samedi 6 octobre 2012
de fil en aiguille
Tout était pourtant là,
à portée de voix.
Et même
s'il avait eu maille à partir
avec son ombre,
-un double décidément très en forme-
Il aurait pu considérer l'aventure
comme un jeu
d'où il serait sorti -forcément perdant-
puisque les dés étaient pipés d'avance.
Mais non.
Voyez!
Il fallait qu'il se rebelle; pour la beauté du geste,
peut-être,
à moins que ce ne soit chez-lui, de l'ordre de l'angoisse existentielle,
de celle qui conditionnait chez les uns
un phénomène de groupe prompt à transcender l'échine
dans quelques décor de salut public,
Tandis que chez d'autres,
ne croyant plus aux mites d'une quelconque poupée barbu
les poussait à raser les murs
pour essayer de se faire oublier d'eux-mêmes.
C'était entendu.
Chacun avait besoin d'une couverture,
pour passer le temps
qui passe,
Seulement,
voilà!
L'art du tricot,
n'était pas donné à tout le monde...
Découvert chez Le Marquis de l'Orée
"... nous vivons, nous souffrons et nous mourons bêtement sans savoir ni pourquoi, ni comment... si nous sommes heureux, c'est par hasard."
(Panaït Istrati)
vendredi 5 octobre 2012
jardinons nature
La première édition prévue en avril avait été annulée (c'est ce qu'on appelle prendre un râteau n.d.c.) pour des raisons météorologiques, mais cette fois-ci, c'est sur (ou presque), sur l'estuaire, la météo devrait nous faire une fleur, bref: y'aura pas de grain -que de la graine-
De 10h à18h ce dimanche, au jardin des plantes de Saint-Nazaire, avec la participation d'associations autour d'ateliers , démonstration d'écojardinage, troc plantes, conférences, spectacle-conte etc...
Et pis tiens, pendant qu'on n'y est pas, pour celles et ceux qui désireraient approfondir le sujet nature dans sa version... heu!... philosophique dirons-nous, je leur conseille d'aller faire un tour du côté du Québec chez REFLECRITIQUES
cambuse de nuit
"Une nuit où l'on rêve les yeux ouverts, longue comme l'absence, une nuit toute d'interrogation et qui laisse en chemin
des mots improbables immobiles et vains
comme une traversée qui ne connait pas de port sinon la trace d'une couleur
un souffle l'écho des voix du dedans
-Tu avais enfermé de grandes pages de silence
dans cette nuit à la dérive
cherchant quelque fleur inconnue
toute bruissante de soleil futur
une fleur qui serait la perfection du souvenir et qui vibre comme une clef
dans le demi-jour d'un beau matin d'automne."
Lionel Ray- "La clef" "entre nuit et soleil" Editions Gallimard-
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Philippe -expert en céréales fermentées- a envoyé cette photo de brasseurs pas contents parce que les taxes sur la bière vont augmenter. Dame, par les temps qui courent (et que l'on ne rattrape pas) les corporatismes de tous poils font entendre leurs voix dans une grande cacaphonie made in France.
Mais au fait, notre historien de la binouze, sait-il qu'à l'origine, les premiers brasseurs étaient en fait des brasseuses, sauf qu'à partir du moment où les mecs se sont intéressés au métier, même l'étiquette (de bière?) s'est masculinisée.
Ce qui explique que même si c'est une fille qui s'occupe de la confection du breuvage mousseux on dira quand même -brasseur-
Comme quoi, le machisme va se nicher même au fond de la cuve...
Petite info entendue jeudi matin sur France Inter dans l'émission de Pascale Clark et révélée par madame Bachelot se refaisant une santé (ha!ha!ha!) bientôt à la télé .
Boudiou, la culture, c'est pas rien(g)...
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Cette planche -explicative- nous est offerte par Odile
Mignon non?
mercredi 3 octobre 2012
festival les terres défrichées 2012
Quatrième édition de chansons d'ici et d'ailleurs dans le cadre du Festival Terres Défrichées.
Jusqu'au 27 octobre entre La Roche Bernard-Marzan-Muzillac-Missillac-Nivillac- (ac que oui n.d.c.)
Saint Dolay et Saint-lyphard
Pas de site spécifique donc si cela vous interpelle, veuillez avoir l'obligeance de prendre tous les renseignements zut et iles sur les serveurs des communes concernées.
