jeudi 9 décembre 2021

avec des mots

 

"Clamer la paix avec des avions de chasse,
c'est vouloir éteindre un feu avec de l'essence."
Keny Arkana extrait de: "Fourmilière" 
 
 

"Il est rare qu'un nuage prenne la forme d'un nuage."
Ylipe 
 

 découvert chez: KUB:

 

 
 

" Il y a les livres qui existent et les livres qui n’existent pas ; mais entre les deux, il y a encore la place pour certains livres d’un genre intermédiaire, qu’on serait bien en peine de classer dans l’une ou l’autre de ces deux catégories. Des livres qui existent à peine, des livres qui flottent dans les limbes de la thermosphère littéraire et qui se soustraient sans cesse à nos efforts pour les saisir. Des livres ontologiquement indécidables et qui subsistent pourtant à leur façon, comme une promesse, comme un rêve, comme un espoir."
Martin Mongin extrait de: "Francis Rissin" 
 

 

 

 Prendre
ses marques
pour
rester à la page
 

 
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" Il est une part des combats politiques qui se mène dans la langue. Le « c'est comme ça » d'une société n'existe pas sans routinisation langagière, et s'il exprime en fait le triomphe d'un groupe sur les autres, il parle à tout le monde, dominés et dominants, comme s'ils y gagnaient également. Ainsi se trouve verrouillé l'effet des structures - dans notre cas : l'ordre du monde capitaliste. La propriété privée des moyens de production, la subordination salariale, la délocalisation, l'existence des marchés financiers :
Le « c'est ainsi » néolibéral n'est pas séparable de sa naturalisation par la parole.
Pour que s'opèrent des conversions du regard politique, il faut donc aussi perturber la courroie de distribution machinale du sens.
Le sens commun charrie en effet des « raisons » économiques dont la technicité - parfaitement opaque aux non économistes -, relève d'un univers réservé. Nous les parlons couramment sans en saisir les visées ; elles se saisissent de nous à proportion qu'on en ignore.
Parmi les opérateurs de cet escamotage des affaires de la cité, l'impératif de remboursement de la dette publique fait spécialement figure de croque-mitaine :
Il suffit d'en appeler à elle pour que les décisions les plus aberrantes et (la covid l'a montré) les plus meurtrières, se trouvent instantanément justifiées, ou plus exactement retirées à l'examen et à la discussion collective. L'incompréhensible vire de fait à l'indiscutable par l'entremise d'un appareil discursif, un « disque », selon les termes d'Orwell, qui ventriloque tout le corps social.
Ce livre s'attaque à l'un de ses morceaux les plus fameux : le discours automatique de retour à l'équilibre des finances publiques. « La dette publique c'est mal » est énoncé d'un seul tenant, comme tous les discours automatiques : forme-phrases aux composantes accolées par l'habitude. Son efficace est celle d'un réflexe ; à tant le dire, à tant l'entendre, à tant le répéter, on ne s'avise plus guère de ce qu'il est. Et de ce qu'il nous fait."
Source: BABELIO

 
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" Qui a dit ça – est-ce que c'est Shakespeare ? – le pouvoir n'est jamais innocent. Pourquoi alors est-ce qu'on continue à rêver qu'on peut être dirigé par des gens bien ? Ceux qui veulent assez fort le pouvoir pour l'obtenir, ce sont ceux qui ont des egos monstrueux, des ambitions démesurées, ce sont tous des tyrans en puissance. Sinon ils ne voudraient pas cette place… "
Alice Zeniter extrait de: "L'art de perdre" 
 
 

 
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 découvert chez Reporterre:
 
 

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samedi 4 décembre 2021

en écoutant Kashmir de Led Zeppelin

 

Suivre sa bonne étoile
pas toujours là où elle nous fait de l'oeil
Plutôt croire en l'esprit des lumières
qu'aux lumières alibi.

Passant sous l'arche dorée
j'ai fait un voeu
 
A star is born:
la caravane passe
 





"Si par une chance inouïe nos routes ne se trouvent pas trop éloignées, on peut encore imaginer que nous nous apercevrons, et même, que nous nous croiserons… Pour nous saluer, nous ignorer, échanger quelques mots avant de repartir, avec ce dernier, cet unique souvenir : avoir rencontré un visage sur la piste, un seul visage, et vivre avec lui."
Yves Simon extrait de: "La dérive des sentiments."
 
