vendredi 1 novembre 2019

j'y vois gouttes




"Il faut être l'homme de la pluie et l'enfant du beau temps."
René Char


"Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer même s'il n'arrête pas la pluie."
Guy Bedos 

"Quand le baromètre se passe la patte derrière l'oreille c'est que le chat est à la pluie."
Léo Campion
 
 
"Il n'y a pas si longtemps, c'était magnifique d'être le vent. Vous apportiez des senteurs selon les saisons, effeuilliez des roses, courbiez des blés, faisiez faire des loopings aux oiseaux, arrachiez les feuilles mortes, séchiez le linge. C'est aussi vous qui faisiez grincer les girouettes, claquer les oriflammes des champs de bataille et dans certains pays tourner des moulins. Certains jours, plus polisson, vous emportiez les chapeaux et souleviez les jupes mais, surtout, pendant plus de deux mille ans c'est vous qui emmeniez les bateaux. Pas un voyage sur la mer sans vous, pas de Christophe Colomb, pas d'Amérique, pas d'Australie, pas de Polynésie. Jusqu'il y a cent ans, pas un grain de café ni une lettre d'amour qui ne soit arrivé sans votre aide."
Olivier de Kersauson

 

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ça se passe près de chez vous 

 Chez KUB



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Entre les oreilles:











".../...Ici, dans cette lumière aquatique, je ressens ce que j'appelle l'extase géographique, qui est ma petite éternité matérielle, éphémère, mon épiphanie des jours ordinaires; oui l'extase géographique, c'est le bonheur soudain de sortir de soi, de s'ouvrir de tous ses pores, de se sentir traversé par la lumière, d'échapper quelques instants à la dialectique infernale du dehors et du dedans.
pourquoi aimer autant les fleuves et les rivières, pourquoi les aimer davantage que la mer?
La mer, trop frontale, trop vaste, trop calme ou trop violente, nous renvoie toujours à la mort alors que la vue, même éphémère, même fugace, d'un fleuve aux flots vifs nous apaise ou nous dynamise et redonne sens à nos efforts: comme lui nous savons que nous sommes mortels, mais comme lui nous espérons nous élargir avec l'âge, chaque année nous gagnons en sérénité; comme lui, nous nous souvenons de notre source sans nous languir pour autant de l'avoir désertée; comme lui chaque épreuve nous élargit.
.../...Le fleuve ne vient pas les bras vides jusqu'au rivage; il apporte les preuves de son labeur; il arrive les bras chargés d'alluvions, qu'il offre comme un présent au continent qui le retient et comme un défi à la mer qui le délivre."
Emmanuel Ruben extraits de: "Sur la route du Danube" Editions Rivages









Mais d'où vient le vent?

   photo Kalon-Eusa

 de chez Ondine?

mercredi 30 octobre 2019

goûteur



Les sanglots longs
des goémons
de l'automne
blessent mon coeur
d'une langueur monotone.


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Changement d'heure
prenant des airs d'y penser
aux
 farandoles de soupe
mettant des  couleur aux joues de la nuit.
Hommage
d'estime  à la grande cuillère
au bol
ou
à l'assiette creuse 
companeros des alternances froides, humides,
témoins de nos encouragements à se rapprocher
des sources de chaleur.
déclinaison de nos imaginaires maraîchés.

avec des grands slurps ou pas
le verre de rouge, une noix de beurre, un peu de crème, du poivre en grain, et fleur de sel.

Rien n'est trop beau pour se faire la belle







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"Esseulé
J'ai peur de devenir fou
Je vois danser les orages
J'ai peur de devenir fou parfois
Esseulé
Esseulé
Sur la forêt la foudre s'abat
Je sens sa chaleur
J'ai peur de devenir fou parfois
Esseulé
Quand tout devient, quand tout devient si noir
Au fond de tes yeux
Au fond de tes yeux
Esseulé
Je te vois courir nue
L'asphalte se fend sous tes pas
Je crois devenir fou parfois
Esseulé
Esseulé
Te souviens-tu de nous?
Les phares effleurent ton visage
Je crois devenir fou parfois
Esseulé
Quand tout devient, quand tout devient si pâle
Au fond de tes yeux
Au fond de tes yeux
Laisse-les
Laisse-les…"
Izia Higelin




Regarde derrière la glace, soulève la couverture des nuages  tout à toi et respire encore  doucement d'autres paysages, d'autres rêves où tu pourrais accrocher les rides comme un trophée sur tes illusions bricolées et revendiquer enfin  la gloire pour chacun et la nostalgie  pour tous.



Aux premières peintures du jour, quand le sommeil te lâche parce qu'il n'a plus rien à te dire, dans la pénombre des repères, pour ne pas  encore déranger  l'ordre du  sage chaos qui t'habite, tu soulèves gentiment  le rideau du grand capharnaüm qui trône en son boulevard et tu te dis qu'enfin tout peut arriver puisque tu  n'attends vraiment  plus rien.