samedi 14 juin 2025

nul n'attendrit le temps

 

Depuis l'Isle aux Moines -Semaine du Golfe-Photo de Marc S. (qui est ici et maintenant remercié


Humour breton,  costumes appropriés, des bateaux sur l'eau et des gens en pagaille -Semaine du Golfe- Photos Lydie T. qui est ici et maintenant remerciée.


".../...
Moi qui n'affirme que mon nom, je suis l'Interrogation."
Jules Supervielle

                               
 [[[[[[[[[[[[[[\\\\\\\\\\\\\\\\\\




"Ville au bout de la route et route prolongeant la ville: ne choisis donc pas l'une ou l'autre, mais l'une et l'autre bien alternées
.../...



"Repose-toi du son dans le silence, et du silence, daigne revenir au son. Seul, si tu peux, si tu sais être seul, déverse-toi parfois jusqu'à la foule.

Garde bien d'élire un asile. Ne crois pas à la vertu d'une vertu durable: romps-là de quelque forte épice qui brûle et morde et donne un goût même à la fadeur.

Ainsi, sans arrêt ni faux pas, sans licol et sans étable, sans mérites ni peines, tu parviendras, non point, ami, au marais des joies immortelles, mais aux remous pleins d'ivresses d'un grand fleuve 
Diversité."
Victor Segalen extraits de: 'Conseils au bon voyageur."


"ZOLA : - Pour moi, le diamant ou la merde, c'est la même chose.
MALLARMÉ : - Tout de même, monsieur Zola: le diamant, c'est plus rare.""




"Oui moi, je veux savoir ! Parlez ! Pourquoi ces choses ?
Où chercher le Témoin de tout ? Car l’univers
Garde un cœur quelque part en ses métamorphoses !
- Mais nous n’avons qu’un coin des immenses déserts !

Un coin ! Et tout là-bas déroulement d’espaces
À l’infini ! Peuples de frères plus heureux !
Qui ne retrouveront pas même, un jour, nos traces
Quand ils voyageront à leur tour par ces lieux !

Et j’interroge encor, fou d’angoisse et de doute !
Car il est une Énigme au moins ! J’attends ! j’attends !
Rien ! J’écoute tomber les heures goutte à goutte.
- Mais je puis mourir ! Moi ! Nul n’attendrit le temps !

Mourir ! N’être plus rien ! Rentrer dans le silence !
Avoir jugé les Cieux et s’en aller sans bruit !
Pour jamais ! Sans savoir ! Tout est donc en démence !
- Mais qui donc a tiré l’Univers de la nuit ?"   
Jules Laforgue      


samedi 31 mai 2025

vivre au bord de la mer

     

Faire le pont ou rester de bois
devant l'exubérance 
des rives?
Prendre la température
et marcher à l'ombre
de la surabondance...


"Ça me rend dingue, cette manie que le monde a de rendre tout et tout le monde interchangeable, de transmettre les choses sans les situer, sans les expliquer, soi-disant pour aller plus vite, en réalité par paresse. En déplaçant les choses et les êtres, en effaçant les traces, en ne racontant rien que des faits désincarnés, comment peut-on trouver la vérité? Comment peut-on comprendre et pardonner sans connaître l'histoire et la géographie d'un fait? Il en est de même pour l'art. Sans cadre, comment l'art pourrait-il s'exprimer? C'est sa limite dans l'espace et dans le temps
 qui le rend transgressif et vivant."
Guillaume Gallienne extrait de: "Le buveur de brume"



"Nous rêvons de voyager à travers l'univers; l'univers n'est-il donc pas en nous?
Novalis


                                      |[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[{{{{{{{{{{
"Il y a toujours eu du vide. Il y a toujours eu des vagues, et des terrains vagues. C’est là que je me cache pour contempler ce territoire où tout s’est mélangé, et où la couleur vient redonner du sens à l’espace et au temps qui passe. C’est là que je me cache, c’est là que j’observe, géante souveraine de ce territoire ordinaire.
Dans cette exposition, l’artiste Superlette vous invite à visiter une partie de son territoire imaginaire.
Une exposition qui sent bon les premiers jours de soleil, où la peinture, le collage et les crayons racontent une histoire de la couleur, de paysages qui se mélangent et de souvenirs d’enfance." 

                              [[[[[[[[[[[[[[[|||||||||||||||   


"Y'a les regards de ceux que l'on croiseEt ceux que l'on habiteAvant d'avoir eu le temps de voirJ'ai fermé les yeux trop viteTous les visages parlent d'eux mal Avant qu'on les connaisse Le mien t'as dit vas t'en cours au loinJe ne serais que tristesse
Y'a les sourires de ceux que l'on croisentEt ceux que l'on habiteAvant d'avoir eu le temps de boireTu as craché trop viteTous les visages parlent d'eux malAvant qu'on les connaisseLe tien m'a dit vas t'en cours au loin Je ne serais que tristesse
On s'est brisé la tête et le cœurAvec bien trop d'adresseOn a noyé nos yeux dans les pleursPrétextant notre ivresseTous les visages parlent d'eux malAvant qu'ils se connaissentLes nôtres on fait semblant jusqu'à la finAidés de fausses promesses"
Pierre LaPointe




Photos de MORDMARDOK



                                                            |[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[


A VOIR CHEZ KUB

                             [[[[[[[[[{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{



"Le bleu est une plongée inconsciente interminable"
Malcom de Chazal


"Quand je n'ai pas de bleu, je mets du rouge."
Pablo Picasso





SOURCE: M.M.


"Vivre au bord de la mer et ne rien faire que l'essentiel
Rester sur cette terre 
Aimer l'hiver aimer le ciel quand il se voile à l'horizon
quand il s'éclaircit sans raison
Croire au présent croire aux saisons
Retrouver la bonne pulsation

Vivre au bord de la mer
de l'amertume sans s'y noyer
vivre encore et sourire à l'avenir, à l'amitié

Quand tout se voile à l'horizon
Quand tout s'éclaircit sans raison
Croire au présent, croire aux saisons
Retrouver la bonne pulsation

Vivre au bord de la mer
Loin de la foule
De la folie
Revivre et respirer
Se respecter
Aimer la vie

 Quand elle s'estompe à l'horizon
Quand elle ressurgit sans raison
Croire au présent, croire aux saisons
Retrouver la bonne pulsation 

 Vivre au bord de la mer... "
Mathieu Rosaz