 
 

 

 "Les livres résistent au temps et aux tempêtes comme les rives de la mer." Yves Simon

      Photo: Ondine Morin

Si précieuses lumières

Novembre est le mois où les levants et les couchants se muent en fééries hautes en couleur. Les teintes chaudes transpercent les cieux aux nuances cobalt et plomb. La lumière jaillit telle une fontaine de lave issue d’une éruption strombolienne. Tantôt émergente de la mer lors des aurores, où une heure avant l’apparition du soleil, le ciel se pare de langes doux et chauds à la fois, prêt à accueillir la naissance de ce nouveau jour. Tantôt se noyant dans l’océan, après la disparition de l’astre, les cieux s’empourprent et multiplient les jeux de teintes du carmin au saumon s’ornant de reflets turquoise et améthyste.

La mer qui ne peut rester indifférente à cet embrasement du firmament, se mue en un miroir mouvant parfait, fluctuant au gré des risées et de la houle. Nous restons là, ébahis par ce spectacle naturel inégalable qui nous laisse pantois et songeurs à la fois. Contempler ces deux fééries uniques tous les jours est une chance incommensurable. Nous le ressentons bien. Comme si ces moments astronomiques bien précis étaient des munificences que nous accordait la Nature. Nous ne les raterions pour rien au monde, sachant qu’un rayon émeraude pourrait aussi s’inviter au spectacle et nous emplir d’émotions.

Novembre sec et frais

Les vents dominants sont au nord pour ce mois de novembre. Même si le tout premier jour du mois, une belle dépression a balayé l’île avec 91,4 km/h en rafale plein ouest. Puis les vents se mirent au nord et ne dépassèrent pas les 50 km/h en rafale du 7 au 17/11. Le 12 novembre, les vents virèrent au suroit et permirent d’atteindre un maximum de 15,5°C. Il faisait si bon sous ce soleil d’automne. Et ce fut la dominance des vents de nord et nordet jusqu’à la fin du mois : le minimum atteint sera de 5,5°C le 27/11 sous abri. Ouessant fut frappé par un bon coup de rugenn à partir du 26 avec 114 km/h maximum, puis jusqu’à 136,8 km/h en rafale le lendemain et encore 86,4 km/h maximum de noroit le 28.

Les précipitations furent plutôt rares mais bien denses à chaque grain avec un cumul de 47,3 mm de précipitations (soit -53% d’écart à la normale de 1981 à 2010). La houle ne dépassa pas les trois mètres jusqu’au 10/11, jour où elle atteignit 5,10 mètres aux Pierres Noires. Puis elle ne descendit plus sous le seuil des deux mètres. Elle fut particulièrement impressionnante car orientée au nord-est le 27 novembre (même en période de morte-eau), aussi l’île fut coupée du continent - première fois de cette année 2021 - . La température en surface frôle désormais les 14°C en mer d’Iroise.

Solstice d'hiver

L’institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides nous fournit la date exacte de ce phénomène astronomique : le mardi 21 décembre à 15h59min16sec en temps universel (donc 16h59 en TU+1). A Ouessant, le soleil se couchera à 17h25 en baie de Lampaul et ne réapparaitra qu’à 9h03 en baie du Stiff. La nuit de Yule durera donc quinze heures et trente-huit minutes. Nous pourrons ainsi pleinement en profiter, de l’heure d’or à l'heure bleue jusqu’à l’aube astronomique. Surtout si le ciel est dégagé, cette nuit sera d’une grande clarté car la pleine lune aura lieu deux jours avant, soit le 19 décembre 2021.

Surnommée la «  lune froide » ou « pleine lune des nuits froides » elle sera la treizième pleine lune de l’année. Les températures les plus basses nous accompagnerons pour observer cette dernière pleine lune de l’année, qui sera aussi la plus longue, étant la plus proche du solstice d’hiver. La fin du mois de décembre nous permettra ainsi de profiter au maximum des nuits insulaires : ces nuits qui révèlent la singularité et la vénusté secrète de notre île d’Ouessant.

Ondine Morin "Echo d'Ouessant -Kalon Eusa infos n°107
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 "Parfois l’âme pouvait être derrière le corps, peut-être, mais parfois elle pouvait être à côté ou en dessous, ou au-dessus, mais oui, actuellement, elle se trouvait à l’intérieur. Un livre, par exemple, avait son âme dans le creux entre les deux pages du milieu. C’était typique des choses pliables. Comme les papillons qui avaient l’âme où leurs deux ailes se rejoignaient."
Laura Kasischke