dimanche 20 juin 2010

MONSTRUEUX




"Au détour d'un sentier, la lumière nous fauche soudain, abolissant en nous la peur d'une nuit à venir."
-Max Alhau-

Et je m'y jette aussi ( à l'eau) en ce dimanche censé faire sa fête aux paires. Encore une histoire pour  psy sans doute?

Boudiou! 
Depuis quelques heures, "on" ne parle que de cela...De l'égo des mectons en short, boulevard des roustons nationaux. en berne.  Gross malheur pour la chorale des tribunes et une perte (sèche?) pour les débiteurs de  biberons au houblon, à moins que... pour oublier et rappeler sa  maman dont je signale pour  les quelques distraits de la chose pétainiste   "on" a déjà fait la fête il y a peu.!

Si je vous disais ici même et présentement le fond de ma pensée (mélange curieux et local  de marais cage et d'eau légèrement salée, s'il vous plaie),  et bien, j'exprimerais deux trois borborygmes du genre Pfouuuu!!! pchiiittttt!!!!, mouahhhhh! ou encore meuhhhhh! que l'on pourrait traduire en France camaraderie par: J'suis bien content qu'ils se ramassent sur la pelouse- et en vitesse-  les hérons du stade et  pour mes raisons suivantes:
-Tout d'abord et dans mon environnement immédiat  cela fera -et c'est toujours ça de gagné-  un peu moins de hurlements de  voisins mâles en rut ayant coincés la fermeture éclair dans leurs sensibles  attri-buts.
A la place, je pourrais bailler aux corneilles du soir et roucouler avec les tourterelles qui auraient sinon -comme en temps de guerre- désertées les parages pour un genre de  Suisse bien à elles.
-Ensuite, si jamais leur équipée"Oh la belle bleue" avait remporté (ou presque) la baballe , nous aurions eu droit (et gauche confondue) à un concert de congratulations dégoulinantes en provenance  de partout et nulle part où l'hexagone se gratte . que l'on pourrait aisément résumer par:  "on a vachement bien joué, on était les plus forts, qu'est ce qu'on leur a mis,  et vive le ON...
on on on....
-Et puis, suite logique de la précédente, les représentants  élus d'oeufs  mêmes auraient occupé les écrans bleus bleus bleus , pour dire avec fougue, verve, et un bout de saucisson coincé  sous la couronne , qu'ils étaient contents, contents, contents et que d'ailleurs c'était grâce à la politique menée, l'unité nationale et leurs bourses toutes bronzées au miracle de l'été....bla blo bli
-et zou -deux- allez, pour la peine: trois points de plus dans les sondages et ma retraite bien  planquée sous le mouchoir.
Alors que là...Hi!hi!hi! damned "on" a pas réussi à détourner l'attention ! et le râle avorté  de jouissance collectiviste - avec un peu de chance- et par magie- devrait  rencontrer les râleurs du macadam jeudi prochain dans toutes les bonnes rues de nos cités endiablées.
Souhaitons donc objectivement  et à suivre: un été pourri, un tour de France pour cyclistes en gruyère, et quelques catastrophes du même tenant (mais pas trop non plus...) pour que la colère garde toutes ses chances à la rentrée des classes! 
Je sais, je ne devrais pas parler ainsi, c'est pas éthique, Honda civique,  et crottes de bique...et pour la peine, vous me ferez deux pâtés trois ovaires ...




 Pour me faire pardonner- Oh oui, grand fou,  fouette moi!- je vais  de ce pet vous causer d'une expo résolument monstrueuse  qui a  presque emprunté son intitulé à un film culte et à sketchs de messieurs Risi, Scola et Monicelli -réunis-



"Nouveaux Montres " est une expo du Life nazairien  (jusq'au 15 août) dans laquelle  -je cite le document de présentation (compréhensible pour les non formatés  si! si! incroyable...c'est ptêt depuis que le Life a plus de directeur ça n'allège pas que les finances...)  " seize artistes invités à interroger la figure du monstre dans notre société contemporaine. Parmi une sélection internationale, l'exposition regroupe des oeuvres interactives croisant les arts numériques, les arts plastiques et les nouvelles technologies. Le visiteur circule au coeur de sonorités et de lumières qui envahissent l'espace.../..."


