jeudi 25 décembre 2025

te voilà en train d'exister

 

Tout se mélange
sur le par terre
d'un  jour de fête,
avec les invités surprise
venus avec leurs fleurs.
On a fait de la place pour les accueillir.
Ô ils étaient de pas très loin
mais d'habitude c'est nous qui allions leur rendre visite- enfin- des fois quand on y pensait -des fois...
Et là, comme s'ils savaient qu'il y avait de la place dans la maison,
ils s'étaient pointé à plusieurs mais avec des fleurs , en bouquets, certains  même avec des couronnes .
Ce fut sympa, parce qu'ils avaient plein d'histoires à raconter;
certaines on les connaissait déjà, un peu  mais pas toujours comme ils en causaient
et puis aussi plein de nouvelles qui nous en bouchèrent un coin.
De quoi se nourrir pour pas cher, heu!
avec ses très chers
disparus.

Avec eux pas d'engueulades,
on a fait dans le paisible.
Aucune saute d'humeur
et d'ailleurs on s'est dit qu'à Noël prochain
c'est nous qui irions les voir
avec des fleurs et des chocolats aussi.










L'esprit de fêtes ,  ça me laisse pensif. 
Pas vous?






                                    "Quand je serai mort
                                          bâtissez un curieux récif
                                          dans ma carcasse une cabane
                                          dans mes entrailles un verger
                                             dans mes silences habitez- moi de vos sourires
       et peuplez moi de vos révoltes
déformez moi avalez moi mâchouillez moi fumez moi abricotez moi
et inventez
un nouveau navire
à la taille d'un souvenir"
Thomas Vinau






mardi 23 décembre 2025

le jour le plus court

 


Les bancs sont vides,
ils en profitent
pour échanger
sur l'assise;
il sera toujours  l'heure de lever le siège
un  peu plus tard
quand les grilles s'ouvriront. 
A cette époque de l'année, on a l'aubaine de pouvoir inspirer plus longtemps
avant d'accueillir des fessiers
Une période douce, propice à  la réflexion  dans les rivages philosophiques
à l'extrait de zone côtière;
sel d'une vie de banc de jardin public
amorce de l'immensité.
Les bancs s'épient et se racontent gentiment.
Ils se connaissent, à force de platitude horizontale;
alors ils se prêtent leur point de vue
pour essayer de mieux comprendre
les corps qui s'assoient.
Car, c'est ainsi, leur vision postérieure et
intemporelle,
est étonnement juste et lucide
sur le corps humain
du commencement  à son tréfond.
Les brisants n'ont plus vraiment de secrets à leurs lattes.
Cela ne les empêche pas d'être indulgents
en acceptant les différences, les manières de faire et d'être
en se posant là, où en face,
selon les saisons et l'inclinaison du soleil.

Chacun mène son  arrière train-train.


On rit, on pleure.
Que se passe t-il  quand on est seul?
Cela fonctionne dans toutes les situations de l'absence.
L'absence de l'autre mais aussi
la disparition de l'enfance,
la perte des illusions,
la chute de la lumière,
la désintégration des habitudes, des règles.

Autant que je me souvienne 
j'ai toujours su
que j'étais seul;
drôle de je.
Un jour on s'en rend compte
avec le  saisissement et l'angoisse,
de: ET MOI!
et rien que ça 
Et puis on oublie, parce qu'il faut bien oublier
si on veut avoir une chance d'essayer de jouer son rôle le mieux possible.
Certains y arrivent très bien, d'autres s'essayent à y arriver, et d'autres encore oublient;
ils réussissent le mieux les affaires d'Etre à ferrer.


"Une doctrine téméraire prétend introduire dans le monde de l’esprit cette même loi de l’indifférence sous laquelle gémit le monde extérieur." 
Sören Kierkegaard  


  Une image,
l'ombre
derrière soi
Hier!
Demain elle s'efface peu à peu
Vous ne pouvez pas savoir à quel point





"Il me déplaît de voir faire trois signes de croix avant le repas, autant à fin, et voir le reste du temps occupé par la haine, l'envie et l'injustice."  
Michel de Montaigne