mercredi 6 mars 2019

la route mène à la mer


.../...La mer était une bande en travers, caresse des pieds,
le plus aimable barrage de frontière.

Ce n'était plus à nous, mais au bateau d'aller,
le bagage déchargé des épaules, la mer était soulagement.

Ce n'était plus aux jambes de monter,
pour nous, marcheurs, la mer est un chariot.

La mer pousse, confuse, un jour elle court vers l'est,
un autre elle veut le nord avec ses giclées de lait sur les vagues.

La mer est une girouette, les hommes marins sont des enfants féroces et amers, d'un orphelinat.

La mer n'est pas un fleuve qui connaît le voyage, mais une eau sauvage,
au -dessous c'est un vide déchaîné, un précipice."
Erri De luca "Six autres voix"



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" En 2050, vous serez morts, nous pas », crient les jeunes mobilisés par l’état catastrophique de la planète. Ils ont raison, ces petits cons, aurait ajouté Siné. Tous avec eux ! Encourageons ceux qui peupleront notre planète désolée, submergée et suffocante. Continuez à faire grève pour le climat, descendez dans la rue pour secouer vos aînés, irresponsables et inconséquents. Parce que, question écologie, c’est en effet pas brillant. Ça déconne partout. La collapsologie gagne du terrain. Macron continue ses conneries, les hommes de tuer des femmes, les économistes de glorifier leur dieu Rentabilité.
.../..."   source Siné Mensuel mars 2019



 "C'est l'année où les anciens,
les grands anciens
nous laissent seuls sur la route.

La route mène à la mer.
Dans nos poches nous gardons nos mots,
directions obscures.

Les anciens ont emporté la lumière de leur présence,
nous la voyons s'éloigner sur le versant de la colline.
.../...
Ils nous ont dit
que la route mène à la mer et ils ont mis
le langage entre nos mains.
.../..."
Denise Levertov 




Au regard de l'eau 
de ses amulettes 
donnant un
 arrière goût
de:
C'était mieux au vent
et salé
comme il faut.

 Souvenir 
d'une  époque équivoque,
souvenir
du sablier
d'occasion
jouant
au
râteau de sable 
et de châteaux en criques
opportunité d'une marée,
derrière le  rocher.




"Oh, mon bel enfant !
Libre et prisonnier,
Prisonnier des contraintes que s’imposent les hommes
Et libre de les transcender.
N’aie jamais peur du vide,
Car c’est le vide qui t’a enfanté.

Accroche-toi aux parois lisses et dures de la vie
Accroche tes ongles aux moindres interstices,
A la moindre anfractuosité du roc.

Ouvre large tes oreilles à l’appel du vent,
A la musique du silence.
Ouvre tes narines aux odeurs fortes et subtiles des parfums de la Terre,

De la sueur, de la peau, de tout ce qui vit,
Qui exhale, qui respire.

Pour que lorsque t’arrivera le pire,
Tu puisses en tirer le meilleur.
Ouvre tes bras à la détresse humaine
Car ta propre détresse peut en être le ferment.
Ouvre ton cœur à la beauté secrète, sourde, aveugle et muette.
Parce que rare est celui qui la voit,
Parce que rare est celui qui l’entend.

Garde ton âme ouverte comme une source offerte
A la soif du mendiant, de l’errant, du poète, du chercheur, de l’enfant.
Et ton regard innocent, et ton esprit honnête,
Garde-les toute la vie car la simplicité est la marque des grands."

Jacques Higelin

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ACCUEIL

musique du temps passé pour piano et claviers:



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 " Il ne faut pas désespérer de l’athée, tant qu’il n’adore pas l’homme."
(Nicolás Gómez Dávila)


ICI -DIT 

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Degré de: NATURALITE

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