Marchons dans le sens de l'histoire me serinait un vieux camarade de classe préparatoire
lorsque marée basse se faisait propice aux exaltations sur la grève.
D'ailleurs, il se trouvait, en cherchant bien dans les bonnes officines,
des signes avant-coureur.
Et cela ne trompait pas.
Comme d'habitude?
le questionnais je
légèrement taquin.
QUOI! Comme d'habitude!
Ben, c'est la rentrée des grandes amarrées ;
et donc, si j'en crois mon calendrier romain,
c'est l'époque et pique
pour arpenter les pavés de bonnes intentions.
Non?
Pfffff!!!!
me répondit son reflet dans l'eau.
"Au vainqueur, les ossements."
Milos Stankovic
"Les hommes éveillés n'ont qu'un monde, mais les hommes endormis ont chacun leur monde."
Héraclite d'Héphèse
"Le besoin de tendresse, d'affection, de chaleur humaine, d'amour n'a d'égal que les besoins contraires."
Kostas Axelo
Faites des gosses tonnait un adjudant des carrières.
Faîtes des enfants disait le ministère à terre.
Fête des goélands
répondait un vieux gréement
embastillé dans le port.
Tu re souviens, quand on allait aux concentr's
A dos de vielles bécanes rafistolées.
Les suspensions made in années 50, faisaient mal au cul
et l'on chopait Parkinson avant l'heure.
-Rires-
"On ne le voit pas, mais cela ne change rien, l'époque marche vers
l'instauration d'une médiocrité et d'une insignifiance mondiales et
planétaires. Ce qui sommeillait depuis si longtemps tend à la domination
de la terre, puissamment aidé par la technique, sur laquelle les sots
naïfs et les sots savants continuent leurs élucubrations proclamant sa
domestication, quand il est clair que c'est elle qui nous domine."
Kostas Axelos
C'est qui lui?
Attends, j'enfourche mes lunettes de soleil
Ah! lui.
Ben c'est un navire qui photographie les fonds marins
un peu comme une mammographie de l'océan,
si j'ose dire.
Il s'appelle GEOXYZ,
ça fait un peu robot de la piste aux étoiles.
iI est du genre chien renifleur des stups mais pas dans les valises ou sac à dos à la gare.
Non, dans les profondeurs profondes;
par exemple ,si un avion perd ses ailes,
comme le vautours des Causses ,il va chercher les restes.
"Les jours fondent en instants de brèves et de moments Je ne me connais plus, tous mes repères perdus Je croyais voir le monde pour ce qu'il était vraiment Mais son arrivée me tourmente et pourtant Je me croyais plus forte, usée par notre époque Mes plaies s'ouvrent pour lui, ne faut-il pas que je m'emporte Le vent souffle vers l'est, de rires et de caresses Je tangue autrement
Et je suis somnambule Mon rêve devient silence et j'erre sans lui Les doutes d'une incrédule se perdent dans la nuit Et tout s'est décidé Je n'vis que d'idéaux, de mots cassés Je tente d'être complétée D'amour et d'inconnu
Et quand il m'enlace, je ne me sens plus lâche Les défis d'autrefois paraissent loin et pourtant Je sais que cette épreuve peut détruire à jamais Les espoirs d'une vie parsemée de regrets Et quand il me regarde, je sens mon cœur débattre Être sans lui, c'est une mort qui s'annonce lentement Le vent souffle vers l'est, l'océan me berce Je tangue tendrement
Et je suis somnambule Mon rêve devient silence et j'erre sans lui Les doutes d'une incrédule se perdent dans la nuit Et tout s'est décidé Je n'vis que d'idéaux, de mots cassés Je tente d'être complétée D'amour et d'inconnu D'amour et d'inconnu D'amour et d'inconnu"
Coeur de pirate
Faut-il voyager pour réaliser son ignorance de l'autre?
Dans la maison vide, je tricote mon ptit pull à l'Etre
à l'endroit, à l'envers.
Aux abords, mille sabords, j'aperçois plein de courtisanes, de courtisans
qui s'affichent sur écran total.
Ils en font des tonnes de bulles de toutes les couleurs
disparaissant -Pschit!- sous les doigts agiles
ou à Françoise.
Les peurs, les rires, les colères, les émotions...sont à la carte
et le menu change à l'instant.
Ferme les écoutilles pour éviter le grain de l'ivresse
des profondeurs
qui engloutissent, coulent et anéantissent.
Pschit!
"La plupart des hommes de pouvoir tirent leur aura de la position qu’ils
occupent. À partir du moment où ils la perdent, c’est comme si la prise
avait été arrachée. Ils se dégonflent comme ces poupées qui se trouvent à
l’entrée des parcs d’attractions. On les croise dans la rue et on ne
réussit pas à comprendre comment un type de ce genre a pu susciter
autant de passions."
