14ème édition du festival,
Du 19 au 22 mars 2026 -Nantes/Naoned
"Sous
la direction artistique de l’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou,
le festival Atlantide réunit chaque année des auteur·ices français·es
et internationaux·ales qui viennent à Nantes partager leurs imaginaires,
leurs visions et leurs engagements en langue originale.
Atlantide défend la liberté des expressions et des imaginaires, à
l’image d’une littérature-monde vivante et attrayante. Le festival porte
une attention particulière à favoriser la découverte de nouvelles voix,
celles qui prendront le relais pour dessiner les utopies de demain et
réaf- firmer combien l’imagination peut être le point d’intersection de
nos espérances."
"Je vous invite à prendre le large sans fuite, sans orgueil...
simplement pour puiser force à vivre dans ce monde.
Môrice Bénin
"L’homme qui reste calme dans les revers, prouve qu’il sait combien les
maux possibles dans la vie sont immenses et multiples, et qu’il ne
considère le malheur qui survient en ce moment que comme une petite
partie de ce qui pourrait arriver."
Arthur Shopenhauer
" La perte de l'objet aimé/possédé (ou perçu comme tel) entraîne en effet
automatiquement le naufrage d'une identité qu'on considérait comme un
bien personnel alors qu'il n'était qu'un bien d'emprunt, entièrement
tributaire de l'amour de l'autre. L'amoureux délaissé se trouve dans une
situation d'égarement."
"Me
voici, être humain violent, blanc, noir, brun ou rouge, et il ne
m'intéresse pas de savoir si j'ai hérité de cette violence ou si
la société l'a engendré en moi : ce qu'il m'importe de savoir,
c'est si je peux m'en libérer." Jiddu Krishnamurti
"Quand
je regarde ma vie et sa couleur secrète, j'ai en moi comme un
tremblement de larmes. Comme ce ciel. Il est à la fois pluie et
soleil, midi et minuit. Je suis tout cela à la fois. Je suis sûr
qu'il est des moments où vous ne me reconnaîtriez pas. Extrême
dans le malheur, démesuré dans le bonheur, je ne sais pas dire." Albert Camus
"Depuis les balcons de la ville On voit des grues se balancer Des fumées des vieux magazines Qui traînent dans les rues gelées Des voitures automobiles
On voudrait voir apparaître des bateaux Qui sortiraient des escaliers du métro.
Depuis les balcons de la ville On entend le bruit des sirènes Des chansons vieilles de la mer Qui sortent des caves de la Seine Des chansons de matelots
Depuis les balcons de la ville On voit des amours se chercher Des rendez-vous près des statues Des fleurs qu'on jette dans des paniers De la gare de Montparnasse."
Yves Simon
"Le sens de mon existence?
Accumuler des stupeurs."
Emil Cioran
Si tu prenais le temps camarade de rencontre
De me regarder dans la peau Au cœur de ma solitude Là où s'inscrivent les mémoires de l'amour, de la guerre et du froid Sur mon enveloppe d'homme fragile comme de la soie Tu verrais alors les mêmes angoisses que toi, les mêmes délires que toi Avec des arcs-en-ciel et des p'tites amours en poubelles Tu verrais des ailes de géant brûlées par l'air du temps
Regarde-moi Tu verrais le mal et l'égoïsme quand tu aimes une femme Et que tu veux la garder pour toi, pour ton sexe et ton cerveau Et puis la guerre que je fais à ma jalousie Ce cancer de l'amour qui te bouffe la tendresse Toute la tendresse
Regarde-moi dans la peau et fais pas gaffe si je tremble C'est pas l'alcool Ni l'herbe de Colombie C'est juste la peur La peur de tous ces mecs qui t'écoutent Qui te fichent Qui te traquent Et t'oses plus dire je t'aime à une fille que t'as rencontrée Un soir à Saint-Germain Quand tu sais qu'elle aussi Elle a peut-être des micros au bout des seins
Regarde-moi Regarde, regarde camarade de rencontre Tu vois, c'est ma façon à moi de te dire que je t'aime Et qu'il faut qu'on se dise des mots Des regards et des caresses Pour ne pas repartir chacun dans son métro Avec des torrents de paroles qui te restent au travers du cœur Et de la gorge Regarde Je suis transparent Je peux tout voir Tout savoir Je me fous des secrets