lundi 2 septembre 2019

Âme Fifties



"Ma vie, ma vie, ma très ancienne
Mon premier voeu mal refermé
Mon premier amour infirmé,
Il a fallu que tu reviennes.

Il a fallu que je connaisse
Ce que la vie a de meilleur,
Quand deux corps jouent de leur bonheur
Et sans fin s'unissent et renaissent.

Entré en dépendance entière,
Je sais le tremblement de l'être
L'hésitation à disparaître,
Le soleil qui frappe en lisière

Et l'amour, où tout est facile,
Où tout est donné dans l'instant ;
Il existe au milieu du temps
La possibilité d'une île. "

Michel Houellebecq




"Je suis comme un enfant qui n'a plus droit aux larmes,
Conduis-moi au pays où vivent les braves gens
Conduis-moi dans la nuit, entoure-moi d'un charme,
Je voudrais rencontrer des êtres différents.
.
Je porte au fond de moi une ancienne espérance
Comme ces vieillards noirs, princes dans leur pays,
Qui balaient le métro avec indifférence ;
Comme moi ils sont seuls, comme moi ils sourient."

Michel Houellebecq 

 

"C’est la face B de l’existence,
Sans plaisir et sans vraie souffrance
Autre que celles dues à l’usure,
Toute vie est une sépulture
Tout futur est nécrologique
Il n’y a que le passé qui blesse,
Le temps du rêve et de l’ivresse,
La vie n’a rien d’énigmatique".

Michel Houellebecq



"La possibilité de vivre commence dans le regard de l'autre."
Michel Houellebecq 

                                             _[[[[[[[[[ ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||


PROGRAMME





                                              \\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\####################### 




 Un communiqué de l'Amassada aveyronnaise:



Points d’attention concernant la répression – Fête du vent 5.

On vous attend pour la fête du vent #5 qui aura lieu à l’Amassada du 6
au 9 septembre. Alors que les expulsions peuvent avoir lieu à tout
moment, la lutte continue et c’est pour cela que nous vous attendons
plus nombreuses et nombreux que jamais.

L’Amassada est un territoire en lutte et le contexte de cette année sera
un peu particulier, car RTE cherche à nous dégager par tous les moyens
juridiques. Chaque personne présente sur site risque une astreinte de
500€ par jour. Le 3 juillet, cinq occupant.es ont été condamné.es par le
tribunal de Rodez. Par ailleurs, sur la base d’images de France 3, une
personne a été identifiée et condamnée. Pour faire face à ces risques,
plusieurs précautions sont de mises :

-ne pas amener de téléphones sur le site pour ne pas vous mettre en
danger ainsi que les autres personnes.
- dans le même ordre d’idée pas de photos sur le site, pour éviter
d’identifier les personnes présentes. Pour soutenir les occupant.e.s,
cela serait chouette de venir masqué.e.s, soyez créatif !
- tout le monde est responsable et peut intervenir en cas de prise de
photo par exemple.
- les médias sont invités uniquement à l’assemblée du vendredi soir à
Saint Victor. 
-vous pourrez garer votre voiture ou camion soit sur site (accessible
depuis la D50) soit à Saint-Victor. Pour éviter de prendre des risques
vis-à-vis de l’astreinte, nous vous conseillons de vous garer à
Saint-Victor et le site est alors accessible en 15/20 minutes de marche.


Une partie des ateliers aura lieu à Saint-Affrique et Saint-Victor où
l’astreinte n’est pas de mise (pour plus de détails, référez vous au
programme).

Montrons collectivement à RTE que les menaces juridiques ne nous
intimident pas en étant massivement sur place pour la fête du Vent ! 


Détails pratiques sur la fête du vent

L’Amassada est un lieu de vie et il est donc essentiel de respecter les
personnes et les êtres vivants sur place. Toute la fête est en
autogestion et à prix libre (sauf les boissons alcoolisées). Toute
participation est la bienvenue pour l’installation avant le vendredi 6
septembre et /ou pendant le week-end: cuisine, propreté du site et
accueil, il y a plein de trucs à faire !

En pratique :

 -nous avons des chattes, chatons, poule, coqs en liberté, alors pour
éviter de les mettre en danger, nous vous invitons fortement à ne pas
amener nos ami.e.s les chien.ne.s. Dans le cas où cela n’est pas
possible, nous souhaitons qu’ils soient tenus en laisse.
-il y aura deux campings sur le site : calme (uniquement pour dormir
sans aucun bruit) et moins calme (pour les gens souhaitant se poser en
groupe, prendre l'apéro...) ramenez vos tentes ! Les nuits peuvent etre
fraiche.
- on prévoit un infokiosque. On vous invite à apporter de la
documentation si vous en avez.
- l’entrée et la cantine seront à prix libre. Il y aura un bar avec des
bières, soft et vin.


Beaucoup d’ateliers informels sont prévus en parallèle du programme
annoncé. Si vous avez des idées et envies particulières, vous pouvez les
proposer et les organiser. Il y a plein d’espaces différents, y compris
non mixtes. Vous pouvez nous contacter pour savoir la liste du matériel
déjà présent si il y a des besoin particuliers. De même, n’hésitez pas à
amener des instruments, il y aura des soirées jam.

