mardi 21 septembre 2010

FRENCH ELEPHANT









Avec l'aimable collaboration de "filles sourires"


FLORILEGE



Minuscule, indispensable,
à la bonne marche des savonnettes
qui sentent bon
en principe
et font la peau aux prés jugés toujours  bien remembrés.
Dans l'arrière pays qui n'est plus le mien,
au goutte à goutte 
histoire d'être au parfum;
les fleurs s'évanouissent,
les fleurs s'évaporent,
et il en restera toujours une larme précieuse
derrière l'oreille.
Le monde est ainsi fait
au futile indispensable
pour que la poésie sauve
ce qui reste au fond du plat et qui s'attache
à bien faire.
Il y a toujours un jardin
pour qui veut bien s'y sentir.



chaud devant


 Gast!
-26 degrés - 
Dis!
Si l'on faisait  comme dans le sud :
cannes, bière et sieste au bord de l'eau



-T'as vu quelque chose?
-Ben non, et toi?
-Rien non plus.
-Bon, ben on f'ra comme d'habitude alors!
-C'est ça, arrêt à la poissonnerie en rentrant.


C'est l'arrière saison du touriste migrateur (et retraité)

FESTIVAL SYSTEME D



"Plus d'initiatives et un meilleur accès à la culture pour les jeunes" voilà comme l'on cause sur la brochure du conseil  gégénéral  en se faisant l'écho du festival système D" qui se tiendra  vendredi, samedi et dimanche prochain sous les nefs de l'île de Nantes (en Bretagne) . on y mélangera les genres: cinéma, musique, spectacles de rue, jardinage urbain ( c'est pour apprendre à  faire pousser de l'herbe dans les massifs municipaux? voix off taquine) pôles graphiques etc etc

avec(en autre) :




Christiane F-rock punk lyrique- (une nina Hagen nantaise)



Elodie Rama (jazz-soul-Hip-Hop)






Chorale On Chant Fou





Bud MC Muffin  (country blues)



La Compagnie Popul'Art et son cinéma dynamique artisanal


Merkantil Madgine par l'association Djockario



toutes les infos sur le festival

2 guys 600 pilllows

brêve de port



 Rendez-vous des sans attache
mouillés au dock,
le port s'est disposé ainsi
fort des errances
de passage
à accueillir  bien des rêves largués qui transitent,
 en  mémoires d'humeurs  saumâtres.

lundi 20 septembre 2010

JEUX DE ROLES

un peu de piquant dans la sauce du lundi

 photo: Anne Geddes


A quatre heures vingt,  je regarde le cactus et  il n'a pas l'air d'avoir sommeil...Mais comme  je ne sais rien non plus de l'histoire intime des cactées, ptêt que je m'avance un peu là...et puis,  entre-nous...huhuhu!  je le trouve particulièrement ridicule  posé sur son  pot décoré de grosses fleurs oranges. 
Ceci dit, je ne suis pas responsable de la déco. et je ne tiens  pas à le vexer le "qui s'y frotte s'y pique"... il parait que les plantes en général aiment la compagnie, qu'on leur parle , qu'on les papouille et tout et tout , et donc la prochaine fois, ben... je prendrais des gants pour m'adresser au cactaceae de service.
Et puis, faut pas m'en vouloir, c'était juste pour faire la conversation , dame, y'a pas grand monde de dispo. à c't'heure dans le bourg.. Encore une nouvelle semaine dans le collimateur; des fois je me dis: quand est-ce que ça va s'arrêter c't'affaire?" est-ce qu'on me préviendra avant? y aura t'il des signes avant-coureurs ou ptêt un recommandé avec accusé de réception? 
Des fois, comme ça, quand il y a un creux dans l'histoire qui pense, je me fais mon cinéma en Dédé, sans les lunettes mais avec le mug de thé vert comme pas deux .
"Sur la grande scène de la vie" je m'écris  un scénario bien comme il faut, enfin, à mon sens ou plutôt je devrais dire à ma convenance parce que du sens...c'est pas sur qu'il y en ait  sinon je serais pas là à soliloquer face à un cactus qui s'en fout royal ou alors dans le meilleur des cas qui se demande quelle mouche m'a piqué 
et
-il manque pas d'air lui tiens...

C'est lundi chez ramolli,  ravioli, panzani, garbit...tu paries?
Boudin /saucisse purée
faîtes vos jeux
lessive de blanc à 60... 
et 
 nouvelle tranche toute proprette du calendrier qui sera déjà cuite avant qu'on ne se retourne pour voir le temps passé
mais qui pour l'heure du travailleur sous couette et  qui va bientôt se faire sonner les cloches semblera à priori longue comme ..
ben, comme la mort quand elle régale son monde.
Remarque,
c'est un peu surfait tout ça, non?


dimanche 19 septembre 2010

as-tu déjà aimé?

METTEZ HAUT



"L'été n'en finissant pas d'en finir, l'automne aurait-il des raisons de s'inquiéter?"
Ah oui...
Heu!
Tiens, ça m'apprendra à m'inscrire au concours de la  mettez-haut nationale. Je me retrouve devant une feuille d'automne, enfin, qui lui ressemble à première vue et je rame lamentablement devant la question posée...
J'ai bien quelques idées bousculées au portillon , mais j'ai peur de me planter, ce qui pour un jardinier serait de bonne augure mais dans mon cas...
C'est sans doute une question d'atmosphère me dis-je en rongeant le capuchon de mon stylo à plumes. D'ailleurs, j'ai bien vu ce matin en voulant le mettre dans ma trousse qu'il n'était pas disposé à lever l'encre et il m'a fallu beaucoup de persuasion pour qu'il m'accompagne.
Et voilà le résultat, maintenant il boude, je dirais même plus il sèche et se refuse obstinément à poser sur le papier les quelques idées qui débarquent tant bien que mal .
Ah mais je sais bien, c'est pas le genre à coucher la première fois , seulement allez expliquer ça aux examinateurs vous...Ils vont pas aimer, et d'ailleurs, c'est certainement  pas leur problème et la dame météo qui nous surveille à l'air tellement revêche devant son fond bleu que je n'ose lui demander si je pourrais à tout hasard revenir demain, pour le bulletin du soir...

Les saisons, ça vous ballade sans frontières et t'as intérêt d'être bricoleur en mécanique des fluides si tu veux y comprendre quelque chose. En plus, faut être prévoyant, c'est d'ailleurs la qualité première demandée dans la friche de poste. Il faut prévoir mais sans précipitations, enfin... ça dépend...des saisons. Et oui, c'est subtil comme affaire et la place est risquée autant que celle d'un homme politique, plus même peut-être.  Eux autres on finit par leur pardonner voir même oublier toutes leurs turpitudes alors que toi, il suffit que tu n'annonces pas,  même une seule fois , de bonnes nouvelles et là,  tu risques de te faire rincer.
C'est dire si si c'est un job où il vaut mieux savoir se mouiller.
et avoir aussi le sens de la famille.
Dame,
et l'anticyclone de ta soeur par ci
et la dépression de ta mer par là...

Et merde, tiens,
je  me fie à ma bonne étoile
et je me casse
"comme les rois mages, chez Galilée lalalala lalalala..."