dimanche 4 janvier 2009

union, action et harmonie de la semaine




"L'harmonie se trouve dans l'opposition des contraires et non dans la duplication des symétries" -hélène grimaud- Serge m'a demandé de mettre cette phrase en pensée de la semaine sur le portail de la maison, je vais voir avec moi-même ce que je peux faire, ce n'est pas gagné d'avance mais j'ai quand même bon espoir. Ce n'est pas rien figurez-vous de rajouter ainsi dans la ville, un panneau de signalisation non homologué par les services de l'équipement et des voiries diverses. Non que j'ai eu jusqu'alors à être inquiété par les responsables de la fonction -et je les remercie d'avance et par anticipation- mais à des titres différents allant de la pudeur à l'inconscience, du doute à l'exibitionnisme et j'en oublie volontairement, cette idée qui ne m'appartient pas comme la plupart des idées, d'offrir chaque semaine au regard volontaire une pensée choisie a forcément des conséquences suivant l'interprétation des uns aux autres. L'amusement, le plaisir, la réflexion, l'indignation, la colère... toutes les facettes ou presque de l'éventail humain traversent le miroir de ces quelques mots mis en forme. La société du spectacle de la vie se nourrit en elle même et j'en suis un humble serviteur.


"N'attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive... et tu seras heureux" epictète-Cette semaine la pensée de la semaine est à la sauce grecque, à regarder de plus près, il n'y aurait pas, à priori de contre indication et bien son contraire avec les mots mis en relation par serge; S'agit-il de pensées de saison ? je ne vois pas pourquoi je pose cette question, mais comme elle m'arrive dont ne sait où, je me dois d'essayer d'y répondre, et comme une évidence, je prends l'affirmative.Effectivement ces deux phrases sont de saison et de toutes les autres aussi sans doutes mais ça c'est une autre histoire que nous ouvrirons en temps voulu ou... arrivé. Pour l'heure du quatre janvier 2009 qui joue bien son rôle d'hiver, il fallait que les mots ne puissent pas gèler en dessous d'une certaine température, je crois que la démonstration en est faite. Il y a bien des pensées qui résistent aux complaisances du temps, à l'apathie supposée et orchestrée. Tout ce qui nous empêche de comprendre, tout ce qui parasite nos esprits, nos intuitions, notre volonté et nos ardeurs contribue à déséquilibrer le sens profond de la raison faîte Homme, qui est de toujours refuser l'uniformité et la soumission en bricolant à longueur de générations des rêves et des suppositions. Le système que l'on nous rabâche et vend à la sauvette et en toute occasion, parfois, comme un bateau oublié sur un coin de marée basse, rouille et se fissure en regardant passer les saisons; Il serait donc de bon ton et même préférable que nous en soyions attristés, voir inquiets pour ne pas dire apeurés, et que nous laissions aux grands ordonateurs et superviseurs des esprits, une fois encore et surtout le libre espace de nos consciences. Ne faisons rien surtout qui pourrait porter à conséquence. Je vous en supplie rapporte le porte-manteau, je vous l'ordonne aboie le porte-flingue. Pourtant, je sens dans l'air brassé de l'estuaire, comme un vent de bise, à qui rien ne résiste encore, je crois avoir froid puisque on me dit qu'il fait froid, mais si je me découvre un peu, je me rends bien compte que le soleil a toujours raison du -moi- qui frissonne, qu'il "suffit" de s'ouvrir à l'idée pour qu'elle puisse germer et grandir. Non ce n'est pas la peur qui guide nos esprits, mais bien les leurs et c'est sans doutes pourquoi, il faut s'attendre à ce que toute véléité et forme d'insoumission, d'insubordination et de poésie soit surveillée, déformée, espionnée, pourchassée, malmenée, chroniquée, journalistiquée et éradiquée. Pour l'harmonie, pour la prise en main temporaire de nos destinées, pour le plaisir d'en avoir- du plaisir- ayons confiance en les mots quand ils nous éveillent, soyons rassurés avec nous mêmes et pour trouver l'équilibre, offrons à la vie l'instant, juste un instant du bonheur, afin d'y prendre goût.

