Laissons les gibets aux redresseurs d'avanie (et framboise),
aux esprits forts en gueule refaisant l'histoire à leur docte manière;
celle qui les arrange, mon ange.
La bonne cause, kolkhose,
Je Cronstadt-te que chez l'éternel recommencement, on prend les mêmes
pour la carte post-stal. et autres Trotski va là.
Lénine gratte et la caravane mortuaire passe.
Qui se ressemble s'assemble:
Au Xinjang ou a Rangoun, à Istanbul ou Alger, à Moscou ou Groznyï, à New Delhi ou Téhéran,
à Bagdad ou Islamabad, à Damas ou Pyongyang, à Caracas ou N'djamena, à Asmara ou Lobamba,..
et tous les "stan" à chaque instant
les même escrocs, les mêmes canailles,
les mêmes souffrances aussi...
Dérisoire élucubration d'un vendredi sur sa presqu'île de bâtisseur de vent derrière.
CHUT mâle au cru
Tais-toi et consomme
ou alors
voy'ailes
"Slow Marimbas "
"Ecoute, Al. Ce que j'essaye de dire, c'est
qu'on est vraiment dingues. On est dingues parce qu'on ne peut pas
accepter l'idée que les choses arrivent sans raison et qu'elles ne
veulent rien dire. On n'arrive pas à voir la vie comme une longue série
de haies qu'il faut qu'on saute d'une manière ou d'une autre. Il me
semble que tous ceux qui ne sont pas fous passent leur vie à tailler ces
haies pour pouvoir passer. Ils vivent ça jour après jour, parce que
chaque jour est là. Et puis, quand il ne leur reste plus de jours, ils
ferment les yeux et ils disent qu'ils sont morts."
Nous venons ainsi de lancer un financement participatif pour pouvoir acheter des bâtiments modulaires pour le projet d’école Diwan à Notre-Dame-des-Landes, en attendant de trouver une solution pour un terrain... Voici le lien :
Nous avons fait appel à divers soutiens pour réussir à organiser ce projet de financement participatif. Nous
remercions donc toutes les personnes et artistes qui nous ont donné des CDs, des
livres, des vinyles, des pots de miel, des drapeaux, des œuvres d'arts
et des affiches... qui seront envoyés en contrepartie des dons faits au projet d'école Diwan de Notre-Dame-des-Landes.
Un merci tout particulier aux artistes musicaux : à défaut de pouvoir les voir en live en concert ou en fest-noz, vous pourrez tout de même les écouter en soutenant ce projet !
Si
vous avez l'occasion de nous soutenir, ou si vous connaissez
des personnes susceptibles de le faire, n'hésitez pas à leur
transmettre le lien vers la plateforme Ulule.
Merci et bonne journée ! / Trugarez ha devezh mat ! Le Comité de soutien Diwan NDDL
"Les oiseaux ne peuvent pas pleurer. J’imagine que les seuls animaux qui sachent pleurer, rire et mentir sont les humains.
"
William Wharton "Birdy"
"Il y a une chose dont je suis sûr. Chanter, c'est comme voler. Quand je
chante, je ferme les yeux et je me vois voler. C'est sûrement pour ça
que les canaris chantent. On les a mis en cage parce qu'ils chantaient
et maintenant ils chantent parce qu'ils sont en cage.
Les canaris sont en cage depuis plus de quatre cents ans. On compte un
peu moins d'un an pour une génération de canaris, de la naissance à la
reproduction, et à peu près vingt ans pour une génération humaine. Donc,
ces oiseaux sont restés en cage pour une période qui correspondrait à
huit mille ans pour les humains. En fait, les canaris et les humains
sont en cage depuis le même nombre de générations.
Je commence à me demander s'il y a quoi que ce soit dans ce que font les
hommes qui corresponde au chant des canaris. La pensée, peut-être. On a
construit cette cage, la civilisation, et maintenant il faut qu'on
pense parce qu'on est pris dans notre cage. Mais est-ce que mes canaris
chanteraient autant s'ils pouvaient vivre dehors et voler librement ? Je
ne sais pas. J'espère le savoir un jour."
