jeudi 7 mars 2019

cet air t'en souviens-tu?



"A mesure qu'on s'avance dans la vie, on s'aperçoit que le courage le plus rare est celui de penser."
Anatole France







"là où "ça" était, "je" dois devenir.
Sigmund Freud

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  "S’il y a une mobilisation pour le climat à ne pas rater, c’est celle-là !

Notre printemps sera climatique et social. Les solutions existent : fiscalité écologique socialement juste, mobilité propre et alimentation saine et durable pour toutes et tous, développement massif des énergies renouvelables, fin des cadeaux aux grandes entreprises : le 16 mars, marchons ensemble, pour dire « ça suffit ! » et demander un changement de politique immédiat.


  Plus de 70 évènements sont déjà prévus à travers toute la France : joignez-vous à la mobilisation en participant à un événement près de chez vous !




  Changeons de politique(s), pas de climat ! Nous sommes aujourd’hui des millions, prêtes et prêts à résister, à déployer les alternatives, à demander des comptes au gouvernement, Emmanuel Macron et Edouard Philippe en tête, mais aussi aux multinationales et aux banques. Il est temps de changer de système politique et économique, pour protéger l’environnement, la société et chacune et chacun d’entre nous."

PLUS D'INFOS 

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une info de la maison des écrivains étrangers et traducteurs:

 Jeudi 28 mars à 18 heures

 Médiathèque Etienne Caux



Venez rencontrer et échanger avec Daniel Levin Becker, écrivain et traducteur américain, en résidence pour deux mois à Saint-Nazaire.


Dans le cadre du cycle 

Venir écrire à Saint-Nazaire
En parternariat avec la Médiathèque Etienne Caux

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instant de grâce:

  "Vers l’âge de quinze ans, un vieux fermier me fit cadeau d’une chèvre. Elle avait vécu attachée à un pieu durant trois années, et jamais je n’oublierai les gambades qu’elle effectua une fois libérée.
    Je serais vétérinaire et membre actif de Animal Libération.
    Le premier jour où j’entamai l’étude du squelette de la chèvre, la mienne commença à se fossiliser, et ce malgré la poésie jaillissant de l’ostéologie : calcanéum, tubérosité de l’olécrâne, apophyse odontoïde, processus transverse, cavité glénoïde, … tout cela m’évoquait des contrées souterraines où dansait quelque guérisseur envoûté.
    Quant à ma chèvre, elle n’était plus qu’un assemblage d’ossements maintenus par d’horribles sangles musculaires, baignant dans un bouillon sanguinolent et prêt à rompre.
    Prenant le dessus, je rompis le premier, m’effondrant dans la littérature tout en vidant des bouteilles de genièvre.

    Malgré cela, je n’avais encore rien compris.

    J’aimais le saxophone et le violoncelle, mais de tous les sons qui me parvenaient, c’était le rimshot - ce coup donné par une seule baguette à la fois au centre et sur le rebord d’une caisse claire - , ce fameux « coup de feu » qui vous traverse comme une décharge électrique, qui avait ma préférence.
    J’enregistrai alors des dizaines d’heures de solo de batterie sur un vieil enregistreur à bandes, et les découpai en tranches afin de les réécouter inlassablement au ralenti. Je voulais connaître les secrets de cet envoûtement.
    Comme il se doit, quelques années suffirent à me dégoûter des percussions, de violents maux de tête firent leur apparition* et le miracle disparut.   
    Parvenu malgré moi au sommet de la conscience, je me mis au lit sans tarder. « Il suffit » me dis-je enfin, tout en avalant mon calmant.
    (Par miracle, il ne m’est jamais venu à l’esprit d’étudier la femme.)


*Bien plus tard, j’appris que le son provoqué par le coup de caisse claire déclenchait dans le cerveau une réaction des plus violentes."

Le Marquis de l'Orée

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Turquie • Les enfants sont emprisonnés avec leur mère

LA SUITE

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                                  (Roland Topor, 1973)

découvert chez: "Le Moine Bleu"


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mercredi 6 mars 2019

la route mène à la mer


.../...La mer était une bande en travers, caresse des pieds,
le plus aimable barrage de frontière.

Ce n'était plus à nous, mais au bateau d'aller,
le bagage déchargé des épaules, la mer était soulagement.

Ce n'était plus aux jambes de monter,
pour nous, marcheurs, la mer est un chariot.

La mer pousse, confuse, un jour elle court vers l'est,
un autre elle veut le nord avec ses giclées de lait sur les vagues.

La mer est une girouette, les hommes marins sont des enfants féroces et amers, d'un orphelinat.

La mer n'est pas un fleuve qui connaît le voyage, mais une eau sauvage,
au -dessous c'est un vide déchaîné, un précipice."
Erri De luca "Six autres voix"



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" En 2050, vous serez morts, nous pas », crient les jeunes mobilisés par l’état catastrophique de la planète. Ils ont raison, ces petits cons, aurait ajouté Siné. Tous avec eux ! Encourageons ceux qui peupleront notre planète désolée, submergée et suffocante. Continuez à faire grève pour le climat, descendez dans la rue pour secouer vos aînés, irresponsables et inconséquents. Parce que, question écologie, c’est en effet pas brillant. Ça déconne partout. La collapsologie gagne du terrain. Macron continue ses conneries, les hommes de tuer des femmes, les économistes de glorifier leur dieu Rentabilité.
.../..."   source Siné Mensuel mars 2019



 "C'est l'année où les anciens,
les grands anciens
nous laissent seuls sur la route.

La route mène à la mer.
Dans nos poches nous gardons nos mots,
directions obscures.

Les anciens ont emporté la lumière de leur présence,
nous la voyons s'éloigner sur le versant de la colline.
.../...
Ils nous ont dit
que la route mène à la mer et ils ont mis
le langage entre nos mains.
.../..."
Denise Levertov 




Au regard de l'eau 
de ses amulettes 
donnant un
 arrière goût
de:
C'était mieux au vent
et salé
comme il faut.

 Souvenir 
d'une  époque équivoque,
souvenir
du sablier
d'occasion
jouant
au
râteau de sable 
et de châteaux en criques
opportunité d'une marée,
derrière le  rocher.




"Oh, mon bel enfant !
Libre et prisonnier,
Prisonnier des contraintes que s’imposent les hommes
Et libre de les transcender.
N’aie jamais peur du vide,
Car c’est le vide qui t’a enfanté.

Accroche-toi aux parois lisses et dures de la vie
Accroche tes ongles aux moindres interstices,
A la moindre anfractuosité du roc.

Ouvre large tes oreilles à l’appel du vent,
A la musique du silence.
Ouvre tes narines aux odeurs fortes et subtiles des parfums de la Terre,

De la sueur, de la peau, de tout ce qui vit,
Qui exhale, qui respire.

Pour que lorsque t’arrivera le pire,
Tu puisses en tirer le meilleur.
Ouvre tes bras à la détresse humaine
Car ta propre détresse peut en être le ferment.
Ouvre ton cœur à la beauté secrète, sourde, aveugle et muette.
Parce que rare est celui qui la voit,
Parce que rare est celui qui l’entend.

Garde ton âme ouverte comme une source offerte
A la soif du mendiant, de l’errant, du poète, du chercheur, de l’enfant.
Et ton regard innocent, et ton esprit honnête,
Garde-les toute la vie car la simplicité est la marque des grands."

Jacques Higelin

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ACCUEIL

musique du temps passé pour piano et claviers:



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 " Il ne faut pas désespérer de l’athée, tant qu’il n’adore pas l’homme."
(Nicolás Gómez Dávila)


ICI -DIT 

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Degré de: NATURALITE