samedi 27 décembre 2008

poète en groningue
















"Songer à partir, disait-il, et c'était encore sous les mots du poème comme une barque quand le soleil se noie au milieu du lac, juste là où le vent n'élargit plus les cercles, une barque frêle et qui fait mine de vouloir s'en aller, va, revient, et l'eau proteste contre la proue, et personne, personne pour comprendre et traduire cela; que de si petites vagues- rêves, souvenirs, peurs d'enfant- aient toujours raison de nos plus fiers élans, de nos désirs d'échapper au reflux. Personne, sinon celui qui parle de partir et cherche encore un endroit pour rester." -poète en groningue-guy goffette-

le ruban bleu dans tous ses états et autres papotages côtiers


Et bien chers auditeurs, lecteurs, et de bonne humeur bonsoir, nous sommes en direct du café du port pour notre émission quotidienne de canotage-papotage qui fait le tour de la question aussi vite qu'elle est posée et qui déniche à marée basse quelques coquilles à se mettre sous l'adam. Et pour commencer puisque, comme disait le grand philosophe platoon: "faut bien démarrer un jour les hostilités" je vais vous raconter une petite histoire, qu'il faudra mettre au crédit du conte de noël précédemment raconté sur nos ondes et qui narrait la désaventure d'une "mauvais troupe" aux prises avec le capitalisme flamboyant et froid comme l'atlantique nord sous la coque d'un liner. On pourrait également dire que cette "affaire" outre les nombreuses réactions qu'elle a sucité dans le landerneau nazairien a également permis à plusieurs personnes ayant eu affaire avec les vigiles téléguidés du "ruban bleu "de raconter à leur tour leur histoire- par exemple celle ci qui est, je vous l'assure aussi absurde que véridique. Il y a quelques mois de cela une étudiante arrondissant ses fins de mois en distribuant quelques prospectus publicitaires dans le-dit- centre commercial reçut la visite des vigiles lui demandant d'arréter immédiatement son activité- très étonnée et même interloquée, elle expliqua aux messieurs en uniformes que les pubs en question concernaient justement les boutiques du "ruban bleu" , qu'on lui avait demandé de les distribuer à cet endroit et que voilà quoi!, c'était ridicule de venir l'ennuyer .... Mais nos professionnels ne voulurent rien savoir, ils avaient des ordres... alors comment dit-on déjà: l'arrosseur arrosé? le chien qui se mort la queue?...
et pour en terminer (aujourd'hui) avec cette histoire - ouest-france dans son excellente rubrique nazairienne "farces et balises" du samedi 20 décembre a publié sous le titre "urbanisme et urbanité" ceci: "l'urbanisme ça consiste à adapter les villes aux besoins des gens. Et l'urbanité, ce serait une forme de politesse teintée d'affabilité naturelle (petit robert) : une notion qui n'a pas joué les premiers rôles dans la mésaventure de la Mauvaise Troupe. Ce groupe sympathique de "bateleurs amateurs" nous raconte dans un e-mail comment il s'est fait éjecter manu militari par des vigiles du Ruban Bleu samedi 13, juste pour avoir voulu pousser la chansonnette. L'endroit est privé d'accord, mais à la différence d'una autre galerie commerciale, il est en centre-ville, àciel ouvert et ses promoteurs ne sont là QUE par la volonté publique, qui leur a assigné une mission d'urbanisme, précisément. Afficher un slogan pompeux comme "une autre idée du monde", c'est bien joli, mais il faudrait voir à lui donner un contenu. Sauf, comme le redoute la Mauvaise Troupe, si "on n'accepte du peuple que sa carte bleue". Ce qui ne serait pas très urbain."
Serge notre guetteur languedocien m'a fait parvenir une info sur un vote des députés, du genre comme ils affectionnent en catimini, vite fait sur le gaz et concernant la pratique de la chasse:

