mardi 12 janvier 2010
vous avez dit urgence?
En hommage à notre président des faits divers
".../...C'est qu'il faut penser l'urgence avant tout comme une idéologie. Ainsi à chaque début d'hiver, notre société bienveillante découvre qu'il y a "urgence" à s'occuper des sans-logis. La conclusion que nous devrions logiquement en tirer, c'est qu'elle n'a toujours pas compris que tous les neuf mois l'hiver arrivait. Et pourtant, en n'étant pas polytechnicien, je peux m'affirmer sans trop m'avancer que aujourd'hui *dans dix mois l'hiver va arriver, qu'il y aura un certain nombre de gens dans la rue, j'assume même le risque de prévoir qu'il va faire froid...
Dans ces conditions, qu'est-ce que c'est que cette urgence, que sont ces urgences que tout un chacun peut prévoir si longtemps à l'avance?
Pour le comprendre il faut, comme nous le disions, prendre l'urgence comme une idéologie, celle qui correspond à la pensée unique et qui à vrai dire est une attaque en règle contre toute possibilité de penser.
Contester l'urgence, résister contre l'urgence ne revient pas à laisser les gens "sur le carreau" mais bien au contraire, résister contre l'urgence- et résister veut dire créer- est la possibilité de développer de nouvelles pratiques de solidarité et de partage.../..."
- *l'article a été écrit en février 98-
extrait de -Vous avez dit urgence?- Miguel Benasayag-regard-Le Lien social -n°.433-
dimanche 10 janvier 2010
il faut tourner la page
"Il faut tourner la page
Changer de paysage
Le pied sur une berge
Vierge
Il faut tourner la page
Toucher l'autre rivage
Littoral inconnu
Nu
Et là, enlacer l'arbre
La colonne de marbre
Qui fuse dans le ciel
Tel
Que tu quittes la terre
Vers un point solitaire
Constellé de pluriel
Il faut tourner la page...
Redevenir tout simple
Comme ces âmes saintes
Qui disent dans leurs yeux
Mieux
Que toutes les facondes
Des redresseurs de monde
Des faussaires de Dieu
Il faut tourner la page
Jeter le vieux cahier
Le vieux cahier des charges
Oh yeah
Il faut faire silence
Traversé d'une lance
Qui fait saigner un sang
Blanc
Il faut tourner la page
Aborder le rivage
Où rien ne fait semblant
Saluer le mystère
Sourire
Et puis se taire"
allez zou! tout le monde à la baye
AVANT
APRES
Et voilà donc le final en apothéose d'une histoire commencée l'été dernier quand avec Philippe nous nous sommes arrêtés sur la commune de Baye dans le Finistère à deux pas de Quimperlé et pas très loin de Pont-Aven, si cela vous dis quelque chose, pour acheter des andouilles fumées au bois de hêtre, magnifique spécialité locale. Il a fallu attendre ensuite que les bestiaux veuillent bien tranquillement sécher pour en arriver finalement à ce dimanche hivernal où après 6 heures de cuisson dans la bière pour l'une et en bouillon pour les autres, nous avons pu avec quelques sympathiques convives déguster ces merveilles, agrémentées d'une purée maison, comme il se doit. Quelques bonnes bières artisanales nous ont également accompagnées tout au long du repas, Philippe n'étant pas pour rien spécialiste reconnu de la question mousseuse et co-auteur de "Deux siècles de bière en Bretagne" ouvrage à consommer sans modération.
Bon après ça, ce soir une soupe et ça ira...
flocon mais vraie neige
"Toute vie est soumise aux lois de l'attraction" (Jean-Marc Parisis)
Vous me direz ptêt que la photo qui emballe le sujet n'a rien à voir avec son complément, certes, mais je vous répondrais le reste non plus- ou alors... si peu.
JAAAAANVIER!
Ils sont si fins les flocons qu'on les voit à peine. On les devinerait plutôt dans le halot du lampadaire du boulevard de janvier de ce dimanche matin.
-janvier-JAAANNNVIER - MONSIEUR. JAN...oui je sais...avec un B , mais s'il vous plait, permettez, que je fasse comme je veux (sur la langue).
Ici, sur mon radeau, forcément je radote au milieu des flots de paroles qui tapent comme des oeufs à la coque, je me donne le droit d'interpréter à ma sauce, de cuisiner les mots... enfin pour être à peu près honnête, c'est d'ailleurs plutôt l'inverse. En général ce sont eux qui me cuisinent et n'ayant pas été programmé pour enfiler la panoplie du héros, j'avoue tout, avant torture et même, je devance l'appel, je soliloque, je monologue, je débite, je baratine, je dégoise, je m'en raconte des tonnes -auteur, compositeur, interprète mais pas trop curé enfin j'espère...
La neige ici même vaut son pesant de civelles, aussi rare, aussi chère et lorsqu'on l'aperçoit, c'est un met de choix, pour grandes occasions avec argenterie et nappe blanche, à consommer rapidement sur un coup de tête et son coup de blanc, frais mais pas trop, sec mais légèrement fruité- ambiance du cru -sèvre et maine-à table ou sur lie selon les intimes préférences.
