dimanche 1 novembre 2009

papotage au vieux môle


C'est le Sneck du jour
Et vous le préférez comment?

Et bien comme d'habitude, saignant...

(merci Rémy)

le chasse-marée







C'est d'ici,
l'échoué coquillage
sur la plage des marées l'ayant précédé
qu'il prit la ferme résolution de relire en diagonale toutes les pages de sa vie,
"bien remplie"
forcément,
comme l'on dit, quand on ne sait que dire
d'autre.

C'est d'ici,
sous la brume
et tous ses saints
qu'il aurait préféré plus galbés
n'en déplaise à un éphémère calendrier
chrétin
qu'il goûta encore une fois
au sel reposé sur toute chose
du chemin maritime
emprunté
mais jamais volé.

C'est d'ici,
qu'il comprit l'hérésie des souffrances,
des ordres sous les plis,
des pouvoirs camisole
Va,
et se rassure comme l'on peut.

C'est d'ici
qu'il prit conscience de l'éphémère des raisonnements,
des certitudes engagées,
du père-mptoire si cultivé,
de sa mer allongée,
et de la mort alitée.

C'est d'ici,
à l'entre deux,
là où l'on se sent parfois si fragile
qu'il regarda au large,
au delà des isles repères,
la houle qui l'avait vu naître
et amarrer sa barque
tant bien que mâle.

C'est d'ici, au jusant,
quand chasse le grand prédateur océane
qu'il demanda au vent de voler dans ses voiles
et d'emporter où il n'irait jamais qu'en songe
ses rêves d'allégeance à un monde sur mesure.

samedi 31 octobre 2009

dis! tu l'as vu ma retraite?

Daniel nous envoie une petite vidéo sur le régime des retraites de nos chers zélés z'élus!...
à quand la réforme pour eux?
Tiens, faudrait ptêt leur demander (tous bords confondus)

"Ah mais c'est agaçant ce populisme" répondit l'écho...

THE DIZU PLAATJIES IBUYAMBO ENSEMBLE

envoyé par Brigitte- merci à elle-

Silence On Vaccine

découvert sur "le crachoir"

http://mccomber.blogspot.com/

travailler plus pour taxer plus


reçu ce jour:




Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail

Pétition à l'initiative de la Fondation Copernic

Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à imposer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair.

Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.

Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.

Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.

Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.

La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.

Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation.

La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécoms, ne sont pas reconnus légalement autant qu’il le faudrait comme des accidents.

Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.

Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vies que l’organisation du travail brise.

Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.



vendredi 30 octobre 2009

..mais non, petite soeur

O! na ring ket

Je ne ferais pas mon lit des souffrances éternelles
quand bien même elles s'accordent dans les violons d'une isle.
Je me lasserais bien vite du trop plein des sérieux

comme du phare à peau pierre,
empoche sous des yeux.

Je ne ferais pas des avances au destin.
Il parait qu'il n'aime pas ça.
Alors, j'essaierais d'autres ruses,
toutes aussi inutiles, sans doute,
pour tenter de naviguer
en lumière apparente.



Je ne ferais pas des images d'aventure
à de belles chimères, l'existence en nom propre,
quand on relie sa vie pour faire bonne figure
et le droit de flotter, pour un temps,
en eau trouble.
Autant de gagné sur la pendule.

O! na ring ket- je ne ferais pas

jeudi 29 octobre 2009

Irish song flute music

LA MEET se donne un genre


La maison des écrivains étrangers et traducteurs de Saint-Nazaire (MEET) organise du 19 au 22 novembre des rencontres littéraires internationales, les septième du genre.
Cette année les écrivains plancheront sur le thème "se donner un genre", sujet sur lequel il leur sera demandé d'écrire quelques pages qui paraîtront dans un ouvrage à l'issue du colloque.

parmi les auteurs accueillis pour ce MEETing figurent:

-l'écossais John Burnside

-Jacques Darras

"Nous sommes éminemment remplaçables.

Pourquoi désirons-nous tant nous convertir les uns les autres ?

Pourquoi voulons-nous nous substituer les uns aux autres ?

Pourquoi avons-nous cette volonté de substitution en nous ?

Pourquoi cherchons-nous mutuellement à nous effacer ?

Comme si nous étions la puissance active de l’effacement.

Comme si nous étions l’incarnation vivante de l’ombre.

Comme si l’obstacle que fait notre corps à la lumière était notre but.

Comme si nous ne savions finalement que faire obstacle.

Comme si nous cherchions à faire écran définitif à quelqu’un d’autre que nous.

Comme si nous avions la jalousie fondamentale des autres en nous."

-Jacques Darras-extrait de "tout à coup je ne suis plus seul" éditions Gallimard-

- La turque Aslı Erdogan

-L'état-unien Percival Everett

-L'espagnol José Manuel Fajardo

-Armand Gatti

-Le danois Jens Christian Grøndhal

-Le breton Yvon Le Men

"Il est des saisons

où les fenêtres cognent au rivage

quand les yeux sont rentrés.

Il est des heures

entre chien et loup

entre coeur et corps

où la mer et le ciel se confondent

comme le soleil, un moment, avec la lune

les étoiles, souvent, avec les étoiles.

Il est des secondes

où le paysage monte au ciel

avant de plonger dans la mer

qui ne s'éteint plus.

Ce serait

comme si les îles s'éloignaient

vers le large du ciel

comme si nos yeux étaient à la montagne."

Yvon Le Men- poème extrait de "presqu'une île" sentiers douaniers en Bretagne-éditions ouest-france





-L'espagnol Julio Llamazares

-L'espagnol José Angel Mañas

-L'espagnole Rosa Montero

-Le roumain/suisse Marius Daniel Popescu

-Le danois Jørn Riel

-L'espagnole Juana Salabert

-Pierre Senges

-Michel Séonnet

-L'état-unien Yuri Slezkine

-Le danois Jan Sonnergaard

-Le danois Jens Smærup Sørensen

-La japonaise/allemande Yoko Tawada

-La franco vietnamienne Duong Thu Huong

-Le franco belge Jean Philippe Toussaint

Le site de la MEET