jeudi 14 janvier 2010
mercredi 13 janvier 2010
quand une bougie
"Quand une bougie éclaire la nuit
quelle que soit la quantité de cire
la flamme est toujours la même"Dans la pénombre qui me porte vers la gare, alors que j'essaye tant bien que mal de me protéger d'un vent cruel qui fouette le visage, à la lumière fadasse d'un réverbère brillant de givre, sur la porte bleue d'une maison endormie, je découvre ces quelques mots et... magie d'une flamme se frottant à mon imaginaire, soudain je ne sens presque plus la morsure du temps.
On pourra bien bâtir des tours de baby-lone afin de vérifier les théories multiples sur la mégalomanie ou les lois de l'apesanteur. On pourra sans doutes aussi, encore et toujours, envahir l'espace médiatique de sa suffisance. Face à l'angoisse d'exister multitude, des hommes qui veulent à tout prix se faire connaitre en individuel , une phrase à priori insignifiante et dérisoire à l'échelle de la toute puissance supposée des caractériels qui nous gouvernent, par sa simplicité, que dis-je sa puérilité met comme on dit, une bonne claque aux mauvaises odeurs.photo: Patrick L.
mardi 12 janvier 2010
vous avez dit urgence?
En hommage à notre président des faits divers
".../...C'est qu'il faut penser l'urgence avant tout comme une idéologie. Ainsi à chaque début d'hiver, notre société bienveillante découvre qu'il y a "urgence" à s'occuper des sans-logis. La conclusion que nous devrions logiquement en tirer, c'est qu'elle n'a toujours pas compris que tous les neuf mois l'hiver arrivait. Et pourtant, en n'étant pas polytechnicien, je peux m'affirmer sans trop m'avancer que aujourd'hui *dans dix mois l'hiver va arriver, qu'il y aura un certain nombre de gens dans la rue, j'assume même le risque de prévoir qu'il va faire froid...
Dans ces conditions, qu'est-ce que c'est que cette urgence, que sont ces urgences que tout un chacun peut prévoir si longtemps à l'avance?
Pour le comprendre il faut, comme nous le disions, prendre l'urgence comme une idéologie, celle qui correspond à la pensée unique et qui à vrai dire est une attaque en règle contre toute possibilité de penser.
Contester l'urgence, résister contre l'urgence ne revient pas à laisser les gens "sur le carreau" mais bien au contraire, résister contre l'urgence- et résister veut dire créer- est la possibilité de développer de nouvelles pratiques de solidarité et de partage.../..."
- *l'article a été écrit en février 98-
extrait de -Vous avez dit urgence?- Miguel Benasayag-regard-Le Lien social -n°.433-
dimanche 10 janvier 2010
il faut tourner la page
"Il faut tourner la page
Changer de paysage
Le pied sur une berge
Vierge
Il faut tourner la page
Toucher l'autre rivage
Littoral inconnu
Nu
Et là, enlacer l'arbre
La colonne de marbre
Qui fuse dans le ciel
Tel
Que tu quittes la terre
Vers un point solitaire
Constellé de pluriel
Il faut tourner la page...
Redevenir tout simple
Comme ces âmes saintes
Qui disent dans leurs yeux
Mieux
Que toutes les facondes
Des redresseurs de monde
Des faussaires de Dieu
Il faut tourner la page
Jeter le vieux cahier
Le vieux cahier des charges
Oh yeah
Il faut faire silence
Traversé d'une lance
Qui fait saigner un sang
Blanc
Il faut tourner la page
Aborder le rivage
Où rien ne fait semblant
Saluer le mystère
Sourire
Et puis se taire"
allez zou! tout le monde à la baye
AVANT
APRES
Et voilà donc le final en apothéose d'une histoire commencée l'été dernier quand avec Philippe nous nous sommes arrêtés sur la commune de Baye dans le Finistère à deux pas de Quimperlé et pas très loin de Pont-Aven, si cela vous dis quelque chose, pour acheter des andouilles fumées au bois de hêtre, magnifique spécialité locale. Il a fallu attendre ensuite que les bestiaux veuillent bien tranquillement sécher pour en arriver finalement à ce dimanche hivernal où après 6 heures de cuisson dans la bière pour l'une et en bouillon pour les autres, nous avons pu avec quelques sympathiques convives déguster ces merveilles, agrémentées d'une purée maison, comme il se doit. Quelques bonnes bières artisanales nous ont également accompagnées tout au long du repas, Philippe n'étant pas pour rien spécialiste reconnu de la question mousseuse et co-auteur de "Deux siècles de bière en Bretagne" ouvrage à consommer sans modération.
Bon après ça, ce soir une soupe et ça ira...
flocon mais vraie neige
"Toute vie est soumise aux lois de l'attraction" (Jean-Marc Parisis)
Vous me direz ptêt que la photo qui emballe le sujet n'a rien à voir avec son complément, certes, mais je vous répondrais le reste non plus- ou alors... si peu.
JAAAAANVIER!
Ils sont si fins les flocons qu'on les voit à peine. On les devinerait plutôt dans le halot du lampadaire du boulevard de janvier de ce dimanche matin.
-janvier-JAAANNNVIER - MONSIEUR. JAN...oui je sais...avec un B , mais s'il vous plait, permettez, que je fasse comme je veux (sur la langue).
Ici, sur mon radeau, forcément je radote au milieu des flots de paroles qui tapent comme des oeufs à la coque, je me donne le droit d'interpréter à ma sauce, de cuisiner les mots... enfin pour être à peu près honnête, c'est d'ailleurs plutôt l'inverse. En général ce sont eux qui me cuisinent et n'ayant pas été programmé pour enfiler la panoplie du héros, j'avoue tout, avant torture et même, je devance l'appel, je soliloque, je monologue, je débite, je baratine, je dégoise, je m'en raconte des tonnes -auteur, compositeur, interprète mais pas trop curé enfin j'espère...
La neige ici même vaut son pesant de civelles, aussi rare, aussi chère et lorsqu'on l'aperçoit, c'est un met de choix, pour grandes occasions avec argenterie et nappe blanche, à consommer rapidement sur un coup de tête et son coup de blanc, frais mais pas trop, sec mais légèrement fruité- ambiance du cru -sèvre et maine-à table ou sur lie selon les intimes préférences.
Mais... Chuuuuuuut!!! on la sent si fragile, timide, se demandant si elle va rester. Elle est pas habituée la pôvre, à fréquenter les becs jaunes de la darse, la garcette qui s'effiloche, les manilles, les filets rapiécés et en pleine forme la bite gelée qui raidit son bout (on prononce te).
Aussi, vous m'excuserez, mais de peur qu'elle ne s'effarouche, je n'ose même pas en faire un cliché, enfin... et d'ailleurs j'en viens même à me demander si elle a vraiment existé ou si c'est un clone. Juste pour rire en sorte.
JAAAAANVIER!
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