mardi 23 décembre 2025

le jour le plus court

 


Les bancs sont vides,
ils en profitent
pour échanger
sur l'assise;
il sera toujours  l'heure de lever le siège
un  peu plus tard
quand les grilles s'ouvriront. 
A cette époque de l'année, on a l'aubaine de pouvoir inspirer plus longtemps
avant d'accueillir des fessiers
Une période douce, propice à  la réflexion  dans les rivages philosophiques
à l'extrait de zone côtière;
sel d'une vie de banc de jardin public
amorce de l'immensité.
Les bancs s'épient et se racontent gentiment.
Ils se connaissent, à force de platitude horizontale;
alors ils se prêtent leur point de vue
pour essayer de mieux comprendre
les corps qui s'assoient.
Car, c'est ainsi, leur vision postérieure et
intemporelle,
est étonnement juste et lucide
sur le corps humain
du commencement  à son tréfond.
Les brisants n'ont plus vraiment de secrets à leurs lattes.
Cela ne les empêche pas d'être indulgents
en acceptant les différences, les manières de faire et d'être
en se posant là, où en face,
selon les saisons et l'inclinaison du soleil.

Chacun mène son  arrière train-train.


On rit, on pleure.
Que se passe t-il  quand on est seul?
Cela fonctionne dans toutes les situations de l'absence.
L'absence de l'autre mais aussi
la disparition de l'enfance,
la perte des illusions,
la chute de la lumière,
la désintégration des habitudes, des règles.

Autant que je me souvienne 
j'ai toujours su
que j'étais seul;
drôle de je.
Un jour on s'en rend compte
avec le  saisissement et l'angoisse,
de: ET MOI!
et rien que ça 
Et puis on oublie, parce qu'il faut bien oublier
si on veut avoir une chance d'essayer de jouer son rôle le mieux possible.
Certains y arrivent très bien, d'autres s'essayent à y arriver, et d'autres encore oublient;
ils réussissent le mieux les affaires d'Etre à ferrer.


"Une doctrine téméraire prétend introduire dans le monde de l’esprit cette même loi de l’indifférence sous laquelle gémit le monde extérieur." 
Sören Kierkegaard  


  Une image,
l'ombre
derrière soi
Hier!
Demain elle s'efface peu à peu
Vous ne pouvez pas savoir à quel point





"Il me déplaît de voir faire trois signes de croix avant le repas, autant à fin, et voir le reste du temps occupé par la haine, l'envie et l'injustice."  
Michel de Montaigne       








vendredi 19 décembre 2025

un éclaircissement

 

Fenêtre sur l'enfance;
la petite comme la grande
dans le bruit et les odeurs
à s'en mettre plein les mirettes
chez la fée électricité.
Fenêtre sur court
depuis la Sainte-Barbe
jusqu'au nouveau calendrier des Postes
et revoyure.







"Nous avons porté le film de la fête foraine à la salle de théâtre, nous le porterons de la salle de théâtre à la salle à manger."
Léon Gaumont


"Chercher la confirmation de son moi dans les yeux d'autrui revient à se regarder dans les miroirs déformants d'une fête foraine"
Alain de Botton


"Rien n'est plus vide qu'une fête foraine déserte."
John Betjeman







                           Illustration : SOURCE




INFOS




                                     


14ème édition du festival,
Du 19 au 22 mars 2026 -Nantes/Naoned

"Sous la direction artistique de l’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou, le festival Atlantide réunit chaque année des auteur·ices français·es et internationaux·ales qui viennent à Nantes partager leurs imaginaires, leurs visions et leurs engagements en langue originale.

Atlantide défend la liberté des expressions et des imaginaires, à l’image d’une littérature-monde vivante et attrayante. Le festival porte une attention particulière à favoriser la découverte de nouvelles voix, celles qui prendront le relais pour dessiner les utopies de demain et réaf- firmer combien l’imagination peut être le point d’intersection de nos espérances."   





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