mercredi 7 mai 2008

"rebelle et fraternelle "au parc paysager






















"Comme je suis très vieux, je sais bien des histoires, et j'en ai fait pour toi pas moins d'un petit cent. Oh ce n'est certes ni très fin ni très puissant ça m'a pas demandé des efforts méritoires. Mais c'est un peu loufoque un peu blasphématoire un peu gai quelquefois, un peu triste en passant ça garde un peu de forme, et va s'avachissant s'il le faut-mais c'était un motif péremptoire. Ne me reprochez pas de me moquer de tout. Je ne me moque pas. Je me complais surtout à tripoter dans les coins noirs ma pauvre muse... Elle braille souvent. Dame, je n'y vois pas, et je luis fait du mal à ses tendres appas...Mais je m'en fiche un peu pourvu que ça t'amuse." à mon lapin- boris vian- cent sonnets-












Mardi, ça bug à l'ouest - c'est quoi ça, un nouveau film avec effets spéciaux sorti tout droit de l'imaginaire- bling bling boum- outre atlantique? Mais que nenni, c'est juste que le réseau a pris hier,un coup de chaud ou de froid -on sait pas- et que les communications téléphoniques, les box, modems et autre artillerie de la communication moderne aujourd'hui et ringarde demain ne passaient plus! et là forcément on se dit qu'on est peu de chose dès que la technique s'emballe (et c'est pas cher) et qu'il n'y a plus qu'à attendre que les pros du bidouillage nous sortent de là; à oui certains vont me rétorquer que -lalalère- eux ils ont pu se connecter- Comme d'ab. tout dépend de votre marque d'épicier- mais qui sait, un jour (lara) il y aura sans doutes le maousse plantage - les vendeurs de "qui plante pas" nous l'avait annoncé pour la fin du vingtième et on a eu à la place la grande tempête, ce qui dans les faits pour certains est revenu au même car sans jus va donc faire tourner le pc- Demandez plutôt aux camarades des nouvelles de loire atlantique ce qu'ils en pensent! eux qui organisent le week-end prochain au parc paysager leur fête -je cite-"rebelle et fraternelle" avec, msieurs dames camarades et clients pour 8 euros le samedi à partir de 20h les caméléons, subway et le dimanche à 17h la compagnie jolie môme- ça bien sur c'est pour la partie artistique, sinon au programme vous aurez également des débats car une fête du pc sans débat heu! c'est un peu comme un stand sans casquette ricard! les thèmes retenus sont: "faut-il liquider mai 1968?" (40 ans déjà! coucou nous revoilà) et "patrons voyoux§ droit du travail en europe" tabernacle on dirait des thèmes du programme électoral des "couches confiance" pour les présidentielles, mâ bien sur -ouf- n'en doutons-pas sorti de l'emballage ça sera pas la même histoire- "résister débattre créer" qu'ils disent les organisateurs et avec du soleil- sous les merguez la plage- tous ensemble! tous ensemble ouai! ouai!

dimanche 4 mai 2008

il ne s'agit plus de comprendre le monde il faut le transformer- claude roy-





































"la grande humanité voyage sur le pont des navires, dans les trains en troisième classe, sur les routes à pied, la grande humanité. La grande humanité va au travail à huit ans, elle se marie à vingt, meurt à quarante, la grande humanité. le pain suffit à tous sauf à la grande humanité, le riz aussi, le sucre aussi, le tissu aussi, le livre aussi. Cela suffit à tous sauf à la grande humanité. Il n'y a pas d'ombre sur la terre de la grande humanité, pas de lanterne dans ses rues, pas de vitres à ses fenêtres. Mais elle a son espoir la grande humanité. On ne peut pas vivre sans espoir." -la grande humanité-nâzim hikmet
















"Ce qui fut fait à ceux des miens, qui fut exigé de leurs mains, du dos cassé, des reins vrillés. Vieille à trente ans, morte à vingt ans, quand le regard avait pour âge l'âge qu'on a pour vivre clair. Ce qui fut fait à ceux des miens, pas de terre assez pour manger, pas de temps assez pour chanter. Et c'est la terre ou c'est la mer, le travail qui n'est pas pour soi, la maison qui n'est pas pour toi. Quatorze pour les rassembler, l'armistice pour les pleurer, l'alcool vendu pour les calmer. Un peu d'amour pour commencer, quelques années pour s'étonner, quelques années pour supporter. Je ne peu pas le pardonner." - morbihan- guillevic-
















