jeudi 19 février 2009

il fermait son rideau de fer

Chaque soir, du lundi au samedi , dans le genre des 19h30 il fermait son rideau de fer et l'on pouvait alors entendre la complainte du mécanisme historique, qui rappellait un peu celle des dragues la nuit sur la loire. Un jour, je me suis posé la question -rouge- celle qui rapporte logiquement le plus si l'on peut y répondre :"Est-ce que, ces bruits déchirant le début de soirée de notre quartier plutôt paisible s'arrèteraient le jour ou la grande épicerie de l'est de l'europe aurait fermé définitivement boutique pour cause de décès ? Elle était plutôt costaude ma question et je suis sur que lucien jeunesse himself, avec ses deux mains si vous le voulez bien, il n'aurait pas su -quoi faire! Alors! peut-être que mon père... lui qui avait mis au fond de sa poche nazairienne quelque jeep et tablette de chocolat et qui ne jurait que par les lumières et progrès de la bannière étoilée et son gourou local : servan- schreiber- mais non voyons, pas le psy qui fait la morale au cancer, non l'autre, celui que l'on appellait à l'époque par ses initiales: jjss- bien avant la mode des dsk ou ppda c'est dire s'il était branché sous les néons le gars. En attendant, mon paternel avec qui j'avais partagé le ptit pas en apesanteur des hommes et celui géant de l'humanité ne saurait rien de rostropovitch passant son bach en cassant des briques sur le mur de berlin. D'ailleurs il n'avait pas imaginé non plus, je suppose, le rapprochement que j'aurais pu faire un jour entre l'ouverture des parkings de supermarché de l'ouest à la mytique trabant et le grincement émis par le portail de sa droguerie chaque soir de sa semaine qui en comptait jusqu'à six- enfin là je cause bien entendu sous le regard perçant et lucide de maître mahé- huissier de justesse à st joachim et briéron comme pas deux- Mais quelle idée aussi, me direz-vous d'appeller cette chose "rideau de fer" surtout quand c'est fait de parpaing, de béton ou de brique..mais pas de ferraille, ils auraient mieux fait de la fermer. j'vous dis et puis ptêt que le pape en mobile il y a mis de son huile miraculeuse pour que ça grince moins mais en ce qui concerne la boutique du boulevard gambetta, ça n'a strictement servi à rien, pisque au jour d'aujourd'hui , je peux le dire en témoin...sonore de mon époque, même servi en musique, ça grince toujours! alors comme disait lénine, qu'était pas le dernier à la ramener et qui avait le bras long et le sens de la raie partie -pauvre pêcheur- : "que faire?"

mercredi 18 février 2009

We're lovin' Vincent Delerm - The SheBeeShots

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sidoniethe1andonly

Grégoire Toi + Moi

vu sur: http://tranchesdesko.blogspot.com/

2000 - Extension du Domaine de la Lutte - Version Intégrale - 9/10

le sens du combat


"le jour monte et grandit, retombe sur la ville. Nous avons traversé la nuit sans délivrance. J'entends les autobus et la rumeur subtile des échanges sociaux. J'accède à la présence. Aujourd'hui aura lieu. La surface invisible délimitant dans l'air nos êtres de souffrance se forme et se durcit à une vitesse terrible; Le corps, le corps pourtant est une appartenance. Nous avons traversé fatigues et désirs sans retrouver le goût des rêves de l'enfance. Il n'y a plus grand choses au fond de nos sourires, nous sommes prisonniers de notre transparence. Au long de ces journées où le corps nous domine, où le monde est bien là, comme un bloc de ciment, ces journées sans plaisir, sans passion, sans tourment, dans l'inutilité pratiquement divines. Au milieu des herbages et des forêts de hêtres, au milieu des immeubles et des publicités nous vivons un moment d'absolue vérité: Oui le monde est bien là, et tel qu'il paraît être. Les êtres humains sont faits de parties séparables, leur corps coalescent n'est pas fait pour durer. Seuls dans leurs alvéoles soigneusement murés ils attendent l'envol, l'appel de l'impalpable. Le gardien vient toujours au coeur du crépuscule; Son regard est pensif, il a toutes les clés, les cendres des captifs sont très vites envolées; Il faut quelques minutes pour laver la cellule.../... "-extraits- le sens du combat-michel houellebecq-