Mais... Chuuuuuuut!!! on la sent si fragile, timide, se demandant si elle va rester. Elle est pas habituée la pôvre, à fréquenter les becs jaunes de la darse, la garcette qui s'effiloche, les manilles, les filets rapiécés et en pleine forme la bite gelée qui raidit son bout (on prononce te).
Aussi, vous m'excuserez, mais de peur qu'elle ne s'effarouche, je n'ose même pas en faire un cliché, enfin... et d'ailleurs j'en viens même à me demander si elle a vraiment existé ou si c'est un clone. Juste pour rire en sorte.
JAAAAANVIER!
samedi 9 janvier 2010
interdisons aussi le casque à pointe
lu sur: "Tourner la page" le blog de Jean-françois Kahn:
Absurdité de la loi anti-burqa
"Il est interdit de masquer systématiquement son visage, c’est-à-dire de dissimuler son identité à l’occasion d’activités publiques, telles que faire ses courses, se rendre dans une administration ou participer à des manifestations. Qu’on applique donc ce principe, de façon intransigeante, au port de la burqa. Et point barre. Mais, en revanche, voter une loi spécifique dirigée exclusivement contre une dérive vestimentaire, aussi désastreuse soit-elle, est non seulement absurde mais inapplicable. On imagine les policiers passant leur temps, par exemple dans certaines banlieues, qu’ils sont déjà incapables de sécuriser faute de moyens, à courser et à arrêter des femmes porteuses de burqa !Sans quoi certains demanderont, fatalement, l’interdiction du port de la soutane (qui désigne, désormais, les adversaires de Vatican II), ou de l’accoutrement Loubavitch sous prétexte que ces deux façons de se vêtir implique, à l’évidence, un engagement intégriste radicalement hostile à l’émancipation de la femme.
Si j’étais député, et si on mettait une telle proposition de loi aux voix, je proposerais, en outre, des amendements étendant l’interdiction au casque à pointe (pour des raisons patriotiques), au nœud papillon (pour dérive élitiste ringardisante et par surcroît ridicule) et au béret basque qui tend à donner des Français une image caricaturale."
mes z'hommages au bord de la vase
Au risque de nous faire devenir chèvre (Oh l'humour qu'il est lourd-voix off off impénétrable-) mais ce qu'on savait déjà hélas et qui se vérifie de splendide manière ces jours-ci, c'est que , lorsque l'on passe l'arme à gauche (ou a droite) à moins d'être complètement inconnu ou politiquement et correctement détesté, on a droit ensuite à un concert de louanges que les choeurs castrés (c'est fini) de la chapelle sixtine ne renieraient pas, tellement c'est beau, uni, sincère et aussi coulant qu'un chèvre rôti au miel en aumônière de lard fumé - Vi! rien que ça!
En effet depuis quelques dizaines d'heures, radios, télés, presse écrite, nationale, régionale, locale voir communale ou vicinale et aussi naturellement les nuages de fumée dans le beau ciel d'Epinal , traquent à qui mieux mieux (j'adore cette expression on dirait un gazouillis de moineaux au printemps) tous ceux qui ont connu le grand -et si sympathique- Philippe- Et à dire vrai c'est pas compliqué d'en trouver puisque comme sur fesses book, ce grand et débonnaire gaillard -d'avant- n'avait! oh quelle chance à lui: que des amis- et chacun pour soi, du plus illustre sous les dorures au plus humble sur le skaï (is blue) de raconter l'anecdote très personnelle (mais entre nous) et qui va bien, avec un léger trémolo comme il sied (à la base) dans ce genre d'occasion -à ne surtout pas rater-n'est-il pas?
Tiens, par exemple, moi même personnellement je ne l'ai pas côtoyé (quoique en cherchant bien...) , mais...lalalère, je connais quelqu'un qui s'est fait rafler sa merguez (en tout bien tout honneur bien entendu) par le parachuté vosgien lors d'une grillade- party du côté de Charmes ce qui n'en manque pas bien entendu (de merguez?- n.d.c. préférant l'andouillette) et je ne saurais que trop lui conseiller de contacter le plus rapidement possible (-s'il n'est pas déjà trop tard, l'info. est cruelle et tellement volage Ah! Hu!) les services rédactionnels et locaux d'un grand (forcément) quotidien régional, dont -par pudeur- nous tairons le nom, afin qu'il puisse raconter à ses lecteurs avides d'Anettes doctes-sa ptite histoire sentant tellement bon le terroir de la vraie france profonde du TF1 de 13h (tu parles, pfff, des merguez -voix off tendancieuse) et je suis sur que le laborieux pigiste de service mais professionnel sous les ongles fera immédiatement le lien (trop fort) entre la merguez et la jeunesse tunisienne de l'ex argentier qui jouait dans la cour des comptes.D'ailleurs notons (amélie) que le conductator-dictator de la si sympathique démocratie méditerranéenne où vont (c'est tellement exotique et pas cher) gambader nos alertes retraités a exprimé "sa profonde tristesse" (aussi profonde que les geôles de son charmant pays?) après le décès de- je shite toujours: d' "un ami personnel".
Roger. Dis! t'as pas vu les kleenex?
Fermez le ban.
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