"Qui prend encore le temps de lire ? Comment résister autrement à la
mondialisation et aux idées dévotes et fanatiques ? Comment conserver
notre force intérieure, tous les combats menés par Voltaire, les
Lumières, tant d'autres, sans lire ? Pourquoi les français ont-ils si
peur et se replient-ils sur eux-mêmes ? Ils n'entraînent plus le muscle
de l'esprit. Ils ne lisent plus. Ils ne réfléchissent plus. J'ai des
amis qui me disent : "Je vais en Chine, j'emporte ma tablette, je vais
lire Voltaire dans l'avion." Mais dans l'avion, ils ont regardé le film
et relu leurs mails. Étonnez-vous après qu'il y ait du fanatisme dans
l'air. L'ignorance croissante, l'éradication de l'histoire à l'école,
l'illettrisme galopant, la misère de la philosophie, il faudrait
remédier à tout cela. On parle de service civique, de réapprendre à
lire, il serait temps ! Pire, même les gens qui lisent un peu, qui ont
lu ou qui savaient lire, oublient ce qu'ils ont lu. Et la plupart de
ceux qui lisent encore ne lisent que des yeux, alors qu'il faudrait,
vous savez, lire chaque matin un extrait des correspondances de
Voltaire, un crayon à la main !"
Philippe Sollers
" On sait quand ça commence
Pas quand ça finira
On sait qu'on a la chance
Terrible d'être là
Malgré ce que l'on pense
De tout ce que l'on voit
Même si donner un sens
À tout ne se peut pas
On apprend la souffrance
On livre des combats
Qui sont perdus d'avance
Et qui n'apportent pas
D'issue, de délivrance
On fait n'importe quoi
On a peur du silence
On hurle dans les bois
Oh iro, oh iro
Oh ironie de nos danses
Oh iro, oh iro
Oh ironie de nos choix
Et vient la récompense
Quand on ne l'attend pas
Comme vient la pénitence
Quand on tendait les bras
On croit que l'on avance
En reculant d'un pas
On donne de l'importance
À ce qui n'en a pas
Butins et indulgences
Qu'on porte à bout de bras
Énergie qu'on dépense
Que rien ne nous rendra
Oh stupide innocence
Oh fol… et cætera
Cependant que s'avance
Le jour… et cætera
Oh iro, oh iro
Oh ironie de nos danses
Oh iro, oh iro
Oh ironie de nos choix"
Philippe Djian
"Mon passe-temps favori c’est laisser passer le temps, avoir du temps, prendre son temps, perdre son temps, vivre à contretemps.
"
Françoise Sagan
« Contrairement aux apparences, je suis plutôt un homme sauvage, fleurs,
papillons, arbres, îles. Ma vie est dans les marais, les vignes, les
vagues. Qu’importe ici qui dit je. Écrire à la main, nager dans l’encre
bleue, voir le liquide s’écouler sont des expériences fondamentales. Je
vis à la limite d’une réserve d’oiseaux, mouettes rieuses, goélands,
faucons, sternes, bécasseaux, canards colverts, hérons. Ah être un
oiseau ! Dans la maison, tous les matins, je laisse Richter jouer Haydn,
on pourrait l’écouter sans cesse, ré mineur, concert public de Mantoue,
notes vives et détachées, j’aime le futur immédiat, je ne crains pas la
répétition, jeu enfantin, cercle qui ne va nulle part, on écrit
toujours pour une voix disait Beckett, pas de voix, pas de notes ni de
mots. Le bonheur est possible. Je répète. Le bonheur est possible. »
Philippe Sollers extrait de: "Agent secret" Editions: Mercure de France
"Si vous pensez qu'un paysage n'a pas de langue, c'est que vous n'avez pas su l'écouter."