Par ailleurs, on a toujours besoin de matériel sur le site, et en
particulier, des palettes  et du bois pour la construction, du bois de
chauffage et des bacs à eau pour la phyto, des croquettes pour chats. Il
y a plein d’autres besoins, nous vous invitons à consulter la liste sur
le blog.
La poule présente ici se sent un peu seule, si vous lui trouvez des
copines elle serait bien contente et on s’en occuperait bien. On a plein
de chatons et futurs chatons super mignons à donner, si cela vous
intéresse demandez-nous sur place.

A très vite sur la Plaine,
Pas Res Nos Arresta,
L'Amassada
 
 
 
                            [[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[ 
 

 
".../... "La rentrée des classes, la boule au ventre, la peur.
On avait peur de voir ses nouveaux amis qu'on ne connaissait pas et
on on avait peur du professeur, de ce nouveau rythme qu'on avait perdu;
le matin quand on a pas envie.
En fait c'est ça l'école:
Apprendre à se faire chier.
C'est à dire à se lever quand on a pas envie de se lever.
Aller faire des choses qu'on a pas envie de faire.
C'est ça qu'on vous apprend à l'école."
Alain Souchon extrait de l'émission  "Boomerang"
 d'Augustin Trapenard- France Inter -02/09/2019
 

                         Illustration  Moebius chez: "Bretzel Liquide"

" Revoilà septembre qui me tombe sur le moral,
     Je vais reprendre mon air absent sentimental,
     Enrouler les reptiles dans le formol,
     Me voilà dans le bocal,
     Je suis qu’un maître d’école

    Je dis que ça vaut pas le coup, pour en faire des hommes,
    D’enfermer ces enfants dans ce muséum.
    Les rois de France et tous les vieux cactus,
    Dormez, dormez poussières, diplodocus

    Il faudrait que quelqu’un comprenne,
    Faut que quelqu’un comprenne,
    Je veux pas y aller
   Mais j’y vais quand même, j’y vais quand même

    Le cafard caché là dans la pendule
    Les gommes, les crayons, les règles à calcul,
    Les bureaux, les barreaux, y a des chaînes
    Et si y en a pas
    Ben y en a quand même.
    On s’attache des fois à ces têtes à claques,
    On rit, on s’inquiète et le cœur dans les flaques
    Ça déboule déjà, les grandes vacances,
    On se reverra plus jamais, c’est pas de chance

   J’y vais comme tous les gens se traînent,
   Tous les gens se traînent,
    Je veux pas y aller mais j’y vais quand même,
   J’y vais quand même

   Revoilà septembre qui me tombe sur le moral
    Je suis qu’un maître d’école
   Il faudrait que quelqu’un comprenne,
   Faut que quelqu’un comprenne,
    Je veux pas y aller
    Mais j’y vais quand même, j’y vais quand même." 

Alain Souchon "Le maître d'école"

 
 
 

samedi 31 août 2019

majesté des hypothèses



Chacun a ses ptites affaires
cessantes,
à peine de passage dans les courants de l'Histoire.

Mettre les voiles.

Faire chauffer les moteurs.

La route est longue
 très sinueuse... 









                                                              \\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\[[[[[[[[[[[[[[[[[[[



Toujours aussi revigorant Monsieur le Marquis
:-)

 De l'extinction du paupérisme

"C’est un peu leur faute, aussi. Certains de mes professeurs me regardaient comme si j’allais résoudre l’Énigme sans tarder. Mon entourage louait ma rigoureuse mécanique. On me conduisait de podium en estrade où je lisais des textes appris par cœur sans le moindre effort. On me posait sur scène pour déclamer des poèmes. Tout cela ne me procurait pas grand plaisir, mais j’obéissais.
    Obéir… quelle erreur… Quelle horreur!
    Mes premiers bulletins scolaires étaient parsemés de point d’exclamations et d’éloges - absolument non méritées, car je fonctionnais sans aucune volonté. C’était l’autre, ou plutôt, une infinité d'autres qui s’occupaient de tout. Depuis ma naissance, je n’avais aucun désir d’être au monde.
    Mon père, lui, était plus réservé. « Les fils de génies ne sont jamais des génies » disait-il en cherchant quelque chose, jusqu’au jour où il tomba, bien des années plus tard et par hasard, sur un confetti imprimé de quelques lignes retranscrites depuis le bord du néant - j’ai toujours tenté, sottement, de cerner les contours du vide parfait avec mon crayon.
    Noué sur lui-même dans son fauteuil crapaud en velours rouge placé face au mur, il semblait stupéfait, profondément abattu.
    Toute lignée est affaire de dominos basculant les uns sur les autres, chacun voyant venir son tour avec anxiété. Des monstres mettent au monde d’autres monstres, aussi terrifiants qu’eux-mêmes et presque aussi doux. Et c’est ainsi que l’Humanité progresse en marchant sur elle-même."

Le Marquis de l'Orée

                                            \\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\{{{{{{{{{{{{




 source









Samedi
8h36

 "Passer à l'orange
sur des murs joueurs
et trompeurs.
Induire des bagatelles
au soleil.
En faire 
son
et lumière.

Ombres pavoisent.

Majesté des hypothèses,
bigarade
 à
 mer 
Influence mandarine.

Instant captivant.