Guliano de Empoli
illustration source: Toile
illustration source: Toile
"Combien de jours encore à regarder le ciel? À fixer les écrans foudroyants de nos rêves À sentir le satin caresser mes voyelles Auprès de muses en rade sur des refrains en grève
Combien de jours encore à contempler l'automne? À surveiller l'orage dans le cri des guetteurs À pleurer dans les bras de ceux qui abandonnent Qui s'envolent à jamais vers un nouvel ailleurs
Combien de jours encore à regarder l'horloge Encore À regarder passer l'infini dans ma loge Encore Combien de jours encore Combien de jours?
Combien de jours encore à subir les quidams? Qui grimpent sur l'étable en scalpant les étoiles À vibrer en solo sous les pétales en flamme Des crépuscules marins déchirés sous nos voiles
Combien de jours encore à narguer l'horizon? À taguer nos passés d'atomes en transhumance À fabriquer des flingues dans du mauvais savon Pour s'enfuir des miroirs cafardeux de l'enfance Combien de jours encore à regarder l'horloge? Encore À regarder passer l'infini dans ma loge Encore Combien de jours encore Combien de jours?
Combien de jours encore au milieu des tempêtes? Devrons-nous piétiner au fond des corridors Avec nos voix blasées et nos cœurs qui s'entêtent Et cette odeur de fièvre aux abords de nos corps
Combien de jours encore et combien de tunnels? Avant de chevaucher les années sans lumière Avant d'effeuiller l'ombre et le vide éternel Délivré à jamais du poids de l'univers
Combien de jours encore à regarder l'horloge? Encore À regarder passer l'infini dans ma loge Encore
Combien de jours encore à regarder l'horloge? Encore À regarder passer l'infini dans ma loge Encore Combien de jours encore Combien de jours?"
"J'entends de plus en plus mal en vieillissant mais de mieux en mieux les sous-entendus."
Marc Dugain
"Je découvris rapidement le réservoir de haine et de bêtise que
représentent les médias sociaux. Ce qu'exprimaient hier trois
alcooliques au comptoir d'un bar est désormais partagé et échangé par
des centaines voire des milliers de correspondants qui n'ont même pas
l'excuse de l'éthylisme."
"Tout l'art de s'en aller consiste à partir avant qu'il fasse noir."
Wendell Berry
"Si nous sommes devenus un peuple incapable
de penser, alors, la pensée brute
de la puissance nue, de l'avidité nue
pensera à notre place.
Si nous sommes devenus incapables
de nous refuser quoi que ce soit,
alors, tout ce que nous avons
nous sera arraché.
Si nous n'avons pas de compassion,
nous souffrirons seuls, nous souffrirons
seuls la destruction de nous-mêmes.
Ce ne sont là que les lois de ce monde,
celles qu'a connues Shakespeare, celles qu'a connues Milton.
Lorsque nous renonçons à la pensée humaine,
une bassesse efficace et rampante
met en branle les esprits les plus inhumains."
Wendell Berry
"Au Canada, devant le prix en hausse des chips, certains consommateurs optent plutôt pour des croustilles de plantain" (Society juillet 2024)
Sont-ils de la famille des plantains jeunets?
Selon un sondage HIP!SOS:
Il n'y a pas d'âge pour faire Crak !Crak!
"Il n'y a point de plus haute vengeance que l'oubli."
Baltasar Gracian
"Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères."
Voltaire extrait du traité de la tolérance 1765
"Il peut pleuvoir et tempêter, ce n’est pas cela qui importe, souvent une
petite joie peut s’emparer de vous par un jour de pluie et vous inciter
à vous retirer à l’écart avec votre bonheur. Alors on se redresse et on
se met à regarder droit devant soi, de temps à autre on rit
silencieusement et on jette les yeux autour de soi. À quoi pense-t-on ? À
une vitre éclairée dans une fenêtre, à un rayon de soleil dans la
vitre, à une échappée sur un petit ruisseau, et peut-être à une
déchirure bleue dans le ciel. Il n’en faut pas davantage."
Knut Hamsun
".../...