"Jamais, jamais je ne pourrai dormir tranquille aussi longtemps que d'autres n'auront pas le sommeil et l'abri, ni jamais vivre de bon coeur tant qu'il faudra que d'autres meurent qui ne savent pas pourquoi. J'ai mal au coeur, mal à la terre, mal au présent. Le poète n'est pas celui qui dit Je n'y suis pour personne, le poète dit J'y suis pour tout le monde. Ne frappez pas avant d'entrer vous êtes déjà là. Qui vous frappe me frappe j'en vois de toutes les couleurs j'y suis pour tout le monde. Pour ceux qui meurent parce que les juifs il faut les tuer pour ceux qui meurent parce que les jaunes cette race-là c'est fait pour être exterminé. Pour ceux qui saignent parce que ces gens-là ça ne comprend que la trique. Pour ceux qui triment parce que les pauvres c'est fait pour travailler. Pour ceux qui pleurent parce que si'ils ont des yeux et bien c'est pour pleurer. Pour ceux qui paient les pots cassés du profit et du mépris des hommes../..." jamais je ne pourrai-"les circonstances" claude roy- gallimard-
















"Philistins, épiciers, alors que vous caressiez vos femmes, vos femmes, En songeant aux petits que vos grossiers appétits engendrent, engendrent, vous disiez: ils seront, menton rasé, ventre rond, notaires, notaires, mais pour bien vous punir, un jour vous voyez venir au monde, au monde, des enfants non voulus qui deviennent chevelus poètes, poètes..." chanson des cloches de baptême-jean richepin-
















samedi 3 mai 2008

sous les jupes du monde




















Sous les jupes du monde, il se fait comme un mystère liquide et vagues; le vent soulève l'émotion et l'inconnu s' achève en dernières illusions. Tu vois, là bas, tout au bout de la jetée, dans la pierre rude d'ici, j'ai laissé au couteau de ma jeunesse, un coeur de granit pour ne plus jamais souffrir quand la marée emporte les derniers soupirs, comme un bâteau où des hommes ont trimé et qu' ils ne reverront plus puiqu'il semblerait que le décor lui soit par trop insupportable- Ici , on fabrique du rêve pour les autres, c'est ainsi! et les "gros" qui flottent à bord de ces chimères liquides sont les mêmes qui tuent peu à peu, en silence, la fraternité ouvrière en conjuguant le j'en profite avec tu courbes l'échine sur les flancs des derniers pas que beaux.

lu sur le blog d'une écriveuse qui se définit elle-même comme une obsédée textuelle: Un sculpteur finit de travailler son bloc de pierre. Un petit garçon passant devant lui, s’arrête et le regarde travailler. Au bout d’un moment, il lui demande, perplexe : « Comment tu as su qu’il y avait un cheval dans la pierre ? »












"Le quotidien qui nous attache prison sans murs qui freine nos rêves, peut se dissoudre comme une tâche dans la lessive de phrases brèves... Juste des mots écrits ou lus pour tordre enfin ces pauvres rails que nous suivons l'âme dévêtue jusqu'au moment où cesse le bail... Juste l'esprit sans aucun zinc pur s'envoler, pour s'évader vers le pays de la bourlingue où la folie vient parader...Juste l'envie de crier "NON" Rejoindre Charles , briser l"horloge, avoir le vent comme compagnon, et les nuages comme unique toge. Juste cela au creux du coeur, pour des secondes extraire l'or, pour visiter tous ces "ailleurs" où sont cachés tant de trésors. Le pays fou de la bourlingue, on le parcourt sans mouvement, dans le fouillis d'unvieux bastringue formé de mots qui rendent VIVANT" -bastringue d'ailleurs-laurent vegega-












"un paquebot filait dans l'écume impossible et la source coulait comme un beau jour éteint. Tu sais, je voulais me souvenir de la terre sur les traces d'un ailleurs et de l'irréversible et tenter de saisir la route autour du monde: pour arriver trop tard et avoir entendu ces gens à qui l'on ment en un moindre poème; tu vois cet homme inquiet debout sur le rivage: une sardine sur l'épaule, il connaît l'océan il descend les torrents pour éviter la nuit sa mer ne dort jamais et il invente du doigt les moutons de Crimée, les loups de Budapest il murmure son voyage sous un pont népalais il ne se montre plus: il compose un recueil du chant de la mésange, de la huppe cendrée des lointains poétiques à l'intérieur de soi j'écrivais dans le marc mon amour souviens- toi mon possible mensonge pour écouter la terre un peu plus bas buvait au bord d'une rivière un troupeau de bovins crottés, chauves, rétifs: il ne ressemble à rien si tu reviens, pensif avec le cri du vent ne prenant jamais terre tu es l'errant de l'art et ton silence est rude cette goutte d'eau chuchotée dans l'infini sans âge: elle ne peut s'en aller à cause de ma mémoire" -un paquebot filait- véronique sauger-