Et, à la bonne votre
Ils seront (et d'autres aussi) dans le programme:
JAOUEN ET LES ROUFLAKETS
FRANçOIS HADJI LAZARO ET PIGALLE
BARBARIE
ARTHUR RIBO
ILENE BARNES
LIZ CHERHAL
XAVIER MERLET
LA VILLA GINETTE
TAILLEVENT
Taillevent - Festival chants marins Paimpol 2009 par tonym4444
chronique d'un certain jour
A la page météo -à gauche vers la queue- du principal quotidien régional- parfois vraiment à l'ouest, on peut, pour le même prix conforter l'idée du jour que l'on a déjà drôlement soupçonnée en allant régulièrement faire frisotter ses poils de barbe, dans les rumeurs d'un ciel de nuit,
et puis aussi,
comparer avec la déco repassée, à la même date, l'année précédente.
De quoi rentrer en conjoncture et circonstances,
essai comparatif
catalogue des: On dit, des: Y'a plus de saisons, des: Avant c'était pas pareil.
Et demain
alors,
finalement,
sera tout autre.
Ben!
Forcément.
Ne pas savoir et tout savoir
Ecoper son parti-pris pour le remettre à flot
et faire en sorte
qu'il godille au mieux des récifs taillés en doutes.
Le On a du Je dans les rouages.
C'est pour mieux en rire mon enfant.
Je ne tiens pas la distance,
On s'en fout,
on s'en plaint.
On s'en moque,
On s'en tape,
On s'en dépêtre,
On relativise...
et
s'en mêle,
les pinceaux du ciel
en
s'acoquinant
avec son avoisinant.
Et tout à coup,
-Je- se sens moi seul
oubliant de coller un timbre sur son permis d'isoler.
Dis!
Tu te rappelles...
Hier, l'automne avait des rougeurs d'été
sous les bras.
Et alors, On pouvait s'imaginer,
qu'il en prenait largement sa part
du gâteau
de ses considérations atmosphériques.
et pour une fois,
Je se satisfaisais,
en douce.
"Une rue grise
Avec des numéros qui n'en finissent pas au-dessus des portes fermées.
Le pare-brise
Opaque des autos qui se suivent au pas vitres teintées noir de fumée.
Un seuil d'église
D'où sort une mariée gréée de voiles blancs au bras d'un mari pour toujours.
Mes trois valises
Emplies de souvenirs et de mes soixante ans qui se font de plus en plus lourds.
"Qui je suis? D'où je viens? Où vais-je?
J'ai vu, je me souviens, la Suisse et la Norvège..."
Les gens qui passent
Sont de chair et de sang mais là, sur ce trottoir ne disent jamais où ils vont.
Qu'ils se dépassent
Qu'ils se croisent c'est sans se parler, sans se voir sans même échanger leurs prénoms.
Pas une place
Pour s'arrêter un peu et s'asseoir sur un banc ainsi qu'un retraité d'État
Quand le vent chasse
Là-bas, aux soirs d'été, l'envol des cormorans sur les falaises d'Étretat.
"Qui je suis? D'où je viens? Où vais-je?
J'ai eu un blazer bleu, un foulard de soie grège..."
Les turbulences
Les klaxons des fourgons de Police-Secours les marteaux-piqueurs immigrés.
Une ambulance
Où peut-être se meurt une de mes amours qu'avec le temps j'ai oubliée.
Cette existence
Hé, tu l'as dit, grand Will, n'est que bruit et fureur et se moque d'un idiot
Et le silence
N'est plus qu'une rumeur de voix d'animateurs" et de "jingles" sur les radios.
"Qui je suis? D'où je viens? Où vais-je?
Où sont ta harpe d'or Harpo, et tes arpèges?..."
Un hôtel borgne
Où l'on me dit: "Ici, les chiens sont interdits même sur des photos jaunies!"
Le mec qui lorgne
Mes trois valises qui, durant l'après-midi ont pris du poids et ont grandi.
Quelqu'un qui cogne
Au mur de ses voisins qui font encore l'amour avec le dialogue assorti.
Demain, un cogne
Soucieux de vérifier ma carte de séjour viendra m'attendre à la sortie.
"Qui je suis? D'où je viens? Où vais-je?
Monsieur, je n'en sais rien, je suis du grand cortège de la vie..."
-Jean-Roger Caussimon-
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