mardi 14 juillet 2009

Toucouleur

mes impressions du bout du quai


Ah mais!
Que lisais-je dans le quotidien régional qui penche à l'ouest?


Des jeunes et dynamiques locaux avaient décidé d'organiser ce samedi dernier" un apéro sauvage" devant le bunker néo prout plus communément appelé- hôtel de ville de saint-nazaire-et pour cela ils utilisèrent fesse-book afin de rameuter un peu de monde et de pouvoir montrer à nos édiles que la jeunesse savait s'amuser et que localement c'était- pour reprendre un titre d'un groupe de rock du cru des années 70 (comme quoi l'idée n'est pas nouvelle...) "saint-nazaire: DESERT"
Bref ce fut une affaire rondement ou plutôt toilement menée et déjà à 19h une cinquantaine de personnes étaient arrivées sur place et on en attendait beaucoup plus, dans une ambiance -comme on dit- bon enfant.
Seulement cela ne fut pas du goût de tout le monde et les autorités dépéchées sur place rappellèrent qu'il était interdit de consommer de l'alcool sur la voix publique -arrêté municipal oblige- le cadre d'astreinte du municipe accompagné de quelques policiers de signaler que- je cite: "notre seul souci est d'assurer la sécurité" ce qui est bien sur tout à fait louable mais quelque peu à géométrie variable surtout lorsqu'à longueur d'années d'autres clients parlant haut et fort accompagné d'une meute de chiens squattent les mêmes lieux, ainsi qu'un certain nombre d'autres sur la commune -squares, abords de super-marchés etc , avec moultes litrons -au vu et au su de tout le monde-sans que cela n'ai l'air d'embarasser la sécurité publique!

On aimerait donc comprendre ce qui fait la différence...

Les jeunes présents ce soir là, pas du genre agressifs -eux- décidèrent donc d'aller continuer la fête sous des cieux plus cléments, et quoi de mieux qu'au bord de l'eau quand on a la chance d'avoir heu! justement des bords de l'eau...
Ah mais non "je crois que ça ne va pas être possible" rappella l'autorité présente, il est interdit de faire des feux sur la plage...
Mais z'alors, il me semble que le plus simple serait de faire une liste de ce qui est au juste autorisé quand on est jeune l'été à saint-nazaire - croyez-pas camarades responsables et anciens jeunes -enfin je suppose?
Les soirées petit feu-grillages musique et sac de couchage ça existait déjà quand j'étais un frêle adolescent - on nettoyait ensuite les lieux (comme d'ailleurs il avait été prévu de le faire ce soir là) et au moins , on prenait le bon air avec une jolie vue et ça n'embêtait personne! ...

Mais finalement ptêt que la jeunesse d'aujourd'hui , on la préfère installée dans quelques bars, à dépenser ses sous (quand elle en a) pour siroter comme on dit aujourd'hui des "shooters" plutôt qu'à partager une ptite grillade et un litron de rosé avec quelques potes sur un coin de plage-

la sécurité a parfois bon dos ne croyez vous pas? et la peur du jeune a encore, toujours et hélas malheureusement de belles années à vivre!

C'est sur que ça donne envie de devenir adulte -responsable-

Comme disait l'autre "quand je vois votre réussite, j'ai envie d'échouer"

lundi 13 juillet 2009

je déblogue ou quoi?


trad.revu et corrigé: "Mais ils sont où? mais ils sont où? les blogueurs de l'ombre? tralalala lalalalère reuh!"!

Ben ouais et pincez-moi si je me trompe (aie! doucement sadique va!) Je suis sur que vous aussi, vous l'avez remarqué en vous promenant sur ce qu'on appelle un peu pompeusement sans doutes: -la blogosphère- (après tout, y'a pas que le jackson qui a droit aux grandes pompes-même s'il chaussait du 36 d'ailleurs et là je m'avance bien entendu, n'étant pas lecteur de voici, voilà ou voili j'ai pas pu vérifier mais...) bref! en sortant du tunnel des parenthèes (éteignez vos feux merci) je voulais dire avant d'être dérangé par une coulée d'éparpille que j'ai remarqué qu'il y avait plein de blogues en congés, vacances, travaux? réfection? ...avec des messages du genre: "je reviens très bientôt", "bonnes vacances à vous!(avoue?) ", "on se dit à plus tard" (c'est où?) ," j'vais être absent pendant quelques jours" etc etc-

