Se poser là.
Pas comme une question.
Non!
juste
en solution temporaire
aux
charades
de la vie.
" Ce serait grand dommage de s'arrêter là
où l'on peut revenir;
dangereux de revenir
où il fallait s'arrêter.
Je vais d'où je viens,
j'arrive loin,
je suis venu à s'en aller.
Si l'on me demandait pourquoi,
j'ai été,
j'étais je suis cet homme là,
je dirais,
comme aurait dit Socrate:
il fallait bien que quelqu'un soit moi!
quelqu'un d'autre, surtout!
qui pense à autre chose,
qui juge plutôt, qu'il est temps
de demander "comment"
je suis cette chose-là:
Achille immobile à grands pas?
Moi, je ne sais pas.
J'ai toujours été où je suis allé.
Et j'y est resté!"
Philippe Léotard "Achille immobile"
photo: source Toile
créations : Petrus
Il y a des joues comme ça:
"Réunification de la Bretagne. Le président du Département de Loire-Atlantique réclame un référendum"
"Nous rêvons la terre que nous n'habitons pas."
Roberto Veracini "Epihanie de l'ange"
"D'abord l y eut la mer
Je suis né entouré d'îles
je suis une île surgie le temps de voir
la lumière, durer comme la pierre
puis sombrer."
Titos Patrikios
"Nostalgique
des répressions de manifestations, un ancien Préfet de Police s'est
fait construire pour sa retraite une piscine à débordements."
Marc Escayrol
Indien vaut mieux que deux
Entre-nous soit dit:
Méfions-nous des mots
Géro nie-mots
"Que se passe-t-il?
La terre tremble,
se soulève en trombes de feu,
les tropiques accouchent de Leviathans vengeurs,
l'Europe vacille comme une vieille femme stérile,
partout dans les têtes
flzurit l'orchidée rouge des révoltes."
Un géant court par les rues endiablées."
Serge Adam extrait de:"Le bistouri mystique"
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40e Festival des 3 continents - Teaser from
Festival des 3 Continents on
Vimeo.
z'avions lu ceci:
et pies
ça aussi:
"Pour
certains professeurs, universitaires et chercheurs, une agitation
populaire se présente toujours comme une aubaine. Délaissant alors leur
chaire et leurs travaux, les clercs, tout émoustillés, la plume en
érection, s’empressent de publier ici et là des analyses bien senties
sur la nature et les causes de la misère du peuple. En cette période de
fièvre jaune, ils ont leur mot à dire. Ils ne peuvent abandonner le
champ des commentaires aux éditorialistes ou aux experts des médias.
De Michel Onfray à Jean-Claude Michéa — qui portent tous deux le même
type de lunettes atroces — en passant par Alain Finkielkraut, Frédéric
Lordon, Emmanuel Todd, chacun pense qu’il serait dommageable de ne pas
élaborer pour les gilets jaunes une doctrine au sujet de leur
échauffement. Personnellement, je ne trouve au remue-ménage
ambiant d’autre intérêt que de nuire au chef de l’État, à son
gouvernement, à sa majorité parlementaire. Je me réjouis aussi que les
télévisions offrent un quart d’heure de célébrité à des sans-grade
péri-urbains. Cela dit, ma sympathie pour ce mouvement n’égale pas
l’enthousiasme qu’il suscite chez les intellectuels précités. Je crains
d’être privé de cette tendance, qui leur est propre, à se laisser aller à
une cristallisation, au sens stendhalien, concernant ce qu’ils
appellent le peuple. Je constate qu’il y a des individus appartenant à
des catégories sociales aux intérêts divergents et que celles-ci sont en
conflit les unes avec les autres — fussent-elles, pour certaines,
semblablement dominées. Mais, pour cela même, l’idée de peuple n’a
d’autre réalité que d’être une idée, un mot, un vent de bouche (clic).
Quand ils se réunissent pour protester contre la hausse des taxes, les
chauffeurs routiers, les petits patrons artisans et commerçants, les
retraités, les chômeurs, les salariés pauvres, etc., qui forment les
rangs des gilets jaunes, mettent en sourdine leur détestation réciproque
le temps de la reporter sur la figure du pouvoir. Il suffit de les
observer, de prêter attention à leurs discours, pour comprendre que dans
ces bacchanales de la frustration et de la revendication où personne ne
sait rester sobre, s’exprime une méfiance de tous à l’égard de tous.
Entre eux surgissent des querelles de ronds-points comme on parle de
querelles de clochers. Dans leurs élans de fraternité, ces rebelles
citoyens se menacent même de mort. Mais, pour Michel Onfray, Jean-Claude
Michéa — tous deux avec leurs lunettes atroces — Alain Finkielkraut,
Frédéric Lordon, Emmanuel Todd, qu’importe la fiction sociologique du
peuple dès lors qu’elle leur permet de s’adonner, en dehors de leur
magistère grassement rémunéré par d’injustes taxes, à la critique
sociale — genre littéraire prisé par les cadres semi-cultivés, mais dont
les subtilités théoriques demeurent inaccessibles aux mal-lotis du
concept. Et, bien sûr, si d’aventure il prend l’envie à un sceptique de
ricaner de leur démophilie, le voilà coupable de «mépris de classe» —
utile élément de langage fait pour le réduire au silence. Raison
pourquoi pour n’être pas suspect de pareille infamie, Finkielkraut,
déclare préférer — dixit — «les ploucs et les beaufs» aux «bobos»;
pourquoi Michéa et Onfray — avec leurs lunettes atroces —, disent de
même; pourquoi Lordon avoue son faible pour les émeutiers dont la
violence lui procure un exquis frisson qu’il n’éprouvait pas dans la
chaleur humaine de ses anciens camarades nuitdeboutistes; pourquoi Todd a
répété que sans les gilets jaunes il eût perdu sa fierté d’être
Français. En lisant et en entendant les déclarations d’amour au «peuple»
de ces intellectuels, je me demande si les jeunes des cités «kiffent»
Finkielkraut, si les agriculteurs et les retraités trouvent les lunettes
d’Onfray et de Michéa à leur goût, si la racaille vole les livres de
Lordon, si les chômeurs et les chômeuses forment un fan-club de Todd. Je
serais marri d’apprendre que le bon peuple des gilets jaunes ne
connaisse pas ces figures de l’intelligentsia et ne se réjouisse que du
soutien que lui apportent Cyril Hanouna, Patrick Sébastien, Jean-Marie
Bigard, Francis Lalanne. Sauf à se rendre derechef coupable de mépris de
classe, on ne peut certainement pas l’affirmer."
Frédéric Schiffer philosophe sans qualités
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PLEIN
LES MIRETTES
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et à l'oeil