Qu'est-c' quell' vous a donc fait la lune Pour vouloir lui r'filer vos puces La vie est courte et y'en a qu'une Qu'est-c' qu'ell' vous ont fait les étoiles Pour vouloir leur filer les miches D'ailleurs au train où ell's' cavalent Faudrait p' têt' consulter vos fiches Qu'est-c' qu'ils vous ont donc fait les hommes Pour vouloir leur filer la c'rise C'est p' têt' des poires c'est p' têt' des pommes Mais laissez-leur au moins la ch'mise Y'en a marre... Y'en a marre
On vit on mange et puis on meurt Vous n' trouvez pas que c'est charmant Et qu' ça suffit à not' bonheur Et à tous nos emmerdements Y'en a marre Qu'on vive à Paris ou à Rio Qu'on soit enceinte ou bien en carte Qu'on soit sans un ou plein d' fafiots La société c'est pas d' la tarte Y'en a marre Mais p'têt' qu'un jour le crucifié Lach'ra ses clous et ses épines Sa rédemption et tout l' paquet Et viendra gueuler dans nos ruines Y'en a marre... Y'en a marre... Y'en a marre "...
avec sa grande et petite vie à soie et coton à la fois.
Je n'ai jamais envisagé de régler "pour ton meilleur "-bien sur-
les "soucis" de ta vie.
Je suis régulièrement et plus encore en interrogation sur la mienne de vie.
C'est très adolescent?
Enfin, j'ai entendu dire...
Quand je vois votre réussite, j'ai envie d'échouer.
Cette phrase d' une époque où l'on sortait de l'adolescence beaucoup plus vite qu'aujourd'hui,
Allez savoir pourquoi? est restée imprimée là quelque part
et je crois qu'elle m'a toujours guidé;
même si j'y ai mis quelques aménagements personnels .
L'intérêt de la vie c'est d'essayer l'adaptation; sinon,
on répète les erreurs des autres,.
et d'ailleurs...
Le pas léger de côté est un élément d'une danse vaporeuse, fragile et douce à la fois;
L'aérien nous appartient.
L'épineux se transforme en délice. II faut savoir le prendre.
Discrétion, mutisme même s'accordent avec son raisonnable.
Les mots sont posés comme une plume sur un coussin d'air,
et ne sont pas là pour faire du bruit,
à peine un murmure de passage,
à grandir ou pas.
Si les moyens de communication des femmes et des hommes étaient autre que le cri de la peur, la guerre, la violence, les mots tordus, les aboiements, le pouvoir, le cynisme, l'argenterie et tout son or en barres,
ne pourrions nous pas envisager le chant et la danse pour commencer à s'écouter, avec des yeux clairs et des oreilles bien embouchées
Pointes et déliés, vocalises, barcarolles qui se gondolent,
ballades en flatpicking,
lianes de gavottes sur plancher battu,
pasos nobles, tangos toulousain(g)s,
chorales aventureuses conjuguées à la troisième personne,
l'inconnu qui sort de nous galamment, partageur, onirique,
et
fantasmé sans doute.
"Au départ apparut une goutte d'eau, qui dessina les plus belles formes ;
mais celles-ci étaient toutes éphémères. Aussi dure ou complexe que
soit la matière, sache bien qu'elle a l'eau pour principe. Mais tout ce
qui a l'eau pour fondement n'a pas plus de réalité qu'un songe, qu'un
mirage. Personne n'a jamais considéré l'eau comme un élément stable.
Comment une construction sur l'eau pourrait-elle être indéfiniment
solide?"
Fârid Al- Dîn-Attâr
"La vie c'est être continuellement mouillé,
La vie, c'est nager dans le petit bassin du moment présent."
Sohrab Sepehri
"Réagir de façon adéquate à l'incommensurable était impossible. Et celui qui exige cela des victimes devrait exiger du poisson jeté sur la rive qu'il se dépêche de se faire pousser des jambes pour retourner à petits pas dans son élément humide."
Günther Anders
"Le fascisme, le complotisme, le conspirationnisme, le populisme,
l’intégrisme religieux, l’islamisme, toutes ces idéologies sont
différentes mais ont en partage de grands invariants, dont
l’impossibilité d’accepter le réel de l’autre, et donc le réel tout
court. Ces phénomènes sont structurés autour de la pulsion
ressentimiste, consciente ou inconsciente, le délire de persécution, le
fait de préférer la construction d’un « fétiche » en lieu et place de la
réalité qui est refusée, car jugée insupportable, injuste – souvent à
juste titre. Ce « fétiche » peut être tout à fait un dogme religieux,
une conviction « antisystème », que sais-je."
Cynthia Fleury-extrait du journal Le Monde-2/11/2020
"La mort en JE n'existe pas."
Vladimir Jankélévitch
"Je veux dire: ne pas construire d'artificielle cohérence, ne pas chercher à donner un sens, lier entre elles des sensations apparemment hétérogènes, se tromper-créativité de l'erreur-, relier une perception d'image à une sensation intime, arrêter l'habituel déroulement des choses pour être attentif aux infimes mouvements de la conscience, à des secousses [...]