Et-virguleu- sans être sociologue de formation , encore moins psycho-socio, pas plus que socio-psycho d'ailleurs- ni préposé au courrier (facteur c'est plus joli) je m'étonne, dans ma ford intérieure : Ben voui! il me semblait que d'habitude c'était au mois "da- out -eu " que la transhumance estivale s'opérait (avec anesthésie générale!) alors que se passe t'il? ou t'elle? (ou tèque)- les codes en seraient-ils changés! et personne ne m'avait rien dit! où alors à cause de la criseu tout le monde a droit a des congés aussi obligatoires que supplémentaires, ou encore- statistiquement la majorité des écrivaillons-bloguistes sortent du corps en saignant (mais sors de ce corps! tantan!) ce qui expliquerait pour la dernière thé au riz le peu de fautes d'ortograve remarquées dans les z'écritures de mes collègues blogouillards!
Attention cependant, je ne veux absolument pas ici même stigmatiser un corps constitué ou même en cours d'élaboration.
- Devant moi-même m'occuper de jeunes têtes - bien ?- enfin... remplies en tout cas, je sais par là (et par ici aussi) un peu, ce que ce genre de profession signifie en -deux points- : dévouement, ça sert d'os, disposition, attachement, sacrifice, dévotion, maitrise de soie, du moi, des autres (et de toute l'année) de zèle, générosité, loyauté, responsabilité et////fatigue générale! pour ne pas me gausser Ahahah! comme un vulgus-pekinus!
C'est déjà pas si simple de s'occuper des siens -de chiards!- alors ceux des autres!... j'vous dis pas! -enfin si- justement, et y'a des fois!:
"tiens!, deux claques et monte dans ta chambre -ti-con-",

Mais je plaisante bien sur, nous sommes des professionnels- de la profession -nous maitrisons nos instincts grégaires et lecteurs a ciguë de psychologie magazine, nous savons bien qu'il faut plutôt dire à ce petit être fragile et en devenir:
"Parle , enfant!, explique nous d'où viens ta souffrance, ici même exprimée symboliquement dans le fracassement de l'aile avant gauche d'une automobile à crédit mais en stéréo qui ne t'avais- à priori- rien fait, avant que tu ne l'a rencontrasses sur ton terrain de jeu favori ? - hein-gue! je t'écoute!"
Alors! que vous puissiez encore profiter de quelques vacances avant qu'une réforme de pluche ne vous les sucre un jour ou l'autre...et bien ce n'est que justice et les raleurs pas tentés ne sont que des jaloux et d'abord! ils ont qu'à le faire votre boulot ou à se battre dans le leur pour avoir un peu plus de congés (ou à élever mieux leur gosse mais là! chuuuuuuuuuuut!!!!.-oui je sais bien sigmund! c'est pas si simple!).

Mais, je cause, je cause et je ne vois toujours pas pourquoi! -"On" la ferme en juillet! mais pour être parfaitement objectif (et je vais avoir du mâle!) il vaudrait mieux que j'attende le mois suivant , ou encore celui d'après, pour analyser un peu plus sérieusement la situation- Bon! comme dirait une copine infirmière: je m'y attelle, et je vous promets juré craché! que...
( "Voyons ké-vin s'il te plait! ne crache pas, ce carrelage ne t'a rien fait -à priori- ")

...je donnerais un avis plus circonstancié

-après les vacances bien sur!-

dimanche 12 juillet 2009

Camille Bazbaz

"J'ai sur le bout de la langue
Un mot qui me brûle
Un mot qui m'embrouille
La tête m'arrache les os
Me griffe le cerveau
M'abîme de bas en haut


J'ai sur le bout de la langue
Ton petit cœur qui tangue
Sur le bout de la langue
Ton petit cœur qui tangue

Il y a sous ta peau
Comme un frisson qui me touche
Un éclair sur ta bouche
Couche-moi près de toi
Nan, je ne bougerai pas
Même si tu ne m'écoutes pas



Ne me montre pas du doigt
Si je veux tes mains d'abord
Si je te demande encore
De me raconter l'histoire
Des gens qui s'aiment une nuit
Des gens qui s'aiment une vie"

cap à l'ouest


La Bretagne creuse ses sillons sur une mer en jachère
Les filets labourent l'océan,
et
Les vagues sculptent le remembrement des eaux usées.
Un goéland fait le guet et aboie à la meute.
Une cornemuse de combat lui répond de la colline d'en face:
"Méfie toi! de la gueule de raz, beaucoup d'autres si sont laissés prendre."