le marché de potiers d'herbignac fête ses dix ans


odile m'a envoyé un message pour rappeller que c'est ce ce week-end qu'a lieu le marché de potiers d'herbignac qui fête cette année son dixième anniversaire; pour ceux qui ne connaissent pas encore, cela se passe au pied (médor) du château de ranrouët, dans un cadre fort agréable et une ambiance bon enfant; en plus avec la météo que l'on nous annonce ça devrait être super! au programme de 10h à 19h (entrée libre) une cinquantaine de potiers et céramistes de l'hexagone mais aussi de l'étranger travaillant toutes les techniques possibles en la matière- le thème étant cette année: "terre et mer" plus d'infos sur le site
"Il y a un cannibale qui me lit. C'est un lecteur férocement intelligent, un lecteur de rêve. il ne laisse passer aucun mot sans en soupeser le pods de sang. il soulève même les virgules pour découvrir les morceaux de choix. Il sait lui que la page vibre d'une splendide respiration . Ah! cet émoi qui rend la proie alléchante et déjà soumise. Il attend la fatigue qui descend sur le visage comme un masque de sacrifice. Il cherche la faille pour bondir: l'adjectif de trop,la répétition qui ne pardonne pas; Il y a un cannibale qui me lit pour se nourrir" -abdellatif laâbi-

vendredi 2 mai 2008

en bref , en résumé et parenthèses






















Philippe bonnet es-spécialiste de la bière bretonne et de navarre ("Deux siècles de bières en Bretagne”, édité au édition Yoran Embanner-en vente dans toutes les bonnes brasseries et librairies ) m'envoie un lien pour une une association qui a vu le jour en ce début d'année 2008- elle s'appelle "association bretagne israël- et se donne pour but -je cite: de promouvoir des liens culturels, économiques et touristiques entre ces deux entités. , souhaitons lui une longue vie; à ce propos et pour enlever tout malentendu...si jamais quelqu'un envisage de créer un jour une association -bretagne-palestine -je transmettrais naturellement et avec plaisir l'info, dans la mesure bien sur où comme pour "israël-bretagne" (et j'espère ne pas me tromper...) l'idée soit aussi de reconnaitre également l'existence et le droit de vivre à chacun librement -israélien et palestinien- en paix et en harmonie sur sa terre. Je sais y'a du boulot et les intégrismes sont hélas féconds en israël comme en palestine, mais je n'ai toujours pas compris comment on pouvait défendre le droit d'un peuple à sa culture, sa langue, son histoire etc sans dans le même temps reconnaitre les droits de tous les autres peuples ....






../..Personnellement c'est dans ce sens que je suis breton et fier de l'être et qu'un jour, par exemple, j'ai refusé de signer une pétition proposée par une association nazairienne de défense de la palestine, qui dans un raccourci, bien pratique pour elle sans doute, décrétait que les bons étaient d'un côté et les méchants de l'autre- Ah! dame, c'est sur, comme cela, "intellectuellement" , on ne se prend pas la tête, et c'est aussi au nom de ce genre de connerie, que les guerres perdurent et comme dans les cours de maternelle on répète indéfiniment: "mais c'est lui qu'a commencé m'dame!".












il y a quelques temps, kevin izorce, le jeune candidat du modem aux municipales de saint nazaire est intervenu à l'école de la chimie à paris au cours d'une réunion du mouvement des démocrates pour faire son bilan suite aux dernières élections locales- vous pouvez en avoir un aperçu sur dailymotion . et là encore désolé si j'ai l'air de brouiller les pistes, mais ... les bons les méchants, le bien, le mal, la gauche la droite...et toute cette discipline judéo-chrétienne qui nous empoisonne "la libre pensée" depuis des lustres, et bien , même si c'est pas facile- voui, c'est sur c'est Kulturel, j'essaye quand même de m'en soigner...












Le dalaï lama bientôt en corse, c'est en tout cas ce qu'annonce le site http://www.unita-naziunale.org/ qui signale que le leader tibétain devrait donner une conférence courant juin à ajaccio à l'invitation de la ligue des droits de l'homme.
"je suis né fils des marées par les six vents épousées, au creux d'un béni berceau, tressage d'algues et de flots. J'ai grandi fleur de galets, près d'une lande de bleuets que foulaient au grand galop d'impétieux sellés chevaux. J'ai connu d'autres cités en exil à l'étranger, mais je n'ai trouvé le beau que dessous ses oripeaux. Non, je n'oublierai jamais cette île que le vent balaie, car c'est là dans son terreau que s'enracinent mes mots. Comme je t'aime ma bretagne fief récif, rêvée compagne, terre d'asile où je m'éloigne dès que la fièvre me gagne" -bretagne-thomas durand.