Ne pas embellir notre image. Ne pas tricher. Eliminer le menti, le faux-semblant, le trompe l'oeil, la convention, le comme si."
Tu disais : A quoi bon couper les cheveux en quatre ?
Un jour je me suis fait raser le crâne .
Etais-je plus lisse pour autant?
Non, au contraire même;
Je cherchais dans les décomptes de l'absence à repousser le vide.
"Les gens censés nous aimer sont souvent ceux qui tentent de nous empêcher de vivre..." Lionel Duroy
"Jamais je n'avais crié "Palestine vaincra", seulement "Palestine vivra". Pas question pour moi d'écraser mais d'exister."
"Vous tous les sans-abris,les sans-mères, les sans-amour, les sans
travail, les sans-pains, tenez bon ! Un jour de plus, une semaine, un
mois. Et bientôt, le printemps, l'éte, cette route que je devais
prendre. Ce chemin vers les pays de mer et de ciel bleu. À la fortune de
moi-même. Sans aucun bras autour de mon épaule, sans aucune main
blottie dans la mienne. J'avais échappé au pire, à l'Autre et à tous les
autres. J'étais vivant. Tellement, que j'ai fait un pas de danse sur le
trottoir. La cabriole d'un enfant aux premiers jours des vacances.
Et puis je me suis assis sur un banc pour pleurer."
Sorj Chalandon extraits de: Le livre de Kells
Phare à pop-hier
où je déroulais les fils d'une envie;
Pas de pêche
mais qu'importe.
Face à l'avant-goût salé,
je respirais autre chose que la "disque bleu filtre" de mon géniteur
qui s'imposait volutes dans les moindres recoins de la grotte familiale.
Bref! Je m'aérais
avec les vents chargés des miasmes chimiques de l'estuaire
nourrissant les familles laborieusement syndiquées
et CHUT! camarade
la pollution est derrière toi
et du moment que ça fait de l'emploi...
Aujourd'hui les travailleurs détachés se mêlent aux retraités
pour voir passer les cargos et mater le bout de leur canne
en espérant qu'un poisson suicidaire se jette sur leurs hameçons.
c'est un grand bol d'air et c'est sans doute cela le principal
rêver ,
là ou l'eau saumâtre ne fait pas trop de vagues.
"Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connaît pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui ou pour un non.
Considérez si c'est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas :
Gravez ces mots dans votre cœur,
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant ;
Répétez-les à vos enfants,
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous."
Primo Levi
"L'esprit tantôt nie aveuglément l'infini actuel au nom d'un finitisme sans conviction, tantôt parie dans la nuit pour un absolu."
"Qui s’occupe de tromper les autres n’a pas lui-même le loisir de devenir
effectivement un autre ; qui se compose pour jouer les rôles de son
être, par définition même ne se décolle jamais réellement de cet être.
Bien au contraire ! Plus il se grime, plus il adhère à soi ; plus il
croit être un autre, plus il reste le même. Le même précisément, et non
pas lui-même"
Vladimir Jankélévitch extraits de: Le Je-ne-sais-quoi Le-presque-rien
VOUS DITES : "C'est fatiguant de fréquenter les enfants.
Vous avez raison.
Vous ajoutez :
Parce qu'il faut se baisser, s'incliner,
Se courber,
Se faire tout petit.
Là, vous avez tort,
Ce n'est pas cela qui fatigue le plus,
C'est le fait d'être obligé de s'élever,
De se mettre sur la pointe des pieds
Jusqu'à la hauteur de leurs sentiments,
Pour ne pas les blesser."
Janusz Korczak
"T'as pas les mêmes couleurs
T'as pas la même voix
T'as pas les mêmes heures
T'a pas les mêmes doigts
C'est pas la même vie
C'est pas la même histoire
Pas les mêmes jeudis
Pas les mêmes devoirs
Différence
Différence
Tu as pas les mêmes yeux
T'as pas les mêmes mots
Ta vie en couvre feu
Tu la vis en solo
T'as pas le même cœur
Pas le même sourire
Dessine-moi j'ai peur
Un bateau pour partir
Différence
Différence
T'as pas les mêmes regards
Pas les mêmes silences
Pas les mêmes départs
De mon port de plaisance
Tu as pas les mêmes parfums
Pas les mêmes essences
La voiture ou le train
Sont de longues distances
Différence
Différence
T'as pas les mêmes couleurs (Tu as pas les mêmes couleurs)
Tu as pas la même voix (Tu as pas la même voix)
T'as pas les mêmes heures (T'as pas les mêmes heures)
T'a pas les mêmes doigts (T'a pas les mêmes doigts)
C'est pas la même vie (C'est pas la même vie)
C'est pas la même histoire (C'est pas la même histoire)