"Le Parlement encourage la pratique de la chasse
AP 18.12.2008 13:10
Le Parlement a adopté jeudi une proposition de loi UMP destinée à encourager la pratique de la chasse. Ce texte du sénateur UMP Ladislas Poniatowski, déjà approuvé par les sénateurs, a été voté dans les mêmes termes par les députés à l'issue d'une séance consensuelle.
La proposition de loi contient des mesures techniques ou symboliques destinées à faciliter la vie des chasseurs, face à la baisse de la pratique cynégétique en France. En l'espace d'une génération, le nombre de chasseurs est passé en France de 2,4 millions à 1,2 million, selon un rapport du Conseil économique et social datant de 2002.
Le texte abaisse le coût du permis de chasser pour les jeunes. Le droit de timbre sera ramené à 15 euros pour les mineurs âgés de plus de 16 ans. La redevance annuelle sera diminuée de moitié lorsqu'un chasseur valide pour la première fois son permis. La cotisation fédérale sera abaissée dans les mêmes proportions.
Plusieurs mesures visent à lutter contre les infractions au droit de chasse. Les gardes-chasse privés pourront saisir le gibier braconné sur leurs terres, alors qu'ils ne pouvaient jusqu'ici que faire un constat. Les infractions au schéma départemental de gestion cynégétique feront l'objet d'amendes.
Le texte contient enfin des mesures de simplification administrative. Chaque association communale de chasse agréée (ACCA) pourra délivrer des cartes de chasse temporaire à des pratiquants occasionnels. Le transport du gibier tué en période de chasse sera facilité.
La proposition de loi a été voté dans une ambiance consensuelle, loin des violents débats sur la loi Voynet à la fin des années 90. Le PS a joint ses voix à celles de l'UMP afin de "permettre de maintenir un climat apaisé" dans les campagnes. Les communistes et les Verts se sont abstenus. AP"
y'a pas à dire cynégétique ça fait quand même plus chic que viandard...
"Sur une boîte de conserve, sur un pigeon d'argile, vingt dieux, c'est pas pareil . Pour les chasseurs, les vrais, il faut de la chair tiède avec du sang vermeil, pour les chasseurs, les vrais, il faut que ça palpite de plumes et de ramage, il faut que ça ait peur, il faut que ça se sauve, bref, que ce soit "Sauvage"...La Chasse, c'est le défoulement national, c'est la soupape des frustrés, la chasse, c'est la guéguerre permise aux hommes en temps de paix ! Chaque mois de septembre, le plumet au chapeau, ils partent comme en quarante, ranimer la flaflamme du chasseur inconnu qu'avait du poil au ventre, en carte comme les putes, ils draguent à Rambouillet, ils tapinent en Sologne, mais quand ils tirent leur coup, le client de passage se réveille charogne...La chasse, c'est le défoulement national, c'est le coït des frustrés, la chasse, c'est la guéguerre permise aux hommes en temps de paix ! Regardez-les marcher, l'arrogance au visage, le cœur sur la gachette, ces spadassins rentrés, ces héros d'Epinal, ces tueurs de fauvettes, regardez les marcher, ces Zaroff de banlieue, ces Hemingway d'Neuilly,vers le trou à lapin, vers la mare à canards, y faire leur safari...La chasse, c'est le défoulement national, c'est la Villette des frustrés, la chasse, c'est la guéguerre permise aux hommes en temps de paix ! Les soldats ça s'enraye, les soldats ça se rouille, c'est comme les carabines, le service militaire ça s'continue plus tard à coups de chevrotines : Pour le chasseur français y avait le perdreau boche ou le lièvre fellouze, pour le chasseur franquiste l'anarchiste rouge-gorge et la chienne andalouse...La chasse,c'est le défoulement national, c'est le p'tit Vietnam des frustrés, La chasse, c'est la guéguerre permise aux hommes en temps de paix." -la chasse- henri tachan-

vendredi 26 décembre 2008

et ta soeur, elle en fait de la pédagogie économique?











"Il faut faire de la pédagogie économique" c'est le genre de truc entendu ce matin en mastiquant une tartine de pain grillé beurre salé et en écoutant -comme on dit- les nouvelles du monde; Le spécialiste en question, ah oui parce que la radio tout comme la télé d'ailleurs fait beaucoup usage de consultants ; Dès qu'il y a quelque chose à comprendre, il y a forcément dans un ptit coin un expert chargé de rassurer nos angoisses et de donner un sens à nos incertitudes ou questionnements divers. Ces nouveaux "techniciens" du savoir ont peu à peu remplacé les philosophes passés de mode ou pour les nouveaux tellement à côté du monde qui les entoure, que lorsqu'ils l'ouvrent on a envie de bailler ou parfois même de vomir. Mais pour en revenir à l'économiste invité au petit dej. et à qui le journaliste qui avait dû se lever tôt pour préparer ses questions demandait "vous croyez qu'en 2009 les licenciements ça va continuer? " comme on avait du le briefer avant pour qu'il ne fasse pas trop dans le catastrophisme, c'est noël merde, eu donc une réponse toute en nuance où il ressortait (je traduis bien sur...) que finalement pour éviter que les gences du popolo, nous autres, s'énervent à la longue de voir leur seigneur et maître stringuer avec meubles et bagages sur les plages privées et luxueuses do brasil , pendant qu'il reçoivent leur lettre de licenciement comme bons voeux des gentils actionnaires de leur boite , et ben fallait qu'on donne du sens à tout ça, aux banquiers, à l'argent qui se débine dieu sait où,mais pas les autres, au monde merveilleux et enchanté du capitalisme et de la libre entreprise, aux règles internationales qu'il ne faudrait pas bouger au risque que ça soit pire ensuite et bla-blate... bref toujours la même salade, le même brouet idéologiquement infâme, dans lequel surnagent des bouts de viande de pauvre- Mais! au fait! me disais-je en croquant un gain de sel de guérande, ça rassure qui ce genre de baratin? certainement pas tous ceux qui voient au quotidien depuis...les effets bénéfiques des grandes résolutions fmisque, omcites et autres hochets capitonnés pour vip mondialisés, alors au bout du compte ceux qui ont le plus peur que ça pète, et le plus à perdre dans l'affaire c'est qui d'après vous ??? vous pouvez envoyer votre réponse à: " comment va le monde? il va comme d'habitude et nous avons une certaine habitude du monde" dernière poste restante 75000 paris sera toujours paris...