Et bien, en tant que (comme diraient...) "nez aux feet" , je n'aurais qu'un mot (ou deux) : Si vous passez par là: allez Z'Y goto. Amenez votre grand-mère centenaire, votre petit neveu de quatre ans, votre éducateur barbu, et les cousins du cantal en vacances.sur l'estuaire.qui vous-voulez mais faites le déplacement et franchement ,je ne suis pas d'habitude du genre à envoyer des fleurs à l'élite culturo-inspirée de la commune, et ben là! franchement-chapeau- c'est intelligent, drôle, poétique, sensible ...à voir et à revoir! 










je vous demanderais en sortant de par ici d'être -comme d'ab.- indulgent avec mes photos, c'est bricolé avec les (petits) moyens du bord (de mer)

Et une petite idée qui bouge par Kub3tv:

PERFECT DAY

samedi 19 juin 2010

QU'UN GROS NEZ ROUGE TITILLE NOS CANONS (de la beauté)



-Camarades, camarades
-pouet! pouet(e)s
-ainsi viques et bateleurs du-Haut- moins le quart...
je vous demanderais -sans vous commander- de prendre connaissance du texte qui suit (celui qui suit -Oups!) et reçu ce matin par première diligence,

et faites zan 
naturlich! 
ce que bon vous semble!

"Coucou Diffusez d'avance ce rdv vitale pour la joie de vivre. Défilé de l'armée des clowns le 14 juillet à Paris Allonzi Faisons de ce 14 juillet 2010 un rassemblement clown de la plus haute farce !!! (lire messe sage ci dessous) Oui, n'attendons pas la force de la tristesse pour se forcer à sourires. Rions sans entraves !!! Bougez vous le nez, révolutionner votre quotidien, faites bouger vos voisin-es, foutez le bordel, rebellez vous, bref, soyez vous mêmes et désobéissez à la tristesse . Rejoint nez l'armée des clowns le 14 juillet pour une parade de la joie de vivre. Répondez vite pour se co organiser pour converger sur la capitaule. Vive l'amour de la vie greenpitre, brigade clown qui fait ce qu'elle peut de l'armée des clowns (circa) greenpitre.canalblog.com Salut à vous brigades de France et de Navarre ! La Bac is back et remet un 14 juillet sous le signe des colonies. Tous nos chers collègues sont bien sur conviés à cette joyeuse débandade. Donc si vous avez envie de participer à l’orga et/ou au défilé faites nous signe ! toute idée est bien venue, qu’on la réalise en commun ou que vous la fassiez au sein du défilé. Sachant que le 14 approche le plus vite vous nous faite signe, le mieux c’est ! La mail liste de la bac à déclaré forfait donc si vous envoyé des mails dessus on ne pourra pas les lire… mais vous pouvez répondre sur mon mail et je transmet ensuite. On peut aussi utiliser le forum http://forum.brigadeclowns.org/index.php Dans la rubrique « l’europe forteresse ». Un sujet 14 juillet va bientôt être créé. Et si vous préféré la voix : 0633425913 Bisous du nez ! Minimir pour la bac"GREENPITRE



pas un jour sans une ligne





"Je n'observe pas le genre humain. Non, je ne suis pas du genre à observer l'Humain. Je crois que j'en sais un bon bout sur le style: "Genre Humain".
C'est toujours approximatif, son degré d'humanité, à un Genre Humain: très vague, flou dans ses idées, ses Grandes Idées Générales. Dans ses actes, en revanche, c'est plutôt précis, ponctuel, organisé. Si un Humain se trouve être du genre  à proclamer, par exemple:: "aimez-vous les uns les autres" ou: tu aimeras ton prochain comme toi-même", les autres Humains du même genre s'empressent d'ajouter: "tu ne tueras point". L'histoire du Genre Humain prouve qu'il n'était pas inutile de le préciser.

