vendredi 28 août 2020

enfance


                Septembre
 la saison des sous-verre 
pas du style table bien garnie
non
du genre retour de vacances
et après une sélection laborieuse de photos argentiques et paysagères,
on en retenait quelques unes à encadrer et exposer pour la postérité d'un vestibule ( ou autre).
Sur le comptoir de la petite droguerie le client - souvent un habitué- laissait en toute confiance
ses quelques z'oeuvres personnelles  pour qu'elles puissent être mises en valeur.
Il fallait aussi choisir la couleur de l'encadrement.
On  reviendrait chercher ses photos quelques jours plus tard
 Ensuite, à chacun de trouver le bon emplacement sur ses murs, une petite attache derrière le cadre facilitait les affaires.

Avec mon père, dans son atelier, sur la grande table de vitrier, j'apprenais à découper le verre avec un diamant, puis à encadrer proprement les souvenirs du temps qui passe.

Les souvenirs du temps passé





Gabriel, laisse ses phrases s'effiler avec le vent.
 Occupation (de l'espace) comme une autre.






La Baule
Le Pouliguen
No man's land
et woman ex aequo 



"I wiped off my eyes
Then started over again
Covered with clothes 
I knit a tight knot
Cut off my hair
The survival of this
I’ll rebuild after

It still lives inside
We always start anew

It still lives inside
We always start anew 

It still lives inside
We always start anew

It still lives inside
We always start anew 

It still lives inside
We always start anew 

It still lives inside
We always start anew"


"Þurrka ég augun á
Byrja úppá nýtt
Vindi um klæðir í
Litir að en nú
Klippið að hárið á
Í lífi þetta af
Reysinú, aftur í
Lífið en þá um laugun alla lauf andi
Lífið en þá um laugun alla lauf andi
Lífið en þá um laugun alla lauf andi
Lífið en þá um laugun alla lauf andi
Lífið en þá um laugun alla lauf andi
Lífið en þá um laugun alla lauf andi"


Va comprendre!
 de quoi le monde et ses détours,
ses bosses en creux,
les yeux humides,
des flèches au ciel,
les gens qui passent 
à petits pas.
Parfois.



mercredi 26 août 2020

par magie


 Coques en stock

  Dos!
 le dos
il a bon dos
à la pêche aux rigadeaux.
(Dicton de la plage Benoît)


Scène de rue

Une expression: Travailler d'arrache-pied.


"Nous sommes des rats dératés qui courent dans tous les sens, des grelots déchaînés et sonores,
des pantins ivres d'eux-mêmes,
des nains aux rêves de géants."
Jean d'Ormesson extrait de: "C'est une chose étrange à la fin que le monde."

"In vino veritas: un petit rouge bien tassé. Se dit affectueusement d'un nain communiste très vieilli."
Pierre Desproges extrait de: Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis."





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Canada.

Un jeune autochtone en grève de la faim pour alerter l’opinion sur les suicides dans sa communauté

 Après une marche de 635 kilomètres, un activiste autochtone de 24 ans a entamé le 31 juillet une grève de la faim devant le parlement de la Saskatchewan. Il entend faire pression sur le gouvernement de la province pour qu’il adopte un projet de loi sur la prévention des suicides, qui touchent fortement la population autochtone.

Le 2 juillet, Tristen Durocher a quitté à pied son village de La Ronge, dans le nord de la Saskatchewan, pour se rendre à Regina, la capitale de cette province de l’ouest canadien située 635 kilomètres plus loin. Après avoir installé devant le palais législatif un tipi, dans lequel il entretient un feu sacré, il a entamé une grève de la faim. Radio-Canada explique qu’il veut ainsi “faire pression sur le gouvernement de la Saskatchewan pour qu’il adopte un projet de loi sur les suicides”.
Selon des chiffres officiels, 2 338 suicides ont été enregistrés dans la province entre 2005 et 2019. “Plus du quart sont des autochtones”, précise la radio canadienne. La Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan affirme que le taux de suicide est quatre fois plus élevé chez les autochtones que dans la population générale de la province. “Ces chiffres de taux de mortalité dans le nord ne sont pas des statistiques pour moi, confie Tristen Durocher au Leader Regina Post. Ce sont des visages, ce sont des gens, ce sont des êtres chers.”
Une tragédie vécue dès l’enfance.
Martin Gauthier-Source: Courrier International

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 La carte des luttes contre les grands projets inutiles-Mise à jour- sur: Reporterre

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 "Je comprends bien que dans notre société de traces, contrôlée jusqu'à l'obscène, où le moindre vêtement, la moindre semelle de chaussure, le moindre doudou, une trottinette rouillée, je sais pas: un banc public, les pavés même, émettent de l'information...où le moindre mot lancé dans un bar est collexiqué! Je comprends tellement que ce monde rêve d'un envers! De quelque chose qui lui échapperait enfin, irrémédiablement, qui serait comme son anti matière, le noir de sa lumière épuisante! L'abracadabra qui échapperait par magie à tous les datas."

Alain Damasio - Extrait de: "Les furtifs"