dimanche 25 septembre 2022

brewed in L.A.

Samedi à bonne enseigne
pour tomber dans le panneau
d'écoutille
et faire le pont
version île de Sant-Nazer
Ô bonne mer
entre la Loire et le fromage
à bon port.
les bretons 5 sur 5
et black and white s'affichent
 

 

 

 "nous sommes un peuple
aux colonnes de vent
aux portes estuaires
aux rires de pluie
aux chants d’outre-terre
aux vertèbres de plomb
au masque mortuaire
aux lampes d’argile
aux barrières de feu
aux cris crépusculaires
aux ongles noueux"
Paol Keineg 
 

 

 "Dans les contes de nos pères on parlait d'ogres :
Des ogres terrifiants, mangeurs d'hommes.
L'histoire parle d'espèces de fauves au fond
Des forêts : des mangeurs d'hommes.
Quelle horreur et quel dégoût d'y penser.
Cependant, parmi nous, tout près,
il en est qui dévorent les autres. Tout crus, oui.
Des ogres qui sucent le sang jusqu'à la dernière goutte.
- Je ne peux pas croire qu'il existe parmi nous
Des gens aussi cruels, aussi lâches ;
Il faut que ce soient des insensés.
- Non, aveugles ! Oh, ils ont l'œil vif, mais
L'esprit obscurci, ou plutôt le cœur.
Ils ne voient pas comme la vie des autres est difficile
Et ils attaquent, griffent, rongent, écorchent
L'autre jusqu'au dernier sou.
Et toi, travaille si tu veux, jour et nuit, sans cesse
Comme une bête de somme. Pire.
Dimanches, fêtes, chaque jour sans répit,
Jusqu'au cimetière.
Eux par contre se promènent, roulent, font aller
l'éclair de leurs voitures de-ci, de-là,
ils courent après leur plaisir : les ogres.
Et toi, mon pauvre... Gare à toi si tu te trouves
sur leur route avec ta vieille carriole ou
ta vieille jument...
Prends garde !
On t'aplatira comme un œuf, comme un
champignon !
Tu vois bien que toute la route
est à eux...
Avec un peu de chance, pourtant, tu pourras
passer sous une bordée d'injures.
En français, bien sûr. Ça, c'est une langue civilisée." 
Paol Keineg
 
"Aussi secrets que les voyages
sont les poèmes

ils ne connaissent
comme les bouteilles à la mer
que le pont
le cœur d'où ils sont tombés. "
Yvon Le Men
 




"La Bretagne a t'elle autant de charme

pour border de sable l'horizon

pour colorer mes yeux de ses vagues

et couronner mon front de ses algues

J'ai des landes farouches dans la tête

J'ai des vents parfumés dans l'oreille

Le ressac palpite dans mon coeur

J'ai des huîtres et du vin dans ma bouche..."
Gilles Servat
 

"Je n’aime pas
qu’il y ait en moi

ces espèces de brouillards
qui empiètent sur mon domaine

et ne me laissent pas voir
où je suis, où j’en suis.

Alors j’attaque, je ramasse
tout ce qu’au-dedans je trouve

et tout ce qu’au-dehors j’arrache
Comme clarté ou moyen d’en faire naître.

Dans ce dehors,
les mots percent.

Les mots sont des épées
contre les ventres des brouillards."
Eugène Guillevic 
 

"
..Car la Bretagne n'a d'existence que par l'idée que les bretons s'en font."
Milig ar Skanv (Glenmor)
 
                                                      

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spécial copinage (Laurent and Co):
 
pour la 30em:

mardi 20 septembre 2022

sant-nazer le retour

 
A la "veille" d'une nouvelle manifestation pour la réunification administrative de la Bretagne
samedi 24 septembre à Saint-Nazaire, un peu d'histoire locale avec quelques photos de la précédente
sur le territoire nazairien en 1977 au Parc Paysager  avec un samedi concerts et prises de parole sous chapiteau (Alan Stivell etc) et le lendemain défilé dans la ville, où l'on put apercevoir au milieu des participants un ex-éducateur/député et futur ministre de la santé socialiste. Notons également que  le Maire  socialiste z'également (de l'époque) avait reçu une délégation et fait pavoiser l'édifice municipal aux couleurs de la Bretagne. Le maire actuel socialiste z'aussi en fera t-il de même? la dernière fois qu'il a osé la chose c'était légèrement forcé... pour un hommage rendu sur le parvis de la mairie a un militant et historien breton, il se dépécha de faire disparaitre le Gwenn ha du au bout de quelques jours.
" Jacobino sors de ce corps" (voix off)
 

 

 







Photos Didier Graves
 
 

 

                                   


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 "Jamais une statue ne sera assez grande
Pour dépasser la cime du moindre peuplier
Et les arbres ont le cœur infiniment plus tendre
Que celui des hommes qui les ont plantés

Pour toucher la sagesse qui ne viendra jamais
J'échangerais la sève du premier olivier
Contre mon sang impur d'être civilisé
Responsable anonyme de tout le sang versé

Fatigué du mensonge et de la vérité
Que je croyais si belle, que je voulais aimer
Et qui est si cruelle que je m'y suis brûlé

Fatigué d'habiter sur la planète terre
Sur ce grain de poussière, sur ce caillou minable
Sur cette fausse étoile perdue dans l'univers
Berceau de la bêtise et royaume du mal
Où la plus évoluée parmi les créatures
A inventé la haine, le racisme et la guerre
Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs
Et amène le sage à cracher sur son frère

Fatigué de parler, fatigué de me taire
Quand on blesse un enfant quand on viole sa mère
Quand la moitié du monde en assassine un tiers

Fatigué de ces hommes qui ont tué les Indiens
Massacré les baleines et bâillonné la vie,
Exterminé les loups, mis des colliers aux chiens
Qui ont même réussi à pourrir la pluie
La liste est bien trop longue de tout ce qui m'écœure
Depuis l'horreur banale du moindre fait divers
Il n'y a plus assez de place dans mon cœur
Pour loger la révolte, le dégoût, la colère

Fatigué d'espérer et fatigué de croire
A ces idées brandies comme des étendards
Et pour lesquelles tant d'hommes ont connu l'abattoir
Je voudrais être un arbre, boire l'eau des orages
Me nourrir de la terre, être ami des oiseaux,
Et puis avoir la tête si haut dans les nuages
Qu'aucun homme ne puisse y planter un drapeau

Je voudrais être un arbre et plonger mes racines
Au cœur de cette terre que j'aime tellement
Et que ce putain d'homme chaque jour assassine
Je voudrais le silence enfin, et puis le vent...

Fatigué de haïr et fatigué d'aimer
Surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier
Fatigué des discours, des paroles sacrées

Fatigué de sourire, fatigué de pleurer
Fatigué de chercher quelques traces d'amour
Dans l'océan de boue où sombre la pensée"
Renaud Séchan