Sans que j'aie besoin d'observation ni d'étude, le Genre Humain, moi, il me frappe de ses traits de caractère. Depuis le ventre à Maman que j'en fait partie, du Genre Humain, il me casse les couilles, le Genre Humain, il me les met graves, hirsutes, violacées, tordues, il me les remonte du maxillaire, comme un collier de moules, il me saute à la gorge, me gicle aux yeux, me tord aux oreilles, me cogne à la tête, le genre humain.

Moi, ardent, turgescent, inflammatoire, moi qui n'aime que le clinquant de la vie, l'érection à tous degrés, voilà que je débande, ladies and gentlemen! J'ensuis à l'étreinte molle! Parfaitement! Rien à l'horizon qui puisse me donner envie de frotter ma queue au Genre Humain!

Et, aujourd'hui, c'est, à chaque fois, un peu plus pire qu'hier.
J'ai que la poésie, comme passion.
J'écris, oui. Mais comment doit-on dire, maintenant, en français: un jour néfaste, ou une journée faste?
Merde!
Tout le passionnel est réel
Tout le réel est rationnel
Sale journée!"


NULLA DIES...

"Je n'ai pas envie d'écrire. Voilà!

Je fais les gestes, oui. N'importe qui pourrait dire, là, en me regardant, que je suis en train d'écrire, c'est sûr! Et personne, autour de moi, ne doute que cette action soit volontaire. On n'écrit pas, comme ça, sans y être fermement résolu, sans une dévotion tenace à l'OEuvre en cours.
Nul ne peu supposer, à priori, que je m'adonne à ce luxe, à cette occupation, contre mon gré! Surtout quand on me voit, le reste de mon temps, soumis, comme tout un chacun, à mille odieuses contraintes!

Et je m'attends toujours à la question : "Vous êtes obligé?"

Non. Qui me forcerait?
Si j'étais contraint et forcé, on verrait le Maître et la Règle.
D'ailleurs, je m'arrête à chaque instant.

Heureusement, il y a l'Imparfait, ce mode majestueux, dont l'indulgence est sans limite.
Et la Poésie, qui permet de terroriser."



envoyé par Philonico

MOI

"Où il y avait la rivière,
Un jour, j'irai dormir longtemps;
Où était la mer,
j'irai cueillir au sable,
des bouquets insolents.


Où était le chant du vent,
j'installerai des orages,
des fruits morts,
des soleils cuisants,
au ciel bleu, aux yeux des enfants.

Là je me coucherai comme en vieillissant;

Je jouerai au sauvage,
et je lancerai, en sifflant,
comme une écume à vos visages,
mon désir fou, mon frisson lent."


Les textes proviennent de "Pas un jour sans une ligne"  recueil de poésie de Philippe Léotard -Editions Les Belles Lettres

"J'en suis à tant d'adolescences...!Cinquante-deux ans après ma naissance, je me frotte encore les yeux d'étonnement. Il n'y a que le bonheur qui m'ait aidé à vivre. Je viens seulement de comprendre qu'il pouvait se confondre avec l'amour.
Je my suis donc voué. J'ai voulu saluer chaque jour d'une phrase, une ligne, comme le joint d'une nuit à l'autre.
Et ce n'est jamais moi le plus seul, quand je suis seul.

Si je me suis trompé, en disant: Je t'aime, je préfère avoir dit: Je t'aime.
On ne me fera pas envier celui qui a eu raison sans aimer. " PH.L.

Philippe Léotard est décédé le 25 août 2001 à l'âge de 61 ans

« J'aime les grands brûlés, j'aime les grands acteurs avec un seul rôle, celui de leur vie à tenir à claquer à brandir : J'aime certains hommes, ceux qui savent que la seule liberté que nous possédons, c'est de choisir ses barreaux. J'aime les poètes qui claudiquent sur les marelles du mystère d'être, et qui chantent des mots de moelle et de sang à travers tous les baillons du monde. Je t'aime Philippe Léotard. »
-Claude Nougaro-