
Est-ce que les fourmis ont des sacs de rêve
A cheval sur leur dos, qu'elles portent à leur tanière ?



Tu n'as pas inscrit ta fiche perforée
Dans nos amours pirates, tu aimes comme tu respires
Un arabe est passé, tu as envie de lui
Je le regarde pénétrer dans ton sourire
Y a pas de prophétie à faire avec tout ça
Tu le découvres un jour, tout seul, ou tu le découvres jamais
Mon copain Isidore s'est fait une famille
En écoutant piailler des rossignols, la nuit

Plus, plus tu es heureux, plus t'acceptes les autres
Si tu t'aimes un tout petit peu, alors t'aimes les autres
C'est pas question d'orgueil, c'est question de repos
Si t'as envie de jouir, tu décourbes ton dos

Alors, que tu sortes à peine de ton carcan social
Où que tu te sentes prêt à plonger dans l'espace
Cela importe peu, ce qui est important
C'est que tu brûles enfin, que ça remue dedans
Un jour, nous aurons des manuels de politique interne
Certains bouquins d'Histoire à foutre dans les poubelles
Ce sera l'avènement des sens débridés
Des gens qui se pénètrent sans se présenter

- Comment, ah, comment tu t'appelles ?
- Qu'est-ce que tu fais dans la vie ?
- Combien t'as de médailles ?
- T'es de quel parti ?
T'as pas du tout besoin d'avoir des références
Ni te justifier dans cette merde immense
Ton monde est dans ton ventre d'abord,
Ensuite c'est dans ta tête que tu es heureux

Plus tu es heureux, plus t'acceptes les autres
Si tu t'aimes un peu, alors t'aimes les autres
C'est pas question d'orgueil, c'est question de repos
Si t'as envie de vivre, tu décourbes ton dos

Plus tu es heureux..."