Regarde et sens
.
Ici,
la chair des Hommes a le goût du sel, du varech,
d'horizon,
Ici le ciel n'a jamais dit son dernier mot
Et alors!
Rien ne sert de prévoir
D'autres,
beaucoup plus forts que toi décideront du jusant avant qu' elles ne reviennent les rousses chimères et n'engloutissent tout sur leur passage.
Ici on a peur de l'immensité qui réclame toujours son dû et transforme sa proie en ankou à charette jusqu'à ce qu'un autre lui ravisse sa place entre terre et mer confondues, et qu'il revienne enfin dormir au caveau de famille.
L'histoire est vallonnée, déchirée comme la côte d'un paysage ébouriffé mais paisible, car on est jamais à cours de contradiction, de volte-face et d'humeur vagabonde.

Personne n'y comprend rien

mais la question n'est pas là!

il s'agit d'accepter:
L'appel du large
et les racines ancrées, profondes ,
la valeur des gestes et l'économie de mots,
une tradition granitique et des sciences d'avant-garde,
des musiques inconcevables pour une oreille distraite
et le vent infiltré partout ou il sait faire.

Ici, n'oublie jamais,

on est français par hasard,
comme une façon d'être traité en bas d'un parchemin.
La république, dans sa dévastatrice, primitive et égoïste exubérance a cru peut-être que l'affaire était à jamais entendue
et qu'il suffisait d'écrire sur un panneau : "colonie de vacances"
pour être tranquille sur son bronze-cul.

Aux esprits naïfs bornés et réducteurs de tête
sachez qu'on a tout notre temps

mais...
qu'il est
dommage sans doutes pour vous
- déjà en avance-
puisqu'à l'heure ou vous colmatez les brèches de vos étroites frontières,
comme un gentil pied de nez à votre ridicule suffisance
Bretons d'Europe et du Monde
nous serons.

les quat' cent coups





"S'il faut tirer par tous les bouts
Copains tirons les quat' cents coups.


Sonner à la porte du diable
Comme on sonnerait le pasteur
Etre le treizième à sa table
Mêm' si ça doit porter bonheur
Ouvrir le bottin des misères
A la page quatre-vingt-neuf
Dire à monsieur de Robespierre
Faîtes-nous des habits tout neufs.


S'il faut tirer par tous les bouts
Copains tirons les quat' cents coups.

Téléphoner à la Grande Ourse
Pour y louer un appartement
Et comme il faudra fair' nos courses
Mettre des rails au firmament

Pousser des ail's à nos épaules
Et s'enrôler dans l'armée d'l'air

Lâcher d'en haut des "Carmagnoles"
Et des paras sur le tonnerre.

S'il faut tirer par tous les bouts

Copains tirons les quat'cents coups.

Ramasser les habits qui traînent
Sous les potences de la loi
Chacun sait qu'avec ou sans laine
Un pendu ça meurt pas de froid
En tresser des cordes nouvelles
Pour encorder d'autres gibets
Ceux qui préfèrent la dentelle
Seront pendus sans êt'brodés.

S'il faut tirer par tous les bouts
Copains tirons les quat' cents coups.

Donner aux brebis des bergères
Aux chevaux des maquignons frais

Aux chiens les flics de la fourrière
Aux baleines les baleiniers
Aux oiseaux le permis de chasse
Aux enfants les parents mineurs

Aux souris le matou d'en face
Aux matous les toits du bonheur.

S'il faut tirer par tous les bouts
Copains tirons les quat' cents coups


.
Faire en tortue le tour de France
Lire le ciel à livre ouvert
Faucher le vert à l'espérance
Pour en vêtir tous nos hivers
Aller camper au Pèr' Lachaise
Avec nos lampes à feux follets
Et lire aux copains de la glaise
Les évangiles en javanais.

