mercredi 14 juillet 2010

ON IRA...où ça ira , ça ira, ça ira...



J'ai toujours eu un peu de mal avec les anniversaires,  commémorations et non- événements récurrents que l'on appelle "marronniers" chez les laborieux de l'info quotidienne et qui permettent ainsi d'occuper le temps, l'espace et l'unité supposée de la nation dans des lieux communs à la merci de tous et de chacun...
Mais...
parce qu'il y a un  toujours un mais -même en juillet-
ce qui peut réunir la famille des gens dans  des festivités aussi gratuites que  bon enfant , c'est pas forcément à négliger, et d'ailleurs...
j'étais où hier soir, hein(g)? 
Ben sur le front de mer, à regarder le feu d'artifice tien(g), pardine!
D'ailleurs... et entre-nous... heu! je me demande si j'ai pas déjà dit ça l'an dernier à la même période... (on appelle ça comment déjà?) les feux d'artifesses (quand ça chauffe de  trop près) nous font revenir dare-dare- du côté de l'enfance, et c'est quand même extraordinaire,enfin j'trouve  de voir des foules de tout âge se retrouver le nez en l'air, les yeux écarquillés et la bouche tout grande  béante, à regarder pendant une quinzaine de minutes  des lumières dans le ciel-
Tu m'étonnes qu'après ça  y en ait des tas à croire en Dieu...
Eh! Oh!Vous fâchez pas je rigole!
Et puis je vous le dit... j'y étais aussi, et franchement ça m'éclate, surtout que cette année l'accompagnement musical nous a épargné le free jazz pour mettre à la place de la chanson française, réaliste et compagnie- désolé pour l'avant-garde cul-turelle du port mais c'était quand même plus approprié et accessible... à mon humble avis, naturlich,  que du Boulez dans sa période polyphonique...
Bon, aujourd'hui je me suis quand même  fait porter pâle pour le défilé parce que faut pas non plus exagérer, j'ai déjà donné quand j'étais scout , à l'époque... c'était pas franchement de ma faute...
Maintenant  que j'ai le droit et le recul  (mais non, pas pour tirer andouille) pour choisir, je le dis tout net les mecs (et les nanas aussi) en uniforme avec une extension à dix coups ou plus de leur virilité supposée au bout de leur ptits bras , heu! merci ça ira,
Ah ça ira, même...
Cette année le commercial en chef de l'entreprise made in France a décidé de faire défiler sur le champ et  les champs, les glorieuses armées des aussi glorieuses démocraties africaines; J'ai entendu ce matin à la radio, l'amiral en chef des armées dans un tour de pirouette sans tutu (enfin en public) dont les militaires ont le secret dire en gros que: la polémique, dans ces circonstances d'hommage (ô  désespoir?) de la nation aux valeureux soldats des ex-colonies morts pour la France et patati  et tata..était  vraiment déplacée et que...d'ailleurs ces armées étaient reconnues (coucou j't'ai reconnue) par les instances autorisées et à des couettes  et que ...rompez-circulez- la grande muette a fini de causer...Bordel de m.- On peut tirer chef?
Pisqu'on cause morale...dommage qu'on n'ait pas préféré payer -comme les hexagonaux- les pensions des anciens combattants "coloniaux" cela aurait été le moindre des respects non? Tu me diras d'ici peu il restera plus personne, ça sera toujours ça de gagné...et circulez! y'a plus rien à voir!
Ah ça ira, ça ira, ça ira...où tu voudras quand tu voudras! 
En tant que géophysicien des terres submersibles , je vous le dit tout cru et   à marée basse, la révolution soit(e)  mais  joyeuse et en douceur, alors rangez-moi tout  votre attirail ,grands dégoûtants, et ne vous figurez quand même pas que votre drapeau aussi priapique qu'il soit vous donne tous les droits , soit dit en passant le breton  non plus, ni le rouge ou le tout noir avec ses tibias (ou pas)...
Enfin bref , n'oublions jamais que c'est rien qu'un bout de tissu avec plein de symboles autour et que c'est pas la peine de se la péter avec ça...cocorico poils aux...gogos!
et puis,
méfions-nous,  des foules énervées , y a toujours des gros  malins qui causent mieux que tout le monde pour les baratiner et les envoyer se faire trouer la couenne pour des marchands d'armes de soupe ou de religion..

  Maintenant, chers camarades et pas clients, si vous le voulez bien,  méditons, un peu  (sur nos voisins):

"La justice militaire est à la justice, ce que la musique militaire est à la musique" -Groucho Marx-

"S'interroger, cela ne vaut-il pas mieux que  marcher au pas?" Roland Moréno

"Les guerres ont toutes sortes  de prétexte, mais n'ont jamais qu'une cause: l'armée. Otez l'armée, vous ôtez la guerre."   -Victor Hugo-

"Autrefois on cherchait des armées pour les mener combattre dans un pays. A présent on cherche des pays pour y mener combattre des armées." -Montesquieu- 
...


Sinon, à part ça, c'était sympa ce 13 juillet en bord d'estuaire.
Et  par de chez vous, c'était comment?.













mardi 13 juillet 2010

AU BAR DE LA PLAGE

tango d'un  matin pâle...
au soleil levant!

LE NEON ET L'INFINI


"Le temps, c'est comme ton pain, garde en pour demain."
Jean-loup Dabadie

LES RENC'ARTS


Cette année les Renc'Arts de Pornichet fêtent leur 15em anniversaire .
Entre le 15 juillet et le 17 août- chaque mardi et jeudi soir- une trentaine de spectacles et une cinquantaine de représentations auront lieu dans différents quartiers de la ville, faisant la part belle aux arts de la rue et aussi à la musique métissée.
Musiciens et acteurs d'Australie, d'Allemagne, du Japon, de Cuba, du Cameroun, d'Espagne, de Belgique, du Canada...ainsi que des artistes régionaux proposeront pour tout public des spectacles de qualité et gratuits.
( certains seront adaptés en langue des signes.)
Les Renc'Arts sont  un incontournable de l'été sur la Côte d'Amour et pour fêter ce quinzième anniversaire, ils nous réservent  bien des surprises...
le programme

et les souvenirs:

NOBODY KNOWS







Deux voix, à tirer  des larmes du blues, à gueuler la révolte dans une usine occupée, sur une scène improvisée, à prendre aux tripes et les secouer dans tous les sens pour y expurger l'indifférence face au sort de l'Humanité qui souffre.
Deux voix, comme la stéréo en somme
-Mama-Colette,
Magny-Béa-
pas vraiment  faites pour les paillettes, qui d'ailleurs avaient plutôt tendance à les oublier , on pourrait même dire: à  s'en méfier.
-à juste titre d'ailleurs .
sans concessions- deux  grandes  dames...
et deux voix
capables de dire cela: 
"J'aurais tant aimé danser jusqu'à la fin de mes jours.../..."
et encore:
'Je pèse quarante huit kilos peut-être  un peu plus , un peu moins, ça dépend si j'ai du chagrin ou pas, je pèse le poids de mes mots.../..."
Deux voix inoubliables, différentes, magiciennes, imposantes, malicieuses... piochant la poésie au creux d'un caniveau pour la mettre sans complexe, au soleil  et lui donner ses lettres de noblesse.
Deux voix qui vous chavirent dans l'océan des doutes mais vous tiennent fermement  la tête hors des flots , comme deux bouées de secours  au milieu d'un désespoir liquide.
Deux voix pour faire l'amour à la planète des gens honnêtes ou plutôt... des honnêtes gens...