samedi 16 janvier 2010

la folle journée





"la musique classique sort de ses gonds" c'est pas moi qui le dis, c'est écrit  heu!  noir sur blanc en somme  sur la partition du site officiel de "la folle journée" et cela continue par:
"Il s'agit de permettre aux auditeurs d’aller à la rencontre d’un compositeur ou d’une école nationale, chacun à son rythme, en tenant compte des capacités individuelles variables de concentration et d’écoute, de faciliter cette approche par la pratique de prix exceptionnellement bas et de toucher enfin, par tout cela, des sensibilités et des pratiques culturelles différentes, le tout dans le plus grand respect de chacun et au service de la musique.../..."
Et donc cette année c'est Chopin qui s'y colle, excuse moi Frédéric pour cette familiarité, mais tu vois, c'est le concept aussi... du classique qui se la pète pas et qui n'est pas réservé à l'élite de tous  tous les France mu. coincés du bulbe et figaro par ci et figaro par  également (je sais c'est facile, mais je ne suis pas du genre compliqué non plus , quoique des fois...)




Notons, je vous prie, que cet évènement qui se déroulera du 27 au 31 janvier, principalement dans la capitale Bretonne, sera également décentralisé dans plusieurs autres communes dont Saint-Nazaire, plus de détails sur cette manifestation d'ampleur- avec tout de même près de 250 concerts! Ah dame oui! sur le site qui porte bien son nom: "la folle journée"

La Nuit Je Mens - live - Alain Bashung

tous les circadiens et toutes les circadiennes...








Sept heures moins le car (tant pis j'irai à pieds!) ...et je sors de mon placard à rêves, en me disant abruptement mais respectueusement quand-même car (ah tiens il est arrivé)  -même si c'est parfois coton- il faut toujours prendre soin de soi-et donc me disais-je: "Boudiou mais t'as fait la grâce matinée ou coa?"  Boudiou c'est un ptit nom à consonance exotique que je me donne parfois, histoire de me changer des Roberts et cie (surtout après l'opération, "quelle opération?"-n.d.c.indécis- Non rien, c'était  juste histoire de causer. hum...) En effet et personnellement -sept heures moins le quart, ça ferait presque tard pour un départ  de literie. Vi! je fais partie des lève tôt, à qui ,d'après l'adage bien connu  l'avenir est censé appartenir, mais bon là-dessus j'en suis pas vraiment certain et vous non plus j'imagine!
Seulement pour tout vous dire, enfin presque, un peu de pudeur que diable dans ce monde d'artifesses, comme vous le savez sans doutes, je travaille la nuit, et donc on pourrait objectivement penser que ce genre de pratique sportive soit plutôt réservé à des personnes appelées noctambules ou plus largement couche-tard.
J'ai d'ailleurs participé il y a peu dans le cadre d'une formation au remplissage d'un: "Autoquestionnaire d'évaluation du sommeil et de la vigilance" qui avait donc en résumé, pour finalité de mieux connaitre ses rythmes ( tchaq pon- tchap pon pon)   et ainsi de confirmer notre propension à être du matin(g) ou du soir(e) .
Et bien, après avoir scrupuleusement répondu à la vingtaine de questions, le résultat fut sans appel, j'étions bien du matin, que-dis-je plus encore: "extrêmement matinal" et forcément se posait la question -mais comment est-ce donc possible?
  Je vous rassure tout de suite et moi aussi par la même occasion, je ne suis pas un surhomme, ni dans le sens nietzchien du terme ni dans rien du tout d'ailleurs. L'explication, (ah oui parce qu'il y en a une. Voyez! vous avez bien fait de venir finalement) c'est que je n'ai pas besoin de beaucoup de sommeil, cinq six heures et c'est réglé- je fais donc partie ( sans m'appeller Duval pour autant qui lui était d'ailleurs un grand dormeur) des petits dormeurs- ("c'est vrai qu'un mètre soixante-dix hi!hi!hi!" -voix z'off-) et de plus  "c'est scientifiquement prouvé" -ça c'est Marcel le formateur  (que je salue en passant) qui l'a dit, selon les paramètres, les cornues et tout le bastringue, je récupère (et toc bande de jaloux) plutôt rapidos mon déficit de sommeil. oui parce que, faut le savoir, quand on bosse la nuit, même si on dort le jour, ben au miveau qualité du sommeil c'est point la même chose. on bouscule (comme d'habitudeu...) notre rythme  biologique plus communément appelé:circadien-  Bon on va pas non plus passer la nuit là-dessus (ah!ah!ah!) si ça vous intéresse vous allez chez gogole de ma part et vous m'en direz des nouvelles.
Surtout que...
Initialement mon propos du matin, n'était point de vous causer de mes nuits, plus belles que vos jours, non,c'était de parler d'un monsieur, peintre de son état (et dans tous ses états aussi) "jonas Burgert" dont j'ai vu un reportage ce matin sur arte .
(il a un ptit côté morrison non?)





Mais bon dieu mais c'est bien sur  -documentaire- matin- lève-tôt... amis psychanalystes du salon où l'on  s'en cause il  est là le lien oh oui- il est bien là. Si j'étais resté au lit j'aurais pas pu vous en parler (et tu fais quoi des redifs? -voix off qui suit laborieusement mais quand-même).





Bien,  comme je vois que l'on me casse ma baraque,que  mes explications n'intéressent personne et que la salle s'est peu à peu vidée de sa substance, je vous laisse (après le lien) en peintures et pâture le  monsieur en question, et comme cela vous aurez échappé à l'explication chiante et pompeuse  style grand café nazairien (pour ceux qui connaissent) , sur l'art contemporain et  masturbation réunis (ben quoi y'a pas de mal à se faire du bien) sauf que en ce qui concerne Jonas Burgert, à mon avis d'amateur éclairé la nuit , c'est bien d'artiste dont on cause et non de bidouilleurs de prises électriques, vidéos et sacs poubelles...







"La nuit je mens
Je prends des trains
a travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains.../..." (alain bashung)

vendredi 15 janvier 2010

LALEH "Simon Says" (Official video)

HAÏTI


(merci Rémy) 

SOLIDARITE HAÏTI avec la Fondation de France

comment va le monde?






"Il est comme il est" dira le sage ou supposé comme tel  depuis son piton rocheux et goémoneux  qui
redresse la tête quand la marée organise son replis  et plonge sous les draps quand l'assaut des vagues se fait plus insistant.
"Il est à la mesure de nos capacités" lui répondra un vieux professeur de relativité à la retraite, "il faut faire avec nos possibles et ne pas se plaindre ensuite des conséquences".
"Il est insupportable" rugira à son tour, la barbe en bataille et les yeux brillants de colère , du haut de sa tribune improbable, le double du sage dans sa version Yin.
"Il est à la merci de nos angoisses, de nos rêves, de nos passions, des humeurs du temps, des mots à retenir et d'autres à oublier, des phrases à libérer, du regard des autres, de l'envie ou la peur de vivre, il est à notre portée même (surtout?) sans connaitre la musique. il est à la périphérie de toutes nos illusions, du prêt à porter de nos émotions, de l'instant perdu et du passé recomposé. Il est à prendre ou a laisser..." rétorquera un poète bavard
"Il est spectaculaire et théâtral, source inépuisable d'idées de mise en scène, il est muse et trinque  à la tienne. Salut l'artiste." prononça avec une certaine emphase l'interminable intermittent
"Il est dans ta tête" rajouta un divan de faux cuir ayant beaucoup servi mais ne manquant pas de ressort
 "Il était, il est et il sera" en profite pour conjuguer un adepte de la bonne vieille méthode classique.

 Bonjour, c'est pour un sondage alors d'après-vous?

Hier comme aujourd'hui il est très énervé par ici, et  même  tout retourné par là et ce n'est pas toujours la faute des Hommes même s'ils ne ratent pas une occasion d'en rajouter une couche;
Le monde est atroce et merveilleux,cruel et bienveillant, désespéré et optimiste, en bonne santé et malade, pacifiste et guerrier, misérable et beau, redoutable et accueillant, tout et son contraire en somme, à l'image des ptits êtres intrépides et lâches qui lui grattent le dos

Pas de quoi s'en faire tout un monde?
si des fois quand même
avec la peur au ventre
des sanglots dans la voix
l'ironie du destin
le courage et la noblesse d'exister
contre vents et marées
là ou le hasard -s'il existe lui aussi-
nous a posé, au sortir de notre mère
avec l'injustice comme étendard
et le rire comme analgésique.

mercredi 13 janvier 2010

quand une bougie


"Quand une bougie éclaire la nuit
quelle que soit la quantité de cire
la flamme est toujours la même"

Dans la  pénombre qui me porte vers la gare, alors que j'essaye tant bien que mal de me protéger d'un vent cruel qui fouette le visage, à la lumière fadasse d'un réverbère brillant de givre, sur la porte bleue d'une maison endormie, je découvre ces quelques mots et... magie d'une flamme se frottant à  mon imaginaire, soudain je ne sens presque plus la morsure du temps.
On pourra bien bâtir des tours de baby-lone afin de vérifier   les théories  multiples sur la mégalomanie ou les lois de l'apesanteur. On pourra sans doutes aussi, encore et toujours, envahir l'espace médiatique de sa suffisance. Face à l'angoisse d'exister multitude, des hommes qui veulent à tout prix se faire connaitre en individuel , une phrase à priori insignifiante et dérisoire à l'échelle de la toute puissance supposée des caractériels qui nous gouvernent, par sa simplicité, que dis-je sa puérilité met comme on dit,  une bonne claque aux mauvaises odeurs.

photo: Patrick L.