S'il faut tirer par tous les bouts

Copains tirons les quat' cents coups.../...

.../...Unir en choeur tous les poètes
Tous ceux qui parl'nt avec des mots
Leur commander des chansonnettes
Qu'on déduira de leurs impôts
Mettre un bicorne à la romance
Et la mener à l'Institut
Avec des orgu's et "que ça danse...
"
La poésie est dans la rue.

S'il faut tirer par tous les bouts
Amis tirons les quat' cents coups." -léo ferré-les quat' cents coups (extraits)

samedi 11 juillet 2009

donnez nous notre pain quotidien...





laure m'a envoyé une histoire de vaches...où les joies de l'élevage optimisé.

Et pour rester dans l'ambiance "bon appétit" je vous conseille un film de nikolaus geyrhalter "notre pain quotidien".
Pendant deux années le réalisateur a placé sa caméra au coeur des plus grands groupe européens agricoles. On se doutait bien que ce n'était pas folichon mais après avoir vu ce film on se dit que c'est finalement pire que ce qu'on pouvait imaginer dans ses pires cauchemars.
Et dire qu' il y en a qui voudraient nous faire croire que l'on vit plus vieux maintenant, (d'où leur généreuse idée de nous faire bosser plus longtemps)
ils oublient bien sur de préciser qu'avant d'arriver à l'âge de la retraite à....combien déjà? et grâce - en autre- aux lobbies de l'industrie agro-alimentaire (les mêmes qui font les médocs) bon nombre aura précédemment passé l'arme à droite ou a gauche (c'est au choix)
-
le film (33 minutes) est visible
ICI -

(les photos sont extraites du film)

Et en bonus du samedi la maison vous offre "le bas de gamme" de roland topor
"c'est promis" la prochaine fois je ferais dans le style plus léger et optimiste
;-)


Coralie Clément "C'est la vie"

-envoyé par discograph-

"c’est la vie
c’est la vie qu’on mène
aucun passant ne nous renseigne
c’est la vie
c’est la vie cette chienne
qui fait qu’on restera nous même
c’est la vie
c’est la vie quand même
c’est pas vilain l'Isle et Vilaine
c’est la vie
c’est la vie qu’on mène
anxiolytiques et café crème
la vie qui brûle nos idoles
une grue dans la cour de l'école
moi je n’oublie pas
nos premier pas
je n'oublie pas
je n"oublie pas
je n'oublie pas

c’est la vie
c’est la vie qu’on mène
on baigne dans son sang tout baigne
c’est la vie
c’est la vie quand même
on voudrait boire l'eau des fontaines
c’est la vie
c’est la vie bohème
la nuit qu’on préfère les enseignes
c’est la vie
c’est la vie cette chienne
il est grand temps qu'on se renseigne
la vie qui brûle nos idoles
comme l'été brûle l'herbe folle
moi je n’oublie pas
nos premiers pas
je n’oublie pas non plus
le premier clash
les premiers mots crus
et cette paire de claques
sur le clic clac...clac
je cours dans les flaques"

morice bénin



"nous demandons à l'imprévisible de décevoir l'inattendu" -rené char-
"il faut rajouter de la vie aux années et non des années à la vie"- léon tosloï-

morice bénin
Chanter.
"Comme on lance une graine, loin.
Sans deviner dans ce geste marié aux quatre vents quel petit semis
engendrera un arbre
qui, par l'une de ses plus hautes branches,
chatouillera le ciel
jusqu'à le faire pleurer de joie."


"Je me considère aujourd'hui comme un tailleur de pierre au coeur de l'immense chantier d'un monde préhistorique.
Je reste un homme parmi les hommes, éclaboussé par les secousses de notre époque étrange et passionnante...
Je rends au monde ce qu'il me donne...à ma façon !"
Maurice Benin






festi'roc

dans la série: réactif aujourd'hui radio actif demain
et pour répondre à la question: "oui mais c'est où?" veuillez cils vous blette clicouiller ici même-
- en ce qui concerne les détails techniques c'est par là que ça se passe
le festi'roc s'inscrit dans une démarche éco-responsable

"ah dame, font du bruit c'est sur, mais quand même sont bin propres ces ptits jeunes, tiens pour la peine, j'va